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Un jour, un quai !

La maison du gardin de quai au début des années 1970.

On était gardien de quai de père en fils dans la famille des Lavoie, Ferdinand le grand-père, Ernest le père qui a bâti la maison au bord de l’eau, celle-là même qui a brûlé en janvier dernier anéantissant des années d’efforts pour le Café du Quai et la boutique des Rebelles des Bois. Et enfin, le dernier de la lignée, Francis Lavoie, né à L’Anse-Saint-Jean le 11 novembre 1920. Il est resté gardien de quai durant 45 ans.

Une journée dans la vie du gardien de quai

Un gardien de quai accueillait les bateaux, les mesurait pour ensuite leur charger tant du pied. Enfin, il notait toutes les embarcations qui passaient par les quais de L’Anse dans son grand registraire. Si le gardien ne déchargeait, ni ne chargeait les bateaux, c’est par contre bien lui qui embauchait les hommes pour le faire. De gros chargements de bois de pulpe ou de bois de sciage étaient ainsi chargés sur des goélettes emplies comme des œufs. À une époque, il y avait 5 moulins à scie portatifs qui opéraient dans la région. À la fin de l’été, c’était le tour des goélettes emplies de farine, de mélasse et autres denrées alimentaires, qui arrivaient pour approvisionner les épiceries locales, ainsi que la petite coopérative anjenoise. À cette époque, il y avait également deux fromageries à L’Anse et une à Petit-Saguenay. Ainsi toutes les semaines, 100 livres de bons fromages voyageaient par goélette jusqu’à la ville de Québec.

L’Abbé Fortin, Vilmont Saint-Pierre, Francis Lavoie, Albert Tremblay, Antonio Boudreault, Bruno Houde et Charles Édouard Tremblay lors du lancement de la Jeanne A.B., dernière goélette à avoir été construite à L’Anse-Saint-Jean.

Le premier des chemins, le fjord du Saguenay

Il n’y avait pas que les goélettes qui naviguaient sur le fjord. Au milieu des années 1950, le Canada Steamship Lines venait ici de 2 à 3 fois par semaine. Ce bateau partait de Montréal, faisait des escales à Québec, Pointe au Pic et Bagotville. Pour le plaisir des passagers qui étaient à bord, il faisait un tour dans la baie de L’Anse mais ne s’arrêtait pas. Parfois, il s’ancrait dans le coin quand il y avait du brouillard. Il n’y avait pas de radars à l’époque.

Le quai de L’Anse a vu accoster des bateaux de bien des pays qui, de port en port, transportaient des denrées pas toujours déclarées. Au cours de sa vie, Francis Lavoie s’est lié d’amitié avec nombre de capitaines, qui parfois en profitaient pour vendre autre chose que la marchandise dont ils avaient la mission. L’alcool était très populaire à cette époque, surtout le 94 fabriqué à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le gardien de quai s’est alors monté une belle clientèle intéressée par ce marché clandestin, un marché noir qui lui permettait d’arrondir les fins de mois. Il recevait également du rhum de la Jamaïque, provenant des bateaux apportant de la bauxite pour les alumineries au port de Port Alfred.

Francis Lavoie ne naviguait pas tant sur les bateaux, il restait plutôt au quai. Quand un bateau arrivait, il avait toujours besoin de quelque chose. Il n’y avait qu’un téléphone, certains avaient besoin de se ravitailler au village, d’autres en essence, bref le gardien de quai les aidait à subvenir à leurs besoins.

Jean Sylvain et André Robert deviendront des habitués de la maison du gardien, qu’ils habitaient entre deux explorations du cap Trinité.

La maison du gardien de quai n’était pas un hôtel à proprement parler, mais il arrivait souvent qu’une ou deux chambres soient occupées par des clients lorsque l’hôtel Perron voisin était plein. Les gens de la Pointe s’entraidaient beaucoup à l’époque. Ainsi, Jean Sylvain et André Robert deviendront des habitués de la maison du gardien, qu’ils habitaient entre deux explorations du cap Trinité. Ces deux grimpeurs sont en effet les premiers à avoir atteint, en juillet 1967, les sommets du Cap de 300 mètres de hauteur.

Francis Lavoie pratiquait la pêche à la fascine au bord du quai de l’Anse.

La pêche au bout du quai.

Si le monde venait veiller au bout du quai, il y avait aussi de nombreux pêcheurs qui s’évertuaient à y taquiner la truite de mer. De son côté, Francis Lavoie avait obtenu un permis pour installer des filets pour la pêche à la fascine, toujours dans le coin du quai. Il attrapait de l’anguille et du saumon. Jeanne-Mance Lavoie, une des filles du gardien, se rappelle qu’il y avait aussi des Morneau qui arrivaient de la Haute-Côte-Nord pour venir chasser le loup marin. Celle qui a passé son enfance sur le bord du quai se rappelle : « Par les fenêtres de la maison, à marée haute, on avait l’impression de vivre sur un bateau flottant dans l’eau, c’était extraordinaire. » Mais ce dont se souvient surtout cette jeune femme de 76 ans, dont les souvenirs ont agrémenté ce texte, c’est la diversité des personnages qu’elle a eu la chance de rencontrer tout au long de ses premières années au bord du quai de L’Anse.

L’Histoire des ponts et chemins de Rivière-Éternité

Léontine et Aline Gagné devant le pont couvert de Rivière-Éternité en 1959.

L’histoire d’un village passe par la naissance des chemins et la mise en place de ponts permettant de franchir les obstacles que sont les rivières et les ruisseaux si nombreux au Bas-Saguenay. Ces ouvrages permettent de créer des liens entre les habitants et les communautés. Pour mieux les apprécier, il faut souvent avoir eu peur de les perdre.

Le pont enjambant la rivière Éternité a une histoire bien intéressante. En 1924, la route carrossable s’arrêtait à Saint-Félix, un chemin continuait bel et bien mais s’il était relativement praticable en hiver, aux autres saisons, c’était toute une aventure de se rendre à Rivière-Éternité. Les historiens signalent l’existence d’un pont dès 1930 qui fut couvert en 1942. Endommagé par un camion de la compagnie Granit d’Alma le premier juin 1959, le pont s’écroulera quatre jours plus tard. Il est reconstruit tel qu’on le connaît aujourd’hui et se fait oublier jusqu’au 1er juillet 2023 lors de l’affaissement de la route 170.  Pendant plusieurs jours, il a fallu emprunter des chemins de traverse.  Le pont est un ouvrage qui s’oublie tant qu’il se franchit facilement. On n’y pense pas, mais sans lui, l’isolement devient criant et c’est là qu’il apparaît indispensable.

À Rivière-Éternité, de nouveaux chemins aux noms évocateurs naissent et grandissent.  Le chemin des Colibris, nommé si justement par la présence de ces minuscules oiseaux, se développe lentement mais sûrement sur l’ancien site du terrain de camping de Pierre Bergeron.  L’achat du terrain par la municipalité a permis de revitaliser le secteur et sur 8 terrains, 5 sont déjà vendus. Les acheteurs ont trois ans pour se construire et nul doute que les colibris seront symbolisés ! Également rattaché au chemin Sainte-Thérèse, le sentier des 5 frères, si justement dénommé par les frères Pelletier, est déjà bien occupé par de nombreux chalets. Nommer un territoire est une façon de se l’approprier.  Dans le cas de la rue des Archanges, c’est un clin d’œil à une passion de la famille Bouchard.

La petite histoire des chemins est passionnante et permet de comprendre la vie de nos ancêtres.  Parfois, c’est une question d’entretien des routes.  D’abord rattaché à Rivière-Éternité, le canton de Périgny fut annexé à l’Anse-Saint-Jean en 1977 pour une question d’entretien des chemins. Par contre, le lac Périgny restera annexé à la nouvelle municipalité de Rivière-Éternité (1974) officialisée en 1978. Cet ancien site du centre Do Ré Mi deviendra un endroit prisé de villégiature. On y retrouve dix chalets dont deux habités à l’année.

La municipalité de Rivière Éternité a plusieurs projets dans sa besace, la cartographie de son territoire n’a pas fini de changer. À suivre donc !

Pont couvert de la rivière Ha! Ha!

En 2024, à l'aube de ses 90 ans, le pont couvert de Ferland-et-Boilleau reste un témoignage vivant du passé.

Les ponts couverts ont depuis longtemps la réputation d’être des joyaux du patrimoine architectural. Avec leur charme rustique et leur histoire fascinante, ces structures en bois suscitent l’admiration et l’émotion des visiteurs. Le pont couvert de Ferland-et-Boilleau, qui célèbrera bientôt ses 90 ans, ne fait pas exception à la règle.

L’histoire du pont couvert remonte aux années 1930-31, où un important mouvement de colonisation a lieu à Boilleau. À l’été 1931, de nouveaux colons arrivent chaque jour. Le rang cinq, autrefois connu sous le nom de chemin de la Société des Trente et entretenu par la Compagnie Consilidated, était alors un chemin praticable qui passait par le pont noir du rang Saint-André, ainsi nommé à cause de sa peinture. En continuant sur cette route, on pouvait apercevoir un moulin à scie fonctionnant à la vapeur, suivi d’un arrêt au milieu de la côte de la Bergère, aujourd’hui le lac Edgar, où les cochers faisaient reposer leurs chevaux et invitaient les passagers à se détendre. On passait ensuite près du lac de la Belle Truite et du lac Huard pour enfin arriver au petit lac Ha!Ha! Pour continuer la route vers le Parc des Laurentides, il fallait traverser ce lac en été, ce qui posait parfois des problèmes lors du dégel. Tobie Gagnon se chargeait alors de faire traverser les voyageurs en voiture sur un bac flottant.

En automne 1933, les travaux de construction du pont couvert de Boilleau débutent, bien que les eaux du lac Ha!Ha!, étant trop hautes au printemps, n’aient pas permis de finaliser la structure du pont. Il a donc fallu attendre la saison suivante, au printemps 1934, pour achever les travaux extérieurs. Environ quarante personnes ont été employées pour la construction du pont, avec de nouveaux travailleurs embauchés chaque mois. Les hommes étaient payés en coupons utilisables uniquement pour l’achat de nourriture. C’est Laurent Bouchard de l’Anse Saint-Jean qui en était le maître d’œuvre.

Le pont enjambe la rivière Ha Ha! sur le lot 32 des rangs 4 et 5, aujourd’hui sur la route 381 (anciennement route 56). Il est le seul pont couvert au-dessus d’une cascade près d’une petite chute formée par un barrage. De type Town élaboré, il a su conserver son charme et son authenticité au fil des décennies.

Au cours des années, le pont a été le témoin de nombreux événements et transformations. En 1968-69, un pilier de support a été ajouté à la rive gauche pour renforcer la structure qui montrait des signes de faiblesse. En septembre 1970, une réfection de la route 56 a nécessité la construction d’un pont de béton parallèle au pont couvert pour permettre le passage des camions. En 1973, la halte routière a été aménagée près du pont, à savoir qu’au Québec, il n’existait que 7 haltes routières près des ponts. En 1979, le pont a été peint en vert avec des garnitures blanches, un changement esthétique qui a marqué une nouvelle ère pour l’ouvrage. En juillet 1996, le déluge frappa la municipalité, passant ainsi sous le pont, qui lui, résista malgré son âge.

Au travers de ces évolutions, le pont continue d’attirer les visiteurs et reste au fil des ans le théâtre de nombreuses activités culturelles et sociales.

En 2010, le pont couvert a été fermé à tout usage en raison de son état dégradé. Le ministère des Transports du Québec a effectué une inspection l’automne dernier, mettant en lumière la nécessité de travaux importants pour préserver la structure.

Malgré les défis à relever, le pont couvert de Ferland-et-Boilleau demeure un symbole de mémoire collective et d’attachement au patrimoine local. Les générations se succèdent, mais l’histoire de cet ouvrage emblématique continue de fasciner et d’inspirer.

En 2024, à l’aube de ses 90 ans, le pont couvert de Ferland-et-Boilleau reste un témoignage vivant du passé. Sa rénovation et sa préservation sont essentielles pour conserver ce joyau du patrimoine architectural québécois. En espérant que des travaux de rénovation soient entrepris pour le préserver, afin qu’il puisse continuer de témoigner du passé et d’émerveiller les générations futures. Comme le souligne l’ex-maire Fernando Lavoie, il est important de conserver ces ouvrages extraordinaires qui témoignent du génie et du travail acharné de nos ancêtres.

En empruntant la route 381, les voyageurs pourront découvrir ce pont couvert chargé d’histoire et s’imprégner de l’atmosphère unique qui règne en ces lieux. Une visite qui ne manquera pas de susciter l’admiration et de raviver la fierté des Québécois pour leur riche patrimoine culturel.

Un Vieux chemin ou la naissance d’un village

Une des premières maisons du vieux chemin qui appartenait à la famille de Wilfrid Simard autour des années 1890.

Le Vieux Chemin de Saint-Félix-d’Otis, emprunté de nos jours par ses résidents ainsi que par de nombreux touristes désirant se rendre au Site de la Nouvelle-France, recèle une histoire bien particulière. En effet, c’est dans ce chemin sinueux et parsemé de points de vue uniques qu’est né le village de Saint-Félix-d’Otis. Retour aux origines.

La municipalité de Saint-Félix-d’Otis naît à la suite du Grand feu de 1870. En 1874, des familles de Grande-Baie et de Bagotville décident alors de venir s’installer sur ce vaste territoire, d’y ériger leurs maisons et d’établir leurs familles. Parmi les pionniers, on retrouve Isaïe Claveau et Johnny Claveau qui s’installent sur les rives du Lac Otis appelé alors Lac à Caille. Ce lac doit son nom à François Guay, surnommé Caille, qui installa une scierie au Ruisseau à Caille, à proximité du Saguenay.

Mais revenons au Vieux Chemin. Les premières familles à venir habiter ce territoire qui devient Saint-Félix-d’Otis sont les Gilbert, Laberge, Potvin, Desgagné, Bouchard, Lavoie, Boulianne, Belley, Claveau et Simard.

Plusieurs familles s’implantent fièrement sur des terres près du Vieux Chemin, mais également à l’Anse-à-la-Croix. D’autres anses à proximité verront apparaître leurs premières maisons par après. C’est donc à cet endroit que naît un premier cœur du village avec la chapelle et la petite école de rang qui permettent aux gens d’avoir une vie de communauté bien vivante.

Une première chapelle

L’église, au début du vingtième siècle, était donc située sur le Vieux Chemin et non à l’emplacement où elle est maintenant. La première chapelle du Vieux chemin a été érigée au coût de 500$. Elle servira au culte jusqu’en 1925. C’est le curé de la Grande-Baie qui eût le premier l’idée d’une chapelle le long du Vieux Chemin pour la mission du Lac à Caille.

En 1901, Monseigneur Labrecque érige Saint-Félix en mission, la mission du Lac à Caille (l’érection canonique ne viendra qu’en 1953). L’abbé Hippolyte Néron est le premier missionnaire.

Le 3 janvier 1902, c’est le premier baptême, celui d’Almanzar Belley. Le 10 février de la même année, c’est le premier mariage. Wilbrod Lavoie s’unit à Philomène Villeneuve dans la chapelle du Vieux chemin.

Une photo de la première chapelle située dans le Vieux Chemin de Saint-Félix-d’Otis. (Source Jeanne Claveau d’après les archives de la municipalité)

Selon des témoignages recueillis par la revue Saguenayensia, lorsque le lieu de culte change d’endroit, plusieurs résidents du Vieux Chemin ne sont pas en faveur de cette décision et démontrent leur mécontentement en ne voulant plus fréquenter la nouvelle église.

En 1925, on transfère l’église du Vieux Chemin vers la route La Malbaie-Chicoutimi, maintenant appelée la Rue Principale. En 1926, la nouvelle église située dans le village actuel est érigée et bénie. Enfin, en juillet 1953, l’abbé Charles Martel entreprend avec l’aide de ses paroissiens la construction de l’église actuelle (coût : 120 000 $, évaluation : 250 000 $)

Le déménagement de plusieurs familles du Vieux chemin vers ce qui est aujourd’hui le cœur du village a été au centre d’une grande période de colonisation durant la crise de 1929. Cette dépression économique provoque un déplacement de plusieurs familles vers Saint-Félix-d’Otis.

En 1923, Saint-Félix-d’Otis devient corporation municipale. Joseph Vincent en est le premier maire. Léopold Bouchard est le secrétaire-trésorier de la municipalité et de la commission scolaire.

Une route qui poursuit son histoire

Avec les années, la désignation de Saint-Félix-d’Otis s’est substituée à celle de Lac à Caille. La paroisse étant dans le canton Otis, érigé en 1869 et ainsi désigné en l’honneur du curé Lucien Otis de L’Anse-Saint-Jean.

Concernant la route, c’est en 1880 que la Société Price obtient un tracé de 10 miles de longueur. La colonisation marche alors de pair avec l’exploitation forestière.

Lors du déplacement de plusieurs familles vers l’endroit actuel de la municipalité, il devient logique que l’église soit située le long de la route menant à Charlevoix. Le développement se poursuit alors avec l’implantation de familles à plusieurs endroits sur le territoire, tel que le Chemin du Rang-Trois, Lac-Goth, Lac-Éternité, etc.

Le Vieux Chemin aura vu naître quant à lui le cœur d’une municipalité. Lorsque l’on circule aujourd’hui sur le Vieux Chemin de Saint-Félix-d’Otis, on peut y sentir encore ce courage des premières familles y ayant vécu.

Alors une petite balade dans le Vieux Chemin, ça vous tente ?

Restructuration au département culture et loisirs de Petit-Saguenay.

Manon Landry et Vanessa Gagné, respectivement directrice de l’Aréna Roberto Lavoie et de l’OTJ Petit-Saguenay. Crédit photo : Émilie Dumais.

Deux directrices à la barre !

Rencontre avec Vanessa Gagné, Directrice Générale et secrétaire-trésorière de l’OTJ et de l’Aréna, et Manon Landry, Directrice culturelle, des loisirs et de la vie communautaire.

Avec ses deux certificats (administration et comptabilité), jumelés d’une expérience professionnelle de gestionnaire de 6 années à la Zec Saumon de l’Anse, Vanessa Gagné décide d’intégrer en janvier dernier l’équipe de l’OTJ de Petit-Saguenay. Avec Manon Landry, organisatrice culturelle depuis plusieurs années à la municipalité, elles forment un fameux duo. « On est vraiment complémentaires soit-dit en passant, commente Vanessa d’entrée de jeu. Ma force c’est clairement l’administration, les suivis financiers, les ressources humaines et la gestion de projets. Manon, de son côté, s’occupe de tout ce qui est organisation d’événements, rassemblement, activités culturelles, comme de la programmation et de la logistique du festival Virage qui se déroulera fin juin à Petit-Saguenay. »

Soutenus par la municipalité, ces organismes offrent des services aux citoyens de Petit-Saguenay. Si les infrastructures (Aréna, Casse-Croûte, Terrain de jeu et terrain de balle) appartiennent à la municipalité, la gestion en revient à l’OTJ de Petit-Saguenay.

« La culture et la vie communautaire, ce n’est pas ce qui est le plus payant, c’est certain que ce qui nous permet d’être rentable, ce sont les tournois de hockey, et puis le Casse-Croûte en été. Avec le nouvel aménagement, la passerelle et le parc à la Croix, on veut faire vibrer le cœur du village et donner le goût aux visiteurs de s’arrêter chez nous, tout en offrant un lieu de rassemblement aux Saguenois. C’est d’ailleurs au Parc à la Croix que se déroulera la Saint-Jean cette année. Autour du terrain de pétanque, chansonnier, atelier de fabrication d’étoile, Fous du Roy, feu et barbecue collectif au programme. »

Et pour ceux qui se demandent ce que font ces deux femmes au mois de mai, entre deux saisons touristiques, Manon s’occupe actuellement de la programmation culturelle qui sera proposée lors du tournoi des entreprises de mars 2025, et Vanessa, qui a déjà complété son équipe estivale pour le Petit Sag’, s’affaire à déménager les installations pour retrouver la cabane au cœur du village.

Une soirée pour remercier les bénévoles

Jeudi le 18 avril dernier, les membres du conseil municipal étaient réunis pour une raison fort importante : remercier les personnes bénévoles qui œuvrent dans notre municipalité. La rencontre a eu lieu au chalet des loisirs où un apéritif a été servi, suivi d’une présentation qui a mis en lumière le travail des comités et organismes œuvrant dans notre communauté. Un petit cadeau personnalisé a également été remis à chacun.

À Saint-Félix-d’Otis seulement, ce sont plus de 80 personnes qui donnent généreusement de leur temps à travers les différents organismes. Imaginons le nombre de bénévoles dans l’ensemble du Bas-Saguenay ! Soulignons également la générosité de nombreux citoyens et citoyennes qui aident d’une façon ou d’une autre, tout naturellement, leur voisin ou un proche.

« Bénévoler, c’est faire rayonner ses valeurs et ses talents, c’est ce geste multidimensionnel qui donne naturellement tout son sens à la place qu’on occupe dans nos collectivités. En s’impliquant auprès des causes qui nous animent, on s’ancre dans un milieu de vie et on contribue à une société en mouvance. »

– Semaine québécoise de l’action bénévole

Encore une fois, MERCI!

Conférence de la Dre. Janick Laberge

Le 23 mai dernier, dans le cadre d’une journée de réseautage et de bien-être organisée par l’AGIR, une conférence intitulée « Des loisirs qui soignent, se divertir pour mieux vivre » a été présentée aux intervenants en loisirs, plein air et culture du Bas-Saguenay, au chalet des loisirs de Saint-Félix d’Otis.

Originaire de Ville de la Baie, Dre Laberge a passé une partie de son enfance dans la municipalité de Saint-Félix d’Otis. En plus de pratiquer la médecine, elle est conférencière dans les domaines de la santé physique et psychologique. Véritable passionnée de voyages, d’art et de mots, elle possède également une maîtrise en art visuel, et un complément de formation universitaire en création littéraire. Elle est l’autrice de plusieurs romans, recueils de nouvelles et de poésie.

Lors de cette conférence, Dre Laberge nous a entretenus sur les bienfaits des loisirs pour la santé mentale et le mieux- être. L’activité se voulait interactive, ainsi tous ont pu apporter leur contribution à la présentation.

L’équipe de Petit-Saguenay s’agrandit

Azure Lefebvre, la nouvelle agente de développement partagée avec Rivière-Éternité

Dans les dernières semaines, la municipalité de Petit-Saguenay a eu la chance d’accueillir trois belles personnes pour compléter son équipe dynamique : un adjoint aux travaux publics, une agente de développement et une horticultrice.

Azure Lefebvre, agente de développement partagée avec Rivière-Éternité

Désireuse de se rapprocher de la nature et de vivre au sein d’une communauté tissée serrée, Azure a fait le saut de Montréal au Bas-Saguenay. Arrivée depuis quelques semaines à peine, elle est sans cesse ébahie par la chaleur et l’ouverture des gens. Son temps est partagé entre les municipalités de Rivière-Éternité (60%) et de Petit-Saguenay (40%).

Ayant fait des études universitaires et travaillé en politique et en développement durable, elle pourra mettre ses connaissances au profit des projets d’aménagement de parcs à Rivière-Éternité, de développement domiciliaire et de protection de l’environnement à Petit-Saguenay. Vous pouvez la rejoindre au 418-272-2323 poste 3307 ou à azure.lefebvre@petit-saguenay.com / developpement@riviere-eternite.com. Hors des heures de travail, vous pourrez la croiser sur des sentiers pédestres ou avec une caméra en main.

Cédric Sentenne, adjoint aux travaux publics

Aussi originaire de la région de Montréal, Cédric est arrivé dans l’équipe de Petit-Saguenay en soutien à Mireille Lavoie, notre directrice des travaux publics. Son rôle est de veiller au bon fonctionnement des installations mécaniques et des réseaux d’eau potable et des égouts. Il exécute des tâches reliées à l’entretien et la réparation du réseau routier, à l’entretien des équipements municipaux, des parcs et du mobilier urbain.

Cédric a une formation en génie civil. Après avoir travaillé dans des ateliers de décors pour théâtre, il a principalement œuvré à son compte dans le domaine des rénovations. Il a déménagé en 2010 à l’Anse-Saint-Jean, attiré par le Fjord et les “vrais hivers” selon lui. Il a aussi travaillé deux ans au Village-Vacances-Familles, milieu qui lui plaisait énormément. Toutefois, l’envie de travailler pour une ville l’a toujours intrigué. Il a le goût de s’impliquer dans des décisions d’aménagement, et d’apporter des idées. C’est pourquoi, il a saisi l’opportunité d’intégrer l’équipe de la municipalité de Petit-Saguenay.

Renée Lalonde, horticultrice

Jamais deux sans trois ! Renée, la nouvelle horticultrice de la municipalité pour la saison estivale, est originaire de la rive-sud de Montréal. Elle remplace Mme Éva Lavoie qui a décidé de prendre sa retraite en vue de la charge de travail grandissante dû aux nouveaux aménagements paysagers dans le cœur du village de Petit-Saguenay. Renée a un diplôme d’études professionnelles (DEP) et une attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en horticulture ornementale de l’école du jardin botanique, où elle a d’ailleurs travaillé 8 ans.

Sa famille a déménagé à l’Anse-Saint-Jean où elle réside depuis 2021. Comme Cédric, ils ont été attirés par le climat nordique et la possibilité de faire du “beau ski” selon elle. Elle a appliqué à Petit-Saguenay entre autres parce qu’elle a été charmée par les nouveaux aménagements, l’ambiance d’équipe, la belle participation citoyenne et les valeurs de développement durable de la communauté.

Le nouveau CPE de Petit-Saguenay.

Hall d’entrée du nouveau local du CPE avec une œuvre de Chantal Harvey, artiste gravure de la Côte-Nord. Crédit photo : Constructions CR

Transformer une menace en opportunité

Après la fonte des neiges, l’équipe municipale de Petit-Saguenay a pris un temps pour faire un point sur les travaux de réaménagement du cœur du village qui seront inaugurés au courant de l’été et surtout, pour rendre visite au CPE La Planète-à-Mars de Laterrière dans leur nouveau local.

En effet, depuis le mois d’avril, nos tout-petits fréquentent un CPE complètement neuf au cœur du village, à la place de l’ancienne caisse populaire Desjardins qui avait fermé. “Fruit d’un investissement de plus d’un million réalisé par le gouvernement du Québec, le CPE permet aux familles de notre municipalité d’avoir accès à un service de garde de qualité supérieure, notamment grâce au travail d’une excellente équipe d’éducatrices avec Nathaëlle et Alice” nous explique Philôme La France, maire de Petit-Saguenay.

Ève-Laurence, heureuse d’être venue déposer son fils au CPE en vélo.

Mine de rien, en quelques années, Petit-Saguenay a bénéficié d’investissements majeurs pour les services éducatifs entre les investissements à l’École du Vallon et au CPE. Ce dernier couvre l’essentiel des besoins en service de garde du milieu avec “8 places pour les 18 mois et plus, et l’ajout d’une pouponnière d’une capacité de 5 places pour les bébés de 18 mois et moins”, selon Lisa Houde, directrice générale de la municipalité.

« La municipalité a été proactive dans ce dossier, en demandant au CPE La Planète-à-Mars de déposer une demande de subvention dans un appel de projet du gouvernement du Québec afin d’ajouter une pouponnière et ainsi augmenter le nombre de places à notre service de garde », raconte Philôme fièrement. Le déménagement de la garderie de l’école à l’ancienne caisse Desjardins était quant à lui rendu nécessaire par les besoins croissants en locaux à l’école, dont la fréquentation a beaucoup augmenté, selon le témoignage de Véronique Pouliot, directrice de l’école, lors d’une visite le 2 mai dernier.

La municipalité a donc su transformer une menace en opportunité en acquérant le local de Desjardins puis en le revendant au CPE. En agissant de la sorte, elle a joué un « rôle de facilitatrice en permettant de combler les besoins de l’école, ceux du CPE et en évitant que le local de Desjardins devienne vacant dans un endroit névralgique de la municipalité », selon Philôme La France. Tout cela à coût nul, puisque tous les frais reliés à cette transaction ont été remboursés par le CPE dans le cadre du projet.

Pour Lisa, directrice générale de la municipalité, le clou du spectacle est la salle de bain adaptée à la taille des enfants.

Les travaux réalisés par Constructions CR sont très beaux. Tout à l’intérieur est adapté pour que nos tout-petits aient un environnement agréable et sécuritaire.

Finalement, le maire de Petit-Saguenay tient à saluer l’excellente collaboration que son équipe a eue avec l’équipe de La Planète-à-Mars dans ce dossier.

 

 

 

Allons au Quai !

Deux clients devant le foodtruck le Café du Quai en train de commander
Le camion du crépier sera présent pour vous accueillir tout l'été au quai de L'Anse-Saint-Jean.

Le Saguenay fut le chemin principal d’accès aux villages riverains durant de nombreuses années. Ainsi, le quai de l’Anse Saint-Jean a toujours été symbole de commerce et de communication, offrant une possibilité de voyager ou de recevoir. Aller au quai n’a plus la signification d’antan mais c’est toujours un endroit de rencontres et de passages. Les gens du village, les touristes, les voyageurs apprécient ce secteur de la Pointe, les activités estivales et les commerces qui y sont situés.

Le feu a détruit, en janvier 2024, le Café du Quai et le magasin des Rebelles des Bois. Ce triste événement prive momentanément la population d’une crêperie à la terrasse si populaire, surplombant un commerce mettant en vedette les artisans de la région et d’ailleurs. La reconstruction, prévue à l’automne, ne laissera toutefois pas place vide cet été puisqu’un Food Truck -crêperie sera installé sur le site du Café du Quai. Juste à côté, la Cabane à glaces, fidèle au poste, offrira ses délices rafraîchissants. La boutique des Rebelles des Bois sera quant à elle présente certains jours au quai, par vente en ligne et en boutique à son atelier de La Petite école, les jeudis et vendredis.

Nous sommes de plus en plus nombreux à apprécier la balade au quai. Qu’on arrive en bateau, à vélo, en auto, à pied, en kayak, en autobus, ou en navette du Fjord, la constatation est la même pour tous : pas assez de toilettes, de places assises, d’espaces couverts, etc. De plus, le stationnement à la Marina sera payant cette année.

Comment augmenter et améliorer la capacité d’accueil du quai ?

Après plusieurs consultations informelles, un comité d’aménagement de l’espace d’accueil a vu le jour. Plusieurs commerces et entreprises sont impliqués activement dans cette démarche et forment le conseil exécutif :  Pier-Evan Larouche de la Cabane à glaces, pour la partie financière et la mobilisation, Sébastien Birot du Café du Quai, pour le côté sécurité et opérations, et enfin Simon-Olivier Côté de Saguenay Aventures qui se charge du volet communication.

Un projet soumis conjointement à la MRC, Promotion Saguenay et à la municipalité de l’Anse est en processus d’adoption. L’idée principale est d’augmenter les places de stationnement, d’avoir des places assises couvertes, des tables de pique-nique, un chapiteau, de louer des toilettes et de pourvoir à leur entretien.

En espérant que le bien-être de toutes et tous, autant des innombrables visiteurs que des anjennois qui depuis toujours apprécient l’ambiance aventurière du quai, soit ici pris en considération. On se croise les doigts pour un été de qualité.

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