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Une agente de milieu qui tisse des liens entre les générations

Une belle assemblée est venue participer à la première fête des grands-mères de Rivière-Éternité.

Depuis le début de l’année 2016, Gabrielle Desrosiers travaille comme agente de milieu auprès des aînés du Bas-Saguenay. En septembre, elle s’est vue attribuer un nouveau mandat auprès des 0-5 ans, qui complète son poste d’une dizaine d’heures par semaine. Elle est donc désormais une vraie agente intergénérationnelle !

Ce changement a-t-il affecté son mandat et sa façon de travailler ? « C’est sûr que de travailler auprès des aînés et de penser et agir pour les 0-5 ans avec Enfants-Fjord, ça fait qu’on garde toujours une porte ouverte. Dans les activités parents-enfants, les grands-parents sont également invités à participer », explique Gabrielle Desrosiers.

Avec son travail d’intervenante de milieu, Gabrielle Desrosiers partage sa connaissance des ressources communautaires et fait de nombreuses références auprès des aînés. En s’impliquant depuis septembre dernier avec les 0-5 ans, le spectre de ses actions s’élargit. Cela lui permet d’organiser des activités avec les tout-petits, les parents et les grands-parents, en collaboration avec des organismes partenaires d’Enfants-Fjord. Une première activité intergénérationnelle de décoration de citrouilles a ainsi été organisée à Saint-Félix-d’Otis où la Maison des Familles de La Baie est venu donner un cours de cuisine.

Gabrielle Desrosiers et Sandra Noël d’École-Communauté collaborent sur des projets intergénérationnels.

La fête des grands-mères de Rivière-Éternité est un autre bel exemple de ce genre de partenariat. En collaboration cette fois avec Sandra Noël du comité École-Communauté, cette activité avec les élèves de l’école Marie-Médiatrice avait souligné l’importance qu’ont les grands-parents dans la municipalité. Cette belle initiative devrait se propager dans les autres municipalités du Bas-Saguenay.

On peut bien sûr se demander si de telles initiatives sont vraiment nécessaires dans les milieux ruraux où les liens familiaux sont encore tissés serrés. « Au Bas-Saguenay, on voit de jeunes familles s’installer alors que des jeunes d’ici vont s’établir ailleurs, donc oui, les activités intergénérationnelles permettent de bâtir des ponts, les aînés apprivoisent ainsi le nouveau visage de leur village et les nouveaux arrivants, souvent loin de leur noyau familial, font connaissance avec des grands-parents d’ici qui ont toujours beaucoup d’amour à donner », souligne Gabrielle Desrosiers.

« C’est une richesse pour les familles qui viennent s’établir ici d’avoir un contact avec les aînés, parce qu’il y a quand même un folklore particulier au Bas-Saguenay, une manière de faire les choses, une cuisine, un tempérament, des astuces », poursuit celle dont la mission reste avant tout de savoir s’adapter aux besoins de la communauté. Au-delà des liens créés entre les générations, son travail l’amène à définir comment certaines nécessités se rejoignent. Ainsi des ateliers sur les droits en santé seront offerts à tous cet hiver au Bas-Saguenay. Car si les aînés vont souvent chez le médecin, les jeunes familles aussi !

« Dès que je vois un nouveau service qui se met en place, je pense plus large, comme pour Moisson Saguenay. Effectivement il y avait un besoin au niveau des aînés, les pensions de vieillesse n’augmentent pas, ne suivent pas l’inflation, mais du côté des salaires des jeunes familles, c’est pareil ! »  souligne celle qui travaille également à créer des liens entre les comités familles des municipalités du Bas-Saguenay.

En partageant les bons coups, les différents comités ou organismes communautaires gagnent en expertise. Ainsi quand l’APRS travaillait à mettre en place le service de Moisson Saguenay, Gabrielle Desrosiers est allée chercher des outils auprès des Bénévoles de Saint-Félix qui offrent ce service depuis de nombreuses années. Quand les organismes du milieu travaillent ensemble, c’est la qualité de vie de la population du Bas-Saguenay au complet qui est améliorée.

Un sportif de rue fort sympathique!

Louis-David Lebel se déplace pour initier des activités sportives et faire bouger les jeunes entre les villages de Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean, Rivière-Éternité et Saint-Félix-d’Otis.

Ce jeune homme de 23 ans est originaire de Saint-Jean-de-Dieu, près de Rivière du Loup. Dès son jeune âge, il s’implique bénévolement dans sa communauté lors des festivals, des tournois de hockey ou de volley-ball. Depuis 4 ans, il fait partie de l’équipe d’animation super dynamique du Village-Vacances Petit-Saguenay. Plusieurs le connaissent sous le nom de Dix-Quatre. En 2015, il termine une technique d’intervention en loisirs au cégep de Rivière-du-Loup. Charmé par l’environnement du Bas-Saguenay et de ses habitants, il a le goût de s’installer dans le coin pour passer l’hiver. « C’est tellement plaisant par ici, les gens sont extrêmement chaleureux, malgré la distance des grands centres, il y a plein d’activités à faire.»

Voici donc une excellente recrue pour initier le projet de sportif de rue sur le territoire, un projet réfléchi par la Table de concertation jeunesse du Fjord et supporté par la Table jeunesse du Bas-Saguenay dans le but d’aider les jeunes à acquérir de saines habitudes de vie. Saviez-vous que d’après le Portrait de santé 2014 de la population du territoire de La Baie et du Bas-Saguenay, les hommes vivent 2 ans de moins qu’ailleurs au Québec ? Ces 2 ans à gagner sont une alarme pour motiver chacun de nous à bouger, bien manger, ne pas fumer, diminuer sa consommation d’alcool, prendre soin de soi, enfin acquérir de saines habitudes de vie!

Louis-David a pour mandat de mobiliser les jeunes à l’extérieur et dans les établissements autour de l’activité physique. Il espère que les jeunes profiteront de sa présence pour participer, mais aussi s’impliquer dans des activités pouvant varier : mini-basket, ballon balai, sorties en plein air, raquettes, excursions nocturnes… Même s’il déborde d’imagination, il est très ouvert à ce que les jeunes et moins jeunes lui proposent de nouveaux sports. Tous peuvent le suivre sur Facebook à Lou Sdr (Sportif De Rue). Il invite aussi les parents qui ont le goût de s’impliquer à se joindre à son défi de faire bouger les jeunes au moins une fois par semaine dans chacune des municipalités.

Pour plus d’informations : Maison des jeunes du Bas-Saguenay, (418) 272-2294

Investissement de 150 000 $ : Les Semences Saguenoises se modernisent

Jérôme et Robin Boudreault, co-propriétaires des Semences Saguenoises, posent fièrement à l'intérieur de leur nouvelle serre.

Quand les frères Robin et Jérôme Boudreault ont lancé leur entreprise de production de pommes de terre de semences en 1994, ils ne s’imaginaient certainement pas qu’ils cultiveraient un jour l’essentiel des terres agricoles disponibles dans le rang Saint-Étienne de Petit-Saguenay. Ayant presque atteint sa capacité de production en champs, l’entreprise a donc investi pour augmenter sa capacité de production de pommes de terre en serre.

De 10 acres à ses débuts, la production est tranquillement passée à 280 acres, dont 95 sont utilisés chaque année pour la culture des pommes de terre. Comme l’explique Jérôme Boudreault, « la première année, on avait dix acres en champs. On a acheté plusieurs terres depuis. Chaque année on agrandissait les champs de 4-5 acres. Mais là on achève, on est rendu aux montagnes. »

La production des Semences Saguenoises est toutefois limitée par l’espace disponible, parce que les pommes de terre sont cultivées dans un système de rotation des cultures qui inclut également une année d’avoine et une année de sarrasin. C’est donc dire que seulement le tiers des champs est utilisé pour la production de pommes de terre, soit environ 95 acres.

Un malheur transformé en opportunité

Lorsque les deux serres des Semences Saguenoises se sont effondrées sous le poids de la neige en décembre 2015, les propriétaires y ont donc vu une opportunité de moderniser leurs installations et d’accroitre la capacité de production de leur entreprise. En effet, la nouvelle serre fonctionne avec un système hydroponique qui permet de produire au moins 10 fois plus de semences que l’ancien système.

Auparavant, après la phase de production de semences en serre, les pommes de terre devaient être cultivées en champs pendant 2 ou 3 années pour atteindre la capacité de production de l’entreprise. Avec le décuplement du nombre de semences produites en serre, les 95 acres de terres disponibles seront donc couverts plus rapidement. Ainsi, les pommes de terre pourront être commercialisées après seulement 1 ou 2 années de culture en champs.

Jérôme Boudreault entrevoit également d’autres possibilités : « On pourrait maintenant vendre une partie des tubercules nucléaires produits en serre sur le marché, sans avoir besoin de faire de la culture en champs. Avec le nouveau système de chauffage, on pourrait aussi peut-être faire 2 productions en serre par année, plutôt qu’une seule. Avec nos nouveaux équipements, on est aussi capable de baisser pas mal le prix de vente. »

La construction de la nouvelle serre représente un investissement de 150 000 $. L’entreprise, qui emploie entre 5 et 10 employés selon la saison, a déjà procédé à l’embauche de deux nouvelles personnes et pourrait allonger la saison de ses employés, voire faire de nouvelles embauches si elle décide de poursuivre sa saison de production en serre. Depuis 2 ans, les frères Boudreault sont aussi associés avec Patates Dolbec, le plus gros producteur de pommes de terre au Québec, qui a pris une participation minoritaire dans l’entreprise. L’avenir semble donc prometteur pour l’entreprise de Petit-Saguenay !

Un toit sur la patinoire de Saint-Félix

Les plans de la toiture qui devrait être posée pour le temps des fêtes.

L’an passé, les bénévoles de la commission des loisirs ont enfin réussi à changer les bandes de la patinoire (qui en avaient bien besoin). Très enthousiastes devant cette réussite, ils ont concocté, en étroite collaboration avec les autorités municipales, un plan pour doter cette patinoire d’un toit grâce à une subvention dans un programme fédéral. Toutefois, la commission des loisirs aura une part d’argent à donner pour le paiement de cette installation, c’est pourquoi diverses activités de financement sont prévues pour venir en aide à ces bénévoles qui y mettent tout leur cœur et surtout qui y croient.

Cet emplacement de glisse ne deviendra pas un aréna, mais comme il n’y aura pas de mur, l’air et le vent pourront passer. Heureusement que la patinoire est à côté du chalet des loisirs, cet édifice municipal construit il y a une quarantaine d’années, qui arrêtera les vents d’ouest, dominants sur les bords du lac Otis.

Ce toit est un grand avantage pour les amateurs de patinage car il y aura beaucoup moins de neige qui s’accumulera sur la glace, mais pas mal sur le toit lui-même. C’est pourquoi de la lourde machinerie fut utilisée afin de creuser tout autour de la surface de la patinoire et permettre ainsi une installation solide et sécuritaire de ce toit que l’on veut définitif.

À la suite d’un appel d’offres, la compagnie Log Home fut choisie pour cette construction. Les propriétaires ont promis que cela serait terminé avant le congé des fêtes, pour permettre à nos citoyens d’utiliser enfin une glace protégée, sans avoir à nettoyer la patinoire de la neige qui s’y est accumulée à la suite d’une bordée. Le conseil municipal et sa direction ont confiance en cet échéancier, car c’est la même firme qui a livré le kiosque à musique en août dernier, sans une journée de retard.

Il serait souhaitable que les citoyens de Saint-Félix s’accaparent ce nouvel équipement pour se maintenir en forme et en santé. Avec le gym, la piste de marche et les stations d’exercices qui l’agrémentent, parcours que l’on songe actuellement à maintenir ouvert pour les mois d’hiver, on peut dire que les citoyens ont de quoi faire.

Tissés serrés au Bas-Saguenay!

Le 30 septembre dernier, 147 personnes se rassemblaient au Centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité pour la seconde édition Tissons des liens humains au Bas-Saguenay.

Le 30 septembre dernier, 147 personnes se rassemblaient au Centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité pour  la seconde édition Tissons des liens humains au Bas-Saguenay. Cet  événement conviait la population aînée de toutes les municipalités du Bas-Saguenay Sud à se réunir pour des activités sous le thème de l’estime de soi.

Vers 9h, les participants commençaient à arriver en autobus réservés pour l’occasion et en transport adapté. La journée s’est initiée par une visite libre des kiosques présents : 36 organismes et entreprises offrant des services aux personnes aînées de la région ont accepté l’invitation de participer à l’événement. Les kiosques couvraient donc des thématiques aussi variées que l’alimentation, le soutien psychologique, la santé, la justice, les loisirs et la culture!

Dolande Fortin, conseillère municipale de Rivière-Éternité, a introduit les activités thématiques de la journée d’un mot de bienvenue. Puis, Nathalie Sergerie, dynamique animatrice de l’événement, a cédé la parole au président d’honneur, Gilles Labbé. Il nous a livré un touchant discours reposant sur son expérience de plus de 32 ans en tant que pharmacien au Bas-Saguenay. « L’estime de soi, disait-il, je vois ça comme un gros coffre qu’on aurait dans le coin de notre chambre à coucher. Tous les soirs, on  mettrait tous les Merci !, les Bravo! et  les Félicitations !  qu’on a pu recevoir au cours de la journée.  J’imagine que c’est comme ça, graduellement, qu’on acquiert le sentiment qu’on est quelqu’un et qu’on développe notre confiance.»

«Et, poursuivait-il, ça commence très jeune. N’ayez d’ailleurs pas peur de féliciter vos enfants et petits-enfants et de les encourager quand ils posent de bons gestes. Vous contribuerez à garnir leur coffre. C’est ainsi qu’ils développeront leur confiance et ne craindront pas de se prendre en main le moment venu!».

C’est bien connu, les émotions ouvrent l’appétit. Heureusement pour les participants, un bon repas préparé par l’épicerie Amyro de L’Anse-Saint-Jean les attendait! Suite à quoi, une activité de yoga du rire a réveillé l’énergie et la bonne humeur de tous avant la tenue du cabaret de l’estime de soi présenté par la troupe de La comedia de la Ria. Cette troupe de talentueux comédiens venus d’Alma a su aborder avec beaucoup d’humour et de délicatesse les défis que présente l’estime de soi au quotidien. La sagesse populaire de la Baragouine, la cousine du Saguenaienne de la fameuse Sagouine, nous a bien fait rire, tout en nous rappelant qu’il n’y a pas d’âge pour les nouveaux projets. Chantons en cœur nous aussi : «Je veux toute toute toute la vivre ma vie»!

Mme Louiselle Tremblay et Mme Fernande Tremblay ont beaucoup apprécié la journée.

Pour clôturer cette belle journée, l’abbé Daniel Leclair est descendu de Québec expressément pour revoir la population du Bas-Saguenay et lui partager son expérience d’intervention à la Villa Ignatia par le renforcement de l’estime de soi.

Si cet événement, le transport et le repas ont pu être offerts gratuitement aux participants, c’est grâce aux nombreux et généreux partenaires qui y ont cru! Et si cette seconde édition de Tissons des liens humains au Bas-Saguenay a vu le jour, c’est surtout grâce au comité organisateur de l’événement qui a mis la main à la pâte avec cœur pour concocter ce bel événement!  Ce comité était composé des présidentes des FADOQ de chaque municipalité impliquée, de la coordonnatrice de L’APRS, du groupe d’action communautaire de Ferland-et-Boilleau, des Bénévoles de Saint-Félix-d’Otis, de l’agente de développement de Rivière-Éternité, de l’adjointe administrative de Saint-Félix-d’Otis et de l’intervenante de milieu auprès des aînés.

Les commentaires reçus des participants et des gens qui ont tenu des kiosques à l’événement sont éloquents :

«Excellent, divertissant, valorisant!» -une participante

«Il me semble que la participation des gens a été encore meilleure que l’an dernier. Il y a eu une période de fort achalandage qui nous a permis de rencontrer beaucoup de gens mais toujours dans une atmosphère conviviale.» -Dany Desbiens, Service Budgétaire

«Très belle journée. Parfait sur toute la ligne. Un gros merci!» -une participante

«C’est un événement extrêmement bien organisé, dynamique et qui répond aux besoins des personnes aînées, à savoir de mieux connaître les ressources disponibles.» -Christian Bergeron, Table régionale contre la maltraitance envers les personnes aînées

«Super! Longue vie! À l’an prochain.» -Un participant

Ainsi, une troisième édition s’esquisse déjà à l’horizon pour l’automne 2017…  Tissons des liens humains au Bas-Saguenay est bel et bien en voie de devenir une tradition annuelle pour la population aînée du Bas-Saguenay!

Les Ateliers Bois de Fer inaugurent leurs nouveaux ateliers

Martin Desbiens, David et Didier Gaudreault dans leur nouvelle salle de montre, située au cœur du village de Petit-Saguenay.

Les cousins Didier et David Gaudreault ont démarré leur entreprise de fabrication qui allie le bois et le fer forgé il y a à peine 3 ans et déjà celle-ci est en pleine expansion. C’est pourquoi ils s’installent au cœur du village, dans l’ancienne épicerie de la Coop de consommation.

Au tout début de leur aventure, Didier et David Gaudreault ont dû composer avec la faible superficie de leurs ateliers. Avec l’achat d’équipements de gamme commerciale, l’embauche d’un employé et le développement de leurs marchés, les besoins se sont toutefois fait sentir assez rapidement. Leurs installations ne convenaient tout simplement plus.

Comme l’indique Didier Gaudreault : « On manquait d’espace, on n’avait pas de salle de montre. Le fait d’être dans le rang Saint-Louis, ça nous limitait. On perdait une partie de la clientèle à cause de ça. Quand t’accueille un client dans une boutique avec une salle de montre, c’est plus crédible. Le lien de confiance est direct. Avant ça faisait un peu broche à foin. »

Une salle de montre de 1 000 pieds carrés a été aménagée en devanture, où tous les modèles de table et les nombreux produits dérivés seront exposés.

C’est pourquoi ils ont acquis le bâtiment laissé vacant depuis le déménagement de la Coop de consommation sur le site de l’ancien poste d’essence. Le bâtiment, en plus d’avoir un positionnement stratégique, leur permet de quadrupler leur espace de travail et de développer une meilleure synergie entre les deux artisans. « Avant on travaillait dans nos maisons. Il y avait des avantages d’être à domicile, mais le client arrivait toujours chez nous, ce qui le mettait mal à l’aise. Ça amenait aussi des problèmes de communication. C’était toujours compliqué de prendre des mesures. C’était vraiment inefficace en fait, souligne David Gaudreault. »

Le bâtiment a été retapé au complet, de la fondation à la toiture.

Le bâtiment a donc été retapé au complet, de la fondation à la toiture : isolation, électricité, plomberie, ouvertures, ventilation, revêtements et finition. Évidemment, les artisans ont privilégié l’utilisation du bois dans tous les travaux. Comme l’explique Didier Gadureault : « C’est notre marque de commerce, on ne pouvait pas faire autrement ! Le revêtement extérieur, les plafonds, les poutres, les portes, tout est en bois. »

Les nouvelles installations sont beaucoup plus fonctionnelles. Une chambre de peinture a ainsi pu être aménagée. L’entrepôt de la Coop a été conservé et le quai de déchargement favorisera grandement les livraisons de matériaux et de produits finis. Tous les aménagements intérieurs ont aussi été pensés pour favoriser l’efficacité et permettre des développements futurs. De plus, une salle de montre de 1 000 pieds carrés a été aménagée en devanture, où tous les modèles de table et les nombreux produits dérivés seront exposés. Des fenêtres donnant sur les ateliers permettront également à la clientèle d’observer les artisans en pleine action.

Une entreprise en pleine expansion

Avec ses nouvelles installations, l’entreprise peut maintenant répondre à la demande, qui ne ralentit pas. Avec une clientèle qui est pour le moment surtout résidentielle et à 90% dans la région, le potentiel demeure énorme. Les deux artisans pensent d’ailleurs déjà à embaucher : « Avec la machinerie qu’on a achetée au début, on n’a pas besoin de changer grand chose pour augmenter la production, explique David Gaudreault. Il y a aussi de la place pour installer d’autres équipements et doubler la capacité de production. On a comme objectif de continuer à faire des embauches au cours des prochaines années. »

Les artisans souhaitent sortir de la région et visent des marchés comme celui de Québec. Ils souhaitent également rejoindre davantage la clientèle commerciale. L’entreprise proposera aussi désormais une ligne de produits standards, ce qui leur permettra de tenir des inventaires. L’option de fabrication sur mesure demeurera toutefois toujours disponible. « On prépare un site internet transactionnel pour les prochains mois, explique David Gaudreault. Avec le site, les clients vont pouvoir construire leurs tables sur mesure. »

L’ouverture officielle se fera le samedi 17 décembre, de 9h à 17h. Toute la population du Bas-Saguenay est évidemment invitée à venir visiter les nouvelles installations qui sont situées au 37 rue Dumas (route 170). Didier Gaudreault espère que les gens répondront à l’appel et même plus : « on aimerait ça servir d’exemple, que d’autres gens de Petit-Saguenay s’inspirent de ce qu’on fait pour s’installer des boutiques et des commerces dans le cœur du village. »

 

 

Le Mont-Édouard poursuit son expansion

centre de ski du Mont-Édouard à L'Anse-Saint-Jean
Marc-André Houde dans la poudreuse du secteur Haute-Route

La saison dernière, le Mont-Édouard relevait le défi de revamper ses installations. Ce fut une belle réussite avec 2,2 millions d’investissement sans dépassement de coûts, réalisé en très grande partie par le personnel de la station. Ces grands travaux ont vraiment porté fruit. Alors que l’industrie du ski subissait une baisse de 12% dans l’ensemble du Québec, le Mont-Édouard pour sa part a connu une année record d’achalandage avec 23% d’augmentation de son volume d’affaires.

La prochaine saison amènera elle aussi son lot de nouveautés à la station. Un nouveau secteur de haute route, qui compte maintenant trois sommets est aménagé sur le Mont Laure Gaudreault avec un dénivelé de 315 mètres. Pour améliorer l’expérience, deux refuges seront disponibles pour de la location. Les amateurs de plein air et d’aventures pourront pratiquer leur sport et dormir en pleine nature.

Au chapitre du ski alpin, après quelques années de travail et de mise au point, notre piste de compétition super G, la seule au Québec, sera enfin homologuée par la Fédération Internationale de Ski. Des clubs de compétition de plusieurs régions du Québec réservent déjà cet aménagement unique pour réaliser des camps d’entrainement chez nous.

Pour ce qui est  du ski de fond, la station prend la relève de l’équipe des Quatre Saisons d’Édouard que l’on ne peut que remercier pour les nombreuses années de travail bénévole. La station a ajouté 5 kilomètres de pistes et s’est dotée d’une dameuse pour leur entretien. L’école de glisse connait elle aussi d’importants changements. Auparavant exploitée par une entreprise privée, elle sera dorénavant opérée par le Mont-Édouard.

La pente école et le tapis roulant ont été améliorés pour faciliter l’apprentissage des tout-petits. Soulignons également qu’une nouvelle ressource s’est jointe à l’équipe de gestion en la personne de Louis Gagnon. Ce dernier sera directeur  de l’école de glisse, la pente homologuée,  des activités de haute route, des sentiers de raquette et du ski de fond. Ses différentes expériences en tant que consultant en management, coach sportif et athlète seront une importante plus value à notre belle équipe.

Nos 5 à 7 seront encore bien agréables cette année. Le DJ Dany Lepage se chargera de l’animation pendant toute la saison. De plus, pour améliorer encore l’expérience et l’ambiance, la station a réalisé un important investissement dans la sonorisation du bar, de la cafétéria et à l’extérieur de la station. Autre nouveauté : le magasin Sports Experts a réalisé d’importants investissements à ses installation et est maintenant accessible à partir de l’intérieur de la station.

Comme vous pouvez le constater, le Mont-Édouard poursuit son développement cette année. La volonté de l’administration est de poursuivre la croissance en présentant une offre toujours améliorée. Si les clients repartent le sourire aux lèvres et avec une seule envie, celle de revenir, le Mont-Édouard pourra dire mission accomplie.

Le crêpier de mon village

Il y a vingt ans, j’adoptais un village. Ou plutôt, c’est le village qui m’adoptait. Au fil des fins de semaine en famille, des journées de ski et des soirées de feux de camps entre amis, des randonnées à pied ou en raquette et des sorties de voile, un canevas étroit s’est tissé peu à peu entre cet endroit et moi, au point qu’il devienne une partie intégrante, voire indissociable de mon identité.

Je suis pourtant une créature urbaine de naissance. Une enfance et une adolescence en ville, suivies d’une décennie à évoluer à pied, en bus, à vélo et en métro dans la capitale et dans la métropole, naviguant entre les étals du marché Jean-Talon, les bagels du Mile-End et les tendances culinaires et culturelles émergentes des quartiers Saint-Roch et de Limoilou. Une créature qui ne tient d’ailleurs pas trop en place, trimbalant son sac à dos à travers les routes et les couleurs d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie d’une année à l’autre.

Et pourtant….chaque fois, le village me lance son chant de sirène et, chaque fois, je me laisse prendre dans ses doux filets. Peu importe l’endroit, le pays d’où je reviens, c’est inévitable : lorsque le paysage s’ouvre soudainement sur le fjord vers la fin de la rue principale, là où le serpent d’argent de la rivière louvoie paresseusement à travers les battures et le sable gris à marée basse, il y a toujours ce moment d’arrêt, ce petit coup au cœur. Ce moment d’émerveillement devant les caps rocheux qui plongent dramatiquement dans l’eau sombre, devant les montagnes qui arborent fièrement leur couronne enneigée bien avant que le reste du village ne s’oublie sous le poids de l’hiver. Toujours, cette sensation d’un immense privilège, celui d’avoir eu ce village qui m’a prise sous son aile et qui me permet d’y vivre de si précieux moments de félicité sereine.

En bonne villageoise de fins de semaines et de vacances, même après toutes ces années, je suis encore sensible à tous ces petits riens qui nous rappellent que l’anonymat – et l’isolement – de  la ville sont bien loin. Saluer de la main le conducteur de la voiture que l’on croise parce qu’il a, lui, reconnu ma voiture alors que je n’ai toujours pas encore le réflexe de regarder la sienne. Téléphoner à la caissière de l’épicerie pour lui demander de dire à mon chum de rapporter du pain. Porter une attention réelle au fait qu’une telle a changé de voiture et qu’un autre, de couleur de galerie. Et surtout, bien sûr, commenter la vie du village et accepter de bonne grâce qu’on fasse de même avec la sienne, comme lorsque, récemment, je défrayais les manchettes locales avec ma bedaine de future maman, porteuse de l’héritière d’un gars «bien de la place».

Quand, au tout début de ma grossesse, mon chum m’annonçait qu’il travaillerait plusieurs mois à l’extérieur de la région peu après l’accouchement, les trente secondes de panique initiale ont vite cédé le pas à une certitude rassurante. Je passerais simplement mon congé au village, confortablement nichée à proximité des deux grand-mamans. Et c’est ce que je fais depuis. J’écoule des jours paisibles en interminables promenades en poussette sur les rives du fjord ou  sur la piste cyclable qui longe la rivière. Je passe des après-midis douillets en compagnie de ma famille et de mes copines déjà mamans. Une fois de plus, le village me suit dans le parcours de ma vie en m’offrant tout ce qu’il peut y avoir de mieux au moment où j’en ai besoin.

Dimanche dernier, c’était le marché de Noël au village. Vingt-cinq exposants locaux et des villages voisins qui exposaient leur savoir-faire culinaire et artisanal. Une belle activité pour changer la routine du congé et échanger avec les mamans qui y seraient avec les bébés de l’année (car, bien sûr, nous nous connaissons toutes). En route pour y aller avec mon chum, nous croisons un ami et lui partageons notre hâte de faire le tour des kiosques, certes, mais surtout de déguster des crêpes bretonnes sur l’heure du dîner. Et lui de commenter : «Ah oui, le crêpier va être là?».

À ce moment précis, j’ai réalisé qu’il faut vraiment vivre dans un village pour échanger ce genre de commentaire. Parce que dans un village, tout le monde sait bien que l’on parle ici de Sébastien du Café du Quai (dont les crêpes sont d’ailleurs légendaires). Mais surtout, j’ai pensé qu’il y a peu de villages au Québec où l’on peut dire, de façon désinvolte, que le crêpier sera là, tout simplement parce qu’un crêpier dans un village, c’est plutôt rare, et c’est surtout plutôt cool. Encore mieux quand on se pointe au marché de Noël et qu’on y rencontre le couple d’épiciers, le chum de la bijoutière qui fait son saumon fumé, la blonde du brasseur de bière qui vend des chocolats fins, les gens des villages voisins avec leurs cosmétiques maison. De quoi caresser agréablement la fibre dormante de la flâneuse urbaine en moi qui, l’espace d’une journée, ne trouve rien plus rien à envier aux grands centres.

En fin de compte, en faisant le tour du marché, je me suis dit que l’Anse-Saint-Jean, ce n’était pas juste un cadre bucolique et enchanteur. C’est surtout un endroit tout à fait unique par la vie bourdonnante que lui confèrent la créativité et l’énergie de ses habitants qui rendent l’ensemble, comme on dit par ici, vraiment pas gênant.

Dans cinq mois, je vais déménager ma nouvelle petite famille en ville pour y reprendre le boulot. Ma fille va connaître les joies de la garderie et moi, je vais devoir trouver mes repères dans une toute nouvelle valse de conciliation travail-famille. Une chose est certaine toutefois, une chose que je n’avais pas anticipée au départ : en emménageant ici à temps plein pour un an, j’ai fini par faire de ma fille une anjeannoise de naissance. Peu importe le temps qu’elle passera en ville dans les années à venir, sa première maison sera toujours ici. Elle n’aura pas de village à adopter : il est déjà et restera le sien pour toujours. Et je réalise aujourd’hui à quel point je peux en être heureuse et fière.

Le bénévolat : un don de soi ou une contribution collective ?

La chorale Au Chœur des générations de Rivière-Éternité porte bien son nom puisqu’elle peut compter sur belle participation des jeunes du village.

Nos milieux sont vivants, ils foisonnent d’organismes et comités qui font de la qualité de vie au Bas-Saguenay une valeur sûre. Et si cette effervescence existe, c’est bien souvent grâce à l’implication bénévole de nombreuses personnes. Ces dernières années, on s’aperçoit que la relève dans ce domaine devient un enjeu de première importance.

La moyenne d’âge des bénévoles augmente, comme celle de la population d’ailleurs, et les jeunes ne semblent pas vouloir prendre le relais. Est-ce parce qu’ils ne sont tout simplement pas intéressés à l’avenir de leur communauté ? Est-ce que les conseils d’administration sont prêts à leur faire de la place ? La notion de don de soi fait-elle trop référence à une époque chapeautée par le clergé où l’esprit de sacrifice était de mise ? Bref, qu’en est-il de l’avenir du bénévolat dans nos sociétés modernes ? Mais surtout peut-on, dans les milieux ruraux comme le nôtre, se passer de la participation bénévole ?

Pour Sonia Simard, adjointe administrative et communautaire à la municipalité de Rivière-Éternité, « c’est certain qu’il est de plus en plus difficile de trouver des jeunes pour faire du bénévolat, mais il faut prendre en considération que l’âge médian à Rivière-Éternité est de 49 ans. De jeunes bénévoles sont impliqués dans le comité 12-18, à la fête d’halloween, ils décorent la maison des horreurs, dans la chorale Au chœur des générations, il y a 6 jeunes qui participent aux répétitions tous les vendredis soirs. À la friperie, ce sont encore des jeunes qui y travaillent à tour de rôle le jeudi soir et l’argent récolté sert pour les voyages de fin d’année des classes de 5  et 6. À bien y penser, on les voit quand même souvent nos jeunes ! »

Sonia Simard remarque cependant que ce n’est pas le même genre de bénévolat. Maintenant, les gens sont prêts à donner un coup de main de temps en temps mais beaucoup moins veulent s’engager pour les réunions. À Rivière-Éternité, il y a tout de même 27 organismes ou comités qui peuvent compter sur une centaine de bénévoles et lors du forum de novembre dernier, plus de cinquante personnes se sont rassemblées pour échanger des idées et des projets.

Même son de cloche à L’Anse-Saint-Jean où Patricia Daigneault travaille comme coordonnatrice au centre communautaire La Petite École : « Chaque année, on organise un brunch des bénévoles au Mont-Édouard. On limite les invitations à 4 personnes par comité et avec sa trentaine d’organismes, le brunch 2016 de novembre dernier a accueilli une centaine de personnes. Je crois que c’était en 2012, se souvient Patricia, on avait fait le calcul et l’action bénévole dans la municipalité représentait alors pas loin de 14 000 heures. »

L'Anse-St-Jean remercie ses bénévoles
21 plaques de remerciements ont été remises lors du brunch des bénévoles de L’Anse-Saint-Jean.

« Avec le comité famille, l’école de musique qui compte un bon nombre de jeunes bénévoles, l’implication de Noëlle-Émilie comme présidente du CA à la Maison des Jeunes, les différents comités qui vitalisent le milieu en organisant des événements comme le Défi L’Anse Flamme ou le Festizen en Folie, des comités qui existent depuis longtemps comme  la fabrique ou le Symposium des Villages en couleurs, on peut même dire sans exagérer que le bénévolat fait partie intégrante de l’histoire du village, conclut celle qui d’ailleurs n’est pas en reste du côté des heures bénévoles. »

Avec 7 associations de lac (qui regroupent des bénévoles et des propriétaires riverains) et 9 organismes communautaires, la municipalité de Saint-Félix-d’Otis vit une tout autre réalité. Arlette Claveau, présidente depuis 23 ans des Bénévoles de Saint-Félix s’explique : « Les jeunes ne veulent pas prendre de responsabilités et les nouveaux arrivants de Saint-Félix, ce sont surtout des retraités, alors au début ils veulent se la couler douce ! Cela prend 3 ou 4 ans avant qu’on puisse aller les chercher. »

La mission des Bénévoles de St-Félix répond à des demandes de la population (soutien moral, transport, accompagnement, vaccination pour les poupons, Moisson Saguenay, etc.) Sept bénévoles assurent une permanence tous les matins dans les locaux du CLSC et la moyenne d’âge de l’équipe dépasse les 70 ans. « La femme qui fait les transports en voiture à Chicoutimi ou à Jonquière pour les rendez-vous médicaux, elle va avoir 80 ans, poursuit madame Claveau. Alors l’hiver, elle est moins partante ! Heureusement, on a un deuxième bénévole, un homme qui vient compléter l’équipe de transport. »

Jeannine Simard et Arlette Claveau dans les locaux du CLSC de Saint-Félix-d’Otis.

Arlette Claveau a l’impression que si elle s’en va, c’est tout l’organisme des Bénévoles de Saint-Félix qui arrêterait de fonctionner. Jeannine Simard, présidente de la FADOQ de Saint-Félix, semble partager ce point de vue : « À l’assemblée générale de la FADOQ, il y a une bonne participation, toujours une quarantaine de personnes, mais aucune ne veut s’impliquer. Pourtant le bénévolat, j’aime ça, j’en ai toujours fait dans ma vie, mais comme on n’est pas nombreux, on s’essouffle vite. » Celle qui croit que donner de son temps tient notre santé mentale en forme pense également qu’il y a plusieurs raisons qui poussent un individu à le faire : elles peuvent être sociales, communautaires ou personnelles. « Le bénévolat est un don de soi librement consenti et gratuit. Il permet de participer au mieux être de la collectivité, à un projet commun. »

Si le bénévolat permet de construire ensemble une collectivité meilleure, pour quelle raison est-il si difficile de trouver une relève ? Est-ce que les jeunes sont de simples égoïstes individualistes désintéressés de leur propre avenir ? Ont-ils perdu toute motivation collective ? D’après Éric Dufour, consultant chez Raymond Chabot, Grant Thornton,  la situation est tout autre. En effet, celui qui travaille avec des entreprises municipales ou des OSBL en tant que spécialiste de la question de la relève, qu’elle soit bénévole ou entrepreneuriale, envisage l’avenir sous d’autres paramètres : « Les jeunes ne sont pas moins travaillants, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas aider, c’est qu’ils sont totalement différents ! C’est tout simplement ça ! » Pour Éric Dufour, c’est un défi de génération que le Québec vit actuellement, autant dans le privé que pour le communautaire.

«La génération des baby boomers aime prendre des décisions, aime le pouvoir, le leadership : un président très fort dans une organisation peut autant nuire qu’aider !» poursuit monsieur Dufour en affirmant qu’il faut absolument s’assurer de changer nos modes de gestion. « Les générations d’aujourd’hui sont différentes, il faut qu’elles se sentent impliquées, responsabilisées ! Mais surtout, il faut arrêter de critiquer les jeunes ! Il faut plutôt changer notre mode de gouvernance, revoir notre structure organisationnelle, pour s’assurer que l’effort que l’on va demander va respecter les valeurs des nouvelles générations ! »

Éric Dufour fait le tour du Québec pour travailler avec les organisations sur le dossier de la relève bénévole.

D’après monsieur Dufour, les réunions à 19h30, cela ne fonctionne plus. Il y a d’ailleurs de plus en plus d’employeurs qui acceptent de libérer leurs employés pour faire du bénévolat. On peut aussi se retrouver de 4 à 6 ou durant le lunch ! « Prenons l’exemple de quelqu’un qui travaille chez lui, qui fait du télétravail et il y en a de plus en plus, illustre Éric Dufour. Cette personne là a besoin de faire du social, de se réaliser du côté des relations humaines, mais pas dans la vieille formule du don de soi ! Si on veut qu’elle s’implique, il faut que ça rejoigne ce qui l’épanouit ! »

« Les jeunes sont souvent autodidactes, ils ont une vision et ils ont besoin de projets, de se sentir impliqués, d’avoir de nouveaux défis. Alors il faut revoir les rôles et responsabilités, et pourquoi pas le terme même de bénévolat. Pourquoi ne pas plutôt parler de contribution collective, conclut celui qui lorsqu’il était président de la chambre de commerce avait fait voter une résolution pour forcer l’intégration des jeunes dans les CA des sociétés d’état. On impose un nombre minimum de femmes sur un CA, dorénavant il y aura également un nombre de jeunes. »

Du haut de ses 12 ans, Étienne Belleau, résident des Plateaux à L’Anse-Saint-Jean, semble illustrer parfaitement le propos de monsieur Dufour. Entendre ce jeune homme parler de ses déjà nombreuses expériences bénévoles donnerait même plutôt confiance en l’avenir. « À l’école, il y a un bac à compost juste à côté de l’endroit où on lave les cabarets, mais pas grand monde l’utilisait, alors je me suis proposé pour faire un petit rappel auprès des élèves pendant l’heure du dîner. Je me suis engagé à le faire parce que je trouvais important de mettre une touche de vert dans mon école. J’en profite pour parler du recyclage aussi et depuis, la poubelle de boîtes de jus, elle est tout le temps pleine ! explique fièrement cet élève de secondaire 1. »

Étienne s’occupe du jardin chez lui et apprend ainsi beaucoup.

Quand il habitait à Tadoussac, Etienne a déjà ramassé avec son école les milliers de canettes abandonnées sur la promenade, après le festival de la chanson. L’argent servait à des activités de l’école. Il a également été bénévole au dernier Défi Pierre Lavoie. Son expérience lui permet d’affirmer qu’on n’est pas toujours obligé d’avoir de l’argent pour être satisfait de son travail. Il poursuit ainsi : « Chez nous aussi je fais du bénévolat, je nourris les animaux, je m’occupe du jardin, je ramasse les œufs, même si je n’aime pas ça, je le fais quand même pour aider mes parents. Maintenant, je sais comment faire un jardin, je sais même comment faire pousser de l’ail ! En fait, faire du bénévolat, ça nous encourage à faire plus attention à nos actes ! »

De la même façon à Rivière-Éternité, Francesca Houde, 26 ans, a commencé à faire du bénévolat dès l’âge de 15 ans. « Ma première implication, c’était en 2005, avec le comité de piste cyclable. Ensuite, je me suis intégrée au comité de bassin versant. On travaillait sur le projet de protection de la truite de mer. J’étais alors secrétaire trésorière, je n’avais pas encore 18 ans. »

C’est un sentiment d’appartenance à la communauté, l’envie que les choses s’améliorent qui ont incité Francesca à prendre part à ces différents comités. « Je suis une personne assez sportive, alors la création d’une piste cyclable, ça  m’intéressait c’est sûr ! poursuit-elle en souriant. Et puis le comité de bassin versant m’a permis de rencontrer des gens du milieu forestier. Cela a confirmé mon choix de carrière. »

Francesca participe à une levée de fond pour le projet de piste cyclable.

Pour cette jeune conseillère municipale, le bénévolat c’est un état d’esprit. Celle qui a toujours vu sa mère s’impliquer reconnaît qu’actuellement, il y a peu de gens de son âge qui font du bénévolat à Rivière-Éternité. « Ceux de ma génération, ils s’investissent sur de petites périodes de temps, une sorte de bénévolat à la carte, en fonction de ce qui les intéresse. »

Quand ils sont arrivés au comité des loisirs de Petit-Saguenay, Léa Tremblay, Alain Simard et Stéphanie Côté, trois jeunes bénévoles dans la vingtaine, en ont fait sourire plus d’un. Mais après le succès rencontré lors du concert des 2Frères, les sceptiques ont été confondus. « Nous les jeunes, on est là pour pousser la machine, explique Alain. Quand j’ai commencé mon travail d’ambulancier, j’avais plus de temps et plein d’idées dans la tête. Alors ça me tentait de pouvoir les mettre en place! »

Stéphanie de son côté arrive de Chapais. Le bénévolat dans la communauté lui permet de rencontrer les gens de Petit-Saguenay: « J’ai un enfant de 7 mois, alors si je veux qu’il y ait des activités pour mon fils plus tard, il faut que je m’implique. Je vais aussi faire partie du comité des familles. Le bénévolat ça fait du bien, c’est valorisant, c’est une reconnaissance. »

Léa Tremblay, Alain Simard et Stéphanie Côté, sur la glace toute neuve de l’Aréna de La Vallée de Petit-Saguenay.

Enfin Léa, native de Petit-Saguenay, voudrait bien rester vivre dans son village. Celle qui a suivi une formation d’éducatrice en garderie est cependant consciente du peu d’opportunités professionnelles : « Je suis éducatrice à la garderie de l’école mais les coupures et le vieillissement de la population font qu’il n’y a pas beaucoup de travail pour moi ici, et si je ne veux pas m’en aller en ville, il faut que je crée mon emploi. J’aimerais beaucoup travailler à L’Aréna, alors en faisant ainsi du bénévolat, je me fais une place tranquillement. »

C’est donc à partir de trois motivations complètement différentes que ces jeunes bénévoles ont organisé un événement d’envergure. Ils ont ainsi répondu à leur objectif principal, celui de faire bouger l’aréna de Petit-Saguenay, été comme hiver ! Mais sans pour autant en oublier leurs propres aspirations ! Étienne lui, il veut mettre du vert dans son école, trouve qu’on gaspille beaucoup trop. Il accepte donc sans hésiter la proposition de l’école Fréchette d’intégrer le tout nouveau comité vert. Francesca, quant à elle, constate que le bénévolat lui a permis de s’ouvrir. Celle qui était assez timide au secondaire donne maintenant des conférences sur la foresterie dans les cégeps.

La relève bénévole est peut-être tout simplement déjà en train de se transformer sous nos yeux. Suffirait-il alors de regarder ce qui se fait de nos jours plutôt que ce qui n’est plus comme avant ? Et comme le dit si bien Éric Dufour : « Au lieu de chercher à attirer de jeunes bénévoles à tout prix, voyons plutôt ce que nous avons à leur offrir ! »

Le Trait d’Union passe à l’ère numérique !

Logo d’entreprise - Le Trait d’Union

Le Trait d’Union a, depuis plus de dix ans, un ancrage très fort dans le Bas-Saguenay. La publication prend aujourd’hui un virage numérique qui lui fera traverser les frontières et qui mettra véritablement le Bas-Saguenay sur la carte au niveau médiatique.

Depuis sa fondation en 2004, le Trait d’Union s’est ancré progressivement dans son milieu, de sorte qu’on peut aujourd’hui affirmer sans sourciller que c’est la principale source d’information sur ce qui se passe dans le Bas-Saguenay. Or, la publication est née à peu près en même temps que Facebook et les réseaux sociaux ont pris beaucoup d’importance aujourd’hui dans la diffusion de l’information.

De plus, il y a depuis quelques années une volonté exprimée dans les milieux de faire davantage parler de nous à l’extérieur, de « se mettre sur la carte ». C’est pourquoi nous annonçons aujourd’hui la mise en ligne du site internet du Trait d’Union. Désormais, nous parlerons non seulement des gens du Bas-Saguenay, mais nous ferons connaître leurs accomplissements partout au Québec et même ailleurs !

Ce site internet permettra de faire connaître notre belle région aux gens de l’extérieur. Nous pourrons désormais compter sur une plate-forme extraordinaire pour présenter des contenus intéressants pour de futurs visiteurs, résidents ou investisseurs. Comme l’indique Cécile Hauchecorne, coordonnatrice de la publication : « Le Trait d’Union a toujours présenté une image positive de ce que nous sommes. Sans tomber dans le jovialisme, je pense que nous n’avons pas à cacher nos richesses, tant humaines que naturelles. Soyons fiers ! »

Le site internet aura aussi un volet plus pratique, puisqu’il contient une section agenda qui permettra de faire connaître les évènements qui s’annoncent dans chacune de nos municipalités. Finalement, l’équipe du Trait d’Union souhaite permettre à davantage de chroniqueurs de faire des billets sur le site internet, qui ne paraitront que dans la version en ligne de la publication. Le tout sera évidemment lié à la nouvelle page Facebook du Trait d’Union, qui permettra de diffuser articles, évènements et chroniques à un large public.

L’adresse du nouveau site sera donc située au www.fjordsaguenay.ca et la page Facebook au facebook.com/traitdunionsaguenay.

Une longue tradition journalistique

Les membres fondateurs de l’Écho Logique :
1ère rangée : Uldéric Desbiens, Martin Houde, Roland Bigras, Aurèle Lechasseur. 2e rangée : Gilles Roy, Joël Côté, Roger Veillette, Jean Bergeron, Abbé Paul-Eugène Marotte, Marius Côté

Le premier numéro du Trait d’Union est paru en septembre 2004. La Table jeunesse du Bas-Saguenay concrétisait alors son projet de créer une publication pour témoigner des défis, des enjeux, des réussites et des succès du milieu. Comme l’indique Jean Bergeron, l’un des fondateurs de la publication et ex-rédacteur en chef : « Dès le début le Trait d’Union se voulait un outil de développement, de réflexion pour être capable de se donner une vision commune et de bâtir un projet de société. »

Le magazine s’inspirait déjà d’une expérience similaire ayant eu lieu dans les années 80 et dans laquelle M. Bergeron était aussi impliqué. Comme il l’explique, « L’Écho logique a été publié entre septembre 84 et décembre 89. La revue a traité de dossiers liés au développement du Parc du Fjord-du-Saguenay et de sa zone périphérique avec des sujets comme la ressource saumon et le développement récréotouristique. Quand on regarde les sujets traités à l’époque, on se rend compte que les préoccupations sont les mêmes aujourd’hui avec le Trait d’Union. »

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