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L’Association de pêche blanche de L’Anse-Saint-Jean, toujours active et innovatrice!

Samedi le 23 janvier, les cabanes à pêche ont fait leur entrée à L’Anse, moment attendu impatiemment par les mordus de pêche blanche. Tout cela est possible grâce au dévouement et à la passion des membres de l’association qui gèrent cette activité hivernale incontournable.

Cette année  la pourvoirie, historiquement liée à l’association, ne sera pas sur place. Les propriétaires l’ont mise en vente faute de disponibilité pour s’en occuper. Mais, comme le souligne Cynthia Ratté : « plein de nouveautés et projets sont en développement pour palier cette absence ».

Il y a 35 ans,  la première pourvoirie voyait le jour, initiative de Guylaine Lavoie, Gervais Lavoie et Charles-Émile Gagné. À cette époque les pêcheurs embarquaient sur le Fjord à leurs risques et périls. Aucune loi ne gérait les activités, pas de pont de glace, ni de contrôle des opérations du brise-glace. En 1986, les glaces ont d’ailleurs cédé emportant les cabanes de la pourvoirie. Heureusement aucune perte humaine n’a été enregistrée.

Par la suite, Alain Lavoie et deux associés (Robert Hébert et Éric Houde), ont  mis en place une nouvelle pourvoirie avec une vingtaine de cabanes aux couleurs vives, qui ne passaient pas inaperçues. Parallèlement, l’association de pêche blanche, sous la présidence de Maurice Houde, travaillait de pair avec eux, les deux organismes ayant toujours été étroitement liés. Par la suite le flambeau de la pourvoirie a  été transmis à Julien Houde et Patrick Tremblay, jusqu’à l’année dernière.

Johanne Pelletier, Cynthia Ratté, Marie-Andrée Corneau, Nicolas Lavoie (président) et Jacques Côté.

L’année 2008 marqua un tournant majeur pour l’association de pêche blanche. Un nouveau conseil d’administration voit le jour composé de Sylvia Thibeault, Audrey Gagné, Sylvain Houde, Jean Gagnon, Patrick Tremblay et Julien Houde. Grâce à l’aide financière de plusieurs partenaires anjeannois et le travail des bénévoles, un pont de glace est construit avec des chemins balisés et entretenus; désormais les voitures ont accès au Saguenay gelé.

Présentement, l’association est toujours très active. Grâce à elle, les pêcheurs et leurs familles, ainsi que les nombreux visiteurs peuvent circuler de façon sécuritaire sur le Saguenay. La sécurité est prioritaire et une étroite collaboration avec Pêches et Océans Canada a été mise en place. L’association est responsable de l’entretien des chemins, du grattage, de la signalisation, de la recherche de financement. Les membres paient une contribution annuelle mais, comme le souligne Cynthia Ratté, leur dynamique secrétaire, « sans la grande générosité des gens de L’Anse, nous ne pourrions offrir cette activité. Un merci  spécial à Rénald Claveau (bénévole de l’entretien du chemin), Lauréat Gagné inc, la caisse Desjardins Bas-Saguenay, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean, Promotion Saguenay et plusieurs commerces de L’Anse ».

Cette année des projets novateurs se sont ajoutés. Par exemple, les Chalets sur le Fjord offrent un forfait hébergement avec location de cabanes, le restaurant l’Islet va préparer des plats cuisinés à emporter. Depuis l’an passé, l’achat d’un petit chapiteau permet l’organisation d’un dîner hot-dog au profit de l’organisme. Avez-vous également remarqué les magnifiques peintures qui égaient les chemins de glace, réalisées par Cynthia Ratté et Karine Aubé? Huit nouvelles œuvres de Cynthia s’ajouteront cet hiver.

Plein d’idées innovatrices maintiennent cette activité hivernale en place. De plus en plus de gens de l’extérieur réservent un emplacement, mais un maximum de 115 cabanes sera accepté. Un village de pêche devient un lieu de rencontre et d’échange, un apport important à l’économie locale. Bravo à l’équipe de L’Association de pêche blanche de L’Anse qui travaille fort pour maintenir en place cette activité bien typique de notre hiver québécois.

La pêche blanche à Baie-Éternité

L’hiver venu, le Parc national du Fjord-du-Saguenay devient le secret bien gardé de nombreux adeptes de plein-air. Chaque année, quelques crinqués viennent faire un tour du côté des parois glacées et pratiquent ce sport extrême qu’est l’escalade de glace.

Mais il y a également une façon plus bucolique et paisible d’apprécier la beauté des lieux et les amateurs de pêche blanche le savent bien. Cette année encore, un peu plus d’une vingtaine de cabanes sont installées, suspendues dans l’immensité, petites fumées au pied des majestueuses falaises de la baie Éternité.

La saison de la pêche hivernale a débuté le 18 janvier dernier sur le Fjord-du-Saguenay. Les petites maisonnettes ont pris place dans ce décor enchanteur. Une légère diminution du nombre de celles-ci a été constatée cette année mais les amateurs de pêche prennent toujours beaucoup de plaisir à retirer leur ligne. Les espèces récoltées sont le sébaste, la morue et bien entendu l’éperlan, qui est au rendez-vous, une fois de plus cette saison.

Pour accéder à ce merveilleux tableau, les amateurs de pêche blanche doivent emprunter le chemin d’accès du Parc de la SÉPAQ avec une motoneige ou un véhicule tout-terrain : ils doivent donc défrayer des droits d’accès. Cette année, un tout nouveau comité de pêche blanche gère les activités reliées au site. Les membres du comité, sous la présidence de Serge Bouchard, ont réussi à obtenir une entente avec la SÉPAQ pour utiliser le chemin d’accès. Cette entente sera renouvelable année après année.

En 2016, environ 25 membres versent une cotisation de 60 $ à l’association. Ils ont ainsi le droit d’installer leur cabane sur ce magnifique site peu fréquenté. Si les conditions climatiques demeurent favorables à ce sport d’hiver, les gens pourront pratiquer la pêche jusqu’au 6 mars prochain dans ce secteur unique et majestueux. En effet, depuis un an, on ne pêche pas le mardi afin de pouvoir rallonger la saison de pêche et y inclure la semaine de relâche. Bonnes prises aux amateurs!

 

Les jeunes et le bénévolat

Magalie Thibeault reçoit son prix des mains du préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, monsieur Gérald Savard lors de la soirée de reconnaissance des bénévoles 2015.

Il est très important que les jeunes s’impliquent dans leur communauté comme bénévoles. C’est un bon moyen de toucher au secteur du travail et ainsi contribuer au développement de la communauté. Souvent, ces jeunes ont de bonnes valeurs,  ce qui leur permettra de valoriser leurs bons principes et leurs bonnes qualités afin de postuler pour certains emplois futurs.

Je crois aussi que c’est un bon moyen d’explorer plusieurs tâches spécifiques du marché du travail, comme par exemple de pouvoir conseiller les gens sur un attrait touristique. En outre, le travail effectué comme bénévole nous aidera à faire les bons choix pour décider ce qu’on aimerait faire dans la vie. De plus, en faisant du bénévolat, on peut recevoir des reconnaissances et des prix qui peuvent vraiment nous avantager lors d’une éventuelle recherche d’emploi. Ce qui est aussi très motivant dans le bénévolat, c’est que l’on reçoit des remerciements qui font vraiment chaud au cœur, ce que l’on n’obtiendrait pas nécessairement si l’on travaillait.

Finalement, le bénévolat c’est toujours bien récompensé, souvent mieux qu’un travail payé!

Des investissements justifiés, des investissements qui rapportent

Les investissements ont Mont-Édouard ont des retombées pour la clientèle.
Les investissements ont Mont-Édouard ont des retombées pour la clientèle.

Au cours de l’année 2015, le Mont-Édouard a réalisé un important projet d’investissement dans le but de rénover ses équipements et de développer de nouveaux produits. Bien que tous étaient convaincus de la nécessité de mener à bien ce projet, lorsque l’on s’engage pour plus de 2 000 000 $, on demeure préoccupé des effets que peut engendrer une telle initiative. Et bien, les résultats obtenus pour les deux premiers mois de la saison 2015-2016 nous indiquent que ce fut une bonne décision.

Tous se rappellent que l’automne fut particulièrement difficile pour l’ensemble des stations de ski au Québec. La longue période de temps doux que nous avons connue en novembre et décembre a particulièrement nuit à l’enneigement des montagnes. Cependant, au Mont-Édouard, nous avons tout de même été capables d’offrir à notre clientèle une partie intéressante de notre domaine skiable dès le début de décembre.

Les employés ont travaillé fort mais le résultat fut excellent. Ces efforts jumelés à une campagne de promotion importante ont permis une augmentation du volume d’affaires pour le mois de décembre de 35% par rapport à l’année précédente. Pourtant, la température n’était pas clémente avec nous et la montagne offrait ses pistes à tarifs réduits jusqu’au 30 décembre. C’est donc dire que l’achalandage fut très important.

Pour le mois de janvier, cette augmentation se maintient par rapport à l’année dernière. Avec les nouvelles pistes, le secteur de haute-route et l’orientation donnée au développement des camps d’entraînement, nous désirions attirer une nouvelle clientèle. L’objectif se concrétise puisque 45% des utilisateurs du secteur de haute-route proviennent de l’extérieur de la région et nous observons une proportion de plus en plus grande de skieurs pour l’ensemble du domaine skiable qui proviennent de partout au Québec. Tout ceci sans compter les cinq équipes de compétitions qui sont venues s’entraîner au cours des deux derniers mois, en plus des deux camps avec l’élite régionale de ski alpin. Ces camps sont d’ailleurs une nouveauté au Mont-Édouard.

L’optimisme règne donc à la montagne pour la suite de la saison. Les commentaires des skieurs qui fréquentent notre station nous indiquent que la décision de rénover et de diversifier nos produits correspond aux besoins des clients et répond adéquatement aux nouvelles tendances dans le domaine des sports de glisse.

Nouveau rôle d’évaluation : Les taux de taxation changent dans les municipalités du Bas-Saguenay

Lors de la réunion mensuelle du Conseil municipal de janvier 2016, les élus de St-Félix d’Otis ont reçu les responsables du service d’évaluation de la MRC ayant travaillé sur le rôle d’évaluation déposé le 15 septembre dernier et couvrant les trois prochaines années.Après explications sur la méthode utilisée pour construire ce rôle servant de base sur laquelle chacune des cinq municipalités établit son budget et vote son taux de taxation annuel, les membres du Conseil ont pu valider les données sur lesquelles leur budget 2016 a été établi.

À Saint-Félix, les valeurs imposables à partir du 1er janvier sont de 131 886 800 $. En comparant avec l’ancien rôle, il y a une différence de 24 269 600 $, soit une augmentation de 22% en trois ans. Il faut toutefois savoir qu’un rôle d’évaluation augmente au fur et à mesure des nouvelles constructions et des permis de rénovation demandés par les citoyens. Bref, il suit grosso modo l’évolution du marché immobilier.

Ne voulant pas étrangler les Otissiens avec une trop grande augmentation de taxes, les élus ont voté un gel du taux de taxation à 0,95 $ du 100 dollars d’évaluation, tel que les propriétaires ont payé depuis trois ans. Cependant certaines catégories de propriétés ont connu des augmentations importantes telles que les terrains vacants (36%) et les lots à bois (52%).

Les autres municipalités du Bas-Saguenay ont toutes eu à faire le même exercice. À Rivière-Éternité, les valeurs imposables ont connu une augmentation d’un peu plus de 3 millions pour se situer actuellement à 32 486 100 $ soit 9,75% de plus qu’à la fin du dernier triennal. Pour 2016, le Conseil municipal a voté un taux de taxation de 1,35 $ du cent dollars de l’évaluation déterminée par la MRC, ce qui signifie une augmentation moyenne de 10,41% pour toutes les propriétés.Les secteurs les plus touchés par ces augmentations de valeur sont les résidences (15%), les grandes superficies (14%), les terrains vacants (1%) et les différents sites de villégiature (9%).

À Petit-Saguenay, les valeurs imposables ont connu une hausse de 16,9% en moyenne, le montant de la valeur foncière totale passant de 39 100 700 $ à 45 420 100 $. Les membres du Conseil voulant limiter les augmentations ont décidé de baisser leur taux de taxation de 0,10 $, pour l’établir à 1,45 $ du 100 dollars d’évaluation. Les secteurs les plus touchés par l’augmentation sont le résidentiel avec une moyenne de 17%, les terrains vacants (+58%), mais surtout les lots à bois qui, en incluant les terres agricoles, présente une augmentation de valeur de 66%.

Le secteur agricole le plus important du Bas-Saguenay se retrouvera donc avec des augmentations substantielles de taxes municipales. Par exemple, une ferme valant 467 000 $ en 2015, verra sa nouvelle évaluation passer à 556 300 $. Les propriétaires recevront donc un compte de taxes moyen de 8 066 $ et ce, en plus des taxes scolaires qui suivront la même évolution. Heureusement pour les producteurs agricoles, le ministère de l’Agriculture payent environ 80% des taxes sur les terres agricoles et boisées.

L’Anse-Saint-Jean connaît pour sa part une hausse de 13,10% de ses valeurs imposables passant de 131 948 100 $ à 149 237 300 $ en 2016. Les propriétaires des résidences construites le long de la rivière ont vu la valeur de leur immeuble augmenter de 15,50% tandis que les environs du Mont-Édouard n’ont presque pas subi de hausse. Comme les membres du Conseil ont considéré qu’une baisse du taux de taxation pouvait aider les familles, celui-ci est passé de 1,20 $ à 1,10 $ du cent dollars d’évaluation.

Toutefois, Daniel Corbeil, directeur général de L’Anse-Saint-Jean mentionnait qu’en 2005, la valeur imposable de cette municipalité était de 38 millions de dollars alors qu’elle dépasse maintenant les 149 millions. Après un bref calcul des valeurs actuelles des cinq municipalités du Bas-Saguenay donnant un montant total de 415 517 400$, nous serions grandement tentés de dire que la rive sud du Saguenay est en bonne santé économique, qu’il fait bon y vivre et y investir.

Comme les municipalités n’ont pas le droit légal de faire des déficits, tous les budgets annuels ont été votés en tenant compte des valeurs imposables déterminée par la MRC. De leur côté, les propriétaires jugeant que la valeur de leur immeuble ne correspond pas à la réalité de 2016 peuvent demander une révision de l’évaluation de leur résidence à la MRC.Ils ont jusqu’au 30 avril 2016 pour ce faire.

Trouver un travail au Bas-Saguenay : mode d’emploi.

Émilie Savard et Gabrielle Desrosiers ont toutes les deux décroché un emploi peu de temps après leur arrivée au Bas-Saguenay.

Émilie Savard et Gabrielle Desrosiers, deux jeunes personnes qui viennent de s’installer à L’Anse-Saint-Jean, ont toutes les deux décroché un emploi peu de temps après leur arrivée. Nous les avons rencontrées pour qu’elles nous parlent de leur expérience, mais aussi afin d’en savoir plus sur leurs motivations à s’installer en région.

Gabrielle est arrivée avec son chum durant l’été 2015. Après avoir travaillé au Maroc et au Brésil, ils avaient tous les deux envie de vivre en région éloignée. « On voulait être dans une petite communauté tissée serrée et où le plein air était accessible », explique celle qui est maintenant travailleuse de milieu auprès des aînés.

Émilie, originaire du Saguenay, a passé 8 années à Montréal et le besoin de proximité et de contacts humains l’a amenée naturellement vers L’Anse-Saint-Jean. Avec sa formation en travail social, au niveau de l’intervention collective, Émilie avait besoin de s’impliquer dans son milieu de vie, d’être avec les gens, de faire les choses ensemble.

C’est ainsi qu’à peine arrivée, Émilie décide d’organiser un marché de Noël : «Je suis allée à la municipalité pour me présenter et mentionner ce que je voulais faire pour le milieu et on m’a référé à Patricia Daigneault, la coordonnatrice du Centre communautaire de La Petite École.»

De son côté, Gabrielle prend des cours à distance à l’université, mais au bout de quelques semaines passées devant son ordinateur, cette autre travailleuse sociale de formation commençait à manquer sérieusement de relations humaines. C’est en s’impliquant bénévolement dans la communauté qu’elle a pris connaissance de la création de ce poste auprès des aînés.

Ne pas avoir peur d’aller cogner aux portes et s’impliquer dans la communauté semblent être de belles façons de trouver un emploi ici. Cela permet de s’imprégner de la communauté, de se faire connaître mais aussi de mieux la connaître. Gabrielle le voit lors des rencontres de comité MADA : « Arriver dans un milieu où tout le monde  se connait, cela demande de ne pas être gênée, ni d’avoir peur de répondre aux questions du monde qui se demande ce que tu viens faire dans leur beau village ! Une fois qu’ils voient l’ouverture, les gens de la place sont très accueillants, mais ils veulent te connaitre et c’est bien normal ! »

Toutes les deux ont étudié en travail de milieu : plutôt que de recevoir les gens dans ton bureau, tu vas à leur rencontre. Paradoxalement, très peu d’étudiants en travail social s’orientent vers cette branche, puisque 90 % d’entre eux se dirigent vers l’intervention individuelle, mais nous voici dotés pour le Bas-Saguenay de deux travailleuses sociales en intervention collective.

Depuis le début de l’année 2016, Émilie Savard est agente de milieu pour Enfants Fjord. Elle travaille principalement avec les comités familles de chacune des municipalités du Bas-Saguenay : « Je m’assure que les choses mises en place, comme les joujouthèques, soient utilisées et que le plan d’action réponde vraiment aux besoins de la communauté. »

Quant à Gabrielle Desrosiers, elle est travailleuse de milieu auprès des aînés : « Je dois établir un lien de confiance avec les gens, aussi je vais les rencontrer dans les cercles des fermières, aux réunions de comités MADA. S’il y a des besoins, si certaines personnes vivent de la solitude par exemple, elles vont me connaître et sauront venir me trouver. »

Vous aurez donc, et si ce n’est pas encore fait, bientôt l’occasion de rencontrer ces deux personnes bien dynamiques. N’hésitez surtout pas à leur poser des questions sur leur travail ou au sujet des prochaines activités qu’elles organisent ! Émilie Savard, pour Enfants Fjord au 418 272-2633, poste 3231 et Gabrielle Desrosiers, au 581 882-6585.

Après plus de 80 ans d’histoire, le BMR de St-Félix ferme ses portes

Il y a plus de 80 ans, J.A. Potvin, un citoyen de St-Félix d’Otis ouvre un magasin général où différents produits de quincaillerie côtoyaient cannes de conserve, fromage, viandes et boissons alcooliques.

Véritable magasin général, c’est à cette époque le lieu où l’on peut trouver de tout et les habitants du village s’y rendent plusieurs fois par semaine pour faire leurs emplettes. Lorsque l’épicerie Omni ouvre ses portes, le volet « cuisine » est abandonné pour laisser toute la place à la quincaillerie et à une nouvelle bannière que Carol Potvin, fils du fondateur, adopte, soit le groupe BMR.

Au fil des ans, cette entreprise prend de l’expansion avec l’agrandissement des locaux, une cour à bois impressionnante, une variété remarquable de produits saisonniers  et un service de livraison régulier un peu partout dans la région. De magasin général à grande quincaillerie, sous la gouverne de Carol, de son épouse et de leur fils David, le BMR de Saint-Félix devient un incontournable dans le domaine de la construction à La Baie et dans le Bas-Saguenay.

Puis, il y a cinq ans, la bannière BMR est rachetée par La Coopérative Nutrinor et le magasin de St-Félix finit par être géré par le groupe Potvin et Bouchard de Jonquière en 2014.

Prétextant des coûts fixes trop élevés, les citoyens assistent impuissants à la mise à pieds des employés, aux tablettes qui se vident faute de réapprovisionnement et au faible intérêt de la part des nouveaux propriétaires envers sa nouvelle acquisition. Personne n’est donc surpris d’apprendre, l’automne dernier, la fermeture d’un fleuron de l’économie de St-Félix et la perte définitive de 12 emplois.

L’entreprise Potvin et Bouchard s’est procuré une cour à bois pleine de matériaux, de nombreux articles de quincaillerie, des gallons de peinture et des objets de décoration pour un prix bien raisonnable. De plus, elle a ainsi pu se débarrasser d’un compétiteur. Comble de malheur, dans le cas d’une éventuelle vente du bâtiment maintenant désaffecté, les propriétaires actuels exigent qu’une clause soit inscrite à l’acte notarié pour interdire l’exploitation d’une quincaillerie sur place au cours des sept prochaines années.

L’attitude de Potvin et Bouchard est largement décriée dans la population et a donné de nombreux arguments convaincants à ceux qui appellent au boycott de la maison mère et de ses succursales.

La scierie de Petit-Saguenay redémarre ses activités !

Photo aérienne de l'usine de sciage de Petit-Saguenay

Les nouveaux propriétaires de l’usine de sciage de Petit-Saguenay ont annoncé sa relance à la fin du mois de janvier. Cette annonce est une très bonne nouvelle pour le milieu, qui a été grandement éprouvé par les faillites successives de son moteur économique historique et par les coupures subies dans les programmes de développement rural. 

Cette relance est le fruit d’un partenariat entre Scierie Dion & Fils de Saint-Raymond-de-Portneuf, l’entreprise qui s’était portée acquéreur de l’usine lors de la faillite de la Coopérative Valoribois, et Fabrication PFL de Lévis. Une nouvelle coentreprise a donc été créée et porte le nom de Scierie Petit-Saguenay. Selon Jean-François Dion, président de Scierie Dion, « cette association va permettre de relancer l’usine de manière durable. »

Le modèle d’affaires de Scierie Petit-Saguenay est basé sur le sciage exclusif du peuplier faux-tremble, qui compose le plus gros de la garantie d’approvisionnement rattachée à l’usine. Des nouveaux volumes sont également en voie d’être obtenus dans le cadre de la réallocation de la garantie d’approvisionnement de l’ancienne usine de Louisiana Pacific à Chambord.

L’entreprise Scierie Dion & Fils apporte une grande expertise dans les activités de sciage, alors que PFL sera le principal acheteur du bois scié sur place. Comme l’explique Frédéric Laliberté, président de PFL, « la production de pièces de tremble sera importante pour l’approvisionnement de [notre] usine de palettes située à Lévis. »

Les installations sont présentement en train d’être préparées en vue d’un redémarrage des opérations dans le courant du mois de mars. L’approvisionnement sera quant à lui assuré principalement par Groupe Forestra Coopérative Forestière (l’ancienne Coopérative de Laterrière), qui devrait avoir livré 10 000 m3 de bois d’ici au début des opérations.

Selon leur directeur des opérations Denis Simard, «  À cause des courts délais, il a fallu se tourner vers la réserve faunique des Laurentides pour les travaux de cet hiver, mais c’est certain qu’il y aura des chantiers dans le coin du Bas-Saguenay au cours des prochaines années. D’ailleurs, Forestra a comme philosophie d’utiliser les entrepreneurs locaux pour les travaux de chemin, ce qui est déjà le cas avec Excavation Lauréat Gagné pour les chantiers exploités présentement. »

Du côté des opérations de la scierie en tant que telles, la philosophie est sensiblement différente des anciennes administrations puisqu’une seule ligne de production sera mise en place à court terme. Le nombre d’employés à l’usine sera donc réduit à une quinzaine environ. De plus, les définitions de tâches et la politique salariale ont été entièrement revues.

Les anciens travailleurs sont donc invités à postuler sur les offres d’emploi qui seront affichées au cours des prochaines semaines, mais ils doivent s’attendre à des conditions d’emploi différentes, même si les salaires demeureront compétitifs par rapport au marché. Comme l’indique Frédéric Laliberté, « on s’attend à une grande polyvalence et à une grande flexibilité de la part de nos employés. On veut se donner une chance de démarrer cette usine-là et de pouvoir la maintenir en opération. »

Et si un emploi intéressant se trouvait au coin de votre rue?

Une partie du comité organisateur de la première Foire de l'Emploi du Bas-Saguenay

Le nez plongé dans le journal ou le regard fixé sur l’écran de votre ordinateur, vous cherchez « L’EMPLOI » qui répondrait à tous vos désirs… Devant vous, défilent des annonces qui ne conviennent pas à vos compétences, à vos attentes salariales, à votre horaire de travail recherché ou encore, à la distance que vous souhaitez parcourir pour combiner votre emploi et votre vie de famille.

Dites-vous que vous n’êtes pas seul à chercher et que l’emploi parfait n’existe pas, malheureusement. Par contre, en cherchant dans votre communauté ou celles environnantes, il y a peut-être un défi intéressant pour vous juste au coin de votre rue…

Afin de vous donner un petit coup de pouce, les membres de la Table de concertation multisectorielle jeunesse du Bas-Saguenay lancent la première édition de la « Foire de l’emploi » sous le thème « Un emploi près de chez-vous ».

Cet événement, qui se tiendra le mercredi 20 avril 2016 au Chalet des loisirs de Saint-Félix-d’Otis, se veut une grande rencontre entre des employeurs du Bas-Saguenay et de La Baie et des chercheurs d’emploi qui se rejoindront, l’espace d’une journée, pour partager leurs besoins respectifs et surtout, pour mieux connaître le marché de l’emploi du Bas-Saguenay.

En plus du maillage entre employeurs et employés, des formations et des capsules humoristiques seront présentées aux participants dans l’objectif de développer les compétences de recherche d’emploi et accompagner les chercheurs dans leur démarche. « Je fais comment pour expliquer à un employeur que j’ai arrêté de travailler durant deux ans pour m’occuper de ma mère ? », « Dois-je fournir plusieurs références ? », « Je suis jeune, je n’ai pas d’expérience de travail, qui va me donner ma chance ? », « Une lettre de présentation, c’est encore utile ? » Tant de questions auxquelles les professionnels sur place pourront répondre.

Combiné aux formations, des employeurs seront sur place pour présenter leur organisation et partager leurs besoins actuels ou futurs.

Et l’entrepreneuriat dans tout ça ?

L’entrepreneuriat est également une source de création d’emploi non négligeable. Bien que plusieurs entrepreneurs désirent fonder des compagnies plus conformes, il y a aussi les aspects du travail autonome et des entreprises d’économie sociale ou des coopératives qui sont intéressants à connaître.

Ainsi, les participants pourront découvrir des histoires à succès venant de travailleurs qui ont démarré leur petite entreprise et qui vivent très bien avec ce gagne-pain. Les formules de coopératives et d’entreprises d’économie sociale seront également présentées. Le ministère Économie, Science et Innovation définit l’économie sociale comme : « une forme d’économie distincte de l’économie marchande (secteur privé à but lucratif) et de l’économie publique (secteur public) ».

Le Québec compte environ 7 000 entreprises d’économie sociale. Ces dernières procurent un emploi à plus de 150 000 personnes. Présentement, uniquement pour les entreprises constituées en coopérative ou en mutuelle, le chiffre d’affaires atteint 33,4 milliards de dollars. Du côté des coopératives, le Québec en compte plus de 3 300 qui regroupent 8,8 millions de producteurs, de consommateurs et de travailleurs.

Ces chiffres démontrent bien que ces formules demeurent des avenues intéressantes à mieux connaître !

La « Foire de l’emploi du Bas-Saguenay » s’adresse à tous et à toutes. Que ce soit pour les jeunes travailleurs, les travailleurs expérimentés, les personnes d’expérience près de la retraite,  les retraités ou les étudiants en recherche d’emplois estivaux, l’événement se veut rassembleur, amusant et très professionnel.

On fait quoi le 20 avril ?

C’est simple, vous vous présentez au Chalet des loisirs de Saint-Félix-d’Otis pour la « Foire de l’emploi du Bas-Saguenay ». L’entrée est gratuite pour les visiteurs. Surveillez vos médias locaux pour connaître tous les détails de cet événement dans les prochaines semaines.

Au cœur de notre avenir collectif, la diversification économique

La baie Éternité en hiver
Les falaises de la baie Éternité. Crédit photo : Cécile Hauchecorne

La population du Bas-Saguenay vieillit à vue d’œil. Les jeunes et les moins jeunes partent depuis des décennies, pour étudier ou travailler dans les centres urbains. Trop souvent, ils ne reviennent pas. Les perspectives démographiques québécoises ne nous laissent pas croire à un retournement de situation. Face à un tel constat, si on veut éviter la mort lente de nos communautés, il est fondamental de prendre les moyens nécessaires pour garder nos jeunes familles et en attirer de nouvelles.

Des jeunes familles viennent régulièrement s’établir chez nous, parfois parce qu’elles souhaitent retrouver leur village natal ou alors parce qu’elles sont en quête d’une meilleure qualité de vie et d’un contact privilégié avec la nature. Pour la même raison, nos villages sont également des lieux très prisés par les villégiateurs et les retraités. Parfois, cet établissement devient permanent, mais seulement si certaines conditions sont bien remplies.

Les raisons sont en effet nombreuses pour demeurer chez nous : les beaux paysages, les services personnalisés, l’accès à la propriété, la sécurité et l’esprit d’entraide par exemple. Mais au final, à moins d’être un adepte de la simplicité volontaire, la disponibilité du travail et la possibilité de s’épanouir professionnellement sont deux déterminants essentiels de la rétention des familles.

Notre dossier du mois dresse un portrait de l’emploi dans le Bas-Saguenay. La bonne nouvelle est que la part de la population active qui peut compter sur un emploi rémunéré est plus grande que jamais. Par contre, une grande partie des travailleurs doit toujours se déplacer sur de grandes distances, souvent quotidiennement, pour occuper ces emplois. De plus, les emplois disponibles dans les villages sont la plupart du temps moins bien rémunérés, quand ils ne sont pas tout simplement saisonniers.

Il est illusoire de croire que nous serons un jour en mesure d’offrir dans nos villages des emplois de la même qualité que ce que l’on peut trouver dans les grands centres urbains ou même du côté de la Ville de Saguenay. Bien des gens sont toutefois prêts à troquer une partie de leur salaire pour une qualité de vie exceptionnelle. Pour espérer en voir s’établir davantage chez nous, il faut absolument accroître nos efforts de diversification économique afin de développer des emplois à salaire intermédiaire.

Le secteur des ressources naturelles a traditionnellement été un employeur important dans le Bas-Saguenay et offrait historiquement des salaires très intéressants. Si des projets de deuxième ou de troisième transformation étaient mis de l’avant, des nouveaux emplois industriels de qualité pourraient être créés dans le domaine.

À l’heure de mondialisation et de l’engouement pour les produits artisanaux de tout acabit, de nombreuses entreprises de fabrication artisanale pourraient également être mises sur pied. Il en existe déjà quelques-unes sur le territoire qui parviennent à tirer leur épingle du jeu et qui pourraient aussi créer encore davantage d’emplois en exportant leurs produits si distinctifs.

Un autre secteur où le Bas-Saguenay est à peu près absent est celui des services professionnels, scientifiques et techniques. Avec une stratégie bien orchestrée, il serait possible d’attirer des professionnels qui sont rattachés à des firmes dans les centres urbains et qui peuvent continuer leur lien d’emploi grâce au télétravail. Le secteur se prête également plutôt bien au travail autonome.

Toutes ces initiatives nécessiteraient davantage d’efforts concertés de la part des municipalités dans leurs efforts de développement. Consacrer davantage de ressources au développement et établir un meilleur partage des responsabilités entre les agents de développement permettraient certainement de dégager la marge de manœuvre nécessaire à l’établissement d’un véritable commissariat industriel commun à toutes nos municipalités.

Le secteur privé doit également mettre la main à la pâte, puisqu’après tout c’est lui qui crée les emplois. Or, plus de 60% des emplois présents sur le territoire proviennent des entreprises de moins de 20 employés. Plusieurs d’entre elles présentent un potentiel de croissance et seraient en mesure d’élargir leur champ d’action. De plus, le Bas-Saguenay demeure une terre d’opportunité où plusieurs champs économiques ne sont pas encore occupés, ce qui laisse beaucoup de place pour la création de nouvelles entreprises.

Finalement, la population locale a aussi sa part de responsabilité dans ce vaste chantier. Si l’on veut que nos jeunes restent dans notre milieu ou reviennent y créer des entreprises, il faut s’assurer qu’ils développeront les compétences qui correspondent aux domaines d’activité qu’on retrouve sur le territoire. Beaucoup d’entreprises du milieu doivent recruter à l’extérieur de la région parce qu’ils sont incapables de trouver des candidats dans le milieu. C’est tout dire !

 

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