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Coups de cœur à Fréchette

Les élèves du premier cycle au Parc national du Fjord-du-Saguenay.

J’ai aimé participer à l’après-midi plein air de la classe.  Nous avons formé les lettres (voyelles) avec des éléments de la nature.

Laure Dufour

J’étais très heureuse de retrouver mes amis de l’école.

Montaine Diridollou

Nous aimons faire du vélo au service de garde.

Éliot Lavoie, Patrick Noël, Laurent Bernier et Liam Gagné

J’aime beaucoup faire mes leçons dans le cahier de Mathéo à la maison.

Ozias Bourbonnais-Jacques

 

Nous avons beaucoup aimé aller faire une petite randonnée à SÉPAQ. Nous sommes allés grimper dans une grotte.  Nous avons aimé marcher avec nos amis.  Certains ont même utilisé un bâton de marche. Nous avons appris le nom de certains poissons et de certains oiseaux. On a même entendu le bruit qu’ils faisaient. Nous avons appris le nom de quelques plantes et nous en avons même goûté.  Il y en a une qui goûtait le poivre.

Simone Bergeron, Ély-Rose Boudeault et Florant Gagné

J’ai aimé découvrir de nouveaux livres à la bibliothèque de l’école.

Éliot Lavoie

Un début d’année qui bouge !

Cette année, nous allons vous parler de ce que nous faisons à notre école. Nous avons, entre autres, des pauses actives tous les jours à l’extérieur. C’est une manière de rester en forme tout en nous aidant à mieux apprendre. Pendant ces pauses, nous pouvons jouer au soccer, au King, au volleyball ou encore faire de la pump track.

Il y a également le volet plein air, qui nous permet d’apprendre tout en étant à l’extérieur. Nous pouvons marcher sur la piste cyclable et même travailler près de la rivière.

Une nouveauté a été ajoutée dans notre cour d’école : un terrain de deck hockey. La surface est rouge, bleue et jaune, avec cinq cercles de mise au jeu et deux buts rouges. C’est vraiment beau et nous serions très heureux d’organiser des tournois entre les classes.

Les élèves de 4e année

La fête des 30 ans de la Maison des jeunes (MDJ)

Pour la fête des 30 ans de notre Maison des jeunes à l’Anse-Saint-Jean, les intervenants, les membres de la MDJ et différents partenaires ont organisé un petit carnaval. Cela a eu lieu le 13 septembre. De plus, il y a eu une vente de billets pour gagner des produits de beauté, une carte de 100$ chez Home Hardware et plein d’autres cadeaux dans un seul panier. Tout le monde était invité, les plus petits comme les plus grands. Il y a eu beaucoup d’activités dont la kermesse, les jeux gonflables et une partie de volley-ball amicale. Bref, le plaisir était au rendez-vous!

Lily-Rose Lalumière 5e année

Le Carrefour jeunesse-emploi, porte d’entrée pour les nouveaux arrivants

Le Carrefour jeunesse-emploi Saguenay est reconnu pour son rôle auprès des jeunes en recherche d’emploi, en parcours scolaire ou en quête de développement personnel, et son action va encore plus loin. L’organisme est également un acteur incontournable dans l’intégration des nouveaux arrivants et des personnes immigrantes de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

C’est par l’entremise du Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration (PASI) et de Place aux jeunes en région que Serge Tremblay, intervenant en intégration pour la clientèle immigrante, et Wafae Benallou, agente Place aux jeunes Fjord-du-Saguenay, travaillent pour faciliter l’établissement durable de cette clientèle dans la région. Les deux services sont complémentaires, gratuits et possibles grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.

Dès leur arrivée sur le territoire, les personnes immigrantes bénéficient d’un soutien personnalisé et concret : aide à la recherche de logement, d’emploi et de garderie, présentation des ressources locales, orientation vers les organismes appropriés (centres de services scolaires, marché du travail, organismes communautaires, etc.). Chaque étape est simplifiée afin de faciliter le processus d’installation et le rendre plus fluide. Grâce à des informations claires et à un accès simplifié aux services essentiels, Serge et Wafae permettent aux personnes immigrantes de mieux naviguer dans cette période de transition.

Au-delà de l’aide individuelle, les programmes PASI et Place aux jeunes proposent également des activités de groupe qui favorisent l’intégration et le sentiment d’appartenance à la région d’adoption. Découverte des musées, sorties en plein air, participation à des spectacles ou à des ateliers de conversation en français : autant d’occasions de s’immerger dans la culture locale, de perfectionner ses compétences linguistiques et de créer des liens significatifs avec la communauté. Des ateliers thématiques éducatifs, portant notamment sur la culture québécoise, les normes sociales ou encore les lois du travail, viennent également enrichir ce parcours d’intégration.

Lorsqu’ils ont été questionnés sur les plus grands défis de leur clientèle immigrante, Serge et Wafae ont répondu qu’il y en a plusieurs : s’installer, trouver la bonne information, comprendre le marché du travail, développer un réseau social et se sentir intégré. C’est justement pour ces raisons que le PASI et Place aux jeunes sont là : accompagner, outiller, référer et faciliter l’intégration des nouveaux arrivants.

Le Carrefour jeunesse-emploi Saguenay, grâce au PASI et à Place aux jeunes, joue un rôle clé dans l’accueil et l’inclusion des personnes immigrantes. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner les gens dans leurs démarches, mais de construire des ponts durables entre les nouveaux arrivants et la communauté d’ici, pour que chacun puisse s’épanouir et contribuer pleinement à la vitalité de notre région!

Pour profiter de leurs services gratuits et personnalisés, vous pouvez les joindre au 418 697-0634, ou directement au Carrefour jeunesse-emploi Saguenay, au 942, rue de la Fabrique à La Baie.

Des personnages étranges, des jeux et des histoires magiques

Des jeunes lisent dans une tente

Les projets de littératie que déploie notre organisme pour les jeunes de nos milieux ont encore une fois gagné le cœur des enfants grâce au dynamisme et à la créativité d’une équipe hors pair. À travers toutes sortes d’activités éducatives et ludiques portées par Emy-Eve Pelletier et Marie-Joëlle Villeneuve, ainsi que par la présence de la Biblio-Mobile soutenue par Lorina Brault, des histoires ont pris forme et des personnages surgissent pour ne plus repartir…

Des jeunes écoutent une histoire !
Grâce à notre Biblio-Mobile et à la création d’œuvres collectives, les enfants ont aussi inventé leurs propres histoires !

Et oui ! Cet été, quelque chose de merveilleux s’est passé dans les camps de jour du Bas-Saguenay. Gus l’elfe voyageur a visité les enfants chaque semaine. Avec son sac rempli de livres et de surprises, il a partagé ses péripéties, des rires et, à travers toutes sortes de jeux, a mis au défi les enfants pour l’aider à retrouver le chemin de son village. Et devine quoi ? Gus est toujours parmi nous et a encore une fois besoin de ton aide pour retrouver son chemin ! Il t’attend cet automne dans les bibliothèques du Bas-Saguenay pour de nouvelles rencontres féériques. Viens le saluer, écouter ses histoires et peut-être même en inventer une avec lui!

Mais ce n’est pas tout… Grâce à notre Biblio-Mobile et à la création d’œuvres collectives, les enfants ont aussi inventé leurs propres histoires ! Ensemble, ils ont imaginé des personnages rigolos, courageux ou farfelus, pour ensuite les dessiner dans des livres accordéons faits à la main. Ces œuvres uniques seront exposées dans les bibliothèques pour que tout le monde puisse les découvrir.

Alors, surveille bien la programmation des bibliothèques près de chez toi pour rencontrer ou retrouver ton ami Gus. Une autre belle occasion de plonger dans l’univers des mots, des images et de l’imaginaire.

Parce qu’ici, on ouvre grand nos bras et nos cœurs à ceux qui arrivent, qu’ils viennent d’un autre pays ou d’un monde enchanté.

Un merci tout spécial au Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean et à la MRC du Ford-du-Saguenay qui nous permettent de réaliser ces projets qui valorisent la lecture dans les milieux culturels comme à l’extérieur de ses murs.

Le Kayak Ha!Ha! de Ferland-et-Boilleau !

Kayak échoués sur la plage du lac Ha!Ha! à Ferland-et-Boilleau
Le petit lac Ha!Ha! accueille depuis 6 ans son festival 100% dédié au kayak de mer.

Quel bonheur de se retrouver depuis 6 ans déjà (ou de faire enfin connaissance) avec ce festival 100 % dédié au kayak !  Rien n’égale la chaleur d’un accueil sincère, le plaisir d’un sourire partagé et la joie d’un moment qui nous rapproche, après avoir échangé sur les réseaux. Que ce soit pour une première rencontre ou lors de retrouvailles attendues, c’est toujours un privilège de partager ce rendez-vous festif.

Chaque année, l’équipe organisatrice est très fière de découvrir l’origine des participants qui arrivent souvent de loin et réservent bien à l’avance leur date sur l’agenda. Ces nombreux visiteurs se font un plaisir d’encourager notre dépanneur, nos artisans et petits commerçants du coin.

n kayakiste s'entraine à la technique de l'esquimautage.

Diverses formations et ateliers au menu de cette longue fin de semaine.

Autant pour des personnes qui débutent et qui n’ont pas de kayak que pour les plus expérimentés, ces ateliers permettent à chacun d’y trouver un apprentissage adapté à son niveau, sans pression, ni compétition. Il est possible également d’essayer différentes embarcations car c’est toujours un choix délicat à faire quand on entre dans le monde de l’équipement plein air.

Un kayakiste s'entraine à la technique de l'esquimautage.
Esquimauter en kayak n’est si facile, il faut savoir s’entrainer avant de réussir !

Les kiosques présents permettent également de vivre des expériences et visions diversifiées. Que ce soit pour une sortie sur un lac, une certification, une expédition et même un voyage, vous trouverez réponses à vos questions.

Deux kayak sur l'eau se font face à face pour un éventuel combat !
Les olympiades ont connu un immense succès

D’après Nathalie Simard, instigatrice de l’événement, « le soutien de la municipalité avec le travail exceptionnel de l’agente de développement Annick Simard, son support technique et humain, et sa gestion des pépins font également partie de la réussite de l’événement. Enfin, l’énergie déployée par les bénévoles donne à ce rassemblement bien ficelé une ambiance chaleureuse. »

Pour terminer, il faut écrire un énorme MERCI à tous les partenaires qui se sont impliqués afin d’offrir une programmation diversifiée, pertinente et enrichissante qui a su combler les 112 participants à cette belle rencontre.

Les Plateaux Commun’ô’Terre : 50 ans d’histoire

Photo 2012 : Gérald Delmarco et Élizabeth Kandler, Philôme La France et Eve Breton-Roy, JF Bernier, Mariane Bergevin et Jean Hudon. Marie-Hélène Belzile, Claude Boudreault,Sébastien Birot, Guylaine Cossette, Jean-François Gravel et Félix Gendron.

Le 6 septembre dernier, environ 200 personnes ont participé à la fête des Plateaux pour marquer le 50e anniversaire de cette éco-communauté bien connue dans la région. Lors de ses débuts en 1975, le groupe de jeunes qui construit la première habitation aux Plateaux, à l’Anse-Saint-Jean, ne se doute pas qu’il donne naissance à un écohameau. Il n’y a alors rien de planifié. « Tout se fait dans la spontanéité et la bonne humeur », nous raconte France Verreault dans une des cinq vidéos créées pour l’occasion. (accessibles sur Facebook, avec de nombreuses photos, via la page Fêtons ensemble notre 50e

Retraçons le chemin parcouru jusqu’ici

Au début de l’histoire, France et Marc Gaudreault vivent au village. La proposition leur est alors faite d’acheter des lots appartenant à Napoléon Bouchard, un natif de l’Anse. Jean Gagné, qui vit toujours aux Plateaux, où il opère depuis 31 ans un centre équestre réputé, se joint à eux et débute alors la construction de ce qu’ils appellent la Grande maison.

Fête des Plateaux 1981 : De gauche à droite, Richard Noury et derrière lui Denis La France, Jean Hudon, Jean Gagné et Lucie Boulay, Lucie Gauvreau et Marc Gaudreault, Fanny et Yan Gaudreault et Jean Couture.

Au fil de l’automne, d’autres jeunes de la région et d’ailleurs se joignent au projet et charrient les matériaux de construction par une côte rudimentaire. Cette fameuse côte, qui vient d’être rénovée, n’est praticable qu’en été, car depuis 50 ans les résidents des Plateaux, actuellement au nombre de 27 adultes et d’une douzaine d’enfants habitant 18 demeures, se sont habitués à se déplacer l’hiver en motoneige ou à pied. Cet isolement saisonnier fait tout le charme de l’endroit pour certains, mais complique la vie de ceux qui doivent aller fréquemment en bas, comme les enfants d’âge scolaire.

Pour en revenir aux débuts des Plateaux, après avoir obtenu d’Hydro-Québec d’installer une ligne électrique pour desservir ce secteur et fait construire une nouvelle côte plus fonctionnelle, plusieurs des membres du groupe fondateur et d’autres se procurent un terrain de Marc et Jean et viennent s’y établir. De 1980 à 1983, les Plateaux connaissent une période de croissance rapide, de nouvelles personnes arrivent, certaines d’aussi loin que la Suisse, l’Allemagne ou la France. Sept nouvelles demeures prennent forme pour héberger tout ce beau monde et une vie communautaire fertile en fêtes, repas de groupe et réunions de tous genres se développe. Une cuisine et une salle à manger permettent aux 25 adultes et autant d’enfants de partager le repas du midi, tandis que tous travaillent dans un grand jardin communautaire : les légumes sont partagés entre toutes les familles participantes.

Un groupe de personnes récolte les patates du jardin communautaire.
La récolte des patates au jardin communutaire en 1982.

En 1983, face au besoin de mieux s’organiser, un OBNL est créé, une charte est adoptée et une régie interne guide le développement et le fonctionnement des Plateaux. À l’occasion du départ de Marc, cet OBNL devient propriétaire du fond de terrain, jetant ainsi les bases d’une gestion entièrement communautaire des Plateaux.

Dès 1981, l’entreprise Les Serres des Plateaux, fondée par Regina Stober et Denis La France, nait et fleurit, mais s’étiole au bout d’une dizaine d’années suite à la difficulté de rentabiliser une telle activité au Bas-Saguenay. La boulangerie artisanale Unisson, créée par Jean Couture, produit une gamme de succulents pains au levain. Michel Massuard et Monique Laroche transforment en délicieux fromages vieillis, en yogourt, beurre et même crème glacée le lait bio produit par leur douzaine de vaches. Gérald Delmarco livre par camion jusqu’à Montréal les produits de ces entreprises.

Au fil des années, d’autres membres des Plateaux pratiquent divers arts et métiers. Monika Schnug, avec son jardin de plantes médicinales, Patricia Daigneault et Maryelle Gagnon et leur épicerie Corne d’abondance, Heidi Schiemann et ses fameuses poteries, Corinne Tremblay avec ses vêtements en batik, Richard Noury et ses sculptures, Paul Tremblay avec ses pierres suspendues, Jean Hudon et ses ateliers d’éveil, Élisabeth Kandler et ses cours de yoga et Denis Lafrance avec ses formations en agriculture bio. Enfin, après le départ de Monika, cinq enfants nés ici lui rachètent la Grande maison, la rénovent et l’exploitent à leur tour pendant 10 ans sous le nom d’Auberge du bout du monde.

De nouvelles familles viennent se joindre au groupe et un second souffle de développement fait l’objet d’un reportage en 2012 sur TV5 dans le cadre de l’émission Urbania – Le Québec en douze lieux. En 2009, quelques membres fondent Les Ateliers coopératifs du Fjord, exploitant le célèbre Bistro de L’Anse et, depuis 2015, la micro-brasserie La Chasse-Pinte. En 2013, Sébastien Birot et Mariane Bergevin ouvrent le Café du Quai, une populaire crêperie bretonne. Enfin, en 2019, quatre membres fondent La Ferme d’en haut dont les légumes et produits d’élevage font le bonheur de sa clientèle locale.

Qu’adviendra-t-il de cette expérience d’entraide et de partage du magnifique coin de pays qui a vu naître cet éco-hameau ? Si le passé est garant de l’avenir, on peut penser que le futur des Plateaux sera tout aussi fertile en réalisations et expériences enrichissantes.

Des idées pour accueillir les nouveaux arrivants.   

Un groupe d'élève sur un magnifique cran de roche à Petit-Saguenay
Le petit Cran à Petit-Saguenay offre une vue imprenable sur le fjord. Les élèves le savent bien !

Bonjour, nous nous appelons Clémence et Wyatt.

Nous voulons suggérer aux municipalités des activités pour mieux les accueillir. La première activité que nous proposons c’est pour découvrir le village de Petit-Saguenay. Nous serions en petit groupe et nous ferions une marche avec un guide pour montrer aux autres personnes les attraits de la ville.

Un abris au bord de la rivière Petit-Saguenay.
Des haltes sont installées tout le long de la ricière Petit-Saguenay en allant vers le quai !

La deuxième activité que nous proposons consiste à faire un festin à l’Auberge Le Camp De Base à L’Anse-Saint-Jean et de manger des crêpes. La troisième activité ce serait dans l’école Du Vallon et faire un tournoi de ballon-mémoire. Suivi de la randonnée du Petit-Cran à Petit-Saguenay. Le sport, ça rassemble !

Il existe également des activités comme le skatepark à Petit-Saguenay ou le mini-putt à L’Anse-Saint-Jean qui sont des activités intéressantes à découvrir !

Merci d’avoir lu notre message. Nous espérons que vous choisissiez nos activités sportives et amusantes pour découvrir notre région.

Clémence Landman et Wyatt Pelletier (5e année)

La MDJ : un été de feu et un automne en fête.

Un groupe de personne derrière une affiche de don
Le Club Quad a remis un don de 540 $ cet été amassé avec leurs ventes de poutines lors de l’Ultra Trail.

Le 13 septembre dernier, la Maison des jeunes du Bas-Saguenay a fêté ses 30 ans sous un soleil chaud de septembre. Toute l’équipe, avec l’aide de jeunes bénévoles, avait préparé une journée de fête : jeux de kermesse, tirage d’un panier de cosmétiques offert par Éléna Sanscartier et Patrick Lavoie afin de soutenir le financement de nos activités, et bien sûr… hot-dogs, maïs et gâteau d’anniversaire.

C’était vraiment une belle journée où plein de gens du Bas-Saguenay sont venus célébrer avec nous ! Merci aussi au Club Quad qui a remis un don de 540 $ cet été amassé avec leurs ventes de poutines lors de l’Ultra Trail. Nous remercierons chaleureusement les gens du Bas-Saguenay qui pensent aux adolescents et les encouragent dans leurs activités.

Des activités pour tous les goûts !

3 jeunes filles devant es chutes du village historique de Val Jalbert
Une visite au village historique de Val Jalbert a connu un véritable succès.

Encore cet été, les ados ont eu droit à des activités variées: un voyage de deux jours au Lac-Saint-Jean comprenant une visite du Zoo de Saint-Félicien, du site de Val-Jalbert et du parcours aquatique Octopus. Nous avons également eu une sortie musée et quilles, une journée à la plage, sans oublier la journée de pêche à L’Anse-Saint-Jean (ok, personne n’a attrapé de poisson… mais on a eu ben du fun pareil).  Et le skatepark incroyable de Petit-Saguenay ? On en est déjà à 2 visites pour le mois de septembre!  À la MDJ, il y a aussi eu des ateliers créatifs et de cuisine, histoire de passer du bon temps ensemble.

Nouveauté cet automne !

La MDJ est maintenant ouverte pour les jeunes de 11 ans, les mercredis et vendredis. Le mercredi, on t’accueille dans une ambiance calme, juste après l’école, jusqu’à 17 h 30. Parfait pour faire tes devoirs avec tes amis. Le vendredi, le transport communautaire est encore disponible. Tu peux réserver facilement en nous écrivant sur notre page Facebook MDJ Bref, que ce soit pour tripper, apprendre, jaser ou juste chiller, la MDJ est là pour toi!

Madame Bernadette a 103 ans !

Madame Bernadette est née le 1er juillet 1922 à Petit-Saguenay. Du haut de ses 103 ans, elle a vu le monde changer, passer des lampes à l’huile à l’électricité, du cheval à l’automobile. Elle a vu naître et mourir tant de gens. À son époque, la vie se partageait entre la famille, l’église et l’école, et même si elle n’aimait pas confesse, un de ses plus tristes souvenirs c’est lors de l’incendie de l’église de Petit-Saguenay en 1955, juste avant Noël : « La messe de minuit s’est donnée au couvent, beaucoup de paroissiens pleuraient. »

Une ancienne photo d'une famille de Petit-Saguenay.
La famille de madame Bernadette, avec ses parents au centre et elle qui se tient dans le coin en haut à droite.

Ses parents, Alvidas Houde et Rose-Emma Lavoie, ont eu ensemble 10 enfants, Bernadette étant l’aînée. La première maison de la famille se trouve sur Saint-Antoine. « On partageait la maison avec mon grand-père Edmond Houde et sa 3e épouse Agnès Foster », se souvient la belle dame au doux regard.

Certains souvenirs ont la vie dure !

Madame Bernadette se souvient des chemins d’hiver pour aller à l’école : « On attelait un chien et on s’installait par deux dans le traîneau, c’est le chien qui nous amenait à l’école. Les plus âgés, souvent arrivés les premiers, devaient allumer le poêle à bois. J’ai réussi à faire ma cinquième année. Mais comme j’étais l’aînée, il m’a fallu ensuite rester à la maison pour aider ma mère. Toute ma vie, j’ai souffert de mon manque d’instruction. »

À cette époque, « il fallait chercher l’eau avec un cheval et un tonneau. Nos besoins en eau c’était pour la cuisine, le ménage et notre hygiène personnelle. Nous nous lavions à la débarbouillette avec une bassine. Pour les besoins essentiels, ils se faisaient à l’étable pendant le jour et dans des pots de chambre la nuit. »

À 19 ans, madame Bernadette se marie avec Mauril Côté. C’était le chemin à suivre à cette époque, il fallait laisser la place aux autres dans la maison. Il n’y aura pas de voyage de noces, et juste après la cérémonie, Bernadette s’en va vivre chez son beau-père Ludger Côté, dans le rang Saint-Étienne. « Je suis restée 4 années dans cette maison, mes trois enfants y sont nés. »

Un couple sur une galerie pris en photo il y a plus de 80 ans !
Bernadette Houde et Mauril Côté peu après leur mariage.

Avec Mauril et leur première fille Claudette, encore bébé, Bernadette passe l’hiver dans un camp de bûcherons à Sault-au Mouton, sur la Côte-Nord. « Un mois après notre arrivée, je reçois un message. Ma mère est décédée en couches. On retourne à la maison en plein hiver avec le bébé. Une partie du chemin à cheval et traîneau, et une autre partie en snow. Arrivés à la maison de mon père, ma mère sur son lit de mort, dans ce temps-là, on gardait les morts dans les maisons pour prier, un nouveau-né et une trâlée d’enfants, je m’empresse d’aider le plus possible. » Malheureusement pour Bernadette, le jour suivant leur arrivée, la petite Claudette tombe malade. Une pneumonie l’emporte en quelques jours. C’était difficile de soigner les malades à cette époque, il y avait peu de ressources.

Quelques années plus tard, le beau-père Ludger demande à la jeune famille de quitter le logement pour laisser la place à de nouveaux couples qui se sont formés. Mauril achète un terrain au village et se construit. Bernadette restera dans cette maison pendant 34 ans.

Une famille dans les années 50 !
Nicole, Mauril, Bernadette et Jean-Yves dans les années 1960.

Quelque temps plus tard, Mauril tombe malade et doit se faire opérer à Québec. Il se fait enlever un rein et doit aller au sanatorium pour plusieurs mois. L’argent se fait rare. À cette époque, il n’y a pas d’assurance et on doit payer les soins médicaux, les médecins et les hôpitaux. C’est ainsi qu’afin d’améliorer la condition monétaire de la famille, Bernadette commence à vendre des produits de beauté et des bijoux qu’elle fabrique elle-même.

On est en 1960, Mauril arrête de travailler dans les bois pour commencer à travailler pour la municipalité de Petit-Saguenay comme homme à tout faire. Il y restera 20 ans. Le salaire est minime mais constant. Il a travaillé jusqu’à 64 ans et décède à 65 ans d’un cancer.

Un second mariage

Portrait d'un couple
Alcide Bernier et Bernadette se marient en 1985.

Quatre années plus tard, en 1985, madame Bernadette a 62 ans et elle se remarie avec Alcide Bernier. Il était veuf depuis plusieurs années. En 1996, ils quittent Petit-Saguenay pour Ville de La Baie et par la suite Chicoutimi. « Après le décès d’Alcide, j’ai vécu 10 ans au Manoir Champlain. À 97 ans, je me suis fracturée une hanche. À la suite de cet accident, j’ai perdu beaucoup d’autonomie et j’ai dû déménager dans un CHSLD où je vis depuis 6 ans. »

La vie de madame Bernadette n’a pas toujours été facile, mais du haut de ses 103 ans, je pense bien que je viens de rencontrer la doyenne du Bas-Saguenay.

Découverte littéraire : Le Requin du Fjord

Deu xpersonne stiennent un stand dans un salon du livre
L'artiste multidisciplinaire spécialisé en illustration et reliure traditionnelle est tombé en amour avec la région du fjord du Saguenay.

Lors de la journée des parcs nationaux, le 6 septembre dernier, le parc national du Fjord-du-Saguenay a accueilli l’auteur et illustrateur Keenan Poloncsak, venu présenter son tout nouveau livre jeunesse traduit en quatre langues : Le Requin du Fjord. L’auteur écrit des livres pour les enfants dans lesquels il s’amuse à marier plusieurs langues, selon l’endroit et le contexte de ses récits. Dans Le Requin du Fjord, il combine le français, l’anglais, l’innu-aimun et l’islandais.

une couverture de livre

L’artiste multidisciplinaire spécialisé en illustration et reliure traditionnelle est tombé en amour avec la région du fjord du Saguenay et s’est inspiré de son patrimoine naturel pour réaliser cet ouvrage. Ce récit permet de suivre les aventures de , un requin du Groenland, lors d’un voyage depuis le golfe du Saint-Laurent jusqu’au fjord du Saguenay. Une histoire qui sensibilise les tout-petits aux richesses du milieu marin et au patrimoine historique du territoire.

Son livre est disponible dans les bibliothèques de la ville de Saguenay et dans la municipalité de Sainte-Rose-du-Nord. L’auteur invite le public à commander ce dernier auprès de la bibliothèque de sa municipalité. Quelques exemplaires sont également en vente à la boutique de la Sépaq et du Musée du Fjord.

Bonne lecture!

Le pont du Faubourg, à L’Anse-Saint-Jean

pont couvert sur la glace
Au fil des ans, les débordements d’eau de la rivière et les embâcles de glace se succèdent.

Bientôt centenaire, le pont couvert du Faubourg est un incontournable du paysage anjenois. C’est aussi un bel exemple d’infrastructure résiliente qui a su s’adapter aux aléas climatiques, tout en assurant un lien routier important entre les deux rives de la rivière Saint-Jean. Enfin c’est un monument classé qui attire les touristes et fait la fierté des citoyens pour sa valeur historique, culturelle et architecturale. Depuis 2009, une exposition permanente s’est invitée dans son antre transformé en galerie d’art.

Trait d’union entre deux rives

Le pont couvert que l’on connaît aujourd’hui a été érigé l’année suivant les précipitations abondantes de mai 1928 qui ont causé d’importants dommages sur l’ensemble du réseau routier local. L’année suivante, la municipalité s’engage alors à défrayer les coûts de construction d’un nouveau pont. Une décision qui n’a pas fait l’unanimité dans la population en raison de la dette engagée qui pesait lourdement sur les finances du village.

Jusqu’au milieu du 20e siècle, ce type d’ouvrage est pourtant très populaire, avec une durée de vie estimée à 80 ans par rapport à 10 ans pour un pont de bois classique. Un dénommé Laurent Bouchard, charpentier-menuisier âgé d’à peine 18 ans et originaire des Éboulements dans Charlevoix, est devenu le maître d’œuvre des travaux de construction, sous l’égide d’Auguste Beaudet. On lui doit d’être parmi les plus actifs entrepreneurs de l’époque, entre autres pour l’érection du pont, de l’église, d’un des premiers hôtels du village et la construction de plusieurs goélettes.

Le pont emporté par les glaces en 1986

Au fil des ans, les débordements d’eau de la rivière et les embâcles de glace se succèdent, sollicitant des travaux de restauration. Les plus récents datent de 1979, 1986, 1994, 2012 et 2021. Au début des années 80, le ministère des transports, devenu propriétaire de l’infrastructure, procède à l’installation d’un pilier central pour le renforcement de l’ouvrage. Cependant, ces travaux de consolidation n’ont pas suffi à atténuer l’impact des sautes d’humeur de la rivière puisque la rupture brusque du couvert de glace du 2 avril 1986 déboulonne d’un trait les assises du pont du Faubourg. Le pauvre pont se retrouve à 1,5 km dans le delta de la rivière. Cet événement a failli mettre un terme à l’existence du pont. C’est l’attachement de la communauté envers ce joyau patrimonial et le service rendu par ce lien routier qui a penché pour sa sauvegarde.

Les opérations de sauvetage

Depuis sa construction, la récurrence des événements inondations – embâcles se succèdent et causent bien des maux de tête aux intervenants de la municipalité et de la sécurité civile. En 1986, la structure a été relevée d’un mètre permettant une meilleure fluidité du passage des glaces. L’opération de déglaçage printanière des eaux du fjord du Saguenay, entretenue par le brise-glace de la garde côtière canadienne, joue un rôle capital.

Lors de la récente embâcle de 2021, la municipalité utilise une pelle mécanique dans l’estuaire de la rivière pour le cassage du couvert de glace. Réalisé à marée basse, cet exercice de morcellement connait un succès sous des conditions de marées et de vents favorables. Néanmoins, cette solution comporte des risques environnementaux et de sécurité rattachés aux opérations.

Une solution d’adaptation à portée de main

Nous sommes en 2024 et la problématique des embâcles et des inondations est toujours d’actualité et demeure une préoccupation majeure pour les propriétaires de la rue du Faubourg. Outre le pont patrimonial et les propriétaires résidents, la menace s’étend aussi au sentier linéaire cyclable longeant la rivière. Si le réseau d’eau potable de la rue du Faubourg est sinistré, c’est tout le secteur nord du village qui se verrait privé d’eau. Rien pour rassurer la population, les scénarios climatiques anticipés par les scientifiques pour les 30 prochaines années prévoient des crues d’eau de plus en plus extrêmes et dommageables.

Le pont couvert est emporté par l'embâcle de 1986.

Suite à une étude réalisée en 2021 par le Laboratoire d’Expertise et de Recherche en Géographie Appliquée (LERGA) de l’UQAC, une option d’atténuation est avancée : Pour diminuer l’impact des embâcles, une réouverture de l’ancien méandre de la rivière, fermé lors de la campagne d’enrochement après le déluge de 1996, ouvrirait la voie à la pénétration des glaces et de l’eau de fonte durant les crues printanières. Cette reconnexion permettrait de libérer ou d’alléger le volume et le débit d’eau et de glace en circulation dans le tronçon principal de la rivière qui menace le pont plus en aval et l’environnement de la rue du Faubourg.  Une seconde étude en cours de réalisation, sous l’égide de l’équipe de chercheurs universitaires, tente d’en apprendre plus sur les conditions hydrologiques, la dynamique fluviale et glacielle pour mieux comprendre les impacts des glaces, de la rivière et du niveau des eaux sur la sécurité civile.

À partir de ces nouvelles informations, un modèle du comportement de la rivière, avec et sans reconnexion de méandre, sera élaboré en tenant compte de la nouvelle réalité climatique qui pèse sur les modèles existants. Élaborée dans un souci d’acceptabilité sociale, cette avenue de solution, en plus d’assurer une meilleure sécurité des lieux et des personnes, pourrait redonner au méandre les conditions naturelles d’antan favorables à la réhabilitation de l’habitat du saumon de l’atlantique et de l’omble de fontaine.

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