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De la concertation dynamique à La Baie et au Bas-Saguenay!

La Table de concertation en violence conjugale et agression sexuelle du fjord, qui est composée d’organismes œuvrant dans les secteurs de La Baie et du Bas-Saguenay, travaille activement à la réalisation de divers projets visant à prévenir et à contrer la violence conjugale et les agressions sexuelles.

Les organismes impliqués dans ce travail de partenariat travaillent à la conception d’outils d’information et de sensibilisation sur la violence conjugale et les agressions à caractère sexuel. Il y a, entre autres, une bande dessinée et des affiches afin de sensibiliser la population aux différentes formes de violence, tout en l’informant des ressources disponibles sur le territoire, des jeux de cartes avec des thèmes de réflexion, et enfin des rubans blancs torsadés pour souligner les 12 jours d’action contre la violence envers les femmes.

Veuillez également noter que des intervenantes de Saguenay se déplacent pour offrir des services d’aide et d’accompagnement gratuits pour les femmes victimes de violence sexuelle et/ou conjugale. Pour ce faire, celles-ci ont accès à des locaux confidentiels dans les municipalités de Rivière-Éternité, Ferland-et-Boileau, L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay.

Si vous avez des questions ou si vous désirez avoir de plus amples informations sur nos projets et nos outils, n’hésitez pas à communiquer avec nous au (418) 545-6444. Vous pouvez également consulter notre page Facebook!

Mon entreprise de rêve

Dessin de Juliette Gaudreault

Mon entreprise de rêve serait de construire un super gros centre commercial au Bas-Saguenay entre L’Anse-Saint-Jean et Petit–Saguenay. Avec ce centre gigantesque, nous pourrions aller magasiner sans avoir besoin d’aller en ville.

Dans le centre commercial, il y aurait tous les magasins qui ne sont pas présents au Saguenay. Mon plus grand rêve serait que tout soit gratuit ou bien que le coût de chaque vêtement varie entre un et deux dollars seulement, et également pour toutes les sortes de vêtements, de décorations ou même de jouets.

Le super centre serait ouvert tous les jours, 24 heures sur 24. Mon centre commercial compterait 112 magasins, donc il nous faudrait beaucoup d’employés et ceux-ci seraient payés très très cher, ils gagneraient un million de dollars par année, ainsi je deviendrais riche et célèbre grâce à mon entreprise de centre commercial au Bas-Saguenay!

École de Saint-Félix – Mars 2018

L’école de Saint-Félix bouge au cube

Patricia Waltzing

L’école St-Félix fait partie des sept écoles de la commission scolaire choisies pour un projet pilote, soit bouger soixante minutes par jour. L’école permet plusieurs activités pour bouger cette année. D’abord, lors de nos sorties plein-air, ensuite, certaines classes pratiquent le brain gym, d’autres bougent avec des vidéos de danse et des vidéos conçues pour faire bouger les élèves. Les élèves adorent  les capsules pour bouger cela les aide beaucoup pour écouter et travailler mieux dans la journée.

Bubus

Olesia Marcoux et Trycia Hart

Les élèves de maternelle à l’école St-Félix ont reçu un invité spécial : Bubus ! Bubus est une mascotte du transport scolaire. Il est venu pour leur parler de la sécurité dans l’autobus. Il est venu aussi indiquer ce qui est permis et non permis dans l’autobus. Nous avons interrogé des élèves en maternelle pour qu’ils nous parlent un peu de leur expérience.

–       Nous n’avons pas le droit de manger, de crier, de sortir notre tête de la fenêtre, d’être debout dans l’autobus, mettre notre pied dans le milieu, ni de boire. Bubus, c’est un papa ours qui est très fort.

Félix-Antoine milliard

–          C’est un raton laveur. Le chauffeur d’autobus sert à aider si tu es blessé(e) et il chauffe l’autobus. Il faut rester assis et bien acôter sur le siège et on a le droit d’être avec un(e) ami(e).

Dérek Barbeau

 

Maisons écologiques

Tao-Félix Jimenez-Côté et Simone Pelletier

Nos maisons font parties de l’Éco Hameau de La Baie.

L’Éco Hameau est un regroupement de maisons écologiques écoresponsables. Il y a beaucoup d’animaux comme des moutons, des chats, des poules, des chèvres et des alpagas.

La maison de Tao a des panneaux solaires et les murs sont coffrés de foin. La maison de Simone a un foyer de masse et elle est faite toute en bois.

Projet plein-air

Julia et Lydia Thibeault

À l’école plein-air de Saint-Félix, nous faisons du ski de fond et de la raquette, dans le champ de monsieur le maire et surtout dans notre merveilleuse forêt, en arrière de notre cour. Depuis le début d’année, nous prévoyons avoir un petit pavillon qui sera construit avec l’aide des élèves des 2e et 3e cycles et des partenaires de la municipalité. Cela permettra d`avoir une petite classe en plein-air. Nous tenons à remercier la municipalité de Saint-Félix d’Otis qui nous aide depuis le début de notre projet plein-air. Sans leur précieuse collaboration, le projet ne pourrait être ce qu’il est!

École Fréchette – Mars 2018

Les élèves de 1re et 2e années pratiquent le yoga avec une professeure spécialisée.

Les sciences en 5e et 6e années

Jérémy Pronovost-Charron

La classe de 5e et 6e années développe les sciences. Nous avons reçu la visite de la classe de 3e cycle de l’école Du Vallon pour faire des activités de sciences avec eux. Nous étions dans le laboratoire de sciences du secondaire avec madame Chantal, la technicienne de sciences. Elle nous présentait des expériences sur les métaux et leurs réactions à l’acidité. De plus, nous mesurions le courant électrique dans le zinc, l’aluminium et le bronze. Les élèves se sont regroupés avec ceux de l’autre école, pour mieux les connaître. Nous aurons une deuxième visite des élèves de Petit-Saguenay qui nous permettra à tous de profiter des installations du laboratoire.

Notre classe travailla aussi à fabriquer des maisonnettes de Noël avec une petite lumière dedans.

Au pavillon des Découvreurs, chaque classe a son orientation.

Émilie Tremblay

Les parents des enfants de la maternelle (4 ans) participaient à des ateliers qui furent donnés par mesdames Valérie, Amélie-Soleil et Katrine. Les parents sont venus dans la classe pour vivre une activité et prendre une collation avec leurs enfants.  L’atelier du 30 janvier parlait des émotions.  D’autres ateliers suivront ce printemps.

Le patinage

Raphaël Morneau

À l’école Fréchette, toutes les classes font du patin. C’est le projet de monsieur Nicolas, notre professeur d’éducation physique. On fait ça pendant le mois de janvier et de février. Nous allons à la patinoire municipale. Il divise la patinoire en deux parties, une pour le hockey et une pour le patinage libre. C’est très amusant.

Le yoga

Méane Metcalfe, Maxime Pelletier et Charlie-Rose Capistran

Les élèves de 1re et 2e années pratiquent le yoga avec une professeure spécialisée. Elle s’appelle Madame Elisabeth Kandler. Il y a 8 séances d’une heure. Ils pratiquent les postures de la salutation au soleil. Ils pratiquent aussi des exercices de yoga avec des images de chats. Les images de chats sont adorables et drôles. Ça rend les enfants plus calmes et concentrés après les exercices.

Les cabanes

Louis-Jean Martinet

Notre professeur d’éducation physique a organisé des activités dehors. Les élèves de la 3e à la 6e année font des cabanes dans le bois. Nous construisons les cabanes avec du bois mort. C’est très amusant. On travaille fort. On peut aller dedans. Les 2e, eux, font des cabanes dans la neige. Ils creusent des trous dans la neige.

Projet enfant vedette maternelle 5 ans

Ocy-Ann Petiquay-Paul

Lorsque qu’un élève est l’enfant vedette, une semaine lui est dédiée. Les élèves de la classe remplissent un cahier dans lequel ils se présentent et inscrivent des choses qu’ils aiment. Quelques minutes par jour, l’enfant présente une partie de son cahier. Il peut apporter des objets de chez lui comme des jouets ou des vêtements de bébé. C’est durant cette semaine qu’un parent vient présenter quelque chose ou faire une activité avec les élèves de maternelle. Il y a eu le métier d’électricien, de la cuisine et des sciences. Les élèves se connaissent plus maintenant.

École Du Vallon – Mars 2018

Les élèves de madame Vicky font des sciences.

Écoles en réseau

(Kélianne Boudreault)

L’école travaille en collaboration avec des écoles de plusieurs commissions scolaires ainsi que notre commission scolaire des Rives du Saguenay. Voici le travail de chaque niveau. Les élèves de maternelle font un projet qui consiste à prendre des photos de leur école et de la présenter sous forme de vidéo. Il y a également des capsules de vitamines rythmiques et des défis en écriture. Pour le deuxième cycle, ils travaillent sur un projet en art et répondent à des questions sur le KF. Pour le troisième cycle, ils participent à un projet avec le Parc national de Miguasha. Ils écoutent des capsules sur Via et répondent à des questions sur KF. Il y a également un volet anglais. Les élèves du 2ème et du 3ème cycle vont participer à un projet qui concerne les sports.

Projet sciences – 3ème cycle école Fréchette et Du Vallon

Le projet sciences consiste à découvrir les sciences d’une façon différente ainsi qu’à travailler en collaboration avec les élèves du 3ème cycle de l’école Fréchette. Cette année, nous avons la chance de faire deux avant-midis à l’école Fréchette. Nous pourrons travailler dans le laboratoire du secondaire. Voici comment se déroule notre avant-midi. Le matin, nous prenons l’autobus des élèves du secondaire afin de nous rendre à l’école Fréchette. Dans ce projet, nous faisons des expériences scientifiques et beaucoup de nouvelles rencontres ! Notre technicienne en travaux pratiques est madame Chantale Martel.

Dans le premier projet, nous avons fait une expérience où nous devions mettre de l’acide sur plusieurs sortes de métaux et observer leurs réactions. Nous avons bien aimé cette expérience ! Ensuite, nous avons transféré dans la classe des élèves de 5ème et 6ème année afin de réaliser la deuxième expérience. Cette dernière consistait à trouver les objets conducteurs d’électricité et non conducteurs. Bien sûr, ce n’était que les objets constitués de métaux qui étaient conducteurs. J’ai adoré ce projet et j’ai bien hâte au prochain avant-midi.

Lucas Pelletier est sérieux lors de son expérience scientifique

Visite d’une artiste à l’école du Vallon

Matys Houde et Kelly-Ann Lavoie

Un atelier avec l’artiste Karine Locatelli aura lieu à l`école du Vallon ce printemps. Tous les élèves auront la chance de participer. L’atelier proposé consiste à réaliser une œuvre collective à l’encre de Chine sur toile brute.

En préparation à l’atelier, Karine Locatelli réalise un dessin de paysage à l’aide de ruban gommé sur une toile de grande dimension. Lors de l’atelier, les élèves interviennent sur cette surface avec de l’encre de Chine et un pinceau ou une plume. Ceux-ci sont invités à noircir la surface de la façon dont ils le souhaitent, soit en écrivant, en tachant, en dessinant, etc. Ils s’inspirent du paysage qu’ils côtoient au quotidien dans leur intervention. La réalisation de ces interventions s’accompagne d’une discussion sur ce qui caractérise l’environnement dans lequel chaque enfant habite.

De belles surprises !

Francis Lavoie

L’école du Vallon a reçu une subvention de la fondation Monique-Fitz-Back de 400 $ afin d’aider à la réalisation du projet Marché de Noël. C’est une belle récompense suite à ce beau projet.

Les élèves de maternelle et du premier cycle ont démarré un projet sur les amérindiens qui consiste à réaliser des capteurs de rêves avec l’AVSEC monsieur Quenté. Ils parlent des amérindiens en général et comprennent davantage l’utilité du capteur de rêves.

Concours de piles !

L’école du Vallon participe à un concours de piles. Le but est d’amasser un maximum de piles usées afin de remporter un prix en argent. Toutes les personnes intéressées à aider l’école peuvent apporter les piles au secrétariat ou les envoyer par les enfants.

Océanne Lavoie et Éléonore Gaudreault font des bulles lors des sciences en projet passions

École Marie-Médiatrice – Mars 2018

Entrepreneuriat 5e et 6e années

Les élèves de 5e et 6e année de l’école Marie-Médiatrice fabriquent des sacs avec des vieux rideaux récupérés. Ces sacs peuvent servir pour de petites commissions ou même pour l’épicerie. Ce projet a été réalisé avec madame Josée de l’AVSEC. Le cout de chaque sac est de 10$.

La survie en forêt

Tous les élèves de l’école Marie-Médiatrice ont été invités à vivre de la survie en forêt avec monsieur Sébastien le professeur d’éducation physique. Ils ont appris comment se débrouiller en forêt. L’an passé, nous avons appris à faire des feux et cette année des abris pour passer la nuit dehors. Cette activité a eu lieu au mois de février.

La pièce de théâtre

Tous les élèves de la maternelle à la 6e année feront des pièces de théâtre.  Les élèves se pratiquent avec l`enseignante d`art dramatique madame Monique. Des pièces de théâtre seront présentées à l’église. La présentation se fera au mois de mai. En maternelle et au 1er cycle, les élèves présenteront Les superhéros. Et  les élèves du 2 et 3e  cycle vont présenter une pièce qui s’appelle Le camp de vacances.

Un projet rêvé

La piscine serait chauffée grâce à l’énergie procurée par le fonctionnement des télésièges du centre de ski, ce qui diminuerait les coûts de consommation d’énergie.

En chacun de nous se trouve une fibre entrepreneuriale. Dans ce texte, nous vous présenterons un projet entrepreneurial, futuriste et imaginaire qui réjouirait bon nombre de citoyens du Bas-Saguenay. 

Que diriez-vous d’avoir une piscine intérieure chauffée tout près de chez vous?  Cette piscine serait construite au Mont-Édouard pour offrir encore plus de loisirs sportifs.  Il y aurait possibilité de prendre des cours de natation, il y aurait un club de compétition, des bains libres ainsi que des équipes de sports nautiques, comme par exemple le water-polo.

La piscine serait ouverte en tout temps pour permettre à tout le monde d’en profiter à fond. Plusieurs services seraient offerts sur place, comme un complexe hôtelier, un restaurant très chic en plus d’une salle d’entraînement. Plusieurs plongeoirs seraient également disponibles pour le bonheur de tous. La piscine serait chauffée grâce à l’énergie procurée par le fonctionnement des télésièges du centre de ski, ce qui diminuerait les coûts de consommation d’énergie. Ce projet respecterait donc les normes environnementales. Seriez-vous heureux d’avoir accès à un tel service?

Nous, nous continuons de rêver, il ne faut pas arrêter de croire en nos rêves même les plus farfelus. On ne sait jamais !

Stratégie d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants

La MRC travaillera à un plan d’action territorial

Le 10 octobre 2012, la MRC adoptait une Politique d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes sur le territoire de la MRC. Par cette politique, la MRC souhaitait maintenir, renouveler et augmenter la population de son territoire par l’immigration. Compte tenu des changements des dernières années, la MRC doit maintenant actualiser ce plan d’action par la mise en œuvre d’une stratégie d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants sur le territoire visant, notamment, les personnes immigrantes.

En effet, la mise en place d’une stratégie plus globale vient répondre aux besoins diversifiés des municipalités du territoire, ainsi que contribuer à l’effort régional visant à réduire le bilan migratoire négatif du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Selon l’Institut de la statistique du Québec : « Le Saguenay–Lac-Saint-Jean affiche un solde négatif dans ses échanges migratoires avec les autres régions du Québec. En 2015-2016, les pertes migratoires interrégionales sont de – 1 000 personnes. Il s’agit du résultat le plus défavorable à la région en dix ans. » Cet état de fait, combiné au contexte de vieillissement de la population et à un faible accroissement naturel, ne favorise pas la situation démographique de la région.

Les Perspectives sectorielles du marché du travail au Saguenay–Lac-Saint-Jean (Service Canada, automne 2013) signalent que : « L’immigration compte pour plus de 60 % de la croissance de la population du Québec et l’ISQ s’attend à ce que l’accroissement naturel devienne négatif d’ici 2029. À partir de ce moment, seul un bilan migratoire positif assurera la croissance de la population. Cela peut sembler loin. Pourtant, les difficultés sont déjà présentes dans les marchés du travail du Québec. L’adéquation de l’offre et de la demande de main-d’œuvre n’est déjà pas aisée à réaliser dans certaines industries et professions et elle le sera encore moins dans un contexte où il y aura contraction de l’offre. […] Les marchés du travail seront touchés par le manque grandissant de nouveaux arrivants pour combler les départs à la retraite et les besoins d’une économie en développement. » Pour la période 2006-2015, la MRC du Fjord-du-Saguenay est en recul par rapport à toutes les autres MRC de la région en termes de nombre d’immigrants.

Compte tenu de ce contexte, il devient important d’offrir une stratégie d’ensemble pour l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants sur le territoire de la MRC. Cette année, un comité de suivi aura comme mandat de mettre en place un plan d’action pour le territoire de la MRC. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec l’agente de développement culturel et communautaire à la MRC, au numéro suivant : 418 544-0113, poste 1205, ou par courriel à l’adresse suivante : ariane.fortin@mrc-fjord.qc.ca.

Jacqueline Dallaire, une vie avec des coureurs des bois.

Jacqueline Dallaire est née le 23 juin 1935 à L’Anse-Saint-Jean. C’est la fille de Louisiane Martel et d’Horace Dallaire. Elle a vécu toute son enfance sur le chemin des Côteaux. « J’ai été obligée d’abandonner l’école à l’âge de 13 ans, ma mère avait besoin de moi. J’étais la première fille et il fallait que je l’aide, elle avait des petits bébés, des jumeaux. J’étais bien contente de rester à la maison. Je les ai bercés en masse les petits jumeaux ! J’avais 7 frères et une sœur plus jeune. C’est quand le 2e couple de jumeaux est arrivé que je suis restée à la maison aider maman ! »

« Mon père, Horace, il a eu une première femme, une certaine Aimée St-Pierre. Elle est décédée jeune mais ils avaient déjà eu 5 enfants. Il vivait à la pointe dans ce temps-là et quand il montait sur les côtes, c’était à pied. C’est comme ça qu’il a connu ma mère, en montant sur les côtes. Ils se sont mariés et ils ont eu 9 enfants. Ma mère en avait rien que 2 de la première famille, Roland et Simone, les autres, ils avaient été donnés, deux à madame St-Pierre et le dernier a été élevé à Rivière-Éternité, se souvient Jacqueline. »

« Nous autres, on avait une terre sur les côtes mais c’est Roland, le garçon le plus vieux, celui du premier mariage, qui s’en est occupé. Mon père, lui, c’était dans le bois qu’il était bien ! »

Horace c’était un vrai, un raconteux et il faisait rire le monde avec ses histoires de bois.

Quand Horace Dallaire partait trapper sur le territoire, il restait 15 jours de temps dans le bois. Il avait deux chiens, avec deux grosses traines, il les remplissait et il partait. Il se faisait donner son lard salé par sa femme Louisiane, des beans et dans le bois, il prenait du lièvre, des perdrix, de la truite. Horace avait des petits camps qu’il s’était construit un peu partout dans l’arrière-pays et il disait qu’il pouvait en manger tous les jours de la viande de bois, tellement qu’elle était bonne !

« Mon père, c’était un chasseur et puis un trappeur. J’en ai vu des bêtes à la maison. Il les plumait et les mettait sur des fûts pour les étendre et les faire sécher. Il y avait des castors, des martres, des visons, du pécan, du loup cervier, des chats sauvages, des renards. Elles allaient toutes pour des pelleteries, pour faire des manteaux. C’est un monsieur de Montréal qui venait les acheter, un juif syrien je crois. »

Le père de Jacqueline gagnait bien sa vie comme ça. C’était un vrai coureur des bois qui savait aussi faire de belles raquettes en babiche. « Mon père a perdu son père à l’âge de 11 ans. Tout ce qu’il a appris, c’est en allant dans le bois avec les Moreau. Il a marché beaucoup avec un gars qu’il appelait Ti-Édouard Moreau, un sauvage comme il disait. Pour faire ses raquettes, je me rappelle il prenait de la peau de vache, il la taillait, la faisait tremper, fabriquait un patron, c’était beau de le voir travailler ! Il a voulu le montrer à ses fils mais ils n’ont pas appris la technique, c‘est de valeur ! Beaucoup de gens à L’Anse venaient lui en acheter de ses raquettes ! »

Horace c’était un vrai, un raconteux et il faisait rire le monde avec ses histoires de bois. Il est mort à l’âge de 97 ans et a toujours été en forme. Jacqueline ne se rappelle pas l’avoir jamais entendu dire qu’il s’était faite mal ou qu’il avait été mal pris dans le bois ! Il n’avait jamais peur, même pas des loups quand ils se rassemblaient !

Jacqueline ne se rappelle pas non plus avoir vécu de la misère : « On a été élevés sur une ferme et on a tout eu ce qu’on voulait, on mangeait bien, on avait des animaux. La ferme, quand j’ai été assez vieille, je m’en suis occupée aussi, des cochons, des vaches, des moutons pour la laine, des poules. Ma mère, elle était bonne des jardins, on avait toute ! On semait beaucoup de patates aussi, et puis je travaillais l’été sur les foins ! »  La mère de Jacqueline, Louisiane filait la laine, elle cardait, elle en envoyait aussi dans les filatures à Chicoutimi, mais quand elle ne faisait rien qu’un mouton, elle la cardait elle-même … et ça tricotait dans la maison ! Dans le temps, il y avait Pierre Anselme qui avait un moulin à foulon, au pied des côtes. Avec ça, il se faisait de la belle étoffe !

Jacqueline avec son voisin Narcisse Côté, celui-là même qui jouait de la bombarde

Et puis bien sûr, il y avait de grosses veillées sur les côtes, surtout dans le temps des fêtes, ça dansait des sets carrés pis ça jouait de la musique ! Les frères de Jacqueline étaient des musiciens, Raymond jouait du violon, Toussaint de la guitare et Jean-Pierre, lui, il jouait de la musique à bouche pis il sifflait ! Narcisse le voisin, il jouait de la bombarde, Jacqueline chantait, madame Mélanie et Horace, eux autres, ils racontaient des histoires !

Paul Lavoie devant son petit camp au lac à Minette

Avec un père comme ça, fallait s’en douter, Jacqueline s’est retrouvée à tomber en amour avec Paul Lavoie, un gars de bois. « Mon mari a toujours été chez les Price, il a travaillé un peu icitte mais en général il a été plutôt loin, sur la Côte Nord, à Pikauba, aux Passes dangereuses. Des fois il était 15 jours sans venir !

On a eu 4 enfants et en dernier, on a adopté une fille qui venait de Chicoutimi. Mes enfants, je les ai élevés pas mal toute seule. J’avais un grand jardin, là où il y a maintenant le parking des Plateaux. C’était vraiment de la belle terre ! J’avais tout ce qu’il fallait ! Les femmes s’organisaient beaucoup toutes seules à l’époque, chacune à son affaire ! De mon côté, j’avais appris jeune à m’occuper d’une maison ! »

Rivière-Éternité en mode action et développement

Le premier mandat du comité touristique a d’ailleurs été de réaliser un marché public dans la cour de l’Église pendant l’été.

Lors du forum citoyen de novembre 2016, la population de Rivière-Éternité a exprimé ses besoins, ses désirs et ses préoccupations dans le cadre de la démarche « Rivière-Éternité génération d’idées et de projets ». Celle-ci souhaitait également que les résultats de cette consultation ne se transforment pas en un document accumulant la poussière sur des tablettes. Conscients de la volonté du milieu, les élus de la municipalité ont donc travaillé à faire avancer quelques dossiers.

En premier lieu, une action qui semblait tenir à cœur à la population, celle d’acquérir le terrain de la Sépaq sur la rue Notre Dame et d’implanter un centre socioculturel multifonctionnel. Le but recherché ici était de mettre en valeur le cœur du village. Afin de vérifier la faisabilité de ce projet, la CDE de Rivière-Éternité a mandaté l’entreprise Julie Simard, services conseils, pour qu’elle réalise un plan directeur d’aménagement et de développement de ces fameux terrains.

Cette étude réalisera un portrait du site actuel avec ses atouts, ses enjeux, ses contraintes et ses opportunités (incluant des données financières du marché). Cela permettra, par la suite, de dresser le plan directeur d’aménagement et de développement pour orienter adéquatement la municipalité quant à la vocation du site, l’espace et son potentiel. Ce premier pas permettra également d’évaluer les coûts d’un tel projet, les retombées économiques, ainsi que les sources de revenus potentiels.

À propos du comité touristique

Dans un tout autre ordre d’idée, les personnes présentes à la consultation soulignaient l’importance de créer un comité touristique. Ce comité est maintenant en place depuis près d’un an et travaille à la conception d’un dépliant promotionnel qui mettra en avant les atouts du village, avec ses activités et services. Il est à noter que celui-ci devrait être terminé à la fin mars et disponible au début du mois d’avril. Le comité travaille également sur l’élaboration d’un plan d’action triennal. Le premier mandat du comité touristique a d’ailleurs été de réaliser un marché public dans la cour de l’Église pendant l’été. Encore une idée qui avait été lancée lors du forum citoyen.

Les Éternitois avaient aussi émis le désir que des spectacles aient lieu dans l’église. En novembre dernier, une première expérience a ainsi été organisée par la Corporation de Développement Économique (CDE) de Rivière-Éternité avec le spectacle de Guylaine Tanguay, qui d’ailleurs a été couronné de succès.  Cette salle de spectacle transformée temporairement a permis d’accueillir plus de 300 personnes.

Enfin, la CDE de Rivière-Éternité s’occupe du restaurant relais pour la motoneige et la population qui offre 3 repas par jour, 7 jours semaine. Elle souhaite d’ailleurs poursuivre ses activités après la saison hivernale. Ce restaurant, situé à l’Auberge du Presbytère, est un lieu où tous les résidents du Bas-Saguenay peuvent aller manger.

Pour conclure, on peut donc noter que plusieurs actions sont déjà mises en place. La municipalité fournit tous les efforts nécessaires afin d’assurer le développement économique et le bien-être de sa population.

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