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L’année 2018 sera animée du côté de la municipalité Ferland-et-Boilleau !

Les performances du futur athlète olympique, Samuel Girard, originaire de Ferland-et-Boilleau, seront suivies de près par la population.

Jeux Olympiques 2018 – PyeongChang

Tout d’abord, les performances du futur athlète olympique, Samuel Girard, originaire de Ferland-et-Boilleau, seront suivies de près par la population. En effet, les organismes du milieu, avec la collaboration de la Municipalité, organiseront des activités pour encourager le patineur de vitesse et pour souligner ses performances. Déjà, une activité d’accueil du futur olympien s’est déroulée à l’École St-Gabriel afin de témoigner à Samuel toute la fierté qui habite la population de Ferland-et-Boilleau.

Distille ton sapin!

Le samedi 6 janvier 2018, se tiendra, pour une deuxième édition, l’activité « Distille ton sapin de Noël! ». Cette activité est organisée par le Groupe BoréaRessources, la Coopérative forestière Ferland-et-Boilleau et la Municipalité en collaboration avec Phytochemia et Alchemia Solutions. Les participants sont invités à apporter leur sapin de Noël naturel, lequel sera distillé afin de produire une huile essentielle qui leur sera remise. Pour l’occasion, un vin chaud et des galettes aux saveurs d’huiles essentielles seront distribués. Les intéressés sont priés à se présenter au Parc industriel de Ferland-et-Boilleau entre les kilomètres 82 et 83 de la route 381 dès midi. De plus, les participants sont invités à apporter des plats qui pourront être partagés de façon conviviale!

40 ans de municipalisation pour Ferland-et-Boilleau

Les organismes du milieu, des regroupements de bénévoles et la Municipalité souligneront les 40 ans de municipalisation de Ferland-et-Boilleau en 2018.  Voici un aperçu des quelques activités qui auront lieu :

  • Avril : Soirée de lancement des activités du 40e
  • Juillet : Festival country – Journée d’activités et spectacle musical
  • Août : Soirée des années 70-80
  • Août : Festival du Bleuet
  • Septembre : Grand spectacle de clôture avec des artistes invités !

Restez à l’affût des communiqués pour profiter de cette belle programmation d’activités!

Ça bouge à Petit-Saguenay !

Le Queen Mary II, un passage remarqué !

Pour une deuxième année, la municipalité de Petit-Saguenay, de concert avec Promotion Saguenay et Kik FM, a salué comme il se doit le passage du Queen Mary II. Dès 15h00, le 1er octobre dernier, la route menant à la mer fut barrée et les curieux commencèrent à débarquer sur notre magnifique quai. Tous venaient profiter de la vue et du coucher de soleil, mais aussi surtout se choisir une place de choix afin de ne rien manquer du passage du gigantesque bateau de croisière.

Crédit photo : Yannick Gagnon

Ceux qui s’étaient alors déplacés pouvaient profiter de l’animation et d’un service de bar et restaurant offerts par l’équipe du Village-Vacances Petit-Saguenay. Plus de 600 personnes ont ainsi pu assister, le sourire aux lèvres, à l’événement. Dès le passage du Queen Mary II, Pyrochoc feux d’Artifice a mis le feu au ciel étoilé en offrant tout un spectacle. Grands et petits sont unanimes pour dire que cette journée fut couronnée de succès.

Ouverture de l’aréna de la Vallée

Le 5 novembre dernier, l’aréna de la Vallée débutait sa saison sportive, après 4 semaines intensives de préparation et un automne rempli d’activités et d’évènements de toute sorte tels que le Symposium des Villages en Couleur, Tissons des liens humains et la soirée de l’Halloween. Cette année encore, une belle programmation se dessine avec des temps de glace pour le patinage libre, le hockey, le patinage artistique, les jeunes sportifs et surtout nos activités spéciales qui se dérouleront tout au long de l’hiver.

Une programmation spéciale aura lieu dans le temps des fêtes avec des glissades derrière l’aréna, une disco sur glace et une soirée cinéma pour les enfants. Après le temps des fêtes, plusieurs évènements sont prévus au programme, comme le match des anciens nordiques le 19 janvier, le tournoi 5X5 les 2,3 et 4 février, ainsi qu’un nouveau tournoi en préparation pour le début de mars. Le comité des loisirs travaille très fort afin d’offrir une programmation diversifiée. Vous pouvez toujours consulter les horaires sur www.petit-saguenay.com section info.

Venez profiter de notre glace ! Pour des locations de salle ou de glace dans le temps des fêtes, communiquez avec Lisa Houde au 418-272-2323 P-3313 ou par courriel au lisa.houde@petit-saguenay.com.

Portraits de famille

Dessin d'Alex Boudreault de l'école Fréchette

Pour ce numéro de décembre, un dossier portant sur la famille semblait tout à fait s’accorder avec l’air du temps des fêtes. Et si la famille joue souvent le premier rôle en cette période de petits bonheurs et de grandes tablées, elle est aussi l’un des principaux enjeux de la vitalité de nos municipalités.

Ce dossier ressemble à une grande mosaïque, avec ses morceaux de toutes les formes et de toutes les couleurs. Il rassemble, on l’espère, les différences avec art et harmonie et regroupe autour d’un même thème les textes de collaborateurs du Trait d’Union.

Pour illustrer la couverture de ce numéro, un concours de dessin a été lancé dans les écoles primaires du Bas-Saguenay. Merci aux nombreux et talentueux participants qui n’ont pas facilité la tâche du comité de sélection !

On continue avec de jeunes journalistes qui sont allés poser des questions à leurs maires respectifs afin d’en savoir plus sur la place réservée à la famille dans les politiques municipales. Des comités familles, des politiques familiales, des bénévoles se rassemblent pour améliorer la qualité de vie dans nos milieux. On en fera le point ici.

On ne pouvait parler de la famille sans mentionner la rencontre des aînés qui depuis trois années maintenant se rassemblent avec bonheur autour de l’activité au nom si inspiré de Tissons des liens humains. Enfin, ce dossier se clôture avec le témoignage d’un couple de français tombé en amour avec la région et qui n’a pas hésité à venir s’installer à Saint-Félix-d’Otis … avec ses cinq enfants ! Bonne lecture !

Rencontre avec monsieur Lucien Martel, maire L’Anse-Saint-Jean

Le maire de L'Anse-St-Jean, monsieur Lucien Martel reçoit dans ses bureaux Mahéja Fortin pour parler politique familiale !

Nous sommes allés voir le maire de L’Anse-Saint-Jean, monsieur Lucien Martel, pour lui poser quelques questions. Voici ce qu’il nous a répondu !

Auriez-vous des idées de projets futurs pour apporter de plus en plus de familles ici à L’Anse-Saint-Jean ?

Nous sommes toujours intéressés à attirer de nouvelles familles. Ici, nous avons un environnement intéressant, nous avons beaucoup d’emplois, nous devons même chercher des employés ailleurs. Nous avons une entente avec la Caisse Desjardins du Bas-Saguenay qui est d’accorder de l’argent aux familles qui veulent s’établir ou s’acheter une maison ici.

Comment pensez-vous améliorer la qualité de vie des familles qui sont déjà ici?

Nous avons déjà beaucoup de possibilités comme une école primaire et secondaire. Pour les jeunes de treize ans et moins, nous offrons la carte de saison gratuite au Mont-Édouard pour ceux du Bas-Saguenay. Ici, à L’Anse-Saint-Jean, il y a du ski de fond, de la raquette, de la planche à neige, du ski, deux patinoires, un skate Park, une salle de conditionnement physique qui est ouverte non seulement aux jeunes, mais aussi aux adultes qui veulent continuer de s’entrainer. Nous avons aussi beaucoup de services comme deux bonnes épiceries, deux médecins, une pharmacie, un centre communautaire, deux campings, deux piscines, un camp d’été, une école de musique, du transport en commun.

M. Martel aurait comme idée de construire un parc intergénérationnel ! Un parc qui serait pour les jeunes, mais aussi pour nos aînés et qui serait installé à La Petite École.

Pour conclure, il dit vouloir continuer d’accueillir des familles et conserver celles qu’il y a déjà !

Le nouveau maire de Petit-Saguenay

crédit photo : Mathieu Breton

Nous sommes allées rencontrer le nouveau maire de Petit-Saguenay, Philôme La France, pour lui poser quelques questions concernant l’importance qu’il accordera aux familles du village. Dynamique, plein d’idées et entreprenant, notre nouveau maire natif de L’Anse-Saint-Jean, maintenant établi à Petit-Saguenay depuis 3 ans, souhaite contrer la décroissance de la population. Il s’est déjà auparavant impliqué au sein de notre village en travaillant à la municipalité ainsi qu’au Village-Vacances Petit-Saguenay.

La famille est avant tout au cœur de son programme, il veut favoriser les nouvelles familles, mais accordera également de l’importance aux personnes âgées, vu qu’elles représentent presque la majorité de la population. Il souhaite mettre en place des activités et des établissements pour réunir la population et mettre en valeur la beauté de notre patrimoine. Il prévoit des budgets participatifs, ce qui signifie que les citoyens décideront ce qu’ils feront de l’argent prévu à cet effet. Un montant de 5000 $ par année sera prévu pour les jeunes. Il veut appuyer les entreprises, avec des programmes d’aide financière et de soutien technique, car pour que de nouvelles familles s’établissent, elles ont besoin de moyens pour travailler. Il sera très présent sur les réseaux sociaux pour présenter notre village à travers de belles photos, des vidéos, etc.

Nous lui avons demandé si, selon lui, les changements se verront rapidement. Il nous a répondu que le changement prend du temps, car ces démarches peuvent prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Par contre, ce qui sera rapide, c’est la façon dont il travaille, ça aura un impact rapide et positif. Il fait confiance aux habitants et il veut les impliquer. Ce sont eux qui auront le dernier mot sur les moyens qui seront mis en place, étant donné que c’est pour eux. Son objectif est d’être plus efficace en changeant la façon de travailler. C’est quelques petits pas pour nous, mais un grand pas pour notre village !

Philôme La France est un homme qui aime travailler en équipe, que ce soit avec des entreprises, des organismes, le comité touristique et même les autres municipalités. Il ne veut créer aucun conflit ou différence entre ses collaborateurs. Il veut vraiment que tout le monde puisse participer, autant les collaborateurs que les citoyens. Il veut ouvrir ses horizons au reste du Bas-Saguenay (L’Anse Saint-Jean, Rivière-Éternité et Saint-Félix D’Otis) ainsi qu’au Saguenay en général, tel que Chicoutimi ou la MRC du Fjord-du-Saguenay. Comme nous sommes petits et possédons peu de moyens, il est essentiel de ne pas rester dans notre coin et de se regrouper, selon le maire. Nous remercions Philôme La France, le nouveau « leader » du village, d’avoir accepté de nous accorder de son temps pour notre article !

De jeunes journalistes enquêtent. Rencontre avec Pierre Deslauriers, maire de Saint-Félix-d’Otis.

Monsieur Pierre Deslauriers avec Julie-Anne Houde, Emmanuelle Gilbert et Roxan Barbeau.

Monsieur le Maire, pour le journal Le Trait d’Union, nous réaliserons une entrevue avec vous dans le but de vous connaitre davantage comme Maire.

 Depuis quand êtes-vous Maire ?

J’ai été élu pour un deuxième mandat aux élections de novembre 2017.

Aimez-vous la vie de Maire ?

Oui. Je représente fièrement la communauté. Je suis natif de Saint-Félix d’Otis et j’ai à cœur le développement de notre belle municipalité.

Je prends les décisions avec les membres du Conseil municipal en respectant les règles de la démocratie.

Avez-vous occupé un autre poste en politique avant ?

Auparavant, j’ai occupé un rôle comme membre du conseil municipal ici.

Qu’est-ce qui vous motive à nous représenter dans notre

municipalité ?

Notre coin de pays a beaucoup de potentiel. C’est à nous de continuer à le développer. Je crois en notre milieu.

Quels projets ou activités avez-vous en tête pour les jeunes de Saint-Félix d’Otis ?

Un parc intergénérationnel a été aménagé. Des activités y sont proposées.

Il y a eu une fête pour Halloween où tous les citoyens étaient invités.

Plusieurs structures ont été aménagées au fil du temps (piste d’hébertisme, terrain de jeux, etc.)

Monsieur Deslauriers nous précise qu’il a à cœur que les jeunes soient fiers et heureux de vivre à Saint-Félix d’Otis.

La patinoire sera-t-elle opérationnelle cet hiver ?

Oui !!!! Nous avons rencontré quelques problèmes pour la construction, mais là tout est ok. La patinoire sera fonctionnelle pour la belle saison hivernale.

Auriez-vous l’ouverture pour installer un skate-park ? En avez-vous déjà parlé?

Monsieur Le Maire nous a annoncé que les rampes ont été achetées déjà. Nous étions ravies !

Le « skate-park » sera installé pour la saison estivale sous le toit de la patinoire.

Monsieur Gagné et sa municipalité

Jessie Lavoie lors de sa rencontre avec monsieur Rémi Gagné, maire de Rivière-Éternité

Monsieur Rémi Gagné est maire depuis déjà 18 ans de la municipalité de Rivière-Éternité. Il a 61 ans et fait partie de la vie politique depuis 30 ans; au début, il a été conseiller municipal pendant 12 ans.

La plus grande qualité de monsieur Gagné est la transparence envers ses citoyens. Il accorde une grande importance aux familles du village, mais il s’aperçoit qu’il y a de moins en moins de nouvelles familles qui s’établissent dans sa municipalité. Les jeunes doivent partir pour poursuivre leurs études post-secondaires et restent travailler dans les grands centres après leurs études puisque, dans la municipalité de Rivière-Éternité, nous avons peu de travail à offrir aux jeunes.

Monsieur le maire et son équipe ne savent plus comment attirer de nouvelles familles avec le manque d’emplois dans notre petit coin. Son souhait serait que de nouvelles familles viennent s’établir dans son village pendant au moins dix ans afin de garder l’école primaire ouverte. Sans école primaire, monsieur Gagné est inquiet pour l’avenir de sa municipalité. Il est prêt à faire équipe avec tout le monde, il trouve que toutes les idées sont bonnes, il s’agit seulement de trouver la bonne solution !

Magalie Thibeault, une élève engagée.

Magalie Thibeault, native de L’Anse-Saint-Jean, a remporté le premier prix dans la catégorie « Élève engagée » lors du dernier Gala Forces Avenir. Parmi les jeunes qui ont été proposés à travers toute la province de Québec, c’est le nom de Magalie qui a résonné sur la scène du Capitol de Québec en octobre dernier. Celle qui étudie depuis sa plus tendre enfance à l’École Fréchette a connu la journée la plus émouvante de sa vie. Rencontre avec une jeune de 16 ans qui a déjà un curriculum vitae bien rempli !

Forces Avenir récompense des jeunes capables de respecter un bel équilibre entre le travail, les études et la vie sociale. À travers tout le Québec, des écoles proposent ainsi un de leurs élèves. Il y a tout d’abord des finales régionales et enfin un grand gala provincial se déroulant au Capitol de Québec.

« Quand tu arrives au Capitol, même si le jury est au courant depuis longtemps, toi tu ne le sais pas que tu es la gagnante. Ça a été la journée la plus stressante de ma vie ! » confie Magalie avec le sourire. Tout le processus de sélection de Forces Avenir a commencé il y a plus d’un an à l’UQAC, lors d’une entrevue filmée face à un jury de 5 personnes. « Après avoir présenté tous mes engagements bénévoles, une femme du jury s’est demandé si j’avais vraiment 15 ans. »

Au Capitol de Québec, chaque finaliste devait faire une entrevue avec le journaliste Stéphane Bureau. Quand ce dernier mentionne à Magalie qu’elle semble être une personne qui sait ce qu’elle veut, elle lui répond tout naturellement : « Chaque jour, je me lève en me disant : ce que je vais faire aujourd’hui va me permettre de devenir la meilleure personne que je peux être. » À cet instant, toute la salle s’est mise à applaudir.

« Tout au long du processus de sélection, on m’a souvent demandé ce que j’aimerais dire aux jeunes! Je regardais la caméra et je me disais : Voyons … maintenant c’est moi qui suit rendue à parler aux jeunes ! » poursuit Magalie.

Après cette soirée de Gala, la jeune fille de secondaire 5 a décidé de faire un petit ménage du côté de ses engagements. « Cette année, c’est ma dernière année à l’école Fréchette, alors je voulais vraiment m’impliquer dans mon école. J’ai rejoint le gouvernement étudiant, pour prendre des décisions et organiser des activités. Aussi, avec 2 ou 3 personnes de ma classe et en collaboration avec le comité vert, on veut rendre notre école plus écologique. Enfin, je coache une équipe de petits garçons au volley, je leur apprends la base de ce sport et je trouve ça vraiment plaisant ! »

C’est avec sa famille que Magalie a vécu ses premières expériences de bénévolat. « J’ai commencé à faire du bénévolat avec mes deux grand-mères. Elles me gardaient et comme elles faisaient beaucoup de bénévolat, elles m’emmenaient avec elle ! Mes parents sont également très impliqués dans la communauté, ce sont des modèles positifs et inspirants qui m’ont toujours encouragée pour tous mes projets. »

Pour conclure Magalie aimerait souligner que l’important c’est surtout de s’impliquer dans ce que l’on aime faire. « Si j’ai écrit dans le Trait d’Union pendant 6 ou 7 ans, c’est parce que j’aimais ça, je cherchais toujours des sujets qui m’intéressaient et du coup, ça m’a beaucoup apporté. J’ai gagné tellement en expérience et en estime de moi avec toutes ces heures de bénévolat. Je ne regrette vraiment pas de ne pas avoir gagné d’argent, car j’ai gagné bien plus en fait ! Toutes ces expériences me permettent de mieux me connaitre ! »

Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent – Le souhait des communautés

Parcs Canada J-L Provencher

Résumé historique de la création d’un parc qui fêtera ses 20 ans en 2018 !

L’intérêt populaire pour la protection des milieux marins au Québec ne date pas d’hier. Au début des années 70, sous l’impulsion de citoyens militants, naissaient les premiers mouvements en faveur de la protection de l’environnement marin. Déjà à cette époque, tant au niveau national qu’international, le fjord du Saguenay et son embouchure dans l’estuaire du Saint-Laurent ressortent de par leur unicité et leur importance pour la conservation. C’est là en effet, dans le secteur de la confluence, que des centaines d’espèces d’oiseaux, de poissons et de mammifères marins convergent chaque année pour profiter d’une gigantesque source de nourriture.

Les voix des pionniers de la recherche s’élèvent dès lors pour sensibiliser les gouvernements fédéral et provincial et les divers organismes voués à la conservation dans la région, aux bénéfices écologiques et touristiques que représenterait la création d’un parc marin dans ce secteur.

Les étoiles alignées pour la création d’un parc marin

C’est en 1986 que la mobilisation populaire commence à se faire vraiment sentir. La situation critique du béluga du Saint-Laurent, une espèce en voie de disparition[1], et la pollution du fleuve Saint-Laurent réveillent l’opinion publique. De grandes organisations telles que le Fonds mondial pour la nature (WWF) et Greenpeace s’intéressent au problème. À leur initiative, une série de consultations, de séances d’information et de programme d’éducation et de sensibilisation débutent alors auprès des instances gouvernementales, régionales et des populations locales.

Ces nombreuses rencontres menèrent à la mise sur pied de la Coalition pour le parc marin Saguenay–Saint-Laurent. Réunissant 27 groupes régionaux partisans de la conservation du patrimoine marin,  la Coalition multiplie les interventions politiques et publiques. En 1988, elle organise le Forum international pour l’avenir du béluga à Tadoussac. Plus de 100 chercheurs y assistent. À l’issue du forum, la création d’un parc marin ressort comme une des principales stratégies pour favoriser le rétablissement de cette espèce.

Signature de l’entente pour la création du Parc marin du Saguenay le 6 avril 1990. Au centre : M. Gaston Blackburn, Ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec et M. Lucien Bouchard, Ministre de l’Environnement du Canada et Responsable du Service canadien des parcs. Crédit Photo : Jacques Beardsell

Au cours de la même année, les gouvernements canadien  et québécois annoncent le lancement du Plan d’action Saint-Laurent, une initiative conjointe visant entre autres à réduire de 90% les rejets liquides toxiques dans le fleuve Saint-Laurent et le Saguenay. Une des recommandations de ce plan suggérait également l’implantation d’un parc marin à l’embouchure du Saguenay pour appuyer les efforts de protection, de restauration et de conservation du fleuve Saint-Laurent.

Profitant du momentum pour faire accélérer les choses, une conférence de presse est organisée à Québec en 1989 pour dévoiler les résultats d’un sondage[2] démontrant que 83% des résidents de la région du Saguenay soutiennent le projet de parc marin dans ce secteur. Reconnaissant le rôle majeur des groupes environnementaux et l’engagement des populations locales dans l’intérêt de la protection du milieu marin, les gouvernements du Canada et du Québec signent, le 6 avril 1990, une entente historique pour la création du parc marin du Saguenay.

Deux séries de consultations publiques sont alors organisées à Montréal et dans plusieurs municipalités riveraines, dont La Baie, La Malbaie et Tadoussac, pour déterminer les limites et la mise en valeur du parc marin. Communautés locales et régionales, peuples autochtones, groupes environnementaux et monde scientifique sont au rendez-vous et appuient largement la création d’un parc marin.

Le 10 juin 1998 marque donc le jour officiel de la mise en œuvre du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, avec l’entrée en vigueur des lois miroirs fédérale et provinciale. C’est ainsi qu’il y a 20 ans, une mobilisation citoyenne sans précédent menait à la création de la toute première aire marine protégée au Québec. Jamais un processus d’implantation d’une aire protégée n’avait impliqué autant les populations. Plus novateur encore, un comité de coordination regroupant des représentants régionaux, les communautés autochtones et le milieu de la science et de l’éducation a été mis sur pied, et inscrit dans les lois constituantes, afin de participer à la planification et à la gestion du parc.

[1] En 1983, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) désigne béluga du Saint-Laurent « en voie de disparition » pour le modifié en 2004 « espèce menacée » suite à l’adoption de nouveaux critères quantitatifs de classification. En 2014, le COSEPAC a à nouveau attribué le statut d’espèce « en voie de disparition » au béluga du Saint-Laurent, dans le cadre de la réévaluation aux 10 ans.

[2] SORECOM, 1989. Le Fonds mondial pour la nature, Canadiens pour l’avancement de l’écologie, Greenpeace. Rapport d’un sondage. 8 pages.

 

Carbure à l’efficacité

Anne-Marie Asselin a débuté sa présentation en parlant de toutes les formes d’énergie utilisées pendant la journée.

Jeudi le 19 novembre, nous avons eu la chance de participer à une conférence sur la consommation d’énergie animée par madame Anne-Marie Asselin. Cette biologiste et enseignante en biologie marine est venue nous parler d’un programme développé par l’organisme Le jour de la Terre, soit « Carbure à l’efficacité ».  Notre école, engagée à exercer ce programme, fait en sorte de trouver des moyens afin de diminuer sa consommation d’énergie.

Madame Asselin a débuté sa présentation en parlant de toutes les formes d’énergie que nous utilisons pendant une journée dans notre vie quotidienne.  Celle-ci a ensuite demandé aux élèves des exemples d’actions ou d’habitudes que nous avons et qui pourraient réduire, même de peu, notre consommation d’énergie.  Elle a ensuite continué la conférence en nous expliquant les différents types d’énergie renouvelable, comme les éoliennes et les barrages hydroélectriques, ainsi que les différents types d’énergie non renouvelable, comme l’énergie fossile qui prend plusieurs années avant de se renouveler.

La conférencière nous a aussi confié qu’il existe de l’énergie cachée ou encore de l’énergie fantôme. On l’appelle sous ce nom, car ce sont de petites situations de la vie de tous les jours pour lesquelles, on pense sauver de l’énergie, mais sans le savoir, ces actions en dépensent quand même. Comme par exemple, un écran qui est éteint, mais dont le témoin rouge reste allumé.

Anne-Marie Asselin a ensuite terminé sa présentation en interagissant avec les élèves, en leur posant des questions et en leur montrant l’évolution de la dépense énergétique d’il y a un siècle jusqu’à aujourd’hui !

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