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L’approvisionnement électrique au Bas-Saguenay à l’heure des changements climatiques

Les pannes de courant subies à L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay en décembre dernier posent maintenant la question de la sécurité de l’approvisionnement électrique dans tout le Bas-Saguenay Sud.

Le jeudi 1er décembre 2016, une bordée de neige exceptionnelle s’abat sur l’Est du Québec. Le poids de cette neige mouillée fait plier les arbres, qui s’abattent en masse sur le réseau de distribution d’Hydro-Québec. Au plus fort de la tempête, on recense plus de 350 pannes partout dans la province et une quarantaine au Saguenay – Lac-Saint-Jean. Alors que Saint-Félix-d’Otis et Rivière-Éternité sont épargnés par les coupures, les municipalités de Petit-Saguenay et L’Anse-Saint-Jean seront privées de courant pendant 24 à 40 heures selon les secteurs.

Dès 9 h 00, une panne quasi-généralisée touche Petit-Saguenay et L’Anse-Saint-Jean, les deux municipalités desservies par le poste de Petit-Saguenay. Seul les secteurs de Saint-Antoine et Sagard sont relativement épargnés. Vers la fin de la matinée deux équipes d’Hydro-Québec sont sur place pour constater l’ampleur des dégâts et commencer les réparations. Six équipes de Charlevoix se joignent à elles le matin du 2 décembre, puis six équipes supplémentaires dans la journée pour procéder au rétablissement du service.

Le village de Petit-Saguenay est réapprovisionné en premier, vers 23 h 00 le soir du 1er décembre, avant d’être victime d’une nouvelle coupure au cours de la nuit jusqu’à 15 h 00 le lendemain. L’interruption perdure pendant 30 heures du côté de L’Anse-Saint-Jean et pendant près de 40 heures du côté des rangs Saint-Étienne et Saint-Louis de Petit-Saguenay.

Une situation qui aurait pu dégénérer

Pour Patrick Gagné, co-propriétaire du Marché Bonichoix à L’Anse-Saint-Jean, cela s’est traduit par une perte de 30 000 $ d’inventaire.

Heureusement, les températures clémentes ont écarté toutes craintes relativement à la température dans les maisons, mais les mesures d’urgence ont tardé à être mises en place, tant du côté des municipalités que des épiceries. En effet, les informations fournies par le site internet d’Hydro-Québec et par son application mobile tout au long de la journée du 1er décembre laissaient présager un rétablissement rapide de la situation.

Pour Patrick Gagné, co-propriétaire du Marché Bonichoix à L’Anse-Saint-Jean, cela s’est traduit par une perte de 30 000 $ d’inventaire, heureusement couverte par ses assurances. La franchise de 5 000 $ et la facture de location de la génératrice arrivée trop tard le lendemain lui laissent toutefois un goût amer : « On se référait à l’application d’Hydro-Québec, mais toutes les deux heures, on nous disait qu’on allait ravoir l’électricité. Si on avait su plus rapidement que la coupure serait si longue, on aurait pu avoir la génératrice dès la première journée et sauver l’inventaire. On aurait pu assurer le service et permettre aux personnes âgées d’avoir un endroit pour prendre un café ou un repas chaud. »

Du côté des municipalités aussi on a tardé à réagir. Comme l’explique Ginette Côté, mairesse de Petit-Saguenay : « Dans la soirée du 1er décembre, l’électricité a été rétablie jusqu’à 1 h 00 du matin. On était comme en sécurité parce que comme on a eu du courant toute la soirée de jeudi on croyait que c’était réglé. On avait aussi le système d’eau qui fonctionnait parce qu’il est équipé d’une génératrice. Le lendemain matin, l’équipe de pompiers volontaires a été convoquée à une réunion d’urgence. »

Des patrouilles de nuit ont alors été planifiées avec les pompiers. Une génératrice a été commandée pour le Centre des loisirs, qui aurait servi de centre de services si la coupure s’était poursuivie. Des visites ont été effectuées à la résidence des ainés du village et chez les personnes âgées résidant seules. Aux dires de Ginette Côté, « plusieurs maisons sont équipées de génératrices et de poêles à bois, particulièrement dans les rangs. On a constaté que les gens étaient quand même en sécurité. »

Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean, se fiait lui aussi aux informations fournies par les plateformes numériques d’Hydro-Québec. Ce n’est donc que vers 22 h 00 le jeudi 1er décembre que les mesures d’urgence ont été enclenchées. On s’est d’abord assuré que la température à la résidence pour aînés et à l’habitat était sécuritaire et on a demandé l’assistance de la Sécurité publique et de la Sureté du Québec, qui sont venues épauler la municipalité sur place.

« On s’est d’abord assuré que la température à la résidence pour aînés et à l’habitat était sécuritaire, précise Lucien Martel, maire de l’Anse-Saint-Jean. »

Contrairement à Petit-Saguenay, les deux réseaux d’eau potable de L’Anse-Saint-Jean ne sont pas munis de génératrices et le niveau d’eau des réservoirs a chuté considérablement. Si un incendie s’était déclaré dans la municipalité, les réserves n’auraient probablement pas suffi. Dès le matin du 2 décembre, des génératrices ont donc été commandées pour pallier ce problème. On s’est assuré que les personnes âgées étaient toujours au chaud et bien nourries.

Des communications difficiles

Les communications se sont par contre avérées difficiles pour la population, mais aussi pour les municipalités qui souhaitaient l’informer de la situation. Les abonnés de Déry Télécom ont rapidement perdu le service de téléphonie et d’internet. En effet, ce réseau fonctionne avec des modems alimentés en énergie directement dans les maisons. Seul le réseau filaire de Bell était encore fonctionnel, puisqu’il est pour sa part alimenté par des centrales munies de génératrices.

Le réseau cellulaire a aussi flanché. Alors que l’autonomie des batteries qui alimentent ces tours est sensée être de 8 à 12 heures, celle installée récemment dans le clocher de L’Anse-Saint-Jean a fonctionné pendant toute la durée de la panne, probablement parce que les batteries sont neuves ou que les tubes sont plus performants. Bell Mobilité a pu installer des génératrices dans la journée du 2 décembre pour remettre en fonction les autres tours de cellulaires. L’accès à celles-ci s’est toutefois révélé particulièrement difficile à cause des arbres couchés dans les chemins d’accès.

La tour installée récemment dans le clocher de L’Anse-Saint-Jean a fonctionné pendant toute la durée de la panne.

Il s’est avéré aussi très difficile de parler à un représentant d’Hydro-Québec pendant les événements. Malgré les appels répétés des municipalités, ce n’est que le matin du 2 décembre qu’un responsable a pu être rejoint pour fournir des informations complètes sur l’état de la situation et sur les délais prévus avant le rétablissement complet du réseau. À la suite de ces difficultés, une rencontre avec Hydro-Québec a eu lieu le 20 décembre dernier à L’Anse-Saint-Jean au cours de laquelle des moyens de communications plus efficaces ont été établis. Cela aurait paru lors des deux pannes mineures du 15 décembre et du 29 décembre.

Un réseau vulnérable

Alors que les municipalités de Saint-Félix-d’Otis et Rivière-Éternité sont raccordées au réseau de la Ville de Saguenay, Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean et Sagard sont approvisionnés seulement par le poste de Petit-Saguenay, lui-même alimenté par les lignes à haute tension qui traversent son territoire en provenance de la Côte-Nord. On appelle communément une telle situation une boucle fermée ou, dans le langage d’Hydro-Québec, un réseau radial. Le désavantage d’un tel réseau est que si la ligne de transmission est coupée entre le poste et un secteur habité, celui-ci subit une panne. Dans un réseau bouclé, l’approvisionnement électrique arrive des deux côtés, donc les risques de panne sont diminués.

Si ce n’est pas une situation exceptionnelle, il n’est toutefois pas fréquent qu’un secteur ne soit pas connecté à une seconde source d’approvisionnement. Comme l’explique Guy Morency, conseiller relations avec le milieu d’Hydro-Québec, « dans la région, ce type de lignes radiales est présent à quelques endroits dont Sainte-Rose-du-Nord, Saint-Thomas-Didyme et Sagard. Dans la région de Québec, il y a aussi Stoneham et Tewkesbury, alors que dans la région de Charlevoix il y a Saint-Urbain et Saint-Hilarion. »

En attendant la prochaine panne importante, les municipalités font pression sur Hydro-Québec pour assurer une plus grande fiabilité du réseau. Une rencontre a déjà eu lieu à L’Anse-Saint-Jean et une autre est prévue du côté de Petit-Saguenay prochainement. Les municipalités aimeraient évidemment qu’une ligne de distribution soit installée entre L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité, ce qui aurait également l’avantage de solidifier l’approvisionnement du côté de Rivière-Éternité et Saint-Félix-d’Otis. Ce n’est toutefois pas dans les priorités d’Hydro-Québec, qui estime que ce serait un investissement de l’ordre de 10 millions de dollars.

Les municipalités aimeraient évidemment qu’une ligne de distribution soit installée entre L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité, ce qui aurait également l’avantage de solidifier l’approvisionnement du côté de Rivière-Éternité et Saint-Félix-d’Otis.

Hydro-Québec privilégie davantage des activités de contrôle de la végétation pour le moment. Toujours selon Guy Morency : « Le plus récent cycle d’élagage a été fait à l’été 2016. De plus, une patrouille effectuée après les évènements du 1er au 2 décembre dernier sur les 119 km de la ligne desservant L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay a permis d’identifier plus de 50 arbres dangereux pour notre réseau. La coupe de ces derniers s’est terminée dans la dernière semaine de janvier. »

Pour Alexandre Bouchard, ingénieur chez Martin Roy et Associés, « la donnée qu’on utilise pour voir l’efficacité d’un réseau de distribution électrique c’est l’indice de continuité, qui représente le nombre de minutes que les clients ont manqué d’électricité en moyenne dans une année. En 2014, ça tournait autour de 140 minutes pour Hydro-Québec. C’était 161 minutes en 2015 et 113 minutes en 2016. C’est dans les moyennes de ce qu’on retrouve en Amérique du Nord. Il ne faut pas oublier par contre qu’ailleurs dans le monde, on manque d’électricité tout le temps. On est assez privilégiés en fait, surtout qu’on a les plus bas tarifs d’électricité en Amérique du Nord. »

Toujours selon M. Bouchard, le réseau de L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay est très dur d’entretien à cause des longues distances non habitées. Les coûts prohibitifs pour le raccordement à Rivière-Éternité ou pour enterrer les fils ne se justifieraient tout simplement pas. Il poursuit : « c’est à chacun de se préparer à affronter des situations comme celle-là. Il existe aussi des plans d’urgence préparés par l’UMQ et Hydro-Québec qui expliquent bien comment les municipalités peuvent se préparer. »

En attendant la prochaine fois…

Pour Lucien Martel : « cette panne nous a permis de voir nos faiblesses, les endroits où on est vulnérable en cas d’urgence. » Les deux municipalités concernées se préparent d’ailleurs à la prochaine coupure de courant majeure. Du côté de L’Anse-Saint-Jean, on planifie l’installation d’une génératrice pour les deux puits de la municipalité. On souhaite également installer une génératrice à La Petite École et possiblement à l’église, deux lieux qui pourraient servir de refuge en cas de panne puisqu’ils sont chauffés à l’huile. À Petit-Saguenay, on envisage aussi d’installer une génératrice au Centre des loisirs et on prépare un plan d’urgence en cas de panne.  On insiste aussi de ce côté sur le rôle des pompiers volontaires dans de telles circonstances.

Les commerces aussi peuvent prévoir le coup en se dotant de génératrices, comme a choisi de le faire le Marché Bonichoix. Il est assez simple de louer une génératrice en cas de panne planifiée, mais beaucoup moins lorsque celle-ci n’est pas prévue, surtout si elle survient en pleine nuit.

Alors que les municipalités de Saint-Félix-d’Otis et Rivière-Éternité sont raccordées au réseau de la Ville de Saguenay, Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean et Sagard sont approvisionnés seulement par le poste de Petit-Saguenay.

Les citoyens gagneraient également à se préparer davantage. Selon Alexandre Bouchard, dans la plupart des cas « la solution la plus efficace pour se prémunir contre les pannes de courant, c’est de s’acheter une génératrice. » Si les poêles à bois et les foyers au gaz ou au propane ont l’avantage de fonctionner sans apport électrique, ce n’est pas le cas pour les poêles à granules et les systèmes à air pulsé comme les fournaises à l’huile ou au bois. Ça vaut aussi pour les résidences qui ne sont pas desservies par un réseau d’eau potable municipal.

Chaque résidence devrait aussi compter sur un minimum d’articles pour réagir en cas d’urgence, qui comprend des denrées non périssables, un système d’éclairage d’appoint, une radio à piles, des lampes de poche, des piles de rechange, ainsi qu’une trousse de premier soin complète. Il faut par contre éviter les chandelles et les chauffages d’appoint prévus pour l’extérieur, qui sont une source potentielle d’incendie. Un bon vieux téléphone à fil est aussi fort utile pour prendre le relai des très populaires téléphones sans fil en cas de panne.

Des risques qui vont en grandissant.

Notre dépendance à l’électricité est plus grande que jamais. Comme l’explique Alexandre Bouchard, « bien que nos appareils électriques et électroniques soient de plus en plus performants, la consommation d’électricité par habitant ne cesse d’augmenter. On en a de plus en plus et nos maisons sont de plus en plus grosses. » L’exemple des communications est probant à cet égard. Auparavant, en cas de panne, tout le monde pouvait se rabattre sur le téléphone pour ses communications. Aujourd’hui, sans électricité, nos téléphones sans fil cessent, nos modems et nos tours de cellulaires ne fonctionnent pas.

Les nouvelles structures démographiques et familiales accroissent également les risques. La population vieillit, ce qui accroit du même coup le nombre de personnes âgées habitant seules, autant de personnes qui sont plus à risque d’avoir des besoins de santé ou de souffrir d’anxiété. De plus en plus de résidents sur le territoire n’ont pas de famille proche à proximité et peuvent se retrouver dépourvus dans une situation d’urgence.

Les scientifiques s’entendent sur le fait que les changements climatiques en cours auront pour effet de multiplier le nombre de phénomènes extrêmes, dont l’occurrence des précipitations abondantes. Les modèles les plus récents prévoient également une augmentation générale des précipitations dans nos contrées nordiques et particulièrement des précipitations hivernales. En somme, on peut s’attendre à des précipitations plus fréquentes et plus importantes en hiver, en plus d’une hausse générale de la température. En d’autres mots, il y aura, au cours des prochaines décennies davantage de tempêtes de verglas et davantage de grosses tempêtes de neige mouillée comme celle que nous avons connu le 1er décembre dernier.

Dans les circonstances, il est plus important que jamais pour les municipalités, les citoyens et Hydro-Québec de se préparer au pire. Cela concerne aussi les municipalités de Saint-Félix-d’Otis et de Rivière-Éternité, qui pourraient également subir une panne importante si les dommages se produisaient du côté de La Baie ou entre les deux villages. Si les problèmes ont été somme toute mineurs cette fois-ci, nous ne sommes pas à l’abri d’évènements climatiques comme ceux qui ont frappé le Nouveau-Brunswick récemment ou qui ont frappé la région il y a deux décennies.

Des précipitations de l’ampleur de ce que la région a reçu lors du fameux Déluge du Saguenay étaient exceptionnelles et il serait très surprenant qu’un évènement de cette ampleur se répète avant plusieurs siècles dans la région. Le Bas-Saguenay a cependant connu plusieurs évènements de pluies abondantes qui ont causé des dommages importants dans la région au cours du 20e siècle. On prévoit que ceux-ci deviendront non seulement plus fréquents, mais également plus intenses. Fort heureusement, il n’y a pas à composer avec le froid en été. Mais des inondations, ce n’est pas plaisant non plus…

Les 30 heures pleines d’entraide

Noëlle Dufour a eu beaucoup d’aide de sa famille et de son entourage et s’est ainsi sentie bien malgré cette longue période sans électricité.

Il y a quelque temps, nous avons vécu une période de 30 heures sans électricité. Cela nous a fait revenir à l’époque où il n’y en avait pas et nous a fait comprendre à quel point elle faisait maintenant partie de nos vies. À la suite de ce long moment, je me suis interrogée sur ce que les autres personnes avaient vécu durant cette expérience. En particulier les personnes âgées ne vivant pas à la résidence des Aînés. Je suis donc allée interroger Noëlla Dufour pour en savoir plus sur le sujet.

Pour commencer, je lui ai demandé comment elle avait vécu cette période sans courant électrique. Noëlla m’a dit qu’au départ elle avait trouvé cela difficile, car elle n’avait pas de poêle à bois lui permettant de chauffer son chez soi, mais que tout s’était bien passé malgré tout.

Par la suite, elle m’a conté que sa voisine était venue lui tenir compagnie et que l’un de ses frères était également venu les voir, son mari et elle. Son fils est descendu de Québec dans la nuit pour lui installer une génératrice. De plus, leur voisin d’en avant leur a proposé de venir chez lui s’ils étaient mal pris, car il avait un poêle à bois.

Noëlla a grandement apprécié ce geste de la part de monsieur Viateur. Finalement, je lui ai demandé si cela aurait été plus facile à la résidence des Aînés plutôt que chez elle à ce moment-là et sa réponse fut sans équivoque, elle préférait être chez elle. Elle a eu beaucoup d’aide de sa famille et de son entourage et s’est ainsi sentie bien malgré cette longue période sans électricité. Alors même si ne pas avoir d’électricité a apporté son lot de péripéties pas toujours positives, on peut voir qu’il n’y a pas seulement eu du négatif et que cela a permis à plusieurs voisins de s’entraider.

Sans électricité, du temps de qualité!

On joue à un jeu de société, on lit, on se raconte des histoires, on dessine, mais par-dessus tout, on profite de ce bon temps pour se retrouver en famille.

Aujourd’hui, la technologie nous entoure énormément. On se retrouve de plus en plus dépendant d’elle. Pour les jeunes qui ont grandi dans ce monde très technologique, les pannes d’électricité savent faire retravailler leur créativité, c’est ce que j’ai pu constater lors de la panne prolongée qui a eu lieu dans mon village.

Être privée de l’énergie électrique pendant de nombreuses heures m’a fait remarquer cette dépendance pour les objets électroniques qui m’entourent. Plus de réseau Internet, plus de réseau cellulaire, plus de téléviseur, cela nous pousse à trouver des activités pour passer le temps.

On joue à un jeu de société, on lit, on se raconte des histoires, on dessine, mais par-dessus tout, on profite de ce bon temps pour se retrouver en famille. La perte de courant engendre aussi des difficultés techniques, par exemple le chauffage des maisons ou encore la préparation de repas. Chez nous, on a chauffé la maison au poêle à bois, mais là où il y a problème, ce sont les maisons qui ne sont chauffées qu’à l’électricité.

La solution est d’attendre que l’électricité revienne en s’emmitouflant patiemment dans des couvertures ou encore en allant chez des personnes qui ont la capacité de se chauffer. Pour ce qui est de la nourriture, je préparais avec ma mère des repas sur le poêle à bois et on faisait chauffer certains plats sur un poêle au propane.  Ainsi, nous avons quand même réussi à bien manger!

J’ai bien aimé mon expérience des trente heures sans courant, mais surtout sans écran. J’ai pu passer du bon temps avec mon frère et toute ma famille. Je suis seulement un peu déçue d’avoir constaté qu’on doit perdre le courant pour voir le temps passer ou pour se retrouver en famille. Alors, maintenant, je profite bien de mon temps et je laisse beaucoup plus les écrans de côté…

Un expert en management rejoint l’équipe du Mont-Édouard.

Louis Gagnon, nouveau membre de l’équipe de direction du Mont-Édouard depuis cet automne, aime les défis.

Louis Gagnon, nouveau membre de l’équipe de direction du Mont-Édouard depuis cet automne, aime les défis. Une chance parce qu’avec son poste aux nombreux mandats, il n’en manque pas ! Les journées passent en effet très vite pour celui qui doit consolider l’école de ski qui appartient désormais à la montagne, gérer les sentiers de ski de fond et de raquettes, développer le mandat de la nouvelle piste homologuée et enfin administrer le secteur haute-route en pleine effervescence avec ses 100 % d’augmentation au niveau de sa clientèle.

« La beauté de la chose, c’est l’organisation, savoir créer de l’employabilité … C’est sûr que c’est un peu la folie, gérer tout ce beau monde-là, gérer cette croissance, beaucoup de nouveaux, mais justement ce matin, on a une réunion au niveau du développement, de la dynamique de groupe et des stratégies organisationnelles, confie Louis Gagnon. »

La piste de compétition n’est pas encore homologuée mais il y a déjà sept camps d’entrainements qui ont pu l’utiliser cette année, dont l’équipe du Québec venue deux fois et qui veut revenir pour une 3e séance d’entrainement. « Le niveau technique propose un excellent défi aux skieurs et avec l’équipe du Québec, on travaille beaucoup en collaboration, dans un processus d’amélioration continue, précise Louis Gagnon. Cela nous donne de la crédibilité, c’est évident et comme ils sont très satisfaits, on peut dire qu’ils s’occupent par la même occasion de notre promotion! »

La piste de compétition n’est pas encore homologuée mais il y a déjà sept camps entrainement qui ont pu l’utiliser cette année, dont l’équipe du Québec.

Au moment d’écrire ces lignes, début février, il y avait déjà eu 1200 visiteurs pour le secteur haute-route alors que l’ensemble de la saison dernière en avait accueilli 1400. Au Mont-Édouard, on vise pour cette année 2500 adeptes de ce nouveau sport qui connait toujours un fort achalandage en février et mars. Les nouveaux développements autour du mont Laure Gaudreault connaissent un grand succès. Louis Gagnon commente : « On est allés chercher des financements, notamment 8 000 $ à la MRC du Fjord-du-Saguenay, pour pouvoir agrandir considérablement le territoire. Ça se parle dans le monde du haute-route et on peut l’observer cette année, le Mont-Édouard est en train de se faire une belle place avec 80 % de sa clientèle qui vient de l’extérieur ! »

Ce qui est particulier à la station du Mont-Édouard, ce sont les autorisations gouvernementales qui permettent de défricher des bandes skiables. Les skieurs ne se retrouvent donc pas uniquement dans des sous-bois et ils se déplacent aussi entre les secteurs, (vallée des géants, Sacré-Cœur et secteur de la Grive) d’où l’appellation haute-route. Il y a actuellement deux refuges mais les projets à plus longs termes en comptent 6, ce qui permettrait de faire une belle boucle sur ce merveilleux territoire.

Les skieurs ne se retrouvent donc pas uniquement dans des sous-bois et ils se déplacent aussi entre les secteurs, (vallée des géants, Sacré-Cœur et secteur de la Grive).

Un client du haute-route paiera 25 $, ce qui lui donnera accès au territoire par la remontée A. Actuellement, 7 personnes y travaillent et les guides font aussi de la patrouille pour rendre le territoire sécuritaire. Ils s’occupent également des refuges qui, pour cette saison, ont déjà 65 jours de réservés. « On offre également le service de transport de bagages et de nourriture, un service à la carte au niveau des refuges : les gens me demandent ce dont ils ont besoin et je regarde ce que je suis capable d’accomplir, poursuit Louis Gagnon. »

Ce nouveau poste dans l’équipe de direction du Mont-Édouard comprend donc plusieurs responsabilités et une cinquantaine d’employés à charge. Louis tient à souligner : « C’est de la gestion certes, mais avec une équipe expérimentée comme celle du Mont-Édouard, motivée et compétente, cela se passe très bien. » L’école de ski représente à elle seule pas moins de 33 moniteurs. Début février on comptait aussi 30 % d’augmentation de la clientèle pour l’ensemble du centre de ski. Le marketing porte ses fruits mais le haute-route amène également des clients pour la station puisque les adeptes arrivent souvent en famille.

Mi-janvier, il y a eu une course provinciale de ski de fond sur le nouveau parcours de 10 km.

Mi-janvier, il y a eu une course provinciale de ski de fond sur le nouveau parcours de 10 km. Louis Gagnon a en effet rajouté une boucle de 4 km avec des dénivelés, ce qui manquait à l’ancien parcours pour pouvoir offrir un challenge intéressant aux coureurs. La course a accueilli plus de soixante participants et de très bons commentaires. Le directeur général des épreuves de Coupe Québec a signifié que l’année prochaine, ce serait la course au complet qui se déroulerait au Mont-Édouard et non seulement une tranche, ce qui signifie environ 300 coureurs.

Le facteur neige est certainement à prendre en considération quand on pense à l’augmentation de la clientèle, mais il ne faut pas oublier la qualité de l’accueil et la sécurité du territoire, tous deux très appréciés dans les commentaires reçus. Un traineau d’évacuation est présent sur chacune des montagnes du secteur haute-route, un plan d’évacuation est déjà déterminé et toute la logistique qui se fait à partir de la base est bien en place.

« C’est sûr que des projets j’en ai plein mais la priorité actuellement, c’est avant tout de gérer notre forte croissance … et c’est un beau défi ! » conclut Louis Gagnon qui court vers une autre journée remplie de surprises et de défis.

 

Victorien Côté et Florence Lavoie, que du bonheur !

S’ils ont laissé le Transmontagne depuis plus de 25 ans maintenant, Florence Lavoie et Victorien Côté restent toujours très impliqués dans la communauté. C’est peut-être de là qu’il vient aussi, ce sentiment de bonheur tranquille que l’on ressent en les rencontrant !

Le 21 juillet 1954, Victorien Côté de L’Anse-Saint-Jean et Florence Lavoie de Petit-Saguenay se mariaient. 62 années plus tard, entourés de leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, la vie continue de les gâter. « On a de l’agrément, les enfants sont proches de nous, on est en santé et on est encore dans notre maison ! On est chanceux, on a encore tout notre génie ! s’exclame Florence Lavoie. »

Florence est née il y a maintenant 86 ans à Petit-Saguenay, dans la maison à côté de l’Auberge du Jardin. « Mon père était journalier. Nous autres, on n’était pas riches ! Mais il n’y en avait pas beaucoup de riches dans ce temps-là ! On restait voisins d’un cultivateur et on trouvait qu’eux autres, ils avaient du lait, du beurre, de la viande alors que nous, il fallait l’acheter, se souvient madame Lavoie. »

Après avoir été jusqu’en 9e année, celle qui aimait bien l’école s’en va travailler comme préposée au bénéficiaire à Saint-Jean de Dieu, l’hôpital psychiatrique de Montréal. L’asile accueillait alors 5000 personnes et chaque préposée était responsable d’une salle de 100 malades. « Il y avait une sœur qui habitait au pied des côtes à L’Anse-Saint-Jean, sœur Ernest. L’été elle venait recruter, elle cherchait des filles pour travailler avec elle à Montréal, apprend-on en écoutant Florence Lavoie se souvenir. »

Florence Lavoie devant l’hôpital Saint-Jean de Dieu.

Passer de la vie à Petit-Saguenay à un dortoir de 60 filles qui travaillent à l’hôpital, voilà toute une transition ! Celle qui semble ne pas avoir été bousculée de la situation commente : « Moi où est-ce que je raccrochais mon chapeau, j’étais chez nous ! J’étais pas ennuyeuse. »

Florence Lavoie a travaillé 5 années à Saint-Jean de Dieu et revenait l’été à Petit-Saguenay. C’est d’ailleurs un de ces étés qu’elle rencontre Victorien Côté. « J’ai été élevé ici, au pied des côtes, à L’Anse-Saint-Jean. On avait une ferme, avec des vaches, un poulailler, des cochons. J’ai toujours travaillé sur la ferme et l’hiver je faisais les syndicats, dans le bois, raconte Victorien du haut de ses 87 années bien occupées. Quand j’ai rencontré Florence, je suis allé deux fois à Montréal la visiter. »

Le père de Victorien, Conrad, a travaillé 42 ans pour les Price, il était gardien de saumon. Et l’hiver, il allait dans le bois comme les autres, et puis ce sont ses fils qui ont pris la relève.

Quand Florence et Victorien se sont mariés, les beaux-parents sont restés vivre 13 années avec eux. Conrad s’occupait de la ferme pendant que Florence élevait ses six enfants. Quand le père est devenu plus vieux, Victorien a arrêté le syndicat : « J’avais des lots icitte, alors je faisais du bois sur la terre avec mon cheval et je m’occupais de la ferme. »

Quand son père est devenu plus vieux, Victorien a arrêté le syndicat pour s’occuper de la ferme.

C’est en 1972 que le couple décide de s’occuper du Transmontagne, un relais de motoneigistes sur le chemin de la Zec de L’Anse-Saint-Jean. À cette époque les gouvernements donnaient des subventions pour construire des relais de motoneige. Victorien a travaillé sur les sentiers et c’est avec le bois ramassé que le Transmontagne a été construit par les gens du village.

« J’ai commencé pour un soir, commente Victorien … et on est restés là 20 ans ! poursuit Florence. La première fin de semaine, on a fait un cash de 35 $. À 10 cents la liqueur, ça en fait du monde ! »

À cette époque, il y avait le Colibri, la salle de danse au coin des routes, le club nautique à la marina, un bar au cœur du village et le Transmontagne et ça se remplissait toutes les fins de semaine ! Florence se rappelle : « Ici la maison était pleine, quand on a 6 enfants, pis que le voisin en 9 ou 10, ça fait qu’on n’avait pas de misère à remplir la place ! Il n’y avait pas la télévision non plus ! Quand on a eu la télévision, mon plus vieux, Urbain, avait un an, ça fait 59 ans et on avait juste le poste de Rimouski ! Certaines fins de semaine, on avait jusqu’à 3 noces mais maintenant ça se marie plus ! »

S’ils ont laissé le Transmontagne depuis plus de 25 ans maintenant, Florence Lavoie et Victorien Côté restent toujours très impliqués dans la communauté. C’est peut-être de là qu’il vient aussi, ce sentiment de bonheur tranquille que l’on ressent en les rencontrant !

La saga du toit de la patinoire de Saint-Félix

À la séance du Conseil municipal de Saint-Félix d’Otis, tenue le 16 janvier dernier, des citoyens vraiment mécontents sont venus se plaindre que la patinoire n’était toujours pas prête. En effet, la compagnie qui a obtenu le contrat de construction du toit n’avait pas livré l’équipement à la date prévue soit le 23 décembre 2016. Les jeunes et les ados n’ont donc pu ni patiner, ni jouer au hockey durant le congé des Fêtes.

Un retard dans la construction du toit couvrant la patinoire avait empêché l’utilisation de la glace car les nouvelles bandes avaient été enlevées pour faciliter le travail des employés de Log Home, la compagnie qui a obtenu le contrat.

Cette installation, rare dans la région, et même au Québec, fut obtenue dans le cadre d’un programme fédéral d’aide aux infrastructures, PIC Canada 150. Le coût du toit lui-même est de 270 000 $. Cette demande faite au fédéral comprenait également l’achat de deux jeux de palets américains, la réalisation d’un skate parc, la réparation du terrain de balle et l’installation d’un mur de pratique dans l’enceinte des cours de tennis.

Le montage financier de ces nouvelles installations municipales se découpait ainsi : 150 000 $ de Développement Économique Canada (PIC 150), 80 000 $ venant du fond de développement de la MRC (2016-2017), 50 000 $ fournis par la municipalité et enfin 20 000 $ de la Commission des Loisirs.

En ce début février, après 25 couches de glace, la patinoire est prête à recevoir les amateurs de glisse.  Au printemps, il restera des travaux de finition pour le toit soit le plafond dans lequel de l’éclairage sera intégré ainsi que des colonnes de son qui permettront aux patineurs de s’adonner à leur sport préféré en musique.

Jeudi, le 2 février, les deux équipes de baseball poche qui s’affrontaient dans le Chalet des Loisirs, ont vu Carl Brisson et Pierre Gagné, les deux employés de la municipalité diriger le jet d’eau sur les bords des bandes pour peaufiner cette surface qui sera parfaite jusqu’après le congé de la relâche. Bien que n’étant pas éclairées directement, c’est à travers la lumière bleutée des nouveaux luminaires que l’on voyait les gouttes d’eau se déposer également sur les couches déjà gelées.

Ouf ! J’ai bien hâte d’essayer mes nouveaux patins.

Enfants Fjord annonce un concours pour les familles

C’est avec joie que le regroupement Enfants Fjord en collaboration avec les comités familles du Bas-Saguenay et les organismes communautaires familles de La Baie, vous présente le concours « P’tite vie… d’famille! »

On le sait, la vie de famille c’est beau mais pas toujours de tout repos! Afin de relever les petits ou grands défis du quotidien, certaines familles ont trouvé des trucs pleins de gros bons sens ou des idées pratiques et originales pour traverser ces moments plus facilement.

Vous êtes l’une de ces familles, traditionnelles, monoparentales, recomposées ou homoparentales … ? Ou bien vous en connaissez une ?

Partager avec d’autres parents, leurs « bons coups » ou vos « bonnes idées » pour mieux vivre certains passages comme l’entrée à la maternelle ou à la garderie du tout-petit, les rituels réconfortants ou amusants pour calmer les grosses crises, garder l’équilibre entre la vie de couple, la famille et le travail, etc.

Toutes les bonnes idées seront affichées sur la page Facebook d’Enfants Fjord. Une famille, pigée au hasard par le comité famille de sa municipalité, remportera des bons d’achat gracieusement offerts par des commerces de sa localité. De plus, sa « p’tite histoire » sera publiée dans les journaux locaux du Bas-Saguenay.

Déroulement du concours « P’tite vie … d’famille ! »

Complétez la fiche d’inscription disponible dans les commerces participants, la Joujouthèque ou la bibliothèque de votre municipalité ou sur la page Faceboook d’Enfants Fjord, avant le 31 mars 2017. Vous pourrez la redéposer dans la boîte spécialement conçue pour ce concours à l’un ou l’autre de ces lieux.

Participez en grand nombre et faites rayonner les bonnes idées des familles de La Baie et du Bas-Saguenay

Un grand prix sera tiré à l’automne parmi toutes les familles inscrites au concours avant le 31 mars 2017.

4 ans déjà pour l’Auberge du presbytère de Rivière-Éternité

Du nouveau cet hiver : l’Auberge offre maintenant des déjeuners le samedi et dimanche de 8 h à 11 h.

L’Auberge située au cœur du village est un endroit où, en plus de la restauration et de l’hébergement, différentes activités sont organisées. Elle devient ainsi un lieu de belles rencontres amicales. Par exemple, à l’automne, des mardis après-midi pour les 60 ans et plus ont été organisés par Gabrielle Desrosiers avec la collaboration de différentes personnes ressources; pour la troisième année, un «Marché de Noël» eut lieu début décembre et donnait l’occasion d’une belle vitrine aux artisans locaux; sans oublier, la Boutique de laine, ouverte tous les jours, où vous pouvez vous procurer une grande variété de balles de laine et de fils à tricoter et de patrons gratuits.

L’Auberge du presbytère accueille aussi des bénévoles du Réseau international Workaway. Ces voyageurs viennent y passer un séjour dans le but d’un échange culturel et de partage d’expériences.  En contrepartie, ils donnent un coup de main à l’aubergiste et offrent un service de garde en son absence. Ils sont très appréciés et permettent aux résidents et aux touristes qui les côtoient de voyager également à travers eux. Il est toujours difficile de les voir repartir vers un ailleurs lorsqu’ils quittent l’Auberge après un séjour de quelques semaines.

L’Auberge du presbytère est une entreprise administrée par un comité de bénévoles, les administrateurs étant les membres de la Corporation de développement économique. Tous les efforts sont mis en action pour améliorer constamment son fonctionnement, avec beaucoup d’énergies et de bon vouloir. Avec un budget restreint, ce qui veut dire lentement… mais en gardant toujours comme objectif de créer une entreprise durable, tout en demeurant un lieu de rassemblement chaleureux au cœur du village.

Les employées de l’Auberge sont Isabelle Gagnon, l’aubergiste principale, ainsi que Valérie Pelletier et Anne-Frédérique Houde à temps partiel.

Du nouveau au presbytère ! par Marie-Joëlle Côté

Nichée au creux des collines, au cœur du magnifique village de Rivière-Éternité, l’auberge du presbytère offre aux passants un accueil chaleureux dans une ambiance champêtre.

Du nouveau cet hiver : l’auberge offre maintenant des déjeuners le samedi et dimanche de 8 h à 11 h. Pour bien débuter la journée, laissez-vous tenter par notre nouveau menu déjeuner des plus savoureux ! L’auberge offre également le service de resto-relais jusqu’à la fin mars qui permet à tous de venir déguster un bon repas de 11 h à 14 h, 7 jours par semaine.

Nos aubergistes sur place sont prêts à accueillir les touristes, les amateurs de sports, sans oublier les motoneigistes qui peuvent venir nous visiter directement par le sentier #383. L’auberge du presbytère offre un hébergement confortable et abordable, situé aux portes du parc national du Fjord-du-Saguenay.

Le plan d’urbanisme de la municipalité de Saint-Félix-d’Otis soumis à un référendum

Le chalet des loisirs de Saint-Félix-d'Otis accueillait plus d'une centaine de personnes lors de la séance d'information concernant son nouveau plan d'urbanisme.

Samedi le 4 février se déroulait devant plus de 100 personnes une séance d’information sur le nouveau schéma d’aménagement d’ensemble que la municipalité de Saint-Félix-d’Otis se doit d’adopter le plus rapidement possible pour se conformer aux directives du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) et de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Étant donné les préoccupations de plus en plus perceptibles sur l’aménagement du territoire et sur les enjeux environnementaux du développement des municipalités, le gouvernement du Québec a interpelé tous les conseils municipaux afin que leurs politiques de développement soient revues et s’adaptent aux nouvelles réalités d’occupation du territoire.

À Saint-Félix-d’Otis, l’urbaniste Julie Simard fut engagée pour refaire le plan d’urbanisme en conformité avec le schéma d’aménagement d’ensemble de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Ses propositions de réaménagement ont été acceptées par les deux paliers de gouvernement, ainsi que par les membres du conseil municipal. C’est à l’étape de l’approbation par les citoyens que certains ont demandé la tenue d’un référendum, concernant plus précisément le plan d’urbanisme et le règlement de zonage.

« Le référendum, c’est bien que cela fasse partie de la vie municipale, mais il faut véhiculer la vérité pour que cela reste un processus démocratique efficace, précise Pierre Deslauriers. À la municipalité, on croit au développement, à la vitalisation et c’est avec des structures permettant à de nouvelles familles de s’installer qu’on y arrive, continue le maire de Saint-Félix tout en s’étonnant que le plan d’urbanisme ne passe pas non plus. C’est très surprenant, parce qu’un plan d’urbanisme à la base, c’est des vœux, des orientations mais cela ne fait aucunement office de texte de lois. »

Pour pouvoir avoir le droit de se construire à Saint-Félix-d’Otis en dehors des zones de villégiatures et des chemins municipaux, il faut actuellement posséder, dépendamment du lieu, 24 ou 10 hectares, un règlement qui date de 1992. « 24 hectares, c’est plus que la moitié d’un lot, c’est énorme, explique Pierre Deslauriers. De son côté le gouvernement exige un minimum 4000 m2 de terrain hors zone de villégiature pour pouvoir se construire. Nous, avec notre nouveau règlement de zonage, on propose 2 hectares, c’est-à-dire 20 000 m2, ce qui est 5 fois plus que la norme provinciale ! »

Avec ce nouveau règlement de zonage, il en sera de même autour de tous les lacs, 2 hectares suffiront pour pouvoir se construire mais cela devra se faire à 500 pieds de l’eau. Il est donc facile de comprendre que la qualité de l’eau et des paysages est prioritaire aux yeux de la municipalité.

L’école de Saint-Félix connait avec son projet plein-air une augmentation marquante de sa clientèle, le directeur Claude Tremblay vient de déposer un projet d’agrandissement, le toit nouvellement construit au-dessus la patinoire valorise les attraits de la municipalité, le contexte semble des plus favorables au développement de la municipalité.

« Les gens qui viennent s’établir en campagne ne veulent pas nécessairement s’installer en périmètre urbain. Et si on veut que notre municipalité soit vivante et attrayante pour de nouvelles familles, il faut savoir adapter notre territoire. C’est collectivement qu’on est fort ! D’ailleurs, quelle que soit votre opinion, j’invite le plus de monde à venir voter, c’est ce qui tient la démocratie en vie ! » conclut avec enthousiasme Pierre Deslauriers.

Le Défi des 100 ans revient pour une deuxième édition au Mont-Édouard

C’est la 2e édition de ce grand rendez-vous familial d’activités de raquettes, de ski de fond et d’animations qui se tiendra au Mont-Édouard, dimanche le 26 février.

Le but du défi est de faire toutes sortes d’activités non motorisées (et n’utilisant pas les remontées mécaniques) en famille et en réunissant les générations. La raquette, le ski de fond sont les activités phares, mais le patinage, la marche, le fat-bike ou tout ce qui fait bouger à l’extérieur sont les bienvenus.

Chaque 15 minutes d’activités faites ensemble donne 4 cubes à l’équipe et celle qui en ramassera le plus cette journée courra la chance de gagner un bon repas en famille à L’Islet sur la montagne. Il y a moyen de gagner des cubes supplémentaires : équipe de 100 ans et plus : +10 cubes; faire 2 activités ou plus : +10 cubes. Idéalement une équipe de 4 personnes devrait être formée de 2 adultes (un parent et un grand-parent) et 2 enfants dont les âges cumulés atteindraient 100 ans, mais nous invitons toutes les familles sans conditions.

Dans le déroulement de la journée, on commence par l’épreuve familiale préférée des 0-5 ans : la course des traineaux Enfants-Fjord ! Les parents sont invités à tirer leurs enfants en traineaux sur un circuit facile et ludique. Ce tracé démarre du chalet principal, se rend jusqu’à la pente-école, la montée peut se faire à pied (plus rapide) ou en tapis magique (plus facile) et descente tous ensemble dans le traîneau pour un retour vers le chalet. Il est possible de faire jusqu’à 4 boucles durant la ½ heure de l’épreuve qui commence à 10h.

Un atelier Vie Active-Ratatam sera organisé par la suite dans le local du bar : un groupe d’ainés de L’Anse sera présent pour faire quelques mouvements de gymnastique douce et les enfants seront invités à les accompagner dans leurs exercices. Une collation sera offerte à la suite de tout ceci pour tous les participants de ces activités.

La journée d’activités se clôturera à 15h et nous appellerons tous les participants à participer à la remise des prix.

Les nombreux prix de participation devraient motiver les équipes à s’inscrire (coup d’inscriptions : 5$/équipe) : un fat-bike junior (commandite de Sports-Experts), 2 lots de raquettes adultes et enfants (commandite conjointe de La Petite École et Home Hardware de L’Anse), des certificats cadeau Sports-Experts, des passes journalières familiales au Mont-Édouard et encore plus. Ces prix seront tirés au sort parmi les équipes ayant participé.

On trouve toute l’information à jour sur montedouard.com/defi100ans

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