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La Maison des Jeunes du Bas-Saguenay fête ses 30 ans !

Deux jeunes autour de la table de billardà la MDJ du Bas-Saguenay
La table de billard est très populaire à la MDJ

Eh oui depuis trois décennies maintenant, la MDJ du Bas-Saguenay travaille auprès des jeunes de 11 à 17 ans. Milieu de vie animé, elle accompagne les jeunes dans leur développement, les encourage à devenir des citoyens critiques, actifs et responsables dans leur communauté.

Située à L’Anse-Saint-Jean, la MDJ offre un espace accueillant aux jeunes des municipalités de Rivière-Éternité, Petit-Saguenay, Sagard et L’Anse-St-Jean. Elle y propose une panoplie d’activités préventives, culturelles, sportives, sociales et communautaires ainsi qu’un transport vers les villages de 1 à 2 fois par semaine. L’équipe d’animation est toujours présente pour offrir écoute, soutien et accompagnement.

Nouveau look, même mission !

Pour souligner cet anniversaire marquant, nous avons lancé notre nouveau site Web, avec un logo repensé et des couleurs rafraîchies ! Vous pouvez y découvrir l’ensemble de nos services et vous inscrire à nos activités directement sur notre site.

L’implication citoyenne à l’honneur

Cette année encore nous nous étions donnés comme mandat de nous impliquer davantage auprès de la communauté et cela à porter ses fruits. Nous sommes fiers d’avoir pu accompagner 22 de nos jeunes bénévoles qui se sont engagés activement dans plusieurs événements organisés par nous ou par nos partenaires : le récital de Noël de l’École de musique, les corvées de bouteilles traditionnelles de la MDJ, la semaine WOW, le Symposium provincial des Villages en Couleur, la course des couleurs de St-Félix… et bien d’autres !

Nous avons tenu à souligner l’engagement des jeunes en leur remettant un certificat de reconnaissance lors de notre Assemblée générale de juin. Un geste symbolique pour les remercier de participer activement à la réalisation d’une communauté vivante et solidaire.

Une belle collaboration avec l’école

En collaboration avec l’école, cette année nous avons organisé les vendredis de concertation de Fréchette. De plus, une fois par mois, nous avons animé des après-midis d’activités variées offertes aux jeunes du secondaire : escaparium, atelier de réparation de vélos, sortie d’escalade au Betacrux, laser tag à Rivière-Éternité, cabane à sucre, etc.

Jeunes en paddle sur le fjord du Saguenay
Des sorties plein air sont organisées tout au long de l’été.

L’été s’annonce actif !

Pour voir toute notre programmation d’été, surveillez notre page Facebook et notre site Web, car elle sortira bientôt ! Comme à chaque été, nous proposerons des activités et sorties sportives, culturelles et éducatives chaque semaine, donc aucune raison de t’ennuyer car la MDJ est là pour te créer de belles expériences. Merci de faire partie de cette belle aventure avec nous.

Depuis 30 ans, c’est avec vous que nous grandissons !

Les élèves de Du Vallon en mode découverte !

Un groupe de jeunes en haut du petit Cran à Petit-Saguenay.
L'école Du Vallon fait de nombreuses sorties plein air sur son magnifique territoire.

La sortie au petit cran de Petit-Saguenay

Aujourd’hui, je vais au petit cran pour regarder le lever du soleil. Je me suis levée à 6h00 du matin. Quand je suis arrivée à l’école, nous commençons à nous diriger vers la vieille côte. Ensuite, lorsque nous sommes rendus à la barrière jaune, nous mettons nos raquettes. Une fois rendus au sommet du petit cran, tout est si calme que nous pouvions entendre les oiseaux voler. Notre enseignant sort de son sac un thermos. Il en fait couler de la tire d’érable. Il la fait couler sur la neige. Lors de cette activité, j’ai dessiné avec les fusains et certains élèves jouaient aux échecs. Quelle aventure passionnante! Quand je reviendrai, je me rappellerai tous ces beaux souvenirs.

Margaux Landman, 4e année

L’aventure a été incroyable! Nous sommes partis de l’école au petit Cran. C’était un défi très difficile. Tous les points de vue étaient magnifiques. J’ai hâte à la descente puisque nous allons glisser sur nos raquettes. Le temps sur le petit Cran ne sera jamais oublié. J’apprécie les activités qu’on fait à l’école.

Élias Park, 3e année 

La sortie chez les fermières

Un jeune devant un métier à tisser
Le métier à tisser intrigue beaucoup ce jeune élève de l’école Du Vallon à Petit-Saguenay.

Je m’appelle Clémence Landman. En rentrant du diner, nous allons chez les fermières. Nous rentrons dans le sous-sol de l’église. Nous sommes contents. Les fermières nous accueillent chaleureusement et nous commençons à apprendre. Les fermières tissent et tricotent. Une femme tricote des chaussettes. Les femmes nous montrent comment utiliser le métier à tisser. Rendue à la fin de l’activité, je suis triste de partir, mais j’ai le cœur rempli de joie.

Clémence Landman, 4e année

Des activités du tonnerre à l’école Saint-Gabriel !

Deux jeunes filles nous regardent dos à dos le sbras croisés
Noémie et Emma s'en vont au secondaire l'an prochain.

Bonjour, je m’appelle Emma et je pars bientôt au secondaire. Je vais toujours me rappeler de plusieurs activités qu’on faisait à l’école. J’aimais quand on allait à la plage à la fin de l’année et qu’on faisait un photo Booth. J’ai aimé être dans le conseil étudiants et donner mes idées. Je vais me rappeler aussi de mon bal des finissants de 6e année. Valcartier avait été très amusant également. J’ai bien hâte d’aller au Village Vacances Petit-Saguenay avec Mme Karine. Bonnes vacances!

Emma Tremblay 6e année

Allô, je m’appelle Noémie et moi aussi je pars pour le secondaire. Je vais toujours me rappeler de ces beaux moments que j’ai passés à l’école St- Gabriel. Premièrement, quand Sara Dufour est venue chanter, notre sortie à Valcartier, les sorties à la plage en fin d’année, notre belle cour de récréation, les cours de piscine, le bal de finissants organisé par la prof la plus cool nommée Karine et pour finir notre sortie au Village Vacances Petit-Saguenay. Bon été !

Noémie Desgagné 6e année

Les élèves de Saint-Gabriel à Ferland-et-Boilleau entourent la chanteuse Sara Dufour.
Les élèves se souviendront longtemps du concert de Sara Dufour dans leur école.

Le 6 mai 2025 on a accueilli la chanteuse Sara Dufour à notre école. On a ri, on a dansé et on a chanté. C’était vraiment très « Cool ». On a eu beaucoup de chance. Merci à nos profs d’avoir organisé cet évènement.

Amélie Gauthier 5e année

J’aimerais remercier les peintres qui sont venus peinturer notre école cette année. Aussi, ils ont mis de belles feuilles sur les babillards qui étaient vides. L’école est devenue plus neuve. Merci beaucoup!

Léonie Lavoie 5e année

Le tri des déchets à Fréchette

Deux jeunes filles nous montrent une pancarte sur le tri sélectif
Le tri sélectif intéresse les jeunes élèves du primaire à Fréchette.

Dans ma classe, au 3e cycle, on a appris beaucoup de choses sur l’environnement dans le programme carbone scol’ERE. Le cours qui m’a accroché le plus est celui sur le compost et le tri de nos déchets. Maintenant, nous savons que le compostage permet de diminuer nos déchets, de réduire les gaz à effet de serre et de rendre nos jardins encore plus riches. D’ailleurs, si vous ne faites pas encore de compost, vous changerez d’avis après m’avoir lu.

Première des choses, le compost fait du bien à la planète. En effet, plus vous avez de matière organique dans votre bac brun, plus votre poubelle diminue et ce plus facilement qu’on le pense!  Ainsi, vous pouvez mettre votre poubelle au chemin à chaque mois au lieu de le faire à toutes les deux semaines.

Également, si vous faites votre propre compost à la maison, vous allez avoir de l’engrais gratuit pour votre jardin ou vos plates-bandes. De cette manière, vous obtiendrez un jardin riche en nutriments, en fruits et en légumes.

Enfin, pour que notre planète soit en bonne santé, il faut réduire les GES! Bien trier vos déchets permet de diminuer les gaz à effet de serre puisque la matière vivante crée des gaz nocifs lorsqu’elle se retrouve mélangée aux autres déchets dans les sites d’enfouissement. Aussi, si vous faites votre compost « maison », il n’y aura pas de camion qui aura besoin de ramasser votre bac. Moins il y a de transport, moins il y a de GES!

Pour terminer, en faisant du compost vous participez à rendre la planète en bonne santé. Vous allez diminuer vos poubelles, réduire les GES et obtenir un excellent fertilisant. Si vous voulez rester motivés à réduire vos déchets à l’aide de votre bac brun, je vous conseille d’ajouter du carton ou du papier, cela empêchera les mouches à fruits d’aller dans votre bac et réduira les odeurs.

Merci d’avoir lu ma lettre.

Malyk Boudreault, 5e année

 

Écrire en s’inspirant de la nature à l’école Fréchette

un jeune écrit assis sur la neige
La nature inspire des élans de poésie aux jeunes élèves de Fréchette

Ce printemps, en parcourant les sentiers derrière l’école, les élèves de la classe de 3e cycle avaient pour défi d’écrire à l’aide de leurs cinq sens comme le font souvent les écrivains. Voici quelques « petits moments » qui ont jailli après cette expérience unique :

En entrant dans la forêt, j’ai ressenti mère Nature qui m’appelait pendant que je marchais sur la piste cyclable. Alors que je marchais, j’ai entendu les oiseaux chanter régulièrement une douce mélodie. Quand je suis arrivé au pont, je me suis arrêté à un rocher et je me suis détendu. J’ai ressenti la chaleur du soleil pénétrer mon corps. Lorsque j’étais assis sur le rocher, j’ai aspiré l’odeur des sapins et des épinettes. Je me suis senti comme une grosse tisane au sapin et à l’épinette! À la fin, mon corps était illuminé de joie, j’avais vraiment une forêt dans mon corps!

Jérémy Harvey, 5e année

En arrivant sur ce vaste lieu, j’ai observé une montagne envahie par les arbres. Avec mon ouïe, j’ai pu entendre des oiseaux et un écureuil. C’était extraordinaire! Ensuite, avec mon odorat, j’ai senti cette merveilleuse odeur jaillir de ce sapin énorme. Au cours de ce moment, le vent doux et frais était tout simplement parfait! Je me suis senti envahi par le silence et le bruit de la rivière m’a apaisé.

Logan Lavoie, 5e année

Lors d’un après-midi, ma classe et moi sommes allés prendre une marche sur la piste cyclable ensoleillée. Je voyais des morceaux de glace dériver dans le courant trépidant. À une centaine de mètres de moi, une multitude de thuyas surplombaient la petite rivière. J’entendais un ruissellement d’eau et de la glace se détacher de la berge, dans un craquement sonore. Je sentais la brise du vent effleurer ma peau douce et la neige pincer mes joues rougies par la fraîcheur du temps. Finalement, j’ai ressenti l’eau douce de la rivière limpide.

Elven Birot, 6e année

Tournoi de soccer à l’école Fréchette !

L'équipe gagnante du tournoi 2025

Ce printemps 2025, nous avons fait un gros tournoi de soccer. L’année passée, on a adoré l’idée! Donc, le conseil d’élèves a décidé de réorganiser un tournoi cette année! Tout d’abord, le tournoi de soccer permet aux élèves d’améliorer l’esprit sportif, le travail d’équipe et nos capacités sportives.

équipe de jeunes du primaire de l'école Fréchette à L'Anse-Saint-Jean.
Le tournoi de soccer attire les équipes de jeunes du primaire.

Pour réaliser le tournoi, le conseil doit constituer les équipes et s’assurer de bien faire les groupes pour que ce soit équitable. Ensuite, nous devons former les matchs comme la France contre l’Espagne. À la fin du tournoi, il y a toujours une finale A et une finale B. La première finale donne la 3e et la 4e place. La dernière finale est pour les 1re et 2e place. Pour les gagnants, il y a un ballon d’or. Enfin, on a quelques prix pour le meilleur esprit sportif et pour le meilleur spectateur.

Lily-Rose Lalumière, 5e année

Le Hip Hop, une culture qui se déploie

Un prof danse sur les mains et apprend le hip hop aux jeunes de la région.
En prenant racine au Saguenay en 2021, Émile Allard-Jacques, alias SoJack de son nom d’artiste, a grandement contribué à cet essor du mouvement en région.

Né dans les rues du Bronx dans les années 1970, le mouvement Hip Hop a aujourd’hui pris beaucoup d’ampleur pour atteindre une reconnaissance mondiale. Dans les dernières années, la danse urbaine fait bouger de plus en plus de gens qui se rassemblent autour de battles et d’événements mettant en lumière le break, le rap et le djing. Elle fait aussi tranquillement son chemin jusque chez nous, au Saguenay, où les adeptes se multiplient, adoptent ce mouvement artistique et contribuent à l’expansion de sa culture sur le territoire.

Un modèle positif pour la jeunesse

En prenant racine au Saguenay en 2021, Émile Allard-Jacques, alias SoJack de son nom d’artiste, a grandement contribué à cet essor du mouvement en région. Ce, en organisant plusieurs rassemblements, compétitions et festivals. Il est incontestablement un influant du milieu artistique et joue un rôle dans la démocratisation de cet art par son implication dans le milieu et auprès des jeunes.

En effet, en plus d’être un artiste multiculturel reconnu, il est aussi un enseignant qualifié et un modèle inspirant pour la jeunesse à qui il transmet tout naturellement sa passion par sa bienveillance, son authenticité, son dynamisme et sa façon d’incarner son art. Insuffler aux jeunes la confiance en soi par le dépassement et la créativité; SoJack en a fait une mission. Il a d’ailleurs déjà semé son enthousiasme chez quelques b-boys et b-girls ayant croisé son chemin au Bas-Saguenay dans ces dernières années. L’AGIR est fier de collaborer avec lui pour la réussite éducative des jeunes dans les écoles et offrir pour une quatrième année consécutive le camp thématique break dédié aux 9-12 ans du territoire.

Démocratiser l’art pour célébrer les communautés

Maintenant, grâce au projet Le Hip Hop à vos portes, financé par le Regroupement Loisirs et Sports-Saguenay-Lac-Saint-Jean, le mouvement pourra se déployer davantage à travers tout le Bas-Saguenay cet été et pendant toute l’année à venir ! En plus de notre camp thématique qui affiche déjà complet, une journée immersive sera organisée à Ferland-et-Boilleau à la fin juin ainsi que des initiations dans tous les camps de jour municipaux pendant la saison estivale. Des cours réguliers en parascolaire ou avec les loisirs des municipalités de L’Anse Saint-Jean, Saint-Félix-d’Otis et Ferland-et-Boilleau seront également mis sur pied l’automne venu.

Bien que ce mouvement culturel alliant la danse, la musique et le graffiti soit essentiellement reconnu et associé aux grands centres, il ne connaît pas de frontières. C’est donc avec l’intention de propulser le breakdance dans les régions éloignées, là où les opportunités sont parfois plus rares, qu’est né le projet Le Hip Hop à vos portes. En créant des espaces d’inclusions et d’échanges, le projet encourage les jeunes à être actifs en plus de renforcer l’esprit de communauté puisque le Hip Hop est plus qu’un sport, une discipline artistique ou un style musical. Le Hip Hop est une culture à part entière fondée sur l’échange, le respect et l’innovation. Moi-même passionnée de la danse c’est avec la joie au cœur que j’espère voir de plus en plus de jeunes mais aussi de moins jeunes se rassembler pour échanger et partager leur histoire en mouvement !

L’importance des abeilles

Un jeune élève au regard malicieux lève son pouce
Luca Se passionne pour les abeilles et leur importance majeure dans notre biodiversité.

Dans ce texte, je vais parler des abeilles. Je pense que les abeilles sont importantes pour l’agriculture et qu’il faut faire plus attention à elles. Dans cette lettre, vous allez voir que les abeilles ont un rôle dans la reproduction des plantes, qu’elles produisent du miel et qu’il faut les protéger. 

D’abord, comme vous le savez, le monde est rempli de plantes, d’arbres, de fleurs et de végétaux de toutes sortes. Mais saviez-vous que près de trois quarts des plantes ont besoin d’aide des pollinisateurs ? Les pollinisateurs sont des animaux qui aident les plantes à se reproduire. Le plus important des pollinisateurs est l’abeille. En effet, les abeilles ont des poils sur lesquels se colle le pollen qui est la partie mâle de la fleur. Ensuite, lorsqu’elle butine une autre fleur, le pollen se dépose sur le pistil de celle-ci. Lorsque le pistil est fécondé, ça donne naissance à un fruit.

Pour continuer, vous connaissez sûrement le sirop d’érable. Eh bien, ce délicieux liquide a un cousin, le miel. Les abeilles en plus d’aider à la reproduction des plantes produisent plusieurs choses comme le miel, la gelée royale, la cire d’abeille ainsi que la propolis. Mais vous vous demandez peut-être comment on récupère ces produits. Eh bien, c’est ce qu’on appelle l’apiculture. C’est à dire l’élevage des abeilles. Donc c’est l’apiculteur qui s’occupe des abeilles et des produits qu’elles nous donnent. Dans le monde, les 81 millions de ruches réunies font 1,6 million de tonnes de miel par an ! C’est énorme et ça prouve que nous les humains adorons cette substance dorée.

Dans les deux paragraphes précédents, vous avez lu que les abeilles sont très importantes pour les plantes et pour les produits qu’elles nous donnent. Et si je vous disais que les abeilles sont en voie d’extinction? Oui malheureusement les abeilles sont menacées à cause de la pollution de l’air, des pesticides et du réchauffement climatique. Le monde ne serait pas le même sans abeilles! Imaginez ouvrir votre frigo et constater qu’il n’y a que de la viande dedans. Imaginez un monde sans fleurs, sans fruits ni légumes, sans miel et sans abeilles. Nous devons agir vite avant que l’apiculture et l’agriculture ne disparaissent.

Des bélugas à l’horizon

photo du dos d'un béluga à la pointe de l'îlslet à Tadoussac
Un des sites d'observation les plus fréquentés, la pointe de L'Îslet àTadoussac. Créditphoto : Thomas Cadilhac.

Chaque été, le fjord du Saguenay accueille un résident très attendu: le béluga du Saint-Laurent. Cette espèce emblématique fréquente entre autres les eaux calmes du fjord pour prendre soin de ses petits. Le partage du territoire avec ces baleines blanches soulève toutefois une question importante : comment cohabiter, sans nuire à leur tranquillité?

Le béluga : un voisin bien particulier

La population de bélugas du Saint-Laurent est isolée des autres groupes de l’Arctique. Elle vit plus au sud que toutes les autres et se trouve en contact direct avec de nombreuses activités humaines, telles que la navigation. Aujourd’hui, cette population est estimée à environ 1 850 individus et est considérée en voie de disparition. Au début du 20e siècle, on estimait la population à environ 10 000 individus.

L’importance du fjord

Le fjord du Saguenay fait partie de l’habitat essentiel estival du béluga. Certains secteurs, notamment la baie Sainte-Marguerite, sont reconnus comme des zones de soin pour les femelles et leurs jeunes. Ces espaces offrent des conditions propices à l’apprentissage et au repos. Comme les femelles bélugas n’ont qu’un seul petit tous les 3 à 5 ans, leur séjour estival dans le fjord est un moment crucial pour la survie de l’espèce.

Observer les bélugas depuis la rive

Pour leur laisser la bulle de tranquillité dont ils ont besoin, l’observation des bélugas depuis la terre ferme est la meilleure alternative pour ne pas les déranger. Plusieurs points d’accès et activités à proximité du fjord permettent de les apercevoir :

  • Anse Saint-Étienne (Petit-Saguenay) : accessible à pied, cette plage de sable fin bordée de forêt permet de profiter du fjord dans une ambiance paisible. Il est parfois possible d’admirer des dos blancs depuis le rivage.
  • Baie Sainte-Marguerite (Sacré-Cœur) : accessible par le parc national du Fjord-du-Saguenay, le sentier menant à la Halte du Béluga permet d’accéder à un belvédère surplombant cette zone essentielle pour les femelles et les jeunes. Des guides-interprètes sont présents sur place.
  • Anse-de-Roche (Sacré-Cœur) : ce quai offre un panorama dégagé sur le fjord et devient particulièrement impressionnant au coucher du soleil. Il arrive que des bélugas soient visibles dans ce paysage remarquable.
  • Centre d’interprétation et d’observation de Pointe-Noire (Baie-Sainte-Catherine) : situé à proximité du traversier, ce lieu comprend des terrasses d’observation en hauteur qui surplombent l’embouchure du fjord. Le secteur est régulièrement fréquenté par les bélugas. Des interprètes sont présents sur place.
  • Centre d’interprétation des mammifères marins (Tadoussac) : un arrêt incontournable pour en apprendre davantage sur les bélugas, leur habitat et la recherche en cours. Ce musée possède la plus grande collection de squelettes de baleines du Canada. Des guides-interprètes sont présents sur place.
  • Pointe de L’Islet (Tadoussac) : accessible à pied depuis le centre du village, ce court sentier longe la côte et mène à un point de vue remarquable sur la rencontre du fjord et du fleuve. Les bélugas y sont régulièrement observés.

 Adopter les bons comportements de navigation

Dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, des mesures de protection ont été mises en place pour favoriser une meilleure cohabitation entre les activités humaines et les bélugas. Voici les essentiels à respecter à bord de votre embarcation :

  • Maintenir une distance minimale de 400 mètres avec les bélugas, peu importe le type d’embarcation.
  • En présence d’un béluga, ne jamais s’arrêter et s’éloigner à une vitesse entre 5 et 10 nœuds jusqu’à ce que l’animal ne soit plus visible.
  • Respecter la fermeture de la baie Sainte-Marguerite à la navigation du 21 juin au 21 septembre.

La présence des bélugas dans le fjord est un privilège unique au Québec. En adoptant des pratiques de navigation respectueuses et en privilégiant l’observation depuis la rive, chacun peut contribuer à la protection de cette espèce en péril.

Chaque geste compte. Partager ces bonnes pratiques, c’est également poser un geste concret pour la protection des bélugas du Saint-Laurent.

Pour en savoir plus : parcmarin.qc.ca

Ça bourgeonne à Petit-Saguenay !

Une corvée de nettoyage à Petit-Saguenay avec de nombreux bénévoles.
Corvée de nettoyage du 24 mai dernier à Petit-Saguenay.

Depuis quelques années, on multiplie les gestes concrets pour rendre notre village plus durable. On a mis en place un service d’autopartage, investi dans des vélos électriques, aménagé une forêt nourricière; on organise des corvées de nettoyage chaque printemps, et on travaille même sur un projet de récupération des eaux de pluie !

Cette année, on va encore plus loin avec trois nouvelles initiatives environnementales. Que ce soit pour mieux comprendre la biodiversité de notre territoire, freiner la propagation d’espèces envahissantes ou verdir nos espaces publics, ces projets s’inscrivent dans les objectifs de notre Politique de développement durable adoptée en 2023.

On s’attaque aux plantes envahissantes

Premier projet : une campagne de lutte contre les plantes exotiques envahissantes terrestres (PÉET), en collaboration avec le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix. Leur équipe réalisera un inventaire sur des sites ciblés pour cartographier les espèces les plus problématiques, et élaborer un plan de gestion adapté pour leur éventuelle éradication.

Le pétasite du Japon, déjà bien connu chez nous, figure parmi les espèces les plus préoccupantes. Il forme des colonies denses qui étouffent la flore indigène et compromettent la biodiversité locale. Bien qu’il soit présent sur notre territoire depuis plusieurs années, il est difficile de passer à l’action pour plusieurs raisons…

D’abord, l’ampleur de son implantation rend les interventions complexes et coûteuses. Ensuite, les méthodes d’éradication réellement efficaces dans notre contexte demeurent incertaines. Enfin, et non le moindre : le pétasite du Japon ne figure pas sur la liste des espèces prioritaires du ministère de l’Environnement, ce qui nous rend inéligibles à plusieurs programmes de financement.

Malgré ces défis, la Municipalité souhaite agir dès maintenant. Un site pilote sera ciblé en 2025 pour tester différentes méthodes de contrôle (bâchage, arrachage, etc.) afin d’identifier les approches les plus efficaces. Cet engagement répond à l’action 2.1.1 de notre Politique de développement durable, qui vise à contrôler ou éradiquer cette espèce d’ici 2026

L’ADN environnemental pour mieux connaître nos écosystèmes

Autre projet porteur : Petit-Saguenay fait maintenant partie du programme de recherche BADAS (Biodiversité : l’ADNe comme aide au bio-suivi) mené par les chercheuses Valérie Langlois et Julie Couillard, affiliées à l’INRS. Cette technologie permet de détecter les espèces vivantes (plantes, poissons, amphibiens, etc.) à partir d’échantillons d’eau, de sol ou même d’air – sans avoir à capturer ni observer directement les organismes.

Des zones ciblées sur notre territoire feront l’objet de prélèvements en 2025, avec la collaboration des ZEC, de la pourvoirie Raoul-Lavoie, et de certains propriétaires privés. Concrètement, cela permettra à la municipalité de mieux cerner les écosystèmes sensibles, les espèces en péril ou encore les impacts de certaines pressions humaines sur la faune.

Verdissement du village : planter pour demain

Enfin, Petit-Saguenay poursuit sa démarche de verdissement des espaces publics, dont le terrain de balle-molle du village. Ce projet est une démarche de longue haleine pour faire croître la canopée au cœur du village de Petit-Saguenay et prévoit l’introduction de plus de 100 végétaux indigènes, incluant arbres, arbustes, et plantes utiles aux pollinisateurs.

Les plantations visent à créer des zones d’ombre, augmenter la biodiversité locale, et embellir les lieux de rassemblement, et sont prévues à l’automne 2025… si le financement le permet. Bien que trois demandes de subventions aient été refusées, on garde espoir : au total, six demandes ont été déposées, dont une sous forme de concours accessible dès maintenant.

Vous aimeriez contribuer ?

Vous pouvez nous aider à mener à bien ces projets ! Voici quelques façons concrètes de participer :

  • Faites don de plastique agricole ou de très grandes bâches opaques (en bon état) pour les essais de lutte au pétasite.
  • Votez pour notre projet de verdissement du terrain de balle (accessible via notre site web) !
  • Participez à la veille écologique en téléchargeant l’application Sentinelle, qui permet de signaler des plantes envahissantes sur le territoire.

Pour toute question ou pour offrir du matériel, contactez Azure Lefebvre à l’adresse suivante : azure.lefebvre@petit-saguenay.com

Pour  en savoir plus sur le sujet :

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