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2e édition du Défi L’Anse-Flamme

L'équipe de L'Anse-Saint-Jean prête à passer à l'action.

Le 27 mai 2017 dernier, se déroulait à L’Anse-Saint-Jean le Défi L’Anse-Flamme. C’est avec fierté que l’Association L’Anse-Flamme a été l’instigatrice de la deuxième édition d’une compétition de pompiers au Bas-Saguenay. L’idée a germé suite au désir de certains pompiers de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean de créer un événement qui permettrait de bâtir un esprit d’équipe parmi les pompiers.

En effet, dans un contexte de mise en place de la nouvelle Régie Intermunicipale de sécurité incendie du Fjord, l’événement permet aux pompiers du Bas-Saguenay de mieux se connaitre. Ainsi, ils peuvent également rencontrer d’autres pompiers d’ailleurs dans la province et échanger sur le corps de métier.

Le Défi L’Anse-Flamme est aussi une excellente opportunité pour le service incendie de créer des liens avec la population.

Le Défi L’Anse-Flamme est aussi une excellente opportunité pour le service incendie de créer des liens avec la population locale tout en faisant la démonstration de ses méthodes de travail et de ses équipements de lutte contre les incendies. C’est également l’occasion d’échanger avec le public et faire de la prévention dans un cadre festif et agréable.

Plusieurs défis attendaient les équipes de L’Anse-Saint-Jean, Rivière-Éternité, Saint-Félix D’Otis, Charette (Shawinigan), Ville Saguenay et Dolbeau-Mistassini lors de cette compétition. L’idée était de mettre les connaissances et les habiletés des pompiers à rude épreuve en élaborant des défis qui devait être exécutés avec vitesse mais sans oublier le travail d’équipe. Courses à obstacle, défis sur structures, utilisation de pompes portatives, d’outils de frappe, et de lance, pour n’en nommer que quelques-uns.

Les profits réalisés par la vente de billets pour le souper-spectacle, de nourriture et de boissons iront directement à L’Association L’Anse-Flamme qui a pour but de promouvoir et soutenir les services incendie du Bas-Saguenay par le biais d’achat de nouveaux matériels ou en fournissant des formations telles la recherche et le sauvetage, sauvetage en espace clos, sauvetage en hauteur, etc.

Tout au long de la journée, près de 300 visiteurs sont venus participer aux festivités et échanger avec les membres des services incendie. Finalement, il faut souligner que la course des jeunes pompiers, organisée par le Comité Famille de L’Anse, a attiré plusieurs jeunes du village qui ont eu un plaisir fou!  Nous vous attendons en grand nombre pour la 3e édition qui se tiendra fin mai l’an prochain !

La relève était également présente !

 

Campagne de financement pour le toit de l’église de Petit-Saguenay

Le dimanche 4 juin dernier, plus de 70 paroissiens et paroissiennes se sont déplacés à l’église de Petit-Saguenay pour assister au lancement de la campagne de levée de fonds pour la réfection du toit de l’église. Construite en 1956 après que la première église du village eut été rasée par les flammes, l’église Saint-François-d’Assise arbore essentiellement la même couverture de toiture depuis lors. C’est donc dire que le changement est dû !

L’investissement requis représente environ 100 000 $. Le conseil de la Fabrique est bien confiant d’atteindre cet objectif. Comme l’explique Diane Lavoie, présidente de la Fabrique, « environ 85% des fonds sont déjà amassés grâce à l’aide de la municipalité de Petit-Saguenay, de la MRC du Fjord, de la Caisse du Bas-Saguenay, de l’évêché et de nos fonds propres. »

Pour récolter la balance, la Fabrique se tourne vers les dons des citoyens. Les contributeurs les plus importants verront leur nom inscrit sur un panneau commémoratif qui sera affiché dans l’église. Deux modèles de bancs fabriqués par les Ateliers Bois de Fer à partir des bancs d’église existants sont également mis en vente à un coût variant entre 300 et 400 $.

La réparation du toit de l’église est une première étape vers une transformation plus large du bâtiment dans une perspective multi-usage. La vision à long terme du conseil de la Fabrique est de créer un organisme à but non lucratif qui gèrera le bâtiment et le dynamisera en partenariat avec les organismes locataires et des promoteurs éventuels. « On espère bien pouvoir transformer l’église afin d’y organiser des réceptions et des activités sociales de toutes sortes » conclut Diane Lavoie.

Le Centre Alpha de La Baie et du Bas-Saguenay développe ses services

Léon Houde et Nicholas Landry lors de la conception d’un Arbre à livres.

Le député de Dubuc, M. Serge Simard, annonçait en avril dernier dans les locaux du Centre Alpha de La Baie et du Bas-Saguenay que le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport versait une subvention de 422 623 $ à une dizaine d’organismes communautaires de la région. L’annonce comprenait une contribution de 47 119 $ pour le Centre Alpha de La Baie et du Bas-Saguenay.

Grâce à cet appui financier, l’organisme va pouvoir élargir son offre de services, organiser des sorties pour les participants, ajouter des cours du soir et renouveler son matériel didactique. Deux magnifiques Arbres à livres seront également installés prochainement à La Baie.

Le Centre Alpha en a aussi profité pour actualiser son logo afin de le rendre plus attirant et de rejoindre ainsi davantage de gens. Le crayon en format classique à la base de l’arbre représente la simplicité et le nécessaire du processus d’alphabétisation qu’entreprend un apprenant. Le tronc et les branches de l’arbre démontrent les possibilités et cheminements différents que vivent les adultes en démarche d’alphabétisation au sein de leur communauté.

Quant aux livres fleurissant au bout des branches, ils symbolisent les connaissances multiples que les participants acquièrent tout au long de leur passage dans le centre. Enfin, les couleurs variées des livres mettent en relief les diverses façons d’apprendre ainsi que les nombreux sujets abordés. Le logo a été réalisé par Nicholas Landry.

Notez bien que les bureaux du Centre Alpha sont fermés de la fin juin jusqu’à la dernière semaine d’août.

Cultiver le bonheur

Quel passe-temps cet été vous permettrait à la fois de profiter de plaisirs gustatifs et de nombreux avantages écologiques, économiques et pratiques? Ne creusez pas plus loin, tous ces privilèges peuvent se retrouver dans votre cour sous la forme d’un potager!

Pour apprendre, le jardin : une école en plein air! Nous ne sommes jamais trop jeunes, ni trop vieux pour être un jardinier en herbe et peaufiner nos notions d’écologie.

Pour l’environnement, convertissez votre gazon en un lieu de croissance plein de vie. Si vous manquez d’espace, pourquoi ne pas transformer vos plates-bandes existantes en un décor comestible? Savourer les produits du jardin contribue à diminuer l’empreinte écologique de votre assiette en réduisant le transport des aliments et l’utilisation de pesticides. En bonus, avec un faible investissement, cette pratique vous permettra de faire des économies.

Pour votre santé, car les jardiniers amateurs bougent régulièrement, profitent du grand air et ont accès à des produits frais pleins de nutriments. Vous pouvez même produire votre propre engrais écologique et de qualité en adoptant le compostage domestique. Vous manquez d’information sur ce savoir-faire? Une chance pour vous, la patrouille Eurêko! est une référence en matière de compostage et sera présente dans chaque municipalité du Bas-Saguenay durant la belle saison. Surveillez-la entre autres dans les camps de jour, écoles et fêtes municipales.

À la veille de sa 3e année sur le territoire de la MRC, la patrouille a conscientisé déjà plus de 8 000 citoyens. Elle s’est donné comme défi en 2017 de poursuivre ses actions et une fois de plus, surpasser ses objectifs! Votre intérêt et votre accueil pour cette équipe conduiront la MRC vers une vie et des habitudes plus durables. La patrouille abordera également des sujets tels que le feuillicyclage, l’herbicyclage et la gestion des matières résiduelles (déchets, recyclage et écocentre). Une petite devinette qui fait réfléchir : D’après vous, quel pourcentage en moyenne de nos poubelles pourrions-nous épargner de l’enfouissement grâce au compostage? Environ 40 à 60% de nos déchets domestiques.

Alors soyons curieux et impliquons-nous. Cet été, compostez, sarclez, labourez, semez et récoltez! Du pot de basilic à la fenêtre, au jardin communautaire, cultivez le bonheur!

La ligue des sacs de sable fête ses 45 ans

Les membres du C.A Marcelle Côté, Noëlla Dufour, Micheline Houde, Magella Gaudreault et Maurice Houde lors de la soirée anniversaire de la ligue des sacs de sable

Depuis 45 ans, les membres de la ligue des sacs de sable de L’Anse-Saint-Jean se retrouvent tous les jeudis soirs dans le gymnase de l’école Fréchette. Présidée à ses débuts par Esther Savard, il s’agissait alors de former 6 équipes de femmes. Dès l’année suivante, ces dernières invitent les hommes à rejoindre le club. Avec 45 inscriptions supplémentaires et l’idée de faire un bingo pour le financement, la ligue va assurer ainsi sa pérennité.

La ligue des sacs de sable a commencé avec le jeu de petites poches, mais elle s’est très rapidement dirigée vers des parties de base ball poches. Maurice Houde qui en est le président depuis 17 ans est très fier de cette belle et durable réussite : « On s’amuse, on rit et on a du fun ! Et en plus, ça nous tient en forme. Et à se retrouver comme cela toutes les semaines, on se fait des amis et on oublie un peu nos tracas. »

La ligue compte actuellement une trentaine de membres, essentiellement des retraités. Son C.A propose deux tournois par année, et parfois il peut y avoir jusqu’à 45 joueurs. C’est toute une organisation !

Comme les joueurs de hockey, les membres de la ligue des sacs de sable se rencontrent régulièrement. Il y a des visites à Petit-Saguenay et quand c’est au tour de Sagard d’organiser un tournoi, les membres de L’Anse y participent ! Du côté de Rivière-Éternité, une ligue vient tout juste de se mettre en place. Il devrait donc y avoir prochainement des rencontres de base ball poches avec les autres municipalités du Bas-Saguenay.

Lors du souper qui voulait souligner cet anniversaire, Maurice Houde dans son discours rappelait les beaux moments de la ligue. Car le C.A ne fait pas que des tournois, il s’occupe également d’organiser des voyages. Enfin, au cours de la soirée, un hommage à Noëlla Dufour a été rendu, car il faut bien le souligner, madame Noëlla siège sur le C.A depuis les tout débuts de l’aventure !

Le réseau de contacts d’hier et d’aujourd’hui

La notion de réseau de contacts a souvent joué un rôle crucial en terme d’emploi. Ce réseau est composé de l’ensemble des travailleurs déjà actifs sur le marché de l’emploi de même que des employeurs qui ont le pouvoir de favoriser l’embauche. Évidemment, certains chercheurs d’emplois s’avouent quasiment vaincus d’avance parce qu’ils n’ont pas le privilège de connaître ce genre de contacts. Mais est-ce la seule option?

Si on prend le temps de comprendre le mot réseau, on entend ici un ensemble d’éléments ou de personnes, interreliés entre eux et au travers desquels une circulation d’information se fait. Et donc, quel rôle pouvons-nous y jouer? Et, le plus important, quel rôle avons-nous à y jouer?

Dans le temps, il fallait entrer en contact avec une personne influente pour avoir la possibilité d’être engagé dans une entreprise. Même que certains domaines étaient tellement en demande que la recherche d’emploi était presque inexistante. On entendait parfois dire que des employeurs avaient un besoin si grand et si rapide de main-d’œuvre que certains étudiants n’avaient pas le temps de terminer leurs études qu’ils se voyaient déjà offrir un emploi !

De nos jours, il faut savoir que c’est aussi le chercheur d’emploi qui peut avoir de l’influence sur le marché. Toutes les démarches effectuées sont, en quelque sorte, un excellent moyen de développer un réseau d’employeurs clés. Développer son réseau veut aussi dire entretenir ce dernier, afin de s’entourer de gens qui croient en votre potentiel et qui se rappelleront de vous le moment venu. Ainsi, celui ou celle qui privilégiera les contacts humains, la poignée de main et le téléphone, aura bien plus de chances de se démarquer auprès d’employeurs potentiels que ceux qui n’envoient que des candidatures sans personnalité par Internet.

Bien entendu, il faut aussi tenir compte de l’ère actuelle : la notion de réseau est rendue à un point tel que les réseaux sociaux sont maintenant un allié de choix que l’on ne peut plus nier. Mais encore faut-il savoir s’en servir adéquatement! Si vous avez envie de maximiser votre potentiel à utiliser, développer ou entretenir votre propre réseau, n’attendez plus et informez-vous auprès du Carrefour jeunesse-emploi Saguenay qui pourra vous aider à devenir un bon réseauteur! Sachez que si les employeurs ne viennent pas à vous, c’est à vous d’aller à leur rencontre!

Une salle multi-sensorielle de type Snoezelen à l’école Fréchette

Un nouveau local, très spécial, a vu le jour à l’école Fréchette, une salle multi-sensorielle. Le projet a commencé grâce à l’initiative de Marie-Phylippe Gagnon, technicienne en éducation spécialisée. Cette salle multi-sensorielle est maintenant à la disposition des élèves handicapés de l’école.

La salle permet de vivre des expériences sensorielles variées dans une atmosphère de confiance et de détente. Tous les murs sont blancs, ce qui permet de refléter la couleur des lumières. Des coussins, du matériel avec différentes textures à manipuler, de la musique, des jeux de couleurs et des miroirs sont utilisés pour éveiller les sens du toucher, de l’ouïe et de la vue. On y retrouve aussi un tapis texturé pour stimuler la recherche d’équilibre. Une piscine à balle, ainsi que des ballons permettent une séance de mouvements.

Par le biais d’un objet suscitant l’intérêt de l’élève, l’intervenante peut entrer en communication avec lui. En choisissant des effets lumineux ou des jeux de musique, de textures de matières, l’élève augmente sa capacité de communiquer avec son environnement. Les valeurs de respect, de présence, d’écoute et d’attention facilitent le lien et l’échange entre l’élève et l’intervenante. L’espace est spécialement adapté afin de solliciter plusieurs sens à la fois ou au contraire pour se concentrer sur un seul sens.

Selon Josée-Anne Pelletier, parent d’une élève fréquentant l’espace Snoezelen, cette salle apporte énormément à sa fille Anaïs.  Elle y développe sa motricité et son éveil sensoriel. Anaïs peut s’y détendre après une présence intense en classe. Cela diminue ses signes de stress et développe son autonomie. La salle multi-sensorielle favorise aussi l’intégration car Anaïs y invite des amis. Surtout il est possible de profiter de cette salle à proximité, dans son école, et enfin, elle est accessible tous les jours.

La salle multi-sensorielle profite à plus d’un élève en ayant un impact positif sur leur développement. De plus, l’installation d’un ascenseur constitue un pas de plus vers l’intégration des élèves. Les efforts concertés du professeur Andrée Drolet, de Marie-Phylippe Gagnon et du directeur Raynald Gagné permettent aussi aux élèves ayant un handicap de participer au voyage de fin d’année et à la pièce de théâtre du deuxième cycle.

L’école Fréchette fait preuve d’innovation dans la recherche de solutions et offre un environnement de qualité aux élèves ayant des besoins particuliers.

Nouvelle salle de la FADOQ à Saint-Félix

Jeannot Claveau, président de la Fabrique lors de la soirée d’inauguration de la nouvelle salle de la FADOQ.

La nouvelle salle de la FADOQ de Saint-Félix restera tout d’abord un bel exemple de solidarité et de travail d’équipe. Comme l’explique si bien sa présidente Jeannine Simard lors du discours d’inauguration, « les bénévoles ont contribué de façon exceptionnelle à la concrétisation de ce projet. Plusieurs de nos membres possèdent des compétences qui ont été facilitantes dans la planification et l’élaboration de toutes les étapes du projet. Plus de 1 200 heures de bénévolat ont été effectuées en menu travaux et ce, toutes catégories d’âge confondues. »

Cet agrandissement permettra à la FADOQ de Saint-Félix de répondre encore à sa mission, celle de divertir et maintenir en bonne forme physique et intellectuelle ses membres. Cette salle multifonctionnelle, toujours située dans le sous-sol de l’église, était très attendue des membres de la FADOQ. Enfin, avec l’acquisition d’un système de son, il sera possible de diversifier les activités et ainsi répondre aux intérêts d’un plus grand nombre de personnes. Cela devrait attirer de nouveaux membres !

Lors de la soirée d’inauguration, deux tableaux avec des photos étaient présentés, avant et après les travaux, ce qui permettait de visualiser parfaitement l’ampleur du travail réalisé. Ce projet n’aurait pu être possible sans partenaires, tels que le programme Nouveaux Horizons pour les aînés et sa subvention de près de 25 000 $ ou le conseil de la Fabrique de Saint-Félix qui a accepté de libérer ce nouvel espace. Enfin, la municipalité de Saint-Félix-d’Otis qui a à cœur la santé et le bien-être de ses citoyens a été très présente dans la concrétisation de ce beau projet.

Le retour attendu de « Tissons des liens humains »

En 2015 naissait une nouvelle tradition au Bas-Saguenay : l’événement Tissons des liens humains réunissait plus de 135 personnes aînées pour échanger, célébrer et s’informer en toute convivialité!

Bonne nouvelle! L’événement est de retour cette année pour une 3e édition. Vous en entendrez parler cet automne, il aura lieu le vendredi 22 septembre.

Tout comme les éditions précédentes, l’événement s’adresse aux 60 ans et plus. L’inscription sera gratuite et inclut le transport en autobus, le dîner, la visite libre des kiosques et la pièce de théâtre. Nouveauté, ça se tiendra cette fois-ci à Petit-Saguenay, à l’aréna de La Vallée! Nous disposerons donc d’une belle grande salle pour accueillir les kiosques des organismes, services et ressources qui ont déjà hâte de vous y revoir!

Nous aurons encore le plaisir de vous offrir une pièce de théâtre des fantastiques comédiens de la Ria. Ils sauront, nous en sommes certains, aborder en douceur et humour les enjeux que vous vivez au quotidien.

Au plaisir de vous revoir ou de vous croiser pour une première fois à ce beau rendez-vous!

Le fjord du Saguenay, un site naturel d’exception

Le comité fjord du Saguenay – Patrimoine mondial a déposé officiellement le 27 janvier dernier un dossier de candidature pour que le fjord du Saguenay soit retenu sur la liste indicative du patrimoine mondial au Canada. La demande fait maintenant l’objet d’un examen interne mené par Parcs Canada. Ensuite, il y aura un processus d’examen dirigé par un Comité consultatif ministériel, composé de spécialistes canadiens, qui recommandera à madame Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, les dossiers les plus susceptibles d’être sur la liste indicative du Canada. Une dizaine seront dévoilés en décembre 2017.

Les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO sont considérés comme possédant une valeur universelle exceptionnelle pour l’humanité. Le magnifique fjord du Saguenay, avec sa confluence, se distingue par sa riche histoire et ses caractéristiques naturelles uniques en Amérique du Nord.

Le Saguenay fait partie des 38 fjords au monde d’une longueur de plus de 100 kilomètres. Sa largeur atteint parfois jusqu’à 3 kilomètres et sa profondeur 275 mètres. Son bassin versant couvre 88 000 kilomètres carrés. Sa confluence avec le fleuve Saint-Laurent constitue un environnement exceptionnellement riche, grâce à la présence superposée d’eau douce et d’eau salée et à l’importance de ses marées qui fournissent une source d’alimentation pour les grands mammifères marins.

En plus des parois escarpées du fjord, la présence des forêts primaires, pas altérées par la main humaine, démontre son implacable inaccessibilité à l’exploitation forestière. L’occupation par l’homme du territoire du fjord du Saguenay remonte à plus de 7000 ans. La rencontre entre le fjord et le fleuve Saint-Laurent était et demeure un lieu d’échange important. Il fut également le témoin historique, en 1603, de la première alliance entre Innus et Français en Amérique du Nord.

Depuis 2010, le comité fjord du Saguenay – Patrimoine mondial réunit à sa table des gens de trois régions administratives du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Charlevoix, de la Côte-Nord-Manicouagan ainsi que les nations Innues et la nation Huronne-Wendat. Ce comité regroupe entre autres des gens des associations touristiques régionales, des MRC, du Parc national du Fjord-du-Saguenay, du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent, de corporations de développement économique et de citoyens impliqués et fiers de ce patrimoine exceptionnel.

Si le fjord du Saguenay était reconnu patrimoine mondial de l’UNESCO, est-ce que de futurs projets économiques seraient compromis?

La réponse est non, car les projets économiques majeurs sont de toute façon soumis à des évaluations environnementales en fonction des lois en vigueur et le site proposé est déjà géré et protégé par les parcs en vertu de leurs cadres législatifs. Il faut également savoir que l’UNESCO n’est pas une instance gouvernementale qui légifère sur un territoire. Elle donne une reconnaissance à un site.

Le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent (PMSSL) et le Parc national du Fjord-du-Saguenay (PNFS) ont été créés par une législation des gouvernements du Québec et du Canada. Le PNFS est administré depuis 1983 en vertu de la loi sur les parcs du Québec et ses règlements d’application qui régissent la protection et la gestion des ressources naturelles dudit parc. Quant au PMSSL, créé en 1998, les gouvernements du Québec et du Canada en assurent conjointement la gestion selon un mode participatif en accord avec la loi sur le parc marin. Il fait partie du réseau des aires marines nationales de conservation du Canada.

Le règlement sur les activités en mer vient prescrire les vitesses maximales et les distances minimales d’approche à respecter. Les plans directeurs de l’eau coordonnent les actions de protection et de mise en valeur de l’eau de tout le bassin versant. Les activités de pêche récréative et commerciale y sont régies, et enfin, l’Alliance Éco-Baleine permet de rehausser la qualité des offres touristiques de façon durable.

Devant ces faits, tous les projets de développement économique doivent tenir compte des lois et des règlements existants. Le Saguenay est une route d’eau existant depuis plusieurs siècles et le comité est d’avis que ce projet ne compromet en rien cet état de fait.

Pour de plus amples informations, vous pouvez toujours visiter le site www.fjordpatrimoine.com et la page Facebook fjord à l’Unesco.

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