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Formations gratuites en développement culturel

La MRC du Fjord-du-Saguenay, en collaboration avec Culture pour tous et d’autres partenaires, soutient des formations portant sur la gouvernance et les outils numériques sur son territoire. Destinées à différentes clientèles, travailleurs autonomes, professionnels et non-professionnels du milieu culturel, intervenants des municipalités, entreprises, artistes, bénévoles, ces activités gratuites s’inscrivent dans une semaine régionale de rendez-vous de formation en développement culturel des territoires.

Ainsi le jeudi 26 octobre en après-midi, il sera possible de suivre un atelier sur la gouvernance offert par Thérèse David. Cette formation donnée à la salle de la Rassembleuse, au centre communautaire de La Petite École à L’Anse-Saint-Jean, sera suivie d’un 5 à 7 qui lui se déroulera, quant à lui, au Presbytère, toujours à L’Anse-Saint-Jean. Thérèse David a œuvré dans le domaine des communications culturelles pendant plus de 40 ans, où elle a été, entre autres, chef du bureau de la culture de la Ville de Longueuil. Elle est chargée de cours à l’UQAM au programme Stratégies de production de la faculté des Communications.

Pour ceux qui le désirent, le lendemain en matinée, une formation sur les outils numériques sera offerte par Nellie Brière dans les bureaux de la MRC du Fjord-du-Saguenay à Saint-Honoré. Nellie Brière est une consultante spécialisée en communications numériques et médias sociaux, elle élabore des stratégies et donne des formations dans les créneaux de la mobilisation citoyenne, des médias, de la culture et de l’éducation. Formatrice à l’INIS, elle a été stratège aux réseaux sociaux pour ICI ARTV.

Avec ces activités gratuites, les partenaires souhaitent faciliter l’accès à des experts dans différents sujets liés au développement culturel tout en suscitant des échanges entre les participants. D’ailleurs, des intervenants régionaux seront invités à témoigner de leurs expériences en rapport avec le sujet. Pour en savoir plus sur les activités offertes, vous pouvez communiquer avec l’agente de développement culturel et communautaire à la MRC, au numéro suivant : 418 544-0113, poste 1205, ou par courriel à l’adresse suivante : ariane.fortin@mrc-fjord.qc.ca.

Ces activités de formation découlent du plan d’action de la Politique culturelle de la MRC du Fjord-du-Saguenay qui souhaite la concertation et les partenariats équitables en matière de développement et de promotion des arts, de la culture et du patrimoine. Il est possible de soutenir cette initiative grâce à l’Entente de développement culturel intervenue entre la MRC du Fjord-du-Saguenay et le gouvernement du Québec. L’organisme Culture pour tous est financé par Patrimoine canadien pour ce projet.

Votre Maison des jeunes, toujours aussi jeune, toujours en action!

La Maison des jeunes du Bas-Saguenay coordonne plusieurs projets pour encourager les jeunes à mener une vie physiquement active.  L’un d’entre eux est : la « MDJ en action ».

Le conseil d’administration de la MDJ soutient qu’il est important que les jeunes développent de saines habitudes de vie dans l’occupation de leur temps de loisirs. Il est essentiel que les adolescents bougent physiquement dans tous leurs milieux de vie : à la maison, à l’école et aussi, à la Maison des jeunes. L’accessibilité à des activités variées permet aux jeunes d’ouvrir leurs horizons, de découvrir de nouvelles passions et ainsi, de demeurer plus actifs qu’en se limitant à un seul sport.

C’est bien connu, l’activité physique favorise la croissance, le développement et le bien-être. Les bienfaits pour la santé sont nombreux : maintenir le cœur et les poumons en santé, conserver un poids santé, renforcer les os, donner de la flexibilité, améliorer l’image et l’estime de soi.

Au-delà de tous ces bienfaits, « MDJ en action » est une belle occasion d’impliquer les adolescents et de les aider à développer leur autonomie. Pour financer les sorties sportives, les jeunes réalisent une collecte de bouteilles deux fois par année. Aussi, la MDJ reçoit des subventions de la fondation des Canadiens et de la fondation pour l’enfance et la jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ce projet permet aux adolescents de se retrouver entre amis tout en faisant du sport. Quant au transport collectif, il facilite l’accessibilité aux installations du milieu et à des sorties extérieures. Ce sont ainsi pas moins de soixante jeunes qui participent à plusieurs sorties sportives. Le choix est très varié : gymnastique, piscine, quilles, ski alpin, arbre en arbre, mini-golf.

Pour faire honneur à « MDJ en action », dans le cadre de la 20ème semaine des maisons de jeunes, l’équipe d’animation et les jeunes invitent toute la population à venir marcher sur la piste cyclable avec eux et prendre un goûter santé, mercredi le 11 octobre 2017.

De nouvelles pratiques de gestion des matières résiduelles

À compter du 1er décembre 2017, un nouveau contrat pour la collecte des matières résiduelles débutera pour les treize municipalités de la MRC du Fjord-du-Saguenay et cela occasionnera des changements pour les citoyens. En tant que préfet de la MRC, je considère important de vous donner plus de détails sur cette situation. 

Mise en contexte

Actuellement, la MRC du Fjord-du-Saguenay enfouit les déchets de son territoire au site d’enfouissement situé à Laterrière. Cependant, à partir du 1er décembre 2017, ce site d’enfouissement sera fermé, car sa capacité maximale sera atteinte.

Sachant que nous devions trouver un nouveau site d’enfouissement, nous avons conclu une entente avec la Ville de Saguenay et la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean afin que les déchets soient envoyés au lieu d’enfouissement technique d’Hébertville-Station.

D’importants changements mis en place dès le 1er décembre 2017

Il vous faudra obligatoirement avoir un bac roulant gris, vert ou noir de 240 ou 360 litres. Dorénavant, seulement les déchets à l’intérieur du bac roulant seront ramassés. Enfin, la collecte se fera toutes les deux semaines tout au long de l’année.

Raisons des changements

La MRC anticipait une augmentation des coûts de collecte due à la distance du nouveau site d’enfouissement situé à Hébertville-Station par rapport au site actuel de Laterrière. Pour minimiser l’impact financier de l’augmentation de la distance de transport, la MRC devait trouver des solutions afin de stabiliser ces coûts. De plus, nous souhaitions arrimer la collecte des déchets à celle du recyclage pour permettre l’optimisation des camions et réduire du même coup la pollution engendrée par le transport.

Pour faciliter la transition

Nous sommes conscients que la prochaine année nécessitera des ajustements pour les citoyens et les entreprises du territoire. Plusieurs moyens seront mis en place pour faciliter la transition. Déjà, notre site Internet comporte une section destinée à l’environnement qui contient des renseignements intéressants sur la récupération, le réemploi ainsi que le compostage. Son contenu sera bonifié au fil des mois : www.mrc-fjord.qc.ca/environnement. Je vous invite aussi à suivre notre page Facebook et celle de votre municipalité ainsi que votre journal municipal, car nous y diffuserons des informations, des trucs et des conseils.

Nous offrirons des solutions concrètes afin que vous puissiez contrer les effets indésirables qui sont susceptibles de se produire :

  • Collecte spéciale pour les encombrants (par exemple : réfrigérateur, divan, chauffe-eau, etc.);
  • Formation sur le compostage domestique et accès à des composteurs domestiques à un coût réduit;
  • Collecte des résidus domestiques dangereux (RDD).

Le toit de l’église de Petit-Saguenay : la campagne de financement continue

En mai dernier, le conseil de Fabrique de Petit-Saguenay sensibilisait la population à l’urgence de procéder à certains aménagements sur l’église. En premier lieu, il faut s’occuper de la couverture qui est d’origine (1956). Les travaux de réfection de la toiture s’élevant à 100 000$, une campagne de financement a donc été lancée.

Cette action est toujours en cours et les familles fondatrices, les amis, les entrepreneurs et les personnes qui aiment Petit-Saguenay sont tous invités à contribuer. Comme l’église a besoin de bardeaux pour se couvrir, la campagne prend la forme de vente de bardeaux soit, d’or à 500 $, d’argent à 250 $ ou de bronze à 100 $. Des lingots d’or sont également disponibles pour la somme de 1000 $ et du côté des logos d’entreprises ou d’associations, un tarif de 1500 $ est en vigueur. Chaque donateur verra son nom inscrit à la grandeur du don reçu sur un tableau d’honneur lorsque la campagne sera terminée.

D’autres formules de financement afin de permettre la restauration de l’église sont également mises à la disposition de la population. D’abord, en se procurant des bancs provenant de l’église et qui ont été modifiés par l’entreprise locale des Ateliers Bois de Fer. Il en existe deux modèles, des plus longs style jardin à 400 $ et des plus courts pour l’intérieur à 300 $.

Enfin, en venant assister le vendredi 1er décembre prochain à un concert de Noël avec Marie-Denise Pelletier qui sera donné à l’église Saint-François-d’Assise de Petit-Saguenay.

Pour toute information concernant la campagne de financement et les billets du concert, vous pouvez composer le 418 272-2091

La chasse aux panaches

Le 21 octobre prochain se déroulera la 18e édition de la Chasse aux Panaches au centre communautaire et de loisirs de Rivière-Éternité. L’activité se déroulera à partir de 14h00. Diverses animations seront proposées tout au long de la journée avec l’exposition des têtes d’orignal, le concours des calls et bien d’autres surprises.

Les prix sont toujours à l’honneur puisque lors de l’événement, il y aura plus de 4200 $ de bourses offertes pour le concours orignal 2017. De plus, des billets seront en vente jusqu’au 21 octobre au coût de 5 $ pour des tirages permettant de gagner des prix totalisant plus de 13 000 $. Enfin, le tirage de 5 prix d’importance se déroulera aux alentours de 22 h 00.

Bien évidemment, encore une fois cette année, des prix de présence seront également offerts parmi les personnes présentes. Le total du montant remis en prix et bourses sera de près de 20 000 $. L’activité se terminera sur une note festive avec le Dj Gary Houde. Le comité organisateur vous attend en grand nombre !

Le fluor, tout ce qu’il faut savoir!

Depuis quelques années, une certaine controverse tourne autour de l’utilisation du fluor. Est-ce bon ou mauvais pour la santé? C’est ce que nous allons démystifier ensemble. Tout d’abord, commençons par bien comprendre ce qu’est le fluor (ou encore fluorure). C’est un élément naturel de l’émail (couche dure qui recouvre nos dents), c’est-à-dire que comme le calcium, le phosphore et les autres nutriments que l’on retrouve dans l’eau ou les aliments, le fluor est un composant nécessaire à la formation des os et des dents.

Ensuite, pourquoi doit-on en appliquer sur les dents des enfants, adolescents et même parfois des adultes? Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le fluor est souhaitable. Premièrement, il est efficace pour solidifier l’émail qui a été affaibli (par exemple par l’alimentation moderne souvent acide) ou encore tout simplement pour aider les dents en formation à avoir une bonne minéralisation.

Deuxièmement, il peut être utilisé pour diminuer l’hypersensibilité, parce qu’il va contribuer à obturer les tubules dentinaires, de petits trous (pores) dans la dentine (couche sous l’émail). Finalement, pour que le fluor soit néfaste pour la santé, des études démontrent qu’il faut une exposition prolongée à des taux de fluor très élevés et que ces niveaux dépassent énormément le taux auquel le canadien moyen est exposé quotidiennement. On le retrouve à certains endroits dans l’eau potable, dans la plupart des dentifrices, rince-bouches et certains produits dentaires (vernis, mousse ou gel que l’hygiéniste applique sur les dents). Donc, ce qu’il faut avant tout retenir, c’est que comme tout autre chose, le fluor en quantité raisonnable est bon pour notre santé globale et a des effets bénéfiques sur l’émail de nos dents!

Les sportifs de rue sont de retour au Bas-Saguenay

Les municipalités de Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean, Rivière Éternité, Saint-Félix-d’Otis, La Baie et Ferland-et-Boileau profiteront de ce service pour les trois prochaines années.

Dès cet automne, deux « sportifs de rue » sillonneront de nouveau les rues de La Baie et des cinq municipalités du Bas-Saguenay. Supporté par le Plan d’action régionale en santé publique (PARSP) du CIUSSS pour les trois prochaines années, ce projet, unique au Québec, vise à favoriser les saines habitudes de vie chez les adolescents au cœur même de leurs milieux de vie.

Le concept de sportif de rue a vu le jour il y a un an alors que le Portrait régional de santé réalisé par le CIUSSS démontrait que les hommes du secteur ont une espérance de vie de 2 ans de moins qu’ailleurs au Québec. Une donnée qui a tellement sonné la cloche aux oreilles des membres de la Table de concertation jeunesse du Fjord, qu’ils ont décidé d’initier le projet sportif de rue.

Très souvent, on pense qu’il faut faire beaucoup d’exercices pour être comme on dit « en forme ». Pourtant, quelques petits changements dans les habitudes suffisent parfois à faire toute la différence. C’est pourquoi tout au long de l’année, les deux sportifs de rue animeront et organiseront toutes sortes d’activités dans les différents milieux de vie fréquentés par les jeunes, tels que les skate parcs, les cours d’écoles ou les parcs municipaux.

L’idée étant tout simplement de transmettre la dose de motivation, parfois nécessaire, qui mène vers ces changements d’habitudes. Que ce soit en montrant aux ados à faire des « kick flip » avec leur planche à roulettes, en prêtant du matériel sportif ou encore, tout simplement en leur permettant de découvrir de nouvelles façons de bouger. « Avoir du plaisir à travailler sur sa santé est la clé de la réussite », pense Francis Laroche qui est lui-même sportif de rue depuis 2016.

Maximiser l’utilisation du territoire

Les sportifs de rue ont également l’objectif de guider les jeunes du secteur vers une utilisation plus optimale du territoire, de ses équipements et de ses installations en lien avec les saines habitudes de vie. L’année dernière, des dizaines de jeunes ont ainsi été initiés à la planche à neige, la survie en forêt, la randonnée pédestre et une foule d’autres activités.

D’ailleurs, les communautés ont énormément aidé à la mise en place du projet. Grâce aux supports des entreprises locales, des municipalités et des différents comités, les sportifs de rue ont pu, non seulement, offrir une programmation de qualité, mais aussi la promouvoir auprès de la population. « Je suis sincèrement très reconnaissant envers tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au projet. Les saines habitudes de vie c’est un combat qu’on doit mener ensemble, conclut Francis Laroche. »

Pour obtenir plus d’informations, il suffit d’entrer en contact avec la Maison des jeunes du Bas-Saguenay au (418) 272-2294 ou avec celle de La Baie au (418) 697-5097. Elles vous référeront au sportif de rue le plus près de chez vous. Il est également possible de les joindre via Facebook.

De l’action à la municipalité de Rivière-Éternité !

Depuis 2003, la municipalité travaille ardemment afin d’offrir de l’eau potable aux habitants de Rivière-Éternité. Évidemment, les procédures et les étapes sont longues avant de pouvoir obtenir les autorisations nécessaires et ainsi commencer les travaux.

Toutefois, le processus semble vouloir aboutir puisqu’actuellement la municipalité attend l’émission du C.A de l’environnement pour procéder à la dernière étape. Il s’agit de soumettre la demande au ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, afin de connaitre le taux de subvention auquel la municipalité serait admissible. Il est donc à peu près certain que les travaux commenceront en 2018. On parle ici d’un projet de 3,2 millions de dollars.

Dans un même ordre d’idée, il est à noter que des travaux de voirie seront réalisés sur la rue Ste-Thérèse. Ils débuteront dans les prochaines semaines et seront réalisés par l’entreprise Lauréat Gagné de L’Anse-Saint-Jean.

La municipalité est présentement en démarche de financement afin de mandater une firme de consultants qui se chargerait d’étudier les différentes possibilités d’utilisation du terrain de la SEPAQ (situé à l’endroit de l’ancien restaurant Le campagnard). Le coût nécessaire à cette étude est de l’ordre de 20 000 $.

Du côté des loisirs, il est possible maintenant de consulter les activités de loisirs et de vie communautaire se déroulant dans la municipalité de Rivière-Éternité sur sa page Facebook : Loisirs Vie Communautaire Rivière-Éternité.

Enfin, la municipalité tient à offrir aux personnes à mobilité réduite la possibilité d’accéder à la salle située au sous-sol de l’édifice municipal. Il y a déjà plusieurs pistes de solutions déposées sur les bureaux des élus, mais pour l’instant, un monte-personne par ascension verticale semble être celle à privilégier. Toutefois, les travaux sont évalués entre 65 000 $ et 70 000 $ et aucun programme d’aide financière n’est actuellement disponible pour subventionner ce projet.

Pacte d’amitié entre Manou-Perche et Petit-Saguenay

En 1988, à l’initiative de Jacques Houde, célèbre animateur radio-canadien, originaire de Petit-Saguenay, un pacte d’amitié a été signé entre les villages de Petit-Saguenay et de Manou en France, berceau des Houde du Québec.

À l’époque, cette activité s’était déroulée dans le cadre des fêtes du 150ième anniversaire de la région qui avaient été organisées à Petit-Saguenay dans la cour de l’église. Les deux collectivités s’étaient engagées à construire un pont pour développer les amitiés et favoriser les échanges. Les grandes lignes de ce pacte prévoyaient que de part et d’autre de L’Atlantique, les gens de Petit-Saguenay et de Manou affichent leur amitié et que des projets concrets permettent à la population des deux villages de se rencontrer.

Ce pacte d’amitié, même s’il n’a pas rempli toutes ses promesses, contribue tout de même à la richesse culturelle de notre village. On retrouve d’ailleurs, sur une porte intérieure de l’église de Petit-Saguenay, une plaque qui témoigne de cette belle amitié. Également, plusieurs personnes ont effectué au fil des ans, un pèlerinage au village de Manou pour retracer le parcours de leurs ancêtres.

Pierre et Annie Botineau, Bertrand Fortin, maire en 1988, Ginette Côté, mairesse actuelle, Monique et Michel Lecointre.

C’est pourquoi il nous a fait tellement plaisir, près de trente ans après cette signature historique, de recevoir chez-nous une délégation du village de Manou composée de personnes proches de celles qui étaient présentes en 1988 pour signer ce pacte.

Pour souligner ces retrouvailles, une activité toute spéciale a eu lieu dimanche le 10 septembre 2017 dans le grand chalet du Village Vacances de Petit-Saguenay. Une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation lancée par le conseil municipal. Bertrand Fortin, maire de Petit-Saguenay en 1988, s’était déplacé pour l’occasion. Les invités Manousiens ont signé le livre d’or de la municipalité et une lettre, adressée aux élus du village de Manou, leur a été remise.

En remettant ce document nous souhaitons, si cela s’avère possible, qu’une nouvelle ère de communication s’établisse de part et d’autre de l’océan Atlantique pour le bien de nos deux communautés qui réunissent les Houde, les Bouchard, les Pelletier, les Gagnon et tant d’autres de nos ancêtres qui sont partis du Perche pour bâtir le Québec. C’est un beau levier pour rester bien ancré dans notre histoire.

L’appel du saumon

Il était à Paris fin juin, y achevant une tournée de conférences en France, à Bora Bora deux mois plus tôt et à l’Anse-Saint-Jean le 14 juillet à l’occasion du Festizen. Il y a cinq ans, si l’on avait dit à Daniel Blouin qu’il écrirait un best-seller et serait invité à faire des conférences aux quatre coins du monde, il aurait ri. « Je n’avais jamais écrit que texto ou courriel et, dans mon entreprise, j’évitais de faire des réunions car on était douze et c’était trop pour moi ». Il aurait ri peut-être, mais n’aurait pas dit : « C’est impossible ! » Parce qu’il y a cinq ans, à 41 ans, Daniel Blouin savait déjà que l’impossible est …possible.

Son parcours en est la preuve vivante et c’est celui-ci qu’il est venu conter avec simplicité et enthousiasme en conférence d’ouverture du Festizen. Le credo de Daniel Blouin, c’est de savoir écouter le « pfff » ou le « bzzzz » qui frémit en soi dans une situation donnée. Une sensation muette mais parlante pour peu qu’on la laisse devenir cette petite voix intuitive chuchotant à notre oreille intérieure des choses dont nous sommes bien souvent prompts à nous détourner. Ce « pfff », c’est la force de vie qui pousse et invite à avancer, exactement comme se mettent à frétiller les nageoires du saumon quand vient pour lui le temps de sauter de sa fosse et remonter le courant jusqu’au bassin suivant dans son parcours héroïque le ramenant au point de départ de sa rivière natale.

Daniel Blouin pousse la métaphore jusqu’au bout : en résumé, on peut soit passer sa vie à faire tranquillement le tour de sa fosse, dans les limites d’un horizon connu et par là même confortable (qu’il soit souffrant ou non), soit décider d’écouter les signaux indiquant qu’il est peut-être temps de prendre son élan pour sauter dans les rapides vers l’étape suivante.

Il se peut que l’on soit réellement à sa place dans une fosse, celle-ci vous offrant alors le havre d’un temps circulaire dont l’éternité n’exclut pas la profondeur, au contraire.

C’est plutôt aux insatisfaits retenus dans une situation par la peur de faire le pas que s’adresse Daniel Blouin. Tout ce qui en nous recherche la sécurité a spontanément tendance à reculer devant l’obstacle surtout quand la vision du chemin à suivre est floue ou quasiment nulle.

Sortir d’une zone de confort est excitant, certes, mais terrifiant. « Comment ai-je pu me mettre dans une situation pareille ? », s’est demandé Daniel Blouin quand, à 21 ans, il se retrouve sur scène dans l’un des rôles principaux d’un spectacle où il doit chanter et jouer de la guitare face à une salle comble de l’Ouest Américain. Oui, la pression a fait perler de belles gouttes de sueur au front de ce p’tit gars de Québec sachant vaguement gratter quelques accords et baragouiner trois mots d’Anglais ! Pourtant, il n’en est pas mort. Et la richesse des rencontres vécues tout au long de cette année de tournée à travers le monde a largement compensé le vertige des angoisses ressenties.

Sur l’estrade du chapiteau du Festizen, Daniel Blouin conte avec humour la suite de son aventure qui l’a mené à travailler pour l’industrie du disque à Montréal, fréquenter la jet set, créer sa boîte de communication à Québec, produire de grands événements de hockey, puis se mettre à écrire et devenir conférencier.

Loin d’un long fleuve tranquille, son parcours ressemble bien à une rivière à saumon, avec ses plages de stabilité entrecoupées de bouillonnantes remises en question. Chaque fois, il n’a pas hésité à tout laisser tomber pour rester fidèle à l’appel senti au fond de lui-même. Et à sauter dans le vide sans l’ombre d’un filet.

« Aide -toi, le ciel t’aidera », dit le proverbe. Autrement dit, fais un pas et la vie répondra. La clef de la réussite des « sorties de zone »* de Daniel Blouin tient en un mot : la confiance. Son histoire vécue d’un gars « au profil bien ordinaire » comme il le dit lui-même est la preuve (une preuve de plus) que la vie crée un chemin pour celui qui s’avance vers elle dans l’humilité de l’ouverture. C’est aussi ce qui fait la pertinence et la portée de son témoignage.

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