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Un positionnement clair pour retrouver de nouveaux repères.   

Ici au Saguenay, notre situation géographique nous oblige à nous démarquer par une pulsion créatrice enracinée dans nos besoins socio-économiques.  Le 27 Janvier 2023, le programme en Éco-Conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi a organisé le colloque :  L’ART comme médiateur de la transition sociale et écologique : éveiller, émerveiller et confronter les consciences.

Plusieurs invités chevronnés ont discuté de notre pouvoir d’agir par les arts afin de contribuer à la transition écologique. Je vous partage le fruit des jasettes vers un changement de paradigme, porteur d’espoir pour le développement de l’éco-tourisme concerté, au Bas-Saguenay.

Je cite quelques éléments des discussions d’Annie Perron (artiste visuel et graphiste) et d’Olivier Coté Brodeur, (scientifique et conteur), sur le dialogue suscité par des œuvres d’art qui deviennent « des leviers » vers un futur éco-responsable.  J’ai aussi rencontré Jacques Blanchet, de la Maison du Développement Durable (MDD).

Une image vaut 1000 mots et je dirai même plus : « une image peut guérir mille maux ».

L’image agît sur le cerveau comme un langage. Ce langage devient accessible, voyageant sur le fil du neurotransmetteur, qui envoie un message au cerveau. Une image surprenante augmente la portée du message.

  1. L’image vulgarise telle une traduction visuelle du concept scientifique et écologique. L’image aide à comprendre.
  2. Un impact positif est créé par le graphisme sur la compréhension du concept par l’humain. L’art ciblé bouscule et son but conscient est de favoriser l’acte de réfléchir et le changement vers la transition écologique.
  3. La création visuelle et sensorielle a la puissance de motiver un changement.
  4. La transition écologique permet une structuration qui change les pratiques vers un tourisme régénératif.

Annie Perron explique que le design amène une autre forme de compréhension en traduisant le langage plus complexe des recherches scientifiques. Cela crée un pont pour mieux comprendre. Ce pont visuel explique les concepts au commun des mortels.

La graphiste recherche l’esprit de synthèse dans la création d’images. Ce processus qu’elle nomme « synthé-plification » augmente la puissance de la transmission du message écologique.

Selon Olivier Coté-Brodeur, « le chercheur a besoin de faire appel à plus que la raison. L’intellectuel n’est pas suffisant pour toucher les gens. » Il initie à travers ses contes « une interaction ludique où les sens sont éveillés ». Cela amène à ouvrir l’espace du cœur.  Dans cet espace, ce qu’on aime favorise la circulation de l’information vers le cerveau et cette transmission fluide permet aux nouvelles idées de germer et de s’épanouir par cet échange dynamique.

Le conteur soutient que « l’imaginaire permet de connecter différentes intelligences. » Il affirme que le lien est enrichi par le ressenti et développe le dialogue. Il parle d’allier les concepts avec ce qui nous touche pour « demeurer lucide dans la relation » avec les défis écologiques.

De ces énoncés de pratique, il n’y a qu’un pas pour plaider que le tourisme est une occasion de créer un lien de cœur qui perdurera avec la communauté accueillant le visiteur.

Rencontre avec Jacques Blanchet

Jacques Blanchet est directeur des partenariats et du développement à la MDD.

Le tourisme régénératif s’assure que le secteur touristique est non seulement durable, mais réellement bénéfique; c’est régénérer la vie d’un écosystème local. Le touriste, avec son pouvoir d’achat peut faire une différence positive.

Deuxièmement, il peut contribuer par le partage de ses compétences personnelles.  Voilà pourquoi une planification qui tient compte des besoins de chacun s’avère essentielle et développe une économie circulaire.

À l’image de D’Artagnan : tous pour un et un pour tous.

Selon Jacques Blanchet, l’important est de définir l’intention et ensuite d’orienter les actions de chacun vers cet objectif. Ce but commun pour la population des villages et les entreprises, génère plus de retombées écologiques et économiques.

Dans notre région, il existe déjà un positionnement vers la santé par l’activité physique et le bien-être grâce au paysage naturel. Comment améliorer l’expérience de cette valeur à travers les actions de chacun? Si chaque acteur touristique développe son produit en fonction de la cible commune d’une meilleure santé personnelle et écologique, nous serons plus forts et attractifs.

Acheter c’est choisir.

Il est aussi important d’informer le consommateur sur les choix qu’il peut faire pour contribuer en argent au bien-être de la communauté.  Le voyageur sera informé à l’avance, qu’il peut acheter son épicerie ici, avec des aliments de qualité et des fermes biologiques. Connaître aussi les artisans et les entrepreneurs géniaux, les massothérapeutes et lieux de détente variés, cela contribue à l’objectif du prendre soin. C’est possible tout en valorisant les randonnées et sports variés.

Le conférencier partage aussi cet exemple : « Comment favoriser la transition éco-énergétique en ayant un partenaire de locations de voitures électriques de Montréal?  Quels pourcentages monétaires peuvent être redonnés à la communauté par ce partenariat? » De notre coté, il faut s’assurer du nombre de bornes de recharge pour répondre aux besoins. Les partenariats sont organisés pour être gagnants et équitables.

Enfin, ce dernier affirme que l’alternative appelée « slow Tourisme » crée des avantages. Le touriste voyage à moins de reprises, mais demeure plus longtemps.

Comment imager le slogan « Vivre », pour expliciter les avantages de demeurer plus longtemps ?

Selon Jacques Blanchet, « depuis 2020, dans son quotidien, le voyageur subit une pression effrénée. Dans ce contexte, le concept du bien-être mérite plusieurs démonstrations visuelles. Mettre en valeur les activités contemplatives permet aux villages d’exposer un positionnement clair, qui répond aux besoins de lâcher prise pour retrouver de nouveaux repères. Ici tu as la possibilité de Ne Pas avoir un horaire chargé, c’est toi qui décides. Les activités que tu vas faire, tu vas les aimer. »  Vivre l’expérience va te permettre un réel ressourcement.

Dans cette perspective, une offre variée qui fait valoir la qualité de vie et le potentiel de ralentir, tout en étant actif à d’autres moments, est attrayante.  « Il n’y a pas besoin de créer plus d’activités mais de les organiser et de les structurer vers l’intention du bien-être. » Pour diffuser l’information, plusieurs moyens ciblent les bienfaits et informent le touriste de nos possibilités. Le visiteur choisit, dans le panier, les fruits de notre planification, selon ses besoins.

Une planification touristique concertée, en suivant les étapes du changement vers le tourisme régénératif produit des bénéfices, lorsque tous convergent vers la même intention. Un réseau d’entrepreneurs, conscients de cette démarche et qui y adhèrent par le renforcement des capacités et une documentation des constats positifs, génère un enthousiasme. La coopérative Bras du Nord, à Saint Raymond de Portneuf, a réussi ce pari avec une approche structurante.

Jacques Blanchet énonce ce principe : « Qu’est-ce que le touriste peut apporter comme compétence et comment contribuera-t-il lors de son passage ? »  Un journaliste peut-il écrire un article dans une revue européenne?  Un diététiste peut-il améliorer le menu ? Un horloger peut-il mettre les montres à l’heure d’une nouvelle façon de voir la collaboration dans nos villages!

Nous sommes déjà en route, revoir la planification et structurer le développement touristique main dans la main, pour le bien-être commun, crée une synergie d’abondance. La transition écologique a besoin de coups de pouce enthousiastes.

Des nouvelles du groupe d’action communautaire de L’APRS

Montage photo : Dany Thibeault.

L’APRS vient de terminer l’aménagement de nouveaux espaces. La cuisine a été agrandie, donnant accès à une surface de travail mieux adaptée. Également, des équipements plus appropriés tels un four, un frigo et un évier ont été installés. Ces améliorations favoriseront la mise en place d’un projet proposé à Saint-Félix-d’Otis.

Durant le mois de février, en collaboration avec le groupe d’action bénévole de cette municipalité, une quarantaine de repas y seront livrés, deux fois par semaine. Cette initiative permettra de faire connaître le service de popote mobile à de nouveaux utilisateurs. Rappelons que la livraison de repas chauds se fait déjà les lundis et mercredis au Bas-Saguenay. Donc en février, plus d’une centaine de personnes recevront un dîner concocté dans les locaux de l’organisme. Soulignons qu’une aide-cuisinière a été engagée, via le programme du centre d’emploi Québec, pour faciliter la préparation de tous ces repas.

Il y a aussi le bureau administratif qui occupe un nouvel emplacement. Jacynthe Savard, la coordonnatrice, se réjouit d’avoir un lieu plus spacieux et mieux adapté aux besoins. En effet, elle peut recevoir en toute discrétion la clientèle, en plus d’offrir un espace à Caroline Simard, intervenante ITMAV (Intervenante de Milieu pour les Ainés en situation de Vulnérabilité). Celle-ci organise des activités pour les aînés du Bas-Saguenay et offre des visites à domicile selon leurs besoins. Ce programme a été mis en place afin de favoriser le mieux-être et la rétention des personnes âgées dans nos milieux de vie.

Une autre amélioration à signaler est l’ajout de cinq fauteuils confortables et sécuritaires, offerts par le comité des usagers du C.I.U.S.S. La clientèle du Centre de jour pourra en bénéficier lors des activités du vendredi matin. En effet, Manon Fournier intervenante du C.S.S.S., a repris les ateliers hebdomadaires au grand bonheur de la quinzaine de participants.

Rappelons que l’organisme offre des services variés tels:  l’accompagnement pour les visites médicales, l’aide alimentaire avec Moisson Saguenay, l’accompagnement pour des besoins spécifiques en complémentarité avec Transport adapté du Fjord, sans oublier la clinique d’impôts pour les personnes âgées à faibles revenus.

Maintenir tous ces services, depuis plus d’une quarantaine d’années, serait impossible sans l’aide des bénévoles dévoués. Ces derniers œuvrent pour les transports, la préparation des paniers alimentaires, la clinique d’impôts et au sein du conseil d’administration, sous la coordination et la présence assidue de Jacynthe Savard. Pour toute information et accès au service: 418.272.3163.

Jeune relève affiliée aux travaux publics de l’Anse-Saint-Jean

Richard Perron et Jannie Bouchard dans les bureaux de la municipilaté.

 

« La pénurie de main d’œuvre n’épargne pas le monde municipal, selon le maire de l’Anse-Saint-Jean, Richard Perron. Les municipalités sont au cœur de tout, compte-tenu de la proximité des citoyen(ne)s : que ce soit en matière de développement socio-économique, de la vie communautaire, des loisirs, des enjeux sociaux, des coudées franches pour établir des partenariats gagnants, de la qualité de vie de la collectivité, sans oublier la lutte contre les changements climatiques, qui certes sont des priorités et des combats journaliers. »

Notre municipalité résiliente s’est grandement investie et s’est démarquée sur l’échiquier régional et national comme une destination d’excellence auprès des touristes et de pair avec des entreprises-acteurs sur notre territoire pour bonifier une expérience-client valable. Cependant, la théorie de l’allongement de l’ombre du futur quand on constate la pyramide des âges de notre municipalité – près de 40 % de la population serait dans le groupe des 65 ans et plus – la préoccupation de préparer une relève est un enjeu crucial, autant pour les services publics que pour les entreprises.

De ce constat, l’équipe municipale décide d’accueillir en 2023 Jannie Bouchard comme stagiaire – adjointe aux travaux publics. Elle termine présentement son Baccalauréat en ingénierie des eaux à l’Université Laval. Sa passion pour l’eau ne date pas d’hier. D’un très jeune âge, elle se rappelle avoir visité avec fascination à plusieurs reprises les usines de traitement d’eau potable avec son grand-père, le contremaître des usines de la ville de Gatineau. Lorsqu’il est venu le temps de choisir son programme d’étude universitaire, elle a hésité entre la biologie marine et l’ingénierie des eaux.

« L’initiative municipale d’intégrer une ressource spécialisée dans la gestion des eaux arrive à point dans l’effort soutenu de combler des postes clés au sein du département des travaux publics de la municipalité de l’Anse-Saint-Jean », précise le Directeur général, Jonathan Desbiens.

Lors de son passage à l’Université, Jannie Bouchard rejoint l’équipe d’ingénieurs sans frontière en tant que directrice à la sensibilisation. Dans le cadre de ses fonctions, elle a su animer plusieurs ateliers sur la sensibilisation à la consommation de l’eau dans les écoles secondaires de la ville de Québec. Dès son arrivée à l’Anse-Saint-Jean, elle a remarqué le dynamisme de la communauté et son implication dans le domaine municipal. Elle désire travailler avec elle pour développer des stratégies de gestion de l’eau dans un contexte de développement durable et de changements climatiques. Au nom de toute l’équipe municipale ainsi que des élus municipaux, nous lui souhaitons bon succès dans son implication et nous espérons un long futur comme choix de vie au Bas-Saguenay.

À son arrivée dans la région, la nouvelle stagiaire a été séduite par la beauté des paysages et ses percées visuelles sur le Fjord-du-Saguenay et elle est impatiente d’aller explorer les environs et de participer à la vie communautaire.

Émerveiller autrement !

Crédits photos : Cécile Hauchecorne.

Rencontre avec Chloé Bonnette, responsable au partenariat au Parc marin Saguenay-Saint-Laurent à la Sépaq.

L’Alliance Éco-Baleine est née en juin 2011 de ce que Jean Lemire appelle La vague verte, une prise de conscience d’une partie de la population des impacts environnementaux des activités d’observation de la faune et de la flore en milieu éloigné. « Ce que cela signifie pour une entreprise d’observation, c’est qu’elle se doit d’être à la hauteur des attentes des visiteurs et de rehausser ses standards de qualité », commente Chloé Bonnette, qui travaille, entre autres, à la formation des capitaines et des guides interprètes en mer depuis son arrivée au Parc marin.

Un processus d’amélioration continue

L’Alliance Éco-Baleine, c’est un regroupement volontaire, une table de concertation coordonnée par le parc marin, dont les membres sont des entreprises d’excursions opérant dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), la Sépaq et Parcs Canada. L’objectif étant de guider les entreprises vers de bonnes pratiques, donner l’occasion aux capitaines, aux gens de terrain d’échanger, de se former, d’acquérir de nouvelles connaissances et d’ainsi limiter les impacts des activités en mer sur l’environnement.

« Depuis le début, c’est un processus d’amélioration continue, on évolue ensemble au travers d’échanges, de formations. Un processus de changement des mentalités, ça prend plus que 10 ans ! Ça prend une génération, ça prend 25 ans ! Ce que l’on peut observer actuellement, c’est qu’en général, les jeunes capitaines sont beaucoup plus conscients des enjeux environnementaux, ils aiment avoir un cadre, des formations, ils utilisent les outils à leur disposition, ils embarquent complètement dans la démarche ! Ils comprennent ce qui se passe dans l’écosystème, voient la nécessité d’amener à la clientèle cette notion de privilège qu’elle a de pouvoir ainsi naviguer au milieu d’une aire marine protégée. »

« Une activité de croisière aux baleines, si elle est bien faite, en respect des règles et de l’animal, c’est une excellente façon de sensibiliser à la fragilité du milieu marin. Parce que ce que l’on voit, ce que l’on comprend, on l’aime, et ce que l’on aime on veut le protéger ensuite ! »

Le Règlement des Activités en Mer (RAM)

Pour pouvoir opérer en tant que capitaine sur le parc marin, il faut chaque année passer un examen, suite à une journée de formation sur le RAM. Ce règlement du parc marin dicte des vitesses maximales, des distances à respecter, des conduites à proscrire. Toutes ces règles se basent sur une documentation scientifique. « C’est documenté qu’en dedans de 400 mètres, on a un impact sur les baleines, on a un impact sur les bélugas, peu importe l’embarcation. C’est documenté que plus tu vas vite, plus tu fais du bruit, et plus tu déranges ! ajoute Chloé Bonnette. Ce règlement c’est le minimum, la base sur laquelle tous les usagers doivent agir pour minimiser leur impact et contribuer à la protection des mammifères marins. Mais après, ce que les membres de l’Alliance tendent à faire, c’est d’aller au-delà de ça ! »

Pour y arriver, l’Alliance a réuni une quarantaine de capitaines, naturalistes, gens du GREMM afin qu’ils concoctent un Guide des pratiques éco-responsables favorisant la qualité des activités d’observation et la protection des baleines. Elle a également mis un processus d’évaluation en place, avec notamment le programme du client mystère qui, avec une grille d’évaluation, mesure la qualité des messages qui sont transmis à bord des bateaux de croisières aux baleines durant l’été.

« L’idée, c’est d’accroître le volet sensibilisation chez tous les intervenants qui naviguent dans le parc marin. L’Alliance offre depuis 6 ans, une série d’activités de formation complémentaires à celle du RAM. On y propose entre autres des ateliers ou des conférences sur une vaste gamme de sujets comme l’histoire des phares, les oiseaux marins, la géomorphologie du fjord, etc. Puisque les années se suivent et ne se ressemblent pas, lorsqu’il n’y a pas énormément de baleines présentes dans le secteur, il y a tellement d’autres histoires fascinantes à raconter sur le Saint-Laurent. C’est aussi ça émerveiller autrement les visiteurs ! »

Croisières de découvertes

« Pour mieux gérer les attentes des visiteurs, on devrait tendre vers des excursions de découverte du fjord et/ou du fleuve, dans l’habitat des baleines ! « 

Chloé Bonnette de poursuivre : «  L’offre actuelle de croisière est orientée principalement sur les baleines. Dans un monde idéal et pour mieux gérer les attentes des visiteurs, on devrait tendre vers des excursions de découverte du fjord et/ou du fleuve, dans l’habitat des baleines ! Il y a tellement à découvrir, l’histoire des villages riverains, la vie des petits pingouins, les légendes de phares, la richesse des fonds marins, des anecdotes à n’en plus finir ! » Elle est là pour ça l’Alliance Éco-Baleine, même s’il n’y a pas de baleine, c’est d’être capable quand même de faire de belles croisières, parce que ce métier de capitaine et de naturaliste dans un milieu protégé, c’est d’éveiller le visiteur à ce qu’il voit, sous tous ses aspects. Et on ne voit pas toujours que des baleines.

En conclusion, Chloé m’apprend qu’il existe des endroits sur la planète, comme en Basse-Californie où il n’y a pas d’excursion le matin, en Australie où il y a des croisières seulement une journée sur deux. L’Alliance doit s’inspirer aussi de ce qui se fait ailleurs pour poursuivre sa démarche d’amélioration continue et proposer une vision d’avenir pour les activités d’observation en mer dans le parc marin. L’avenir de la concertation et le temps qu’il faudra au changement des mentalités nous dira comment y arriver.

Pour information sur l’Alliance Éco-Baleine : eco-baleine.ca

Sorties et activités spéciales du 3e cycle

Nous avons des activités privilèges vraiment plaisantes et nous sortons plus souvent à l’extérieur, comme ici à l'aréna de Petit-Saguenay.

Depuis mon entrée au 3e cycle, nous avons fait beaucoup de sorties et d’activités. Dans notre classe, nous avons une thématique sur la science et nous participons à École en réseau. De plus, nous avons des activités privilèges vraiment plaisantes et nous sortons plus souvent à l’extérieur pour apprendre grâce à notre école (pédagogie liée au plein-air) et à l’AGIR.

Nos activités sont très variées. Nous pouvons passer d’un projet de science très amusant comme les machines de R. Golberg à un projet de sculpture sur neige. Notre groupe a reçu beaucoup d’animateurs pour dialoguer d’une matière. Par exemple, avec École en réseau nous avons découvert, entre autres, les activités Sur les traces de la faune et Survie en forêt avec Parcs Canada. Dernièrement, nous avons connu l’auteur et sculpteur Alex S. Girard qui nous a appris à faire des croquis d’animaux fantastiques. Notre cercle de lecture fait aussi partie des activités en classe liées à École en réseau. Nous lisons présentement la bande dessinée Tintin au Tibet de Hergé. Ce livre ne me déplait pas, mais ce n’est pas le meilleur livre que j’ai lu.

Nous avons également un pot de billes pour nos bonnes actions en classe. Quand on le remplit, nous pouvons choisir un privilège. La dernière fois, c’était un « beach party »! Pendant tout un après-midi, nous avons grignoté des collations sucrées, joué à des jeux de société, dansé, etc. Certains élèves se sont glissés à l’extérieur et nous avons eu droit à des smoothies! Avant, nous étions aussi allés à l’aréna de Petit-Saguenay et au Lac Emmuraillé.

J’ai bien hâte de découvrir la suite!

Estelle Boudreault, élève de 5e année

Science et astronomie

Le 26 & 27 janvier 2023, les élèves de l’école Fréchette, côté primaire, ont eu le droit de visiter un planétarium à l’Anse-Saint-Jean. Tous les groupes ont pu en apprendre plus sur le ciel et l’astronomie grâce au planétarium de St-Félicien qui nous a fait vivre un moment magique et instructif. En effet, ils ont amené un observatoire dans le gymnase de notre école! C’est un dôme gonflable dans lequel nous pouvons observer et nous faire expliquer des phénomènes spéciaux et très intéressants. Lorsque notre classe a visité le planétarium, nous étions tous obnubilés par ce que M. Claude Boivin nous expliquait!

Il a exposé quelques vidéos et animations comme la météorite qui a explosé dans le ciel de la Russie le 15 février 2013. Aussi, il nous a fait explorer le monde des étoiles. L’étoile la plus grosse observée jusqu’à maintenant s’appelle R136a1 et c’est une étoile bleue. Contrairement a ce que l’on peut croire les étoiles bleues sont beaucoup plus chaudes que les étoiles rouges. D’ailleurs, voici le classement, en ordre croissant, des étoiles de la plus « froide » à la plus chaude : rouges, oranges, jaunes, blanches et enfin bleues. Pour conclure, si vous avez la chance de visiter le planétarium de St-Félicien, je vous le conseille fortement. Un gros merci pour cette activité instructive qui était d’un plaisir formidable et incontournable.

Claude Boivin : Planétarium

Programme Carbone Scol’ERE: Mieux comprendre le monde qui nous entoure pour faire de meilleurs choix

Depuis la mi-janvier, les élèves de 3e cycle de l’école Fréchette ont débuté une série d’ateliers visant la lutte aux changements climatiques. Ainsi, par le programme Carbone Scol’ERE, les jeunes réalisent une grande enquête à travers laquelle ils découvriront comment ils peuvent réduire les émissions de GES dans leur vie en faisant des choix plus écoresponsables. Ce programme, unique en son genre, permet de générer des Crédits carbone éducatifs par des défis de réduction des GES. Structuré en cinq ateliers portant sur les changements climatiques et les GES, la consommation, l’énergie et le transport, les matières résiduelles et la sensibilisation, les élèves réaliseront différentes activités afin de stimuler leur engagement et, ainsi, mieux protéger notre planète.

Ophélie Boily, élève de 6e année et Mme Marie-Claude Boily, enseignante 3e cycle

Les jardins de la montagne soufflent leur 25e bougie

25 années plus tard, Gilles Arseneault et Anne Gaudreault croient toujours profondément au maraîchage biologique.

Nous rencontrons les fondateurs de la coopérative maraîchère Les jardins de la montagne dans leur cuisine pour remonter à la fondation de leur entreprise, en 1999. Un quart de siècle, c’est vite passé! « On a l’impression qu’on vient de commencer, on est aussi enthousiastes chaque année! » déclare Anne, d’entrée de jeu. Après un mois de repos au terme d’une saison bien remplie, le couple, infatigable, est déjà prêt à recommencer : publier les offres d’emplois pour le recrutement, passer les commandes les semis et décoller les plants de tomates en attendant la fonte des neiges.

Fiers ambassadeurs de l’agriculture biologique au Québec

Dès les premières années, Gilles et Anne ont travaillé à démocratiser l’agriculture biologique dans la région: « Il fallait expliquer c’était quoi, les gens ne connaissaient pas ça! On a fait des conférences, on est allés au Café Cambio par exemple. On avait des formulaires d’inscription papier pour les paniers, et les gens s’inscrivaient sur place. On allait mettre des affiches partout, pour se faire connaître ». La société a beaucoup évolué en 25 ans sur le plan de l’alimentation. En 2006, leur premier site internet est mis en ligne, avec un formulaire à imprimé et renvoyé par la poste; puis, les chèques postdatés sont remplacés par l’arrivée du virement direct, qui permet le dépôt instantané dans les coffres. L’arrivée du numérique a grandement facilité la logistique administrative des inscriptions, mais aussi des commandes de semis, par exemple. « C’est bon de se le rappeler, qu’avant, c’était vraiment pas si simple, et comment rapidement ça a changé pour nous faciliter la vie. »

Géographiquement éloignés de l’épicentre du mouvement bio, Gilles et Anne ont dû faire preuve de persévérance et de débrouillardise. « Notre voisin le plus proche que je pouvais appeler pour des conseils, c’était une ferme à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, près de Québec », témoigne Gilles. « On n’avait pas l’accès à internet, ni de formation; on était loin des services de la MAPAQ, bref on avait pas mal moins de ressources qu’aujourd’hui, et on vivait beaucoup d’isolement. Mais malgré un meilleur accès à l’information, ça reste difficile de démarrer une ferme, et en retirer une rémunération. »

Résister contre vents et marées

À l’époque, démarrer un projet de coopérative maraîchère au bout du rang Saint-Louis, «il fallait être un peu fou. » Dans l’entrepreneuriat, la perfection n’est jamais atteinte, il y a toujours des objectifs à atteindre. La première mission de l’entreprise, c’est d’atteindre un certain rendement pour pouvoir se payer des salaires et en vivre. Anne se repose sur sa carrière d’enseignante, qui permet le démarrage de la ferme. « Ça n’a pas été facile, mais on y est presque. Ceux en démarrage, je connais leur réalité, je sais ce qu’ils vont vivre. » C’est notamment pour cette raison que le couple se dit toujours ouvert à donner au suivant et prodiguer des conseils à ceux qui le demandent, toujours dans l’optique de soutenir le développement du maraîchage biologique.

Leur parcours est ponctué de hauts, mais aussi de moments difficiles : déficits, nuits sans dormir, maladies dans le sol, écrasement des serres en 2010, sous le poids de la neige. Il faut trouver une solution, il n’y a pas d’autres options que de trouver le moyen d’acheter une nouvelle serre pour le printemps, même si l’entreprise n’a pas les fonds. Le projet de la ferme est toujours plus important que les difficultés rencontrées. « Ne pas toucher à la terre une année, ça serait comme une journée sans aller dehors, ça ne se peut pas dans ma tête, c’est un besoin. Ce n’est pas juste une entreprise, mais un mode de vie », raconte Anne.

Une fenêtre sur le monde

Le maraîchage, c’est difficile, mais ça tisse des liens entre ceux qui travaillent la terre, jour après jour. Anne et Gilles témoignent du passage des gens de partout dans le monde, au fil des années, dont certains qui viennent vivre l’expérience de travailler en échange du gîte et du couvert. « Du monde trippant avec de nouvelles idées. » Plusieurs avec qui ils ont gardé contact : « On reçoit encore des cartes postales des fois, c’est le fun! » Ils comptent une demi-douzaine de fermes au Québec qui ont fait leurs armes aux Jardins de la Montagne avant de fonder leur propre entreprise. « C’est la transmission, la roue qui tourne. Tiens par exemple, Anne et Marc de Repentigny : ils se sont rencontrés ici, sur le vieux chemin, et ils ont maintenant une ferme et 3 enfants », illustre Gilles.

Anne et Gilles croient toujours profondément au maraîchage biologique, et apprécient la proximité de leur service : « C’est un rôle de fermier de famille. On connaît les gens à qui on vend les légumes, ce n’est pas aussi anonyme que peut l’être un marché public, par exemple. » « On veut que ça se poursuive dans le temps, pour 25 ans encore. On a démarré cette idée-là à deux, et on y travaille passionnément encore », raconte Gilles. Aujourd’hui, la ferme fait face à de nouveaux défis, comme le manque de main-d’œuvre, et la relève, mais ils sont confiants que la passion de leur travail leur assurera la pérennité. L’histoire de la ferme, c’est aussi l’histoire d’amour de Anne et Gilles, qui sont avant tout des amoureux qui aiment travailler ensemble. « Le mot retraite ne fait pas partie de notre vocabulaire », conclut Anne.

Une nouvelle Friperie accueillante et accessible offerte à Saint-Félix-d’Otis         

Le groupe de bénévoles qui s’occupe de la Friperie de Saint-Félix, Geneviève Pelletier, Suzanne Tremblay, Stéphanie Pelletier et Johanne Bergeron.

Nous le savons toutes et tous maintenant, chacune et chacun d’entre nous avons un rôle clé à jouer pour assurer l’avenir environnemental de nos prochaines générations. L’ouverture de la nouvelle Friperie dans la partie verrière du Chalet des loisirs de Saint-Félix-d’Otis prend ainsi tout son sens en nous permettant de poser des gestes concrets tout en économisant.

L’écoresponsabilité sociale est, par définition, un ensemble de gestes et comportements s’inscrivant dans une perspective de développement durable. On ne peut trouver meilleur exemple qu’une friperie dont l’objectif est de donner une deuxième vie à des vêtements et ce, à coûts modiques. Et tous et chacun peuvent ainsi bénéficier de beaux vêtements sans se ruiner !

Des manteaux d’hiver pour enfants à 5 $ ou pour adultes à 10 $, ou encore des pantalons d’hiver gratuits pour les enfants et à seulement 10 $ pour les adultes vous y sont offerts. Ouverte tous les dimanches entre 9 h et 13 h, la Friperie de Saint-Félix-d’Otis est l’endroit à visiter pour dénicher de belles trouvailles à petits prix.

Les enfants grandissent tellement vite qu’il faut sans cesse renouveler leurs vêtements. C’est pourquoi le nombre de vêtements autorisés pour les enfants est de 20 morceaux et de 10 morceaux pour les adultes. Il vous suffit d’apporter vos sacs et de l’argent comptant. Un beau geste pour l’environnement et pour votre portefeuille !

Un tel service ne pourrait pas exister sans l’apport précieux de bénévoles impliquées et en plus très accueillantes. Cette équipe de bénévoles composée de mesdames Stéphanie Pelletier, Geneviève Pelletier, Suzanne Tremblay et Johanne Bergeron, s’investit avec cœur afin de rendre votre visite de la Friperie de Saint-Félix-d’Otis la plus agréable possible.

Voilà une belle initiative locale et environnementale qui n’a certainement pas fini de faire parler d’elle. Il ne vous reste plus qu’à vous rendre au Chalet des loisirs de la municipalité les dimanches entre 9 h et 13 h pour y faire de belles découvertes.

Une question d’équilibre.

Camping d'hiver sur le petit lac Ha!Ha! Crédit photo : Nathalie Simard

La mise en arrêt forcé du tourisme mondial pendant la pandémie aura permis à l’ensemble des acteurs de l’industrie de prendre un peu de recul et d’introspection. Certaines destinations qui avaient misé sur le tourisme de masse pour stimuler leur croissance se sont retrouvées désertées la pandémie venue, et ont pris la pleine mesure du phénomène de dévitalisation de leur tissu social engendré par leur modèle touristique. Les plus grandes organisations mondiales du tourisme se sont conséquemment engagées dans une profonde réflexion de laquelle émerge une nouvelle forme de tourisme plus vert, plus durable, un tourisme régénérateur.

Puisque le tourisme régénérateur a d’abord été conceptualisé en réaction au surtourisme, on l’identifie comme un phénomène qui a l’ambition de rénover la pratique touristique au sein des communautés locales, tout en redonnant plus qu’elle ne consomme. Les penseurs touristiques réfléchissent le tourisme régénérateur en fonction de la plus-value que le visiteur peut apporter à la destination et à la valeur ajoutée que le tourisme peut apporter à la communauté et sa population. Dans un article de blogue à ce sujet, Écoaventure Boréale affirmait : « Nous sommes profondément convaincus que le tourisme, et d’autant plus le tourisme d’aventure et l’écotourisme, peut être un puissant agent de mieux-être des communautés de la région ». Dans la même veine, la MRC du Fjord-du-Saguenay vient récemment de lancer sa stratégie touristique avec l’ambition de faire de la MRC « la destination 4 saisons d’aventure et d’écotourisme internationale par excellence au Québec ».

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et, bien sûr, le Bas-Saguenay, jouissent d’un des plus importants joyaux naturels de calibre international que le Québec peut offrir et d’une offre de produits d’aventure et d’écotourisme abondante et de qualité. Tout l’écosystème dédié à soutenir les entreprises touristiques et leur milieu est aligné vers un développement cohérent avec les nouvelles tendances d’un tourisme bienveillant pour notre territoire et nos populations. Reste maintenant à ce que chacun d’entre nous mette tout en œuvre pour réaliser la vision de la MRC de se positionner comme la destination 4 saisons d’aventure et d’écotourisme au Québec.

  • Les entrepreneurs touristiques doivent constamment chercher à s’améliorer pour être des leaders internationaux.
  • Les municipalités doivent favoriser le développement et l’accessibilité de l’arrière-pays pour qu’elles soient attractives sans tomber dans le piège de trop concentrer les visiteurs au cœur des villages.
  • Les acteurs socio-économiques doivent livrer l’ambition de leurs orientations de développement touristique.
  • Les citoyens doivent contribuer en étant accueillants, en connaissant mieux leur industrie touristique et en prenant soin de leur territoire.

Bien au-delà des retombées strictement économiques, la vitalité et l’ambiance culturelle et rafraichissante de certaines de nos localités du Bas-Saguenay témoignent déjà d’une capacité de revitalisation qui se cache derrière une nature exceptionnelle et son potentiel extraordinaire pour les activités de plein air. Si l’on s’en tient à une vision d’un tourisme régénérateur pour le Bas-Saguenay, on devrait travailler à ce que ce développement s’étende à nos autres communautés, tout en tenant compte du bien-être de nos populations et de notre nature exceptionnelle. Après tout, régénérer, c’est l’art de maximiser tout en maintenant l’équilibre des choses…

Retrouver le temps de créer

Vous avez sans doute remarqué, à l’entrée de Rivière-Éternité, en arrivant de Saint-Félix d’Otis, cette pancarte rose fuchsia, sur laquelle est inscrit « le Nid Créatif ». Cette bâtisse qui était auparavant une épicerie JOVI, accueille aujourd’hui une famille venue de l’Ontario : Lisa, Antonio et leurs deux garçons.

Changer de cap

La famille quitte emploi, maison, école et province. C’est principalement pour se rapprocher de la famille, puisque la sœur d’Antonio vit à Rivière-Éternité, mais surtout pour quitter la frénésie de la vie en ville que la famille décide de s’installer à Rivière-Éternité. Avec le sentiment d’avoir déjà sacrifié beaucoup de temps précieux au travail, le couple projette de changer de vie. Avec leurs emplois précédents, Lisa et Antonio avaient des horaires de travail inversés et ne se voyaient que très peu. Les corvées ménagères et la logistique familiale prenaient souvent toute la place le dimanche, seule journée restante pour la famille. « Avant, on travaillait beaucoup trop. C’était juste travailler-dormir, travailler-dormir et les enfants grandissent si vite ! ». Le couple rêve de passer plus de temps en famille et de pouvoir réaliser des projets pour eux. Le marché immobilier est très abordable au Saguenay, le coin est tranquille et la nature accessible. L’idée mijote tranquillement jusqu’au grand saut : changer de province, et même de langue. Mais cette question n’est pas une embûche, puisque le couple voit plutôt cela comme une opportunité pour les enfants d’être immergés dans la langue française. Lisa reconnaît que pour elle et son compagnon, cela prendra plus de temps, mais le temps est une denrée précieuse qu’ils ont choisi de chérir « l’argent ne fait pas tout, la famille, c’est important », me dit Antonio. Lisa ajoute « c’est toute une aventure jusqu’à maintenant ! Mais je sens que nous avons déjà des racines ici, et de plus en plus de contacts avec les gens. »

Un petit commerce d’artisanat

La boutique se trouve attenante à la maison. Dans ce local lumineux, des objets fabriqués par Lisa et Antonio sont exposés: planches à découper en bois massif, plats de service, plateaux de présentation, supports à verres, accessoires pour le vin, décapsuleurs, porte-manteau, mais aussi porte-clés, bijoux et autres petits accessoires. Dans son ancienne vie, Lisa était réceptionniste administrative et Antonio assemblait des voitures. Ils ont toujours été attirés par les travaux manuels et l’artisanat, le plaisir de créer et de fabriquer des objets de leurs mains. Lisa ajoute « on apprécie plus la valeur des choses lorsqu’on les fait nous-mêmes. » Elle nourrissait l’idée d’avoir un jour le temps de se consacrer davantage à la création. En arrivant, le couple a privilégié l’aménagement du nid familial et s’est affairé à la rénovation de l’ancienne épicerie, dont ils n’ont gardé que les 4 murs. « Nous avons travaillé à deux, 10 heures par jour et nous sommes fiers d’avoir tout fait nous-mêmes. » Puis il y a eu l’envie d’avoir un jardin, de faire pousser des légumes, de faire ses conserves et de planter un pommier. Cela laisse aussi le temps aux nouveaux arrivants d’entrevoir les possibilités commerciales et de trouver leur place entre l’offre et la demande dans la région. La boutique est ouverte depuis l’été et ils ont déjà créé des produits exclusifs pour certains clients, comme par exemple, des porte-savons en bois pour la Savonnerie Au pays des Bleuets, des accessoires associés au vin pour le domaine Cageot à Jonquière, ou encore des aimants pour Voyages Pura Vida à La Baie.

Retrouver un équilibre

Aujourd’hui, le couple connaît ses limites et le travail ne prendra plus toute la place « nous avons travaillé fort et maintenant nous voulons vivre. Nous voulons un équilibre entre le travail et la famille. » Leur nouvelle occupation doit être un plaisir plutôt qu’une corvée. Pour cette raison, la boutique n’est pas ouverte à temps plein, mais surtout l’été. En dehors de la saison estivale, il est préférable d’envoyer un message via Facebook et trouver ainsi le moment opportun pour une visite. « C’est très flexible et nous sommes souvent là, mais il vaut mieux appeler avant », me dit Lisa, qui alimente la page Facebook régulièrement et y affiche tous les nouveaux produits.

Avant de partir, je leur exprime mon admiration pour le travail effectué dans la maison, mais aussi pour le courage d’avoir osé un tel changement de vie. Lisa me répond d’un ton satisfait : « Aucun regret! Si ce n’est de ne pas avoir fait ce changement plus tôt! »

Pour voir les nombreux produits offerts au Nid Créatif, visitez la page Facebook : Le nid créatif ou prenez RDV pour aller visiter la boutique au 125 rue principale à Rivière-Éternité.

Élèves de l’école Saint-Féix et sculpteurs régionaux

À proximité de l'école Saint-Félix, vous pouvez depuis octobre dernier, y contempler une œuvre d’art unique, un héron et son nid.

Quand l’art et la nature s’unissent pour créer une œuvre magnifique et pleine de sens.

En parcourant le sentier d’hébertisme situé à proximité de l’école Saint-Félix, vous pouvez depuis octobre dernier, y contempler une œuvre d’art unique, un héron et son nid. Cette sculpture participative d’art nature, réalisée par les artistes régionaux Joëlle Gagnon et Thomas Meloche, a permis aux élèves de l’école de s’initier de façon concrète à l’art nature.

L’œuvre met en scène les enfants, comme de petits oiseaux à accompagner. « L’enfant fait un avec la nature et en fait partie. Il se place dans le nid et grandit avec l’aide du grand héron, qui appelle à la patience et à l’observation » commentent les artistes sculpteurs.

Cette sculpture participative d’art nature, réalisée par les artistes régionaux. Ici Joëlle Gagnon explique le concept aux jeunes élèves de saint-Félix.

Lors de la journée de création, les enfants de l’école Saint-Félix ont ainsi découvert l’art nature et ses 1001 possibilités. Ils ont travaillé en équipe pour construire le nid et décorer l’oiseau avec de belles plumes fabriquées à partir d’éléments de la forêt. La sculpture demeurera un canevas qui pourra être décoré des plus beaux éléments de la nature au fil des saisons.

La participation des élèves de l’école Saint-Félix à cette œuvre d’art a, sans nul doute, créé un fort sentiment d’appartenance, mais également de fierté, de celles-ci et ceux-ci envers la création à ciel ouvert.

Quelle fierté pour l’élève d’aller montrer à sa famille et ses amis la sculpture à laquelle il a participé! Voilà un exemple concret, et au combien inspirant, d’illustration des enjeux environnementaux qui nous touchent au quotidien et de leurs impacts sur nos prochaines générations.

De plus ce projet artistique s’inscrit parfaitement dans le projet éducatif de plein air et développement durable de l’école Saint-Félix. Ce projet éducatif crée un solide lien d’appartenance entre l’élève et son environnement naturel tout en lui permettant d’acquérir plusieurs compétences en le conscientisant aux enjeux actuels.

Le projet artistique d’art nature a été rendu possible grâce à de précieux partenaires. Nous remercions pour leur soutien financier le Programme de soutien aux initiatives culturelles de la MRC du Fjord-du-Saguenay sans oublier l’appui important de la municipalité.

Pour visiter cette sculpture art nature, il suffit de prendre le sentier situé près de la cour d’école et de suivre les indications vous menant à la sculpture. Et pourquoi ne pas en profiter pour découvrir le sentier d’hébertisme en famille ou entre amis !

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