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Semaine des maisons de Jeunes – L’activité régionale se déroule au Mont-Édouard

Le 18 octobre 2014, la maison des jeunes du Bas-Saguenay (MDJ) accueillait 17 maisons de jeunes, membres du Regroupement des maisons de jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean (RMJQ-02), au Mont-Édouard. Ce sont près de 100 personnes, adolescents, entre 12 et 17 ans et animateurs, provenant des quatre coins de la région et de différents milieux, qui ont participé à ce grand rassemblement.

À l’ère des technologies d’informations, les maisons de jeunes (MDJ) reconnaissent l’importance d’offrir un lieu de rencontre régionale à leur image. Répondant ainsi à leurs besoins de se regrouper, d’échanger, de s’exprimer et de partager des moments  entre eux. Durant cette journée, les jeunes ont donc eu l’occasion d’exprimer les bons coups de leur MDJ (cuisine collective, activité, bénévolat, artisanat, etc.) lors d’une marche sur la rue principale, de participer à une kermesse avec différents jeux d’habiletés au Mont-Édouard, et enfin, de danser et de partager deux repas.

Les adolescents ont eu beaucoup de plaisir à vivre cette journée différente et dynamique ! Ils ont délaissé leur Ipod et cellulaire pour le tir à la sarbacane, le croquer de la pomme, la course à trois jambes, la résolution d’énigme, le parcours de rétroviseurs, etc.

Cet événement régional a clôturé en beauté la semaine des maisons de jeunes qui se déroulait du 13 au 19 octobre dernier. Plusieurs activités et des portes ouvertes ont eu lieu à la grandeur du Québec tout au long de la semaine.

La MDJ du Bas-Saguenay est l’une des 17 maisons de jeunes membres du RMJQ02. Leur expertise est reconnue par le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec. Elles accueillent gratuitement les adolescents de 12 à 17 ans qui y sont toujours les bienvenus pour échanger, se divertir, s’informer et participer à des projets communs. Diverses activités y sont offertes, toujours encadrées par une équipe d’animateurs compétents.

Certains soirs, la MDJ ouvre ses portes pour les jeunes de 11 ans. Aussi, le transport collectif du vendredi soir vers la MDJ est de nouveau actif pour les jeunes de Rivière-Éternité et Petit-Saguenay, au moindre coût de 1$ par soir. Par ailleurs, les jeunes ont procédé à une collecte de bouteilles, le 20 septembre à L’Anse-Saint-Jean. Les fonds amassés serviront au financement des activités : entre autres, une sortie au cinéma est prévue pour ceux qui se sont impliqués.

Pour obtenir plus d’informations sur votre maison des jeunes, téléphonez au 418 272-2294 ou rejoignez-nous sur Facebook : MDJ du Bas-Sag

Jeunes apprenties journalistes : un fameux défi relevé avec succès !

L’équipe de journalistes : Samy-Kim Houde, Océane Tremblay, Jolianne Senneville, Magalie Thibeault, Mathilde Houde et Karelle Boudreault.

Six élèves de secondaire 2 de l’école Fréchette ont participé à une activité très stimulante, lors du colloque d’École en réseau qui s’est déroulé dans notre région les 2 et 3 octobre derniers. En réalisant une enquête auprès des quelques 200 participants, elles ont pu expérimenter, dans un cadre professionnel, le métier de journaliste.

L’équipe avait une importante mission à remplir : connaître les impressions de ces professionnels de l’éducation venus des quatre coins de la Province pour prendre part au colloque. Les journalistes ont donc tout d’abord récolté des informations en effectuant des entrevues. Une première synthèse a ainsi été réalisée par leur soin, ce qui les a amenées à cibler plus précisément leurs recherches en formulant une dernière question.

Le lendemain, elles sont donc allées rencontrer une deuxième fois les participants. Enfin et pour finir, elles ont dû présenter une synthèse de leurs investigations, du haut de l’estrade du gymnase de l’école Fréchette, devant un auditoire nombreux, attentif et surtout impressionné.

Pour se préparer à cette expérience, les jeunes ont eu deux à trois rencontres avec Vincent Gagnon, responsable du projet informatique d’École en réseau. Vincent est arrivé avec un questionnaire déjà prêt et les jeunes filles y ont rajouté leur touche personnelle.

Quand on demande à ces jeunes journalistes en devenir si elles recommenceraient l’expérience, c’est un oui à l’unisson qui répond. Certaines parlent même d’en faire leur métier. Voici quelques uns de leurs commentaires enthousiastes : « Déjà, un exposé oral devant tous tes amis, t’es gênée. Mais là quand je suis montée sur la scène, le silence, tout le monde qui attendait que l’on commence… c’était très impressionnant. » « Quand je me suis lancée, j’ai senti qu’on était vraiment importantes, qu’on était capable de franchir quelque chose. Tout le monde nous applaudissait, nous remerciait. Mon estime, elle est montée en flèche. » « Très gratifiant, une expérience très marquante.» «  De 8h00 à 5h00, on était à l’école et on ne pensait même pas que l’on travaillait, on aimait vraiment cela. »

Parler, discuter, interagir, écrire… c’est l’objectif des Écoles en réseau.

À travers l’activité de journalisme, il s’agissait de mettre en pratique cette idée de discours collectif, cette façon de travailler en groupe, de s’impliquer de façon non linéaire en réalisant une enquête collaborative.

Au départ, École en réseau, c’est un programme informatique qui permet à des écoles de régions éloignées de communiquer entre elles, via un système de vidéo conférence ou de forum. Compte tenu de la diversité et de la qualité des échanges ainsi réalisés, le projet s’est ouvert depuis peu à toutes les écoles de Québec.

Jean-François Houde, nouvel inspecteur municipal à L’Anse-Saint-Jean

Originaire de Chicoutimi, Jean-François Houde, nouvel inspecteur municipal pour L’Anse-Saint-Jean, connait bien la région puisque sa famille vient d’ici et qu’il se faisait un plaisir d’y séjourner durant ses congés. 

Jean-François possède un Baccalauréat en aménagement du territoire, il a déjà, du haut du ses 31 ans, établi une solide expérience professionnelle. Les emplois qu’il a occupés antérieurement lui ont permis d’acquérir beaucoup d’expérience dans des domaines connexes. Par exemple, il fut responsable de l’environnement pour une compagnie œuvrant  à la construction de la nouvelle route de la réserve faunique des Laurentides. Son rôle était d’atténuer les impacts des travaux sur l’environnement. Ce travail fut une opportunité pour lui de développer une expertise en génie civil. En effet, il a participé à la construction de route, l’installation de ponceaux, la gestion de machinerie lourde, etc. Par la suite, il a été planificateur en gestion de projet chez Génivar. 

Jusqu’à présent, il adore son emploi, car il aime le contact avec les gens, le service aux citoyens, le développement municipal, et bien sûr les travaux publics. D’ailleurs, il publie chaque mois dans l’Entre-nous une chronique sur les règlements municipaux. Enfin, il deviendra prochainement citoyen de L’Anse-Saint-Jean puisqu’il a décidé de s’installer ici avec sa petite famille. 

Si vous voulez le rejoindre à la municipalité, composez le 418 272-2633 poste 3223.

La municipalité de L’Anse-Saint-Jean fête ses bénévoles

Pâquerette Gagnon a reçu le prix Hommage, ici entourée des treize bénévoles ayant été honorés.

Pour une 5e année consécutive, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean a remercié ses bénévoles lors d’un brunch organisé au chalet du Mont- Édouard le16 novembre dernier.

Près de cent personnes ont répondu à l’invitation lancée par la municipalité, représentant une vingtaine de comités ou d’organismes. Quatorze bénévoles ont reçu des mentions d’honneur attribuées par un comité de sélection choisi par le conseil municipal. Ce comité était composé de Mesdames Lise Waltzing (Caisse du Bas-Saguenay), Anne Tremblay (Société de développement), Patricia Daigneault (Centre communautaire La Petite École), Messieurs Roger Dallaire (CLD  ville Saguenay) et  Anicet Gagné (conseiller municipal).

Les bénévoles reconnus par leurs pairs et les catégories dans lesquelles ils ont été honorés sont : Gaétan Bouchard de la Zec de la Rivière Saumon (Assiduité / Continuité), Germaine Boudreault de la Bibliothèque municipale (Vie culturelle), Monique Boudreault des filles d’Isabelle (Vie communautaire), Liliane Côté de la Maison des Aînés (Implication auprès des aînés), Lina Côté des Quatre saisons d’Édouard (Sport et plein air), Gérald Gagné du Club de motoneige (Détermination), Léonard Gaudreault du conseil de la fabrique (Multidisciplinaire), Micheline Houde de la Ligue de sacs de sable (Vie associative), Mme Josée Lavoie du Comité des soupers de L’Anse (Rayonnement positif), Odile Lavoie du Club de l’Âge d’or (Rassembleuse),  Gilles Mclean du comité conjoint de l’ouverture de l’église (Innovation), Ghislaine Sentenne du Cercle des Fermières (Patrimoine) et Magalie Thibeault de l’École Fréchette (Jeunesse).

Pour une première fois, deux bénévoles ont été choisis  comme bénévole de  l’année soit Lina Côté et Léonard Gaudreault. Le comité a reconnu le travail remarquable de ses deux Anjeannois impliqués depuis plusieurs années dans leur comité respectif, en leur remettant une sérigraphie encadrée d’Hélène-Louise Falardeau. Le comité de sélection a également remis un prix hommage à Pâquerette Gagnon qui entreprend sa 25e année à titre de présidente du Symposium des Villages en Couleurs. Elle a reçu une œuvre de l’artiste peintre Monique Guay, reconnaissant également l’ensemble de ses implications  comme bénévole au sein de nombreux comités.Merci encore à vous tous(tes), qui vous investissez avec cœur et contribuez à améliorer la qualité de vie de notre communauté.

Super soirée de chasse 2014

La 15e édition de la « Super soirée de chasse de Rivière-Éternité » s’est déroulée samedi le 25 octobre au centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité, sous la présidence d’honneur de Monsieur Rémi Aubin.

La réussite de cet événement est dédiée au comité organisateur qui a su placer toute son énergie afin de voir au bon déroulement de cette activité. Nous profitons de cette occasion pour remercier toutes les personnes bénévoles et les précieux commanditaires qui ont participé au succès de cet événement. De nombreux chasseurs étaient au rendez-vous afin de raconter leur «histoire de chasse». Cette soirée s’est terminée sous le signe du plaisir, de la danse et du divertissement pour tous. Merci de votre participation et on se dit à l’an prochain pour la 16e édition.

Ça bouge au centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité!

Le local de conditionnement physique  a repris ses opérations depuis le 17 novembre dernier. Le centre est ouvert tous les lundis et mercredis soir de 18h00 à 19h30 pour accueillir les gens  qui suivent un programme d’entraînement.

Plusieurs équipements sont disponibles et ce, pour le minime coût de 2$ par visite. Si vous êtes intéressé à détenir un programme d’entraînement, n’hésitez pas à communiquer avec un membre du comité. Pour information, vous pouvez contacter Hélène Pelletier au (418) 272-2218, Lise Pelletier (418) 272-1456 ou Suzanne Bergeron (418) 272-1814.

De plus, des cours de mini-cheer débuteront au mois de janvier. Le mini-cheer est un cours de cheerleading qui s’adresse aux jeunes de 3e à la 6e année du milieu scolaire.  La traduction littérale du mot anglais cheerleading est  meneur (se) d’encouragement. Cette discipline s’adresse autant aux garçons qu’aux filles qui pratiquent ou aimeraient pratiquer des techniques de danse et synchronisation de mouvements, ainsi que des acrobaties et des voltiges.

Ce sont des adolescentes du secondaire qui font partie de l’équipe du cheerleading qui transfèreront leurs connaissances dans cette discipline. Le coût est de 20$ pour la session qui se déroulera les mercredis de 18h00 à 19h00. Bienvenue à tous! Pour inscription, Laurianne Gagné (418) 272-1412 ou Émy-Ève Pelletier (418) 272-1796.

Enfin, le Zumba est un programme d’entraînement physique combinant des éléments d’aérobic et de la danse. Une nouvelle session sera proposée du 14 janvier au 1er avril 2015. C’est Mathieu Bergeron, passionné de ce sport, qui encadrera l’exercice physique, avec plaisir et rire garantis. Cette activité se déroulera les mercredis soirs de 19h30 à 20h30 pour un coût de 80$ pour 12 cours. Alors venez vous divertir! Les inscriptions se feront le soir même du premier cours.

Prix du patrimoine, la municiplaité de Saint-Félix-d’Otis se distingue

La MRC du Fjord-du-Saguenay a tenu la troisième édition des Prix du patrimoine, le Fjordsaguenayen. Cette reconnaissance souligne les interventions remarquables faites dans le domaine du patrimoine bâti et paysager sur le territoire. Pour l’occasion, la MRC avait convié les lauréats au centre récréatif de Bégin.

Cette année, douze candidatures ont été déposées. Sur ce nombre, cinq prix ont été décernés à des propriétaires et à des municipalités qui ont accompli des efforts de conservation, de protection, de valorisation et de restauration sur leur propriété. Les gagnants se sont vus décerner une plaque murale, un abonnement d’un an à la revue Continuité et le livre Espace d’inspiration du paysage bâti et paysager de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

La municipalité de Saint-Félix-d’Otis s’est distinguée en récoltant deux prix lors de cette soirée. Le premier, dans la catégorie paysage, a été attribué au Site de la Nouvelle-France. On a voulu ici souligner le travail de reconstitution historique réalisé dans un souci d’authenticité afin de préserver la beauté de ce site et permettre son intégration au décor naturel du fjord.

Le second, dans la catégorie coup de cœur du public, a voulu honorer l’Église de Saint-Félix-d’Otis pour la mise en valeur du patrimoine religieux et l’intégration harmonieuse du bâtiment restauré au parc adjacent. Projet novateur et original qui a permis la sauvegarde du bâtiment en le transformant en lieu d’interprétation du patrimoine.

Dès maintenant, les municipalités et les citoyens du territoire de la MRC peuvent soumettre leurs candidatures pour la prochaine édition des prix du patrimoine. Pour toutes questions composez le 418 673-1705, poste 1205.

Saint-Félix-d’Otis écologique : La municipalité modernise son éclairage de rues

Pierre Deslauriers, maire et Linda Tremblay, responsable du comité eco-énergétique, nous montrent un exemple de luminaire LED qui seront en fonction dans la municipalité d’ici quelques mois.

D’après Pierre Deslauriers, maire de Saint-Félix-d’Otis, le virage que prendra la municipalité en installant un nouveau type d’éclairage au LED, en est un réfléchi et analysé en vue d’augmenter la sécurité des citoyens et l’économie d’énergie.

L’analyse des résultats, c’est en six ans que la reconversion au LED de tous les nouveaux et anciens luminaires de la municipalité sera payée. De plus, les années subséquentes verront les factures d’Hydro-Québec et les frais d’entretien diminuer de moitié. Chiffres à l’appui, ce qui coûtait 12 300 $ d’électricité et d’entretien pour une année, se paiera désormais 5 600 $.

Pour l’année 2014-2015, une vingtaine de nouveaux luminaires seront donc installés dans des endroits stratégiques et une quarantaine des lampes déjà en place fonctionneront désormais au LED. D’ailleurs, ces modifications vont se poursuivre l’an prochain avec la conversion d’une trentaine d’autres luminaires et l’installation de vingt additionnels.

Pour Pierre Deslauriers, la sécurité du public étant une priorité, ces changements démontrent bien l’engagement de tous les membres de son Conseil à faire de Saint-Félix-d’Otis une municipalité sécuritaire et avenante à la nuit tombée.

La technologie LED pour l’éclairage urbain assure l’efficacité énergétique de bien des infrastructures déjà existantes. Plusieurs municipalités ont amorcé le mouvement vers le LED pour l’éclairage de rues et les spécialistes prévoient qu’à long terme plusieurs autres feront de même. Cette transformation est d’ailleurs subventionnée par Hydro-Québec qui voit dans cette reconversion un moyen efficace de dégager des kilowatt/heure pour d’autres usages.

« Cet investissement sera certainement très positif pour les prochaines années. Nous poursuivrons le travail avec le comité éco-énergétique afin que notre municipalité soit dotée de tout ce qu’il lui faut en terme d’économie d’énergie et de sécurité » termine Pierre Deslauriers.

Session de transfert – École en réseau : Mission accomplie pour le comité organisateur

Des membres du comité organisateur en compagnie de la directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et présidente provinciale d'École en réseau Christine Tremblay (à gauche). De gauche à droite, Line Fortin, Gilles Routhier, Sandra Noël et Solange Racine, directrice École en réseau. (Photo : TC Media-Danny Desbiens, Courrier du Fjord)

Félicitations au comité organisateur du colloque Session de transfert – École en réseau qui a organisé de main de maître l’évènement qui a eu lieu les 2 et 3 octobre derniers à l’école Fréchette de L’Anse-Saint-Jean, sous le thème « Une session haute en couleurs ! »

Plus de 200 personnes, provenant de 20 commissions scolaires du Québec, ont pris part à cette rencontre annuelle et ont pu ainsi discuter de stratégies gagnantes pour enrichir les activités et les interactions entre les élèves des classes branchées – École en réseau au Québec.

« Au cours de ces deux journées riches en ateliers (plus d’une trentaine d’ateliers), en conférences et en échanges, les enseignants présents, professionnels de l’éducation et directions d’établissements, ont eu l’occasion d’approfondir leurs connaissances et leurs compétences à tous les niveaux.

Des intentions pédagogiques qui ont permis de soutenir le développement professionnel des participants de l’École en réseau, de mobiliser les connaissances développées et enfin, de poursuivre le travail amorcé depuis douze ans, c’est-à-dire la co-élaboration de connaissances par l’amélioration du savoir collectif et de la mise en réseau.

On peut dire que les participants en ont eu plein la vue en découvrant le spectacle offert par le magnifique fjord du Saguenay et les couleurs pour le moins éclatantes en cette période de l’année ! Cependant, ce bel événement n’aurait pu être possible sans le dynamisme et la collaboration du comité organisateur, d’École-Communauté, des municipalités, ainsi que des partenaires du milieu.

C’est un merveilleux travail d’équipe qui a permis une belle visibilité pour notre secteur, le Bas-Saguenay. La présentation de kiosques d’exposition animés lors des pauses-santé sur nos projets novateurs, la visite guidée de L’Anse-Saint-Jean, les prises de photos au quai de Petit-Saguenay, les dégustations du terroir, les kiosques des artistes du milieu font partie de quelques exemples qui ont permis de faire valoir nos couleurs locales. Le sondage d’appréciation de l’activité nous a révélé que l’accueil chaleureux par les gens du milieu fut un des points forts de l’événement…

Bravo aux membres du comité organisateur et à toutes les personnes qui ont contribué au succès de cet évènement provincial.

Nishk

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Enfiler son chandail de laine préféré, mettre une petite tuque pas trop chaude mais juste assez pour compenser le bout du nez frais, chausser ses veilles bottines et sortir à l’aube pour respirer la pureté de l’automne. Marcher dans un état de paix, profitant de la fin de la frénésie estivale, un peu comme si l’on venait d’arrêter un bruit de fond qui bourdonnait depuis deux mois.

L’automne ce n’est pas qu’une saison, c’est une émotion. D’ailleurs, chez nos frères autochtones, ce temps de l’année est souvent relié à l’élément eau, symbole des émotions. C’est aussi la saison de l’ouest, direction du soleil couchant. En ces temps frais, il y a plein d’éléments qui nous chauffent le cœur : la chlorophylle qui entre en dormance au profit d’autres pigments jusqu’alors invisibles, le parfum sucré des aiguilles de sapin roussies, l’abondance des fruits de la terre (jardin, pommes, champignons…) Mais il y a un son qui me touche particulièrement en cette époque : le chant des oies migratrices.

En effet, je préfère cent fois apprendre par les outardes que l’automne commence, plutôt que par le calendrier. Pour elles, ici, ce n’est en général qu’un simple « rest area ». Elles prennent une pause et mangent un peu de graines et de racines de plantes principalement aquatiques. C’est pourquoi on les voit surtout dans les battures, le long du Saguenay. Bien sûr, depuis l’avènement de l’agriculture, son garde manger s’est grandement élargi.

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Quelle puissance accompagne ces grands V chantant qui traversent notre territoire. Cette position de vol a de multiples avantages (l’armée s’en est d’ailleurs inspirée). D’abord, cette formation crée un vortex dans lequel il devient beaucoup moins énergivore de voler. On se laisse porter, un peu comme quand on tourne en rond à plusieurs dans une piscine. Deuxièmement, on peut facilement relayer le premier, comme on le fait en raquettes, dans la neige épaisse. Enfin, c’est une position qui optimise la communication et la direction.

Et d’ailleurs, comment s’orientent-t-elles? Probablement de diverses façons. Les astres, la lumière, les cours d’eau, et même une sensibilité au champ magnétique de la terre… Et oui, elles possèdent un genre de boussole intégrée. Il ne serait pas surprenant que la mémoire des vieilles oies ait également une grande utilité dans ces voyages. Un peu comme l’importance, pour un peuple nomade, d’avoir à ses côté un aîné qui connaît les rivières comme le fond de sa poche. En parlant de peuple nomade, il est intéressant de noter qu’avant l’acquisition d’armes à feu, la chasse à l’oie se faisait aux filets. Tant qu’à eux, les peuples du nord ont su profiter de la période de nidification, qui a lieu dans leur contrée, pour se faire quelques festins de gros œufs d’oies.

Que ce soit pour chasser, manger, observer ou seulement pour écouter, le passage de ces vigoureux voyageurs ne laisse personne indifférent!

Meegwetch! (merci)

Notre territoire, ce garde-manger.

L’automne est arrivé et avec lui le temps de la chasse, des récoltes et des conserves. Ces activités ancestrales nous rapprochent de la nature qui nous entoure, le temps d’un dernier au revoir avant les neiges. 

C’est bien connu, l’industrialisation de la production et de la transformation alimentaire a grandement éloigné le consommateur du contact avec les aliments qu’il consomme. Les scandales sur le traitement des animaux dans certains élevages et les problèmes de pollution des cours d’eau par les activités agricoles sont souvent bien loin lorsque le consommateur se retrouve dans les rayons de l’épicerie.

La mondialisation a, de surcroit, élargi considérablement l’offre de produits que l’on retrouve désormais en épicerie. Tout le monde a ainsi la possibilité de manger thaïlandais un jour, mexicain le lendemain et traditionnel québécois le surlendemain. Mais on constate plutôt la tendance inverse, c’est-à-dire que les savoirs culinaires se perdent à la faveur des plats surgelés, du prêt-à-manger et de la restauration rapide.

On ne mange certainement plus de la même manière qu’au début du siècle dernier ! Si les problèmes de sous-alimentation sont aujourd’hui plutôt rares, l’obésité, elle, croit en flèche, ainsi que tous les problèmes de santé qui en découlent. On affirme même qu’aujourd’hui, à l’échelle mondiale, l’obésité tue trois fois plus de gens que la malnutrition !

Nous avons la chance en milieu rural d’avoir accès à de vastes territoires pour pratiquer la chasse et la cueillette. Nous avons pour la plupart également accès à suffisamment de terrain pour cultiver un potager ou pour planter des arbres fruitiers. Il est donc possible pour nos familles d’avoir une certaine autonomie alimentaire, de s’assurer de consommer des aliments de qualité et d’adopter de meilleures habitudes alimentaires.

De plus, plusieurs entreprises du Bas-Saguenay continuent de cultiver la terre que les premiers colons ont défriché pour nourrir leurs familles. S’il n’est pas possible pour certaines fermes de vendre directement au consommateur, plusieurs entreprises agroalimentaires de spécialités mettent en marché leurs produits à la ferme, en boutique ou en épicerie : pleurotes, cerfs rouges, légumes biologiques, bleuets, sirop d’érable, chocolat, boulangerie, sans compter les restaurateurs qui font des efforts importants pour mettre ces produits à leur carte.

La chasse, la cueillette, le jardinage et, de manière générale, l’achat local comptent parmi les meilleurs outils pour faire face aux défis agroalimentaires de notre époque en matière d’environnement, d’éthique et de santé. Ce sont aussi autant d’occasions d’entrer en contact avec la nature, avec nos familles et de prendre un peu de temps à l’écart du tourbillon de stress de nos sociétés modernes.

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