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La Maison des Jeunes, un lieu de rassemblement

Entrevue avec Océanne Pelletier et Lilah Vaillancourt

La Maison des Jeunes du Bas-Saguenay a vu le jour en 1995. Cet organisme est un lieu de rassemblement qui permet aux jeunes du Bas-Saguenay de 12 à 17 ans de se réunir et de participer à des activités culturelles, sportives, sociales et communautaires.

Nous avons demandé à deux jeunes qui fréquentent la Maison des Jeunes depuis plusieurs années de nous partager leurs expériences.

Lilah fréquente la MDJ depuis bientôt 5 ans : « La Maison des jeunes, c’est un endroit où les gens nous écoutent, sans jugement et ils nous proposent même des solutions qui nous aident à avancer dans la vie. » Les valeurs mises de l’avant à la MDJ sont le respect, l’écoute, la patience et l’humour. Ces valeurs permettent aux jeunes de se sentir bien, comme en témoigne Océanne ,14 ans qui pour sa part fréquente la MDJ depuis trois ans : « Je me sens bien accueillie, comme à la maison.

C’est quoi pour vous autres la MDJ ?

Je viens à la MDJ pour ne pas être seule, passer du temps avec mes amis, discuter avec mes amis et les animatrices. On se sent plus en liberté ici qu’à la maison.

Selon toi, qu’est-ce qui est important à la MDJ, les valeurs ?

Le respect, l’écoute, la patience, l’humour

Qu’est-ce que tu aimes à la MDJ? Pourquoi aimes-tu venir?

J’aime passer du temps avec les animatrices, elles sont passionnées, elles donnent de bons conseils.

Pour toutes ! On peut même amener son chien !

Voir les animatrices et passer du temps avec ses amis.

Quels sont tes meilleurs souvenirs à la MDJ?

L’activité de peinture créative avec des toiles ! Faire des costumes à Dorothée, la mascotte de la MDJ et notre sortie à Valcartier.

À quel évènement/projet de la MDJ as-tu participé ? Quels sentiments as-tu ressentis ?

La corvée de bouteille, c’était le fun, et le parcours d’Halloween malgré le froid, j’ai aimé faire peur aux petits.

Qu’est-ce que tu dirais à un jeune qui aimerait venir à la MDJ mais qui n’est pas sûr ?

Viens nous voir, les animatrices sont smart ! Pis les personnes qui sont là sont gentilles et respectueuses. Surtout ne pas avoir peur, les personnes qui sont ici sont accueillantes et elles te mettent à l’aise !

La classe en plein air de l’école Saint-Félix

Rangée du fond: Justine Gagné, Théo Tremblay, Lili-Rose Rondeau, Romy Dufour, Malik Perron, Anthony Lavoie, Élisabeth Tremblay, Maxim Lapointe, Léticia Simard. Rangée avant: Nicolas Trudel et Maïka Minier

Le Trait d’Union est allé rencontrer les élèves de 3e et 4e années de l’école de Saint-Félix pour leur demander ce qu’ils pensaient de leur yourte, place où se donnent des classes plein air !

Théo Tremblay : Quand je vais avec mes amis dans la classe plein air, j’aime ça parce que je respire le bon air ! Et en plus j’entends bien les animaux. J’aime les animaux et la nature, j’ai même un écureuil de compagnie que j’ai apprivoisé à la maison et qui vient des fois avec moi quand on fait la classe dehors ! Aussi il y a un parcours d’hébertisme, on fait de la survie et puis on a faite une sculpture de grand héron ! Et il y a des sentiers qui vont un peu partout et un qui va jusqu’à un barrage et une hutte de castor !

Léticia Simard : Ben je trouve que c’est une bonne idée la classe dehors, parce qu’il y a comme des bancs différents, ça fait du bien de changer des chaises d’ici. Aussi la dernière fois qu’on est allé dans la yourte, on a fait un cours de cuisine.

Élisabeth Tremblay : Ben c’est le fun parce que on peut changer, on peut faire des matières dehors, on fait des expériences sur des choses comme une fois on avait fait. Dans la forêt, il y a plein de chemins, des raccourcis et une tyrolienne dehors !

Justine Gagné : J’aime ça écouter les bruits de la nature pis m’installer confortablement dans la yourte.

Maxim Lapointe : J’aime ça aller dehors parce qu’on peut respirer l’air pur, pis j’aime la nature comme Théo parce que j’aime grimper dans les arbres !

Lily-Rose Rondeau : J’aime beaucoup faire des activités dehors, et aussi on a fait un projet où on avait dessiné un animal en voie d’extinction pis qu’on voulait l’aider pour qu’il survive. On fait aussi des camps quand on va dans la yourte. Les 5e et 6e années ont déjà dormi là.

Visiblement, les élèves, ainsi que leur enseignante madame Pascale apprécient, voire préfèrent les cours en plein air !

Une nouvelle cour d’école à Rivière-Éternité

Abygaël, Kate et Sofia avec la principale résidente du poulailler.

Les travaux de rénovation de la cour de l’école Marie-Médiatrice se sont terminés juste avant les premières neiges. C’est avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme que nous avons découvert ce nouveau lieu. Pas besoin d’attendre un jour d’école ou d’avoir 10 ans pour fréquenter cette nouvelle aire de vie!

Dans la lignée des travaux menés dans les écoles du Bas-Saguenay, la rénovation de la cour d’école était attendue depuis longtemps à Rivière-Éternité. L’enseignante madame Marie a elle-même fréquenté l’école du village lorsqu’elle était enfant, et la cour asphaltée n’avait pas été rénovée depuis. Aujourd’hui, ces nouveaux espaces colorés, ludiques et inspirants offrent aux enfants des lieux d’apprentissage, de socialisation, et surtout des lieux rassembleurs pour les membres de la communauté.

Grâce à un travail d’équipe qui a impliqué des experts : architectes, commission scolaire, équipe école, enseignants, municipalité, le projet a pu être pensé de façon globale et c’est probablement ce qui fait son succès. Lors de la conception, trois éléments essentiels de la vision pédagogique de Marie-Médiatrice devaient être inscrits: l’école-nature, l’école au cœur de la communauté et la présence des animaux.

– Madame Stéphanie, Madame Marie et Madame Noémie.

À Rivière-Éternité, l’école se situe au cœur du village, il semblait évident pour tout le monde d’en faire un lieu digne de cette position centrale, soit un lieu ouvert, vivant et sécuritaire. La circulation des véhicules autour de l’école était un enjeu et notamment le passage qui reliait l’église au parc des artistes. « Les enfants voulaient toujours faire le tour de l’école, c’était stressant à cause des voitures », expliquent les enseignantes. Avec l’accord de la municipalité, un nouveau chemin réservé aux véhicules hors-route, a été construit plus haut dans la montagne. Le petit passage a été verdi et récupéré pour en faire une classe en plein-air. Du mobilier conçu pour l’extérieur, tableau et pupitres, est installé afin d’offrir aux enfants une expérience d’apprentissage à l’extérieur. Comme les enseignantes m’expliquent, et grâce aux précieuses formations et conseils offerts par l’AGIR, il y a une grande différence entre enseigner en plein-air et la pédagogie nature. Ce nouvel aménagement permet clairement de mettre en pratique de nouvelles méthodes pédagogiques, que les professeures accueillent avec un grand intérêt.

– Zachary pose fièrement sur le nouveau module

Il fallait également sécuriser l’accès au Parc des artistes, mais aussi mieux profiter de cet espace que l’on souhaite optimiser et compléter plutôt que concurrencer. « Nous avons la chance d’être dans un milieu exceptionnel, la montagne, la forêt. Le petit parc offre beaucoup d’attraits pour les enfants, ils y vont tout le temps! Il y a un coin lecture, la tente, l’espace pour faire un feu, un module de jeu, des balançoires, il valait mieux récupérer cet espace plutôt que de dédoubler les modules », souligne madame Noémie, l’enseignante des plus grands. « Nous avons tenté d’inclure différents membres de la communauté : il y a des stations de repos pour les aînés qui viennent se promener, des modules accessibles aux tout-petits. » En effet, les enfants de la garderie viennent aussi profiter de cette nouvelle cour.

On trouve maintenant dans la cour beaucoup d’arbres, et même des fruitiers, et de la pelouse où l’on peut jouer au soccer ou à d’autres sports d’équipe. Une petite butte orange semble bien populaire et pour des raisons qui semblent hors de portée du monde des adultes « la butte fait l’unanimité, il y a toujours un enfant sur la butte ! ». Le parcours de bois est aussi très utilisé. Marie-Chantale ajoute : « Pour le prof d’éducation physique c’est un gros plus, car il y a plus d’opportunité et de possibilités surtout pour ce qui est de la motricité globale. Nous n’avons pas de salle de psychomotricité, cette nouvelle cour permet d’offrir quelque chose de différent et à l’extérieur, pour les enfants de la région. » Les enfants roulent à trottinette ou à vélo sur un petit circuit asphalté en forme de serpent « l’objectif était aussi de pouvoir se servir de notre matériel facilement et que la cour puisse être un lieu pour se pratiquer, avant de partir pour une grande randonnée, par exemple. » Les enseignantes voient déjà les résultats, car les enfants ne veulent plus rentrer « chaque enfant y trouve son compte, son petit coin, ou son jeu, il y a vraiment plus de possibilités. »

Enfin, ce qui intrigue le plus les résidents reste sans doute la belle cabane qui trône au milieu de la cour. C’est un poulailler qui héberge présentement 6 poules pondeuses. Avec le projet de zoothérapie, l’idée était d’avoir des animaux à l’extérieur. « Tout peut être perçu dans une intention pédagogique », me disent de concert Marie-Chantale et Noémie. Prendre soin des animaux, les nourrir, ramasser les œufs, nettoyer le poulailler fait partie des tâches quotidiennes, mais il y a bien plus. Pour poursuivre dans la veine entrepreneuriale dans laquelle l’école est engagée avec l’entreprise les Mouchettes, les œufs sont en vente et les enfants sont chargés des comptes. Une belle occasion de faire des mathématiques ! Les revenus seront reversés à Opération Enfants-Soleil, une autre occasion d’enseigner aux enfants l’importance de prendre soin des autres.

L’inauguration de la nouvelle cour aura lieu au printemps. En attendant, n’hésitez pas à venir vous promener et à faire une partie de serpent-échelle taille humaine!

Ces lieux qui nous inspirent.

Crédit photo : Sophie Lavoie.

Les jeunes élèves de madame Maïa de secondaire 4

L’esprit d’équipe dans le sport

Le sport a une grande importance dans nos vies. Nous, jeunes du secondaire, nous en faisons toutes les semaines. Pratiquer un sport nous mène vers l’état de santé. Dans notre milieu, trois axes de sport sont principalement vécus.  

Premièrement, le volleyball. C’est un sport d’équipe idéal pour se rassembler et créer de nouvelles amitiés. Ce sport nous aide à travailler notre esprit de coopération. Nous avons d’ailleurs une équipe à l’école.

Deuxièmement, depuis deux étés déjà, nous sommes toute une « gagne » à avoir commencé l’escalade. Nous pratiquons ce sport au Paradis, un magnifique site de grimpe entre L’Anse-St-Jean et Petit Saguenay. En effet, l’escalade est vraiment un sport qui crée des liens forts, car nous sommes toujours en train de s’encourager mutuellement et même si quelqu’un n’arrive pas à faire une voie, les autres vont toujours le féliciter et ça, peu importe son niveau. En plus, on est obligé d’avoir confiance envers nos coéquipiers de grimpe, car nous nous assurons tout à tour. Nous tenons d’ailleurs à remercier l’AGIR qui nous a fait découvrir ce sport en nous proposant des sorties plusieurs fois ces dernières années.

Troisièmement, il y a le ski. C’est un sport qui prend beaucoup de place dans la vie de la plupart des jeunes du Bas-Saguenay. Nous avons eu la chance d’apprendre jeunes et nous en faisons maintenant notre passe-temps favori. Nous passons tous nos temps libres de l’hiver à la montagne et, pour certains, même l’été pour profiter des belles pistes de vélo. Le Mont-Édouard est un lieu de rassemblement qui nous procure un grand sentiment d’appartenance. Nous y passons nos hivers depuis longtemps et c’est vite devenu notre terrain de jeu. Tellement de choses à raconter à la fin d’une journée, tellement de débarques desquelles rires, tellement de sauts plus ou moins réussis desquels être fiers, chaque jour, de nouvelles anecdotes, de nouveaux rires, de la nouvelle neige et toujours de quoi avoir une belle journée. Tous congés passés au Mont-Édouard avec des amis ou de la famille, à se laisser glisser dans la neige et descendre les pentes avec rien d’autre que du bonheur dans la tête. Ce sont des souvenirs incroyables que l’on gardera toujours comme étant les meilleurs.

En conclusion, nous pensons que les sports sont de bons moyens de se rassembler peu importe où ils sont pratiqués.

Par Lilah Vaillancourt, Louann Birot et Gabrielle Gagnon

 

Un souper bénéfique

Le fait que nous sommes une école plein-air nous amène à un projet de voyage d’une grande ampleur. C’est pourquoi, ce 11 novembre, a eu lieu un bel évènement à l’école Fréchette. Il s’agissait d’un souper dont les élèves de secondaire 4 étaient bénévoles. Celui-ci avait lieu afin de financer le projet d’une expédition extraordinaire en Colombie-Britannique que nous vivrons l’an prochain. Plusieurs activités seront alors au rendez-vous dont le ski, la randonnée, le vélo et le camping, le tout devant un magnifique paysage. Les élèves doivent donc participer à des mesures de financement.

Ce souper rassembleur en a fait partie. Le montant amassé lors de cet évènement était de 2300$, ce qui est déjà un bon début pour l’impressionnant montant de 35000$ qu’il nous faut récolter.

Aussi, durant cette fin de semaine, a eu lieu un tournoi de volleyball, les athlètes présents sont venus nous encourager en dégustant un délicieux souper spaghettis avec toute leur famille et leurs amis. Notre équipe de feu a servi plus de 200 personnes. L’ambiance de cette soirée était très joyeuse.

De plus, nos secondaires 5 de cette année débuteront ce défi d’expédition par un grand tour de la Gaspésie en mai prochain. Eux aussi sont en pleine campagne de financement. Celle-ci, soutenue par l’école, les Chevaliers de Colomb et la Maison des jeunes. Le dimanche 19 novembre a ainsi eu lieu un déjeuner intergénérationnel à La Petite École. Il était très agréable de se retrouver avec tant de membres de la communauté. Les finissants tiennent à remercier tous ceux qui les soutiennent dans leur projet.

Le fait de se rassembler autour d’un bon repas amène du bonheur à chacun.

Par Maxime Pelletier, Luna Houde Gentes et Laurie Côté.

 

Le quai de Petit-Saguenay

Crédit photo : Sophie Lavoie.

Aujourd’hui un jeune homme de 28 ans se rend à son village natal. Il s’appelle Raoul Tremblay. Quittant Petit-Saguenay a 3 ans avec ses parents pour se rendre en Abitibi en laissant tous ses amis là-bas. Arrivé au lieu de son enfance, il va directement au quai pour se remémorer des souvenirs lointains. Raoul rencontre alors par hasard un vieil ami qui s’appelle Arthur Simard.

Une fois arrivé au quai, Raoul se rend au bout avec Arthur pour admirer la beauté de la vue. Raoul n’en revient pas de l’immensité du fjord et à quel point les montages sont bien définies. Ils sont arrivés juste à temps pour voir le coucher du soleil. Le rose, le bleu et l’orangé ressortent des nuages ce qui rend l’ambiance très calme et magique. Les amis très heureux de ces retrouvailles regardent le fjord et admirent celui-ci, apercevant tout à coup un beluga au loin.

Par Sophie Lavoie et Patrice Houde 

 

Mon arrivée à Rivière-Éternité

Quand je vivais à Valleyfield avec ma famille, tous étaient en changement et nous n’étions plus très bien. À cause de cela, nous avons décidé de chercher un nouvel endroit pour faire différent et être loin de la ville. Nous ne savions pas, ma famille et moi, où nous voulions aller, jusqu’à ce que nous trouvions cette magnifique maison en ligne. Nous avons donc décidé d’aller la visiter, même si c’était très loin.  Par la suite, nous avons pris la décision d’y emménager. Cette maison était à Rivière Éternité, au Saguenay.

Pas longtemps après notre emménagement, dans ce petit endroit où tout le monde du village se connaissait déjà, nous devions nous intégrer. Ce qui au début était quand même compliqué et ensuite, l’école a débuté et j’ai commencé à parler à quelques personnes. Une personne en particulier, qui est aujourd’hui comme l’un des membres de ma famille. Il est arrivé 6 mois avant moi ici, à Rivière-Éternité, il n’allait pas encore à l’école car il avait de l’école en ligne. Il est arrivé d’Ontario et ne parlait pas français et ne parle toujours pas couramment le français. Plus tard, nous sommes allés au festival de Noël et c’est là où nous avons rencontré beaucoup plus de personnes de notre village. C’était un festival très amusant dans le rire et la joie de tout le monde.

Par Félicia Bertrand  et Miguel Alvarez Garner  

Le Party de chasse  de Rivière-Éternité

Durant le mois d’octobre, tous les chasseurs attendent le fameux party de chasse de Rivière-Éternité. C’est une fête qui a lieu une fois par année. Elle a comme but de célébrer la fin de la chasse à l’orignal et de rencontrer tous ses amis de chasse autour d’une bonne tourtière. Plusieurs grands prix sont à gagner durant le tirage dont un extraordinaire vtt neuf. Cet évènement a lieu au club de Rivière-Éternité et la soirée commence vers 5h environ. Tout bon bas-saguenayen connait cet évènement tant attendu. Autant par les jeunes que par les plus âgés, c’est un événement que l’on peut qualifier d’intergénérationnel.

Plusieurs concours ont lieux durant cette soirée. Il y a notamment le concours de panaches. Imaginez une grande quantité de panaches présentés, c’est impressionnant ! Et le concours de “call” à l’orignal qui suivra doit être tout aussi drôle à entendre. Après le souper, le tirage a lieu. Un DJ est présent durant toute la soirée pour ambiancer cette dernière.

Par Zakary Lavoie et Joseph Bonnette

Le Jardin des fées de Petit-Saguenay

Arrivée à Petit-Saguenay au printemps dernier, j’ai rapidement exploré le territoire pour y trouver mes lieux d’enracinement. Avec mon petit S. dans le chariot, mes balades à vélo m’ont menée à un endroit que l’on m’a décrit comme « le Jardin des fées » : un havre de calme, fleurissant, enveloppé par le murmure de la rivière.

Adjacent au Parc de la Croix, ce minuscule boisé aménagé de sinueux sentiers et de talles de fleurs colorées invite les passant×es à prendre le détour. S. et moi y avons choisi un banc et l’avons décrété notre endroit où une tradition hebdomadaire de contemplation allait s’y installer. Les gourdes bien pleines de l’eau fraîche de la source du père Ben, on y savoure chaque gorgée en appréciant la détente.

Qui sont les fées?

On raconte que l’on nomme les « fées » celles qui entretiennent cet espace. Les ayant vues à l’œuvre, genoux au sol et mains dans la terre, elles y mettent du cœur pour embellir ce boisé au bénéfice de toute la communauté. Par un beau dimanche d’automne, j’ai eu l’occasion de rencontrer trois d’entre elles.

« Le Jardin des fées, on n’avait jamais entendu ça! Nous, on appelle ça notre parc », me disent-elles en riant.

Marie, Eva et Élisabeth Lavoie sont trois sœurs, soudées par un amour de la botanique et un attachement à Petit-Saguenay, leur village natal. Avec Eva Côté, leur « leader dans les idées », elles contribuent depuis 2009 à faire fleurir et briller Petit-Saguenay à travers le comité d’embellissement, qui s’est transformé en « comité environnement » face aux enjeux d’aujourd’hui.

Elles m’énumèrent avec fierté les espèces de plantes que l’on retrouve dans le Jardin des fées : des hostas, des iris, des hémérocalles, des anémones du Canada, des myosotis, des clématites… Plus de 60 espèces de vivaces y peuplent son sol. Qu’elles soient indigènes de ce boisé, transplantées de leurs propres jardins ou empruntées à la nature, ensemble elles forment un vrai laboratoire de biodiversité où se côtoient aussi des mésanges, des sittelles, des geais bleus, des pics, des colibris, des sizerins et des roselins.

« Cet été, il y avait même un lapin domestique qui ne voulait pas rentrer chez lui et, l’hiver, on y voit des traces de chevreuils », raconte Marie Lavoie.

À chaque mercredi avant-midi, de mai à octobre, les fées se retrouvent dans le boisé pour planter, débroussailler, sarcler et entretenir les sentiers. Initié dans l’informalité, le comité s’est greffé plus étroitement à la municipalité en 2018, quand Eva Lavoie a obtenu un contrat d’embellissement dans plusieurs secteurs du village. Dès lors, une planification s’est installée, conjuguée d’un budget pour l’acquisition de plantes, de compost, de terre et de paillis. Néanmoins, elles disent ne pas avoir fait partie du processus de planification de la revitalisation du cœur du village, qui affecte directement le boisé qu’elles entretiennent depuis déjà près de 15 ans.

« La municipalité a donné le mandat à des architectes paysagistes », me disent-elles, sans une pointe d’amertume.

Un jardin en travaux

Depuis le milieu de l’été, le Parc de la Croix est un véritable chantier. Entre autres rénovations, une passerelle piétonne qui relie la promenade de la rivière et le Parc de la Croix vient tout juste d’être installée. Heureusement, le Jardin des fées a été intégré dans le plan d’aménagement de façon à le mettre en valeur : les piétons devront traverser le boisé pour se rendre au Parc de la Croix. De tels travaux impliquent toutefois le déracinement d’une grande partie de ce que les fées ont planté depuis leurs débuts. Elles ont au moins réussi à récupérer la plupart des plantes, grâce à l’aide des ouvriers qui les ont précieusement mises de côté et arrosées durant les journées chaudes. Elles ont également pu regarder les plans des architectes paysagistes et constater les espèces choisies.

« On a beaucoup chialé, mais ça a bien du bon sens », m’assure Elisabeth Lavoie. « Les architectes ont choisi des arbres bien adaptés au climat et qui vont éviter d’attirer des insectes nuisibles pour les autres plantes », renchérit Eva Lavoie, naturaliste et technicienne forestière de formation.

Si les fées reprendront l’aménagement du boisé l’été prochain? C’est un « oui » sans équivoque et en cœur que j’obtiens pour réponse. Si vous souhaitez vous joindre au comité environnement pour jardiner dans le plaisir avec les fées de Petit-Saguenay, pas besoin de cacher une dent sous votre oreiller; elles vous invitent à communiquer avec la municipalité pour obtenir leur contact.

Sinon, vous irez profiter de l’endroit pour y déployer une nappe au sol, partager un pique-nique dans la douce lumière du soleil de mai, y laisser de nouvelles amitiés prendre racine ou bien vous y côtoyer entre vieilles branches.

Un Atelier au cœur du village de Petit-Saguenay

David, Maëlys, Julie-Vanessa, Marielle et Émile, une partie de la joyeuse bande qui cohabite à l’Atelier.

Un Atelier au cœur du village de Petit-Saguenaymaintenant une belle meute d’artisans, créative et vivifiante pour le cœur du village. Le Trait d’Union est allé les rencontrer lors d’un jovial 5 à 7 !

La grande bâtisse accueille trois entreprises : Minuit Moins Cinq avec sa Friperie ouverte 7 jours sur 7 et son « Atel » où s’activent autour des machines à coudre les 6 employées, une « Shop » de joaillerie, Création Pierre d’Argent, dernière arrivée dans l’espace communautaire, et un « Atelier » de forge qui donne le rythme de l’espace créatif à grand coup de métal.

David Gaudreault, forgeron de métier et propriétaire des lieux.

« C’est tout à fait par hasard que la bâtisse se retrouve à accueillir juste des artisans ici », nous apprend d’entrée de jeu David Gaudreault, forgeron de métier et propriétaire des lieux. « Mais c’est juste parfait. Ça rit, ça transforme, ça bourdonne de créativité et c’est super stimulant. Je suis toujours content de rentrer le matin même si on ne se voit pas tout le temps ! »

De son côté, Émile Gilbert, tout nouvellement arrivé avec son entreprise de bijoux, prend des notes, profite de l’expérience de ses voisins d’Atelier, et pense même s’inscrire au prochain Salon des métiers d’art de Chicoutimi.

Émile Gilbert, tout nouvellement arrivé avec son entreprise de bijoux.

Minuit Moins Cinq, qui occupe la plus grande partie du bâtiment, voulait ouvrir les portes de son « Atel » au public, « on organise des événements comme ce 5 à 7 jazz. Le monde était assis au travers des machines à coudre, et il y en avait partout malgré les -40 dehors », se rappelle Julie-Vanessa. « Il y’a de quoi de beau ici dans le sens que … on est toute là pis on fabrique des choses, surtout David qu’on entend très bien ! Nous avec nos petites machines à coudre et Émile qui silencieusement fabrique ses bijoux. Tu sens que c’est une place de travail, de transformation. C’est un milieu dynamique tout en étant unique … trouvez-en moi une, une cohabitation entre un forgeron, un joaillier et une friperie ! », de poursuivre Marielle, l’autre instigatrice de l’entreprise.

Julie-Vanessa, Maëlys et Marielle dans l’atelier de Minuit Moins Cinq

Spontanément, la Friperie ouverte 7 jours sur 7 devient le poste d’accueil du village, la place où les jeunes se donnent rendez-vous, magasinent du linge, mais c’est aussi l’information touristique pour touristes en vadrouille. Il y a toujours une lumière, et pas une journée sans que quelqu’un ne vienne cogner à la porte.

Cela en devient même parfois un dilemme, car ici on travaille tout de même ! « Faut que tu travailles mais tu veux être accueillante … c’est un équilibre à maintenir. Une chance, on a une personne à la boutique en avant qui jase avec les passants, c’est un peu comme notre bouclier ! » souligne Marielle en souriant.

Les deux seuls jours où la Friperie est fermée durant l’année, le 25 décembre et le 1er janvier.

Bienvenue au club de motoneige de Rivière-Éternité

Club de motoneige, chalet des loisirs, centre communautaire, son appellation et sa vocation ont changé au cours des années, mais le bâtiment a gardé la même place dans le cœur des Éternitoises et des Éternitois.

 Magella Pelletier, conseiller municipal

« Tout le monde l’a fait bénévolement. »

« C’est mon oncle, Eugène Pelletier, qui a été le premier président fondateur de ce projet-là. Ça a été fait par une gang de bénévoles. Mon père en faisait partie. Le bâtiment a été construit en 1973 sur un terrain vendu 1$ par Charles-Henri Gagnon. Tout le bois a été pleumé dans la cour du club de ski-doo, tout le monde l’a fait bénévolement. Les premières tables étaient en bois rond, faites avec des sapins coupés en deux sur le dessus pour que ce soit droit. Chaque famille avait une table désignée, qu’elle payait un petit montant chaque année. Ça faisait des fonds pour le centre. »

Avec son emplacement près de la piste de motoneige, le lieu devient l’endroit idéal pour s’arrêter l’hiver. Peu de temps après son ouverture, il accueille déjà de nombreux événements dont le Carnaval. Magella Pelletier s’exprime avec nostalgie : « Dans les premières années, le Carnaval durait une semaine, c’était gros! Il y avait entre autres l’arrivée des bûcherons et le thé des grosses madames, où des femmes se réunissaient le mercredi après-midi pour jouer aux cartes, jaser, manger des galettes et boire du thé. Une grande parade avec des chars allégoriques avait lieu le samedi pour l’ouverture. Elle passait dans toute la municipalité et se dirigeait vers le chalet des loisirs. »

Ayant été président du comité des loisirs dans les années 90, l’actuel conseiller municipal a pour sa part organisé deux spectacles avec l’auteur-compositeur-interprète country Albert Babin et aussi avec Louis Bérubé. Il y a aussi eu des Samedis de rire pendant une dizaine d’années. Les spectacles d’humour qui avaient lieu deux ou trois fois par année remplissaient la salle à pleine capacité. Un orchestre y a aussi joué. Les membres étaient presque exclusivement originaires de Rivière-Éternité. Il ne faut pas oublier les nombreuses soirées de danse qui ont fait « vibrer le plancher ». « Ça a toujours été festif au chalet des loisirs, les gens s’y sont amusés. »

Les activités extérieures n’étaient pas en reste, la patinoire ayant été déplacée sur le terrain du centre communautaire. « Pendant deux ou trois ans, on a eu une petite ligue de hockey le vendredi soir, on jouait 4 contre 4 », raconte Magella avec enthousiasme. « Il y avait aussi des tournois de balle molle au début des années 80. On jouait une fin de semaine à Rivière et une fin de semaine à St-Félix. Je me rappelle qu’au début, le terrain de balle était dans l’autre sens, c’est mieux maintenant. » Certains se rappelleront aussi la ligue de ballon-balai avec des équipes aux noms évocateurs : Les Sportifs de Saint-Félix, Rivière-Éternité et Les Sabres, L’Anse-Saint-Jean avec ses 2 équipes Obélix et L’escale et enfin les As de Petit-Saguenay.

Bertrand Bouchard de la Société de développement touristique.

« Pour nous autres, ça prend ça absolument. »

Le centre communautaire en 2023.

Natif du village, Bertrand Bouchard a, entre autres, travaillé à la Société de développement touristique. Cet ancien conseiller a parcouru les sentiers du Parc Saguenay durant 25 années sous son chapeau de garde-parc. Il se rappelle aussi les débuts. « Après la construction du camp de la Statue en 1971, les gens du coin ont ressenti le besoin d’avoir un endroit plus accessible où se réunir. La bâtisse du 81 Chemin Ste-Thérèse fut rapidement construite. À cette époque, le bâtiment, qui était notre club de motoneige, n’était posé que sur des poteaux de bois. Il y a eu des agrandissements et des rénovations au cours des années. »

« Quand c’était le temps du Carnaval, il y avait beaucoup de monde, toutes les paroisses alentour venaient. C’était très populaire », se souvient Bertrand Bouchard en montrant la programmation, précieusement conservée, du Carnaval de 1978. « J’ai participé à des courses et des rallyes de motoneiges. »

« Les gens aiment se rassembler au Centre communautaire parce que c’est un endroit familial. Tout le monde se connait ici. » Jusqu’en 2019, la famille Bouchard s’y réunissait chaque année le 1er janvier. « On était rendu 160 personnes. Pour nous autres, ça prend ça absolument. J’aimerais que ça reparte. » Le chalet des loisirs a toujours été une bonne place pour se réunir. Que ce soit pour les réceptions de mariage, les baptêmes, les rassemblements de Noël, mais aussi pour les repas de funérailles. Avec son service de bar et sa cuisine, c’est un essentiel pour les grandes familles.

Aujourd’hui le Centre communautaire continue ses activités familiales et festives. L’ouverture de la salle RIV-O-JEUX en 2019 lui permet d’offrir un endroit idéal pour les fêtes d’enfants avec ses jeux gonflables. D’autres activités comme la chasse aux panaches et le tournoi de balle molle sont maintenant bien implantées et attirent bien du monde des autres municipalités.

Mais l’essentiel reste le sentiment d’être chez soi au Centre, chaque famille du village ayant mis du cœur pour sa construction et son évolution.

C’est un endroit où l’on rencontre les gens qu’on aime.

La bienveillance d’une communauté

Jacinthe savard et Caroline Simard dans leur bureau de l'A.P.R.S.

J’ai besoin d’aide ?

Rassemblements d’une communauté auprès des personnes démunies.

En cette période qui appelle au partage, et où l’on parle d’inflation, de hausse du coût de l’épicerie, de pauvreté, d’itinérance, des organismes répondent à l’appel de personnes et de familles démunies. Les besoins sont grandissants et les défis se relèvent au quotidien. Par leur bienveillance, ces organismes prennent soin de nos gens les plus vulnérables.

Les personnes dans le besoin ne s’affichent pas. Et pourtant c’est une réalité bien présente. Heureusement qu’il y a une mobilisation de la communauté pour aider ces gens dans le besoin, chaque jour et davantage en cette période. Des bénévoles dévoués tentent de subvenir à des besoins de base et apporter une aide alimentaire. Un réseau efficace distribue les dons en nourriture ou en argent, en tout respect et confidentialité.

Participons, à notre manière, à cet effort collectif, ce mouvement d’entraide, afin que chacun puisse retrouver un moment de quiétude.

Soyons généreux, un tout petit geste pour faire beaucoup de bien.

Pour Saint-Félix d’Otis, ce sont les Bénévoles de Saint-Félix qui gèrent l’aide alimentaire. On peut les rejoindre au : 418 544-5398.

Pour L’Anse-Saint-Jean, c’est L’A.P.R.S. au 418 272-3163 qui donne ou reçoit des denrées alimentaires.

À Ferland-et-Boilleau, vous pouvez rejoindre Jeanne Gagnée au 418 676-2383 ou Fernando Lavoie au 418 815-6566

La friperie de Saint-Félix

Stéphanie Pelletier et Kathy Thibeault, bénévoles. Crédit photo Johanne Bolduc

Être bénévole à la friperie, c’est donner de son temps mais c’est aussi rencontrer des gens, aider des familles, de nouveaux arrivants et parfois des organismes.

Par la diversité des vêtements, chaussures et accessoires, on répond aux besoins de toute la famille, des tout-petits jusqu’à l’âge adulte. Et les gens viennent de partout dans la région. Les donateurs sont généreux et les vêtements sont souvent de qualité et parfois neufs.

Pour un sac rempli de vêtements, il vous en coûtera 10$, ou sinon 2$ à la pièce.

À la friperie, on redonne au suivant.

Cette année, les profits ont été redistribués afin de faire l’acquisition de matériel scolaire gratuit pour tous les jeunes de l’école primaire de Saint-Félix. Quelle belle façon de participer au bien-être de la collectivité. Bravo pour cette implication, cette générosité et cette bienveillance.

Située au sous-sol de l’église de Saint-Félix d’Otis, accessible par la porte arrière, la friperie est ouverte de 10 heures à midi, tous les dimanches.

Les garages de nos villages sont lieux de rassemblement.

À Rivière-Éternité, le garage de Jacques Gagné, qui a succédé à son père en 1977, est également un lieu historique puisque c’était la première chapelle du village.

Les garages privés, à même la maison, à côté, un peu en retrait sont des lieux de rassemblements traditionnels aussi importants que la cuisine. Le samedi, les hommes de la famille et les amis s’y réunissent sous le prétexte de réparer, changer une pièce ou demander un conseil. Avoir un garage est un plus ! 

C’est là que l’on fait l’épluchette de blé d’inde, la fête des amis, c’est le lieu de rencontre des bricoleurs, des mécaniciens, des chasseurs, l’on y cuisine même !  Les garages familiaux contribuent au bonheur de plusieurs couples et familles ! Club masculin (mais où les femmes sont bienvenues), c’est un lieu de rassemblement convivial tout en étant privé. La porte est ouverte, le frigidaire garni de boissons diverses, il y fait bon s’arrêter. On te reçoit sans façon, en Big Bill et veste à capuche. On se dit les vraies affaires. Ce qui se dit au garage, reste au garage. Il y fait chaud de fraternité.

Les garages de nos villages

Semblablement sont les garages commerciaux de nos villages, indispensables lieux de rassemblement. Les clients, les habitués, parlent le même langage, la langue des moteurs et de la mécanique, signe d’une appartenance, mais aussi la langue de l’amitié, des liens qui se tissent au fil du temps, au fil des réparations…   On y passe pour changer ses pneus mais on y reste toujours un peu, car c’est convivial. En quelques minutes, on est à jaser.  Théâtre de la vie du village, on demande, on apprend les dernières nouvelles, on se confie, on écoute les habitués qui racontent les petits riens qui font une journée. Nos garages sont des endroits simples où les gens sont authentiques. C’est pour cela qu’il y fait bon !

Dans le village, tout le monde connaît le garagiste. On va le consulter pour un achat, pour une réparation, pour une estimation. Personnalités indispensables, les garagistes ont fait le choix de travailler beaucoup d’heures pour servir la population du Bas-Saguenay. Ils savent nous accueillir et nous écouter afin de nous offrir le meilleur service.

Mathieu Bouchard et sa fille Laurence.

Il y a déjà eu plusieurs garages à L’Anse-Saint-Jean, les garagistes Aurélien Pelletier, Aurélien Houde et  André Boudreault en ont vu passer des chouenneux. Maintenant, il reste le garage de Mathieu Bouchard, mécanicien depuis 2008 qui a repris celui d’Aurélien Houde en 2019. Chez AMB, on est mécanicien depuis 4 générations. « Mon grand-père, mon père, moi et maintenant, ma fille Laurence », annonce fièrement Mathieu. Une affaire de famille, puisque le client est accueilli par Jannick, sa femme. Un mini lieu de rassemblement où l’on se sent bien.

À Rivière-Éternité, le garage de Jacques Gagné, qui a succédé à son père en 1977, est également un lieu historique puisque c’était la première chapelle du village. Dans ce lieu atypique aux longues fenêtres devenu garage en 1965, le chaland s’attarde, pique une jasette. Un seul garagiste, mais plusieurs chouenneux.

Éric Lavoie est devenu propriétaire du garage en 1995 mais y travaille depuis 1986. Ici avec son neveu Guillaume.

À Petit-Saguenay, Éric Lavoie est devenu propriétaire du garage en 1995 mais y travaille depuis 1986. Épaulé par son neveu Guillaume, ils forment un trio efficace avec France, la sœur d’Éric. Celui-ci me confie : « Depuis la pandémie, y’a moins de vie.  Avant, avec les chouenneux, j’avais toutes les nouvelles. Maintenant, c’est plus tranquille. Heureusement, les chauffeurs d’autobus scolaires viennent presque chaque jour. On échange des nouvelles et des services. »

J’aime les garages. Et vous ?

Se rassembler pour mieux redonner

Nadine Milliard, la porte-parole de la Maison des Familles, Delphine Dufour au violon, Fabrice Dufour au clavier, Cédric Dufour-Simard aux percussions, Michaël Simard au chant, Alexandra Dufour-Simard à la guitare et aux percussions, Éric Dufour à l’animation et l’accordéon, Daniel Dufour à l’harmonica, Clermont Dufour à la batterie et Denise Gaudreault, la porte-parole de La Popote Mobile.

La veillée des Dufour est un rassemblement festif et familial qui s’inscrit dans une longue tradition, celle de quatre générations qui se promènent de maison en maison, pleines à craquer, pour faire leur marathon de chansons.

La tournée des maisons a bien évolué au fil des années. Il y a eu tout d’abord cette pause du groupe fondateur, laissant la place à un nouveau groupe créé avec les descendants de ceux-ci. Et puis bien sûr la pandémie qui a transformé bien des choses dans le monde du spectacle. « Rien ne pouvait freiner notre envie de jouer, nous avons même adapté le spectacle, pris une entente avec Félix du Vieux Théâtre de La Baie et COGÉCO, pour pouvoir offrir le spectacle en diffusion et permettre la levée de fonds pendant ces années difficiles », se remémore Alexandra Dufour-Simard, directrice artistique du groupe.

Ces événements de musique traditionnelle ont en effet pour seul et unique but de rassembler pour mieux redonner. Il faut savoir que le spectacle est le fruit d’une collaboration de partenaires tous bénévoles et que les fonds amassés sont offerts à La Maison des Familles et La Popote Mobile de La Baie. Depuis 7 ans, la Famille Dufour se promène dans nos milieux pour faire vivre une expérience festive et généreuse. Un arrêt à Ferland-et-Boilleau est important pour le groupe afin de se rappeler l’amour qu’avaient leurs grands-parents pour leurs amis du village.

Les musiciens jouent des instruments tels que le violon, l’accordéon et d’autres instruments traditionnels. Le son entraînant de la musique remplit l’air, invitant les gens à danser et à célébrer ensemble. « À Ferland, c’est familial, c’est si beau de voir les enfants danser en avant de la scène », poursuit Alexandra.

Le retour aux traditions est également un aspect important de cette veillée. Les participants portent souvent des vêtements carottés et il est courant de partager le repas traditionnel, la tourtière, un plat qui symbolise l’union et la générosité.

La veillée des Dufour est donc bien plus qu’une simple fête de passage. C’est une occasion de se reconnecter avec nos racines, de célébrer notre héritage culturel et de partager des moments inoubliables avec ceux qui nous sont chers. La musique traditionnelle, le retour aux traditions et l’ambiance joviale font de cette fête un événement unique et très apprécié de tous.

Merci et à l’an prochain.

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