Une partie du Regroupement des étudiants et étudiantes en développement social (REEDS) de l’UQAR
Le 24 février, une quarantaine d’étudiant·es en développement des sociétés et territoires de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) viennent à la rencontre de la communauté de Petit-Saguenay. Tous les citoyen·nes sont invité·es à cet évènement. Les discussions se feront d’abord au cours d’une marche, puis autour d’une tourtière cuisinée par la coopérative d’alimentation de Petit-Saguenay.
Chaque hiver, le Regroupement des étudiantes et étudiants en développement social (REEDS) de l’UQAR organise une sortie de groupe pour aller à la rencontre des gens qui œuvrent pour le développement social de leur milieu. Ces sorties sur le terrain ont une vocation de formation en permettant aux étudiant·es d’explorer la réalité des théories qu’ils étudient.
Cette année, ils et elles ont un intérêt particulier pour les initiatives de transition socio-écologique. Plus particulièrement, les « Territoires en transition » comme le Grand Dialogue pour la transition du Saguenay-Lac-Saint-Jean et la FabRégion du Bas-Saint-Laurent. La sortie prend place sur trois jours, soit une journée au Bas-Saint-Laurent et deux au Saguenay-Lac-Saint-Jean, du 22 au 24 février 2023. C’est lors de leur dernière journée qu’ils passeront par Petit-Saguenay avant de retourner chez eux, de l’autre côté du Fleuve.
Le lien entre les étudiant·es de Rimouski et la municipalité de Petit-Saguenay s’est progressivement tissé au cours de la dernière année. Tout d’abord, au travers des Ateliers des Savoirs Partagés (ASP), un projet pour lequel une délégation de Petit-Saguenay s’était rendue à Saint-Valérien dans le Bas du Fleuve au début de l’hiver et avait croisé la route de quelques étudiant·es. Cette sortie avait d’ailleurs fait office d’un article lors de notre dernier numéro sur l’alimentation ! Ensuite, étant un de ses laboratoires ruraux de mobilisation citoyenne, les étudiant·es avaient aussi entendu parler de Petit-Saguenay par le Grand Dialogue pour la transition. Enfin, certains d’entre eux avaient aussi eu l’occasion d’entendre parler des initiatives entreprises à Petit-Saguenay lors d’un colloque scientifique du Groupe de recherche et d’intervention régionales (GRIR) à Chicoutimi, à l’automne dernier.
Toutes ces occasions démontrent le lien entretenu par la municipalité de Petit-Saguenay avec le milieu universitaire. Cela donne naissance à de belles rencontres et ouvre de multiples portes, autant pour les étudiant·es que pour la communauté de Petit-Saguenay.
Daniel Girard, Philippe Gagné, Yves d'Amour et Donald Tremblay. En avant des buts, Félix Bouchard et Manolo Girard. Il est à noter qu’il manque un bénévole sur cette photo soit Pierre-Yves Lebleu, nouveau résident de l’Anse Saint Jean et nouveau pompier à l’Anse Saint Jean.
Sans la participation d’une équipe de bénévoles motivés, on peut penser que la patinoire située depuis 2013 à côté de l’école Fréchette à L’Anse-St-Jean n’aurait pas été fonctionnelle cet hiver. Malheureusement, le manque de main d’œuvre à la Municipalité rendait très difficile le début des opérations. C’est par un effort collectif exceptionnel que le tout est devenu possible.
En effet, c’est lors d’une rencontre de l’OPP de l’école Fréchette, un organisme de parents bénévoles qui sont là pour appuyer, aider et épauler l’équipe-école, que ce parent de deux jeunes enfants, Manolo et Alicia Girard, décide de s’impliquer pour que la patinoire puisse être opérationnelle cet hiver. Il motive un petit groupe de bénévoles, récolte même la participation de certains enfants, finit enfin par trouver un jeune, Philippe Gagné, qui sera employé par la municipalité pour l’entretien et la surveillance du lieu.
Sur ces photos, on peut voir les enfants qui ont participé à la préparation du fond de la patinoire, Manolo et Alicia Girard.
« Depuis qu’on travaille sur la glace, on a vu des personnes arriver avec leurs patins sur l’épaule, nous demandant quand elle sera prête. Cette nuit, on va finir les couches de glace, ça en prend 40 pour que la patinoire soit solide et sécuritaire. » Par équipe de deux, la joyeuse bande se relaie toute la nuit pour finaliser la glace nécessaire à la mise en route de la patinoire extérieure. Il est à noter que la Régie inter-municipale des pompiers du Bas Saguenay a prêté de l’équipement pour en arroser la surface.
« On le fait vraiment pour les jeunes, on n’arrête pas de dire qu’ils sont toujours sur leur cellulaire, alors voilà, nous on a décidé de leur préparer une patinoire bénévolement ! L’été, l’endroit accueille un skate parc, également très fréquenté par les jeunes du village. »
C’est donc un lieu rassembleur qui permet aux jeunes (et moins jeunes) d’être actifs et de vivre de bons moments. Il est important de mentionner que l’état de la patinoire se détériore et doit assurément subir une cure de rajeunissement. À cet effet, Madame Pageau, directrice de l’école Fréchette, mentionne qu’une rencontre a déjà eu lieu cet automne avec deux conseillers municipaux, le directeur général, un représentant du Centre de services et elle pour trouver des solutions afin d’en assurer la pérennité. « Nous sommes tous d’avis que la patinoire doit rester. Par contre, cette décision demande beaucoup d’investissements. Nous travaillerons ensemble sur ce projet. Tout comme nous l’avons fait en 2013 lors de son installation. Cela étant dit, nous sommes bien heureux de l’initiative des parents. Cette mobilisation positive et collective est assurément un gage de réussite! Un GROS MERCI de la part de tous les jeunes! »
Pour la toute première fois, les rives nord et sud du fjord du Saguenay se rassemblent dans le cadre de la deuxième édition des Festivités d’hiver du Bas-Saguenay! Les municipalités participantes proposent une programmation variée pour vous offrir une semaine de relâche mouvementée. Activités ludiques, culturelles, carnavalesques, sportives ou musicales, profitez des joies hivernales au coeur des montagnes du Bas-Saguenay.
Les amateurs de plein air de partout sont les bienvenus à se joindre aux
festivités et faire l’expérience de l’accueil chaleureux de ces villages pittoresques.
« Au Bas-Saguenay, on aime ça jouer dehors, et tout le monde est bienvenu pour profiter
de la belle saison avec nous! Les festivités, c’est l’occasion de se rassembler, mais aussi
de sortir de chez nous et se visiter entre villages voisins. On espère que petits et grands
seront de nouveau au rendez-vous! » partage l’agente culturelle et coordonnatrice de la
programmation Manon Landry.
Chaque village vous a concocté des activités à leur image. Que ce soit un joyeux carnaval
Sasquatch de Sainte-Rose-du-Nord, un concours de sculptures sur neige à Ferland et
Boileau, à l’atelier de yoga familial à Saint-Félix-d’Otis, au party années 80 avec DJ Carl
Brindle à Rivière-Éternité, un tournoi de pétanque sur neige à L’Anse-Saint-Jean ou une
soirée de contes La chicane de village à Petit-Saguenay, il y en aura pour tous les goûts!
L’Assemblée des futurs résidents (AFR) qui guide le projet est composée de six ménages.
Le projet d’écoquartier participatif entame sa deuxième année de travail en 2023 pour réaliser un milieu de vie davantage conscient des enjeux sociaux et environnementaux de notre époque. Puisque ce n’est pas un projet de développement domiciliaire conventionnel, il requiert un effort de réflexion et d’innovation important. Le but est de repenser la façon dont on crée de nouveaux quartiers résidentiels en impliquant les citoyens dans l’aménagement du territoire.
La dernière version du plan d’urbanisme a été donnée au groupe des futurs résidents par les urbanistes d’APUR, qui ont également produit quelques images modélisées de l’aménagement choisi.
L’Assemblée des futurs résidents (AFR) qui guide le projet est composée de six ménages. Afin de coordonner la démarche d’élaboration participative, un nouveau chargé de projet, Théo Petitjean a été embauché, reprenant le flambeau de Louis Breton dont le contrat n’a pas été renouvelé au terme de son mandat. Finalement, un comité de pilotage (COPIL) se réunit ponctuellement afin d’épauler le travail des personnes impliquées. Il est constitué de deux futurs résidents en alternance, du maire et deux conseillers municipaux, de représentants de l’administration municipale ainsi que de deux citoyens de Petit-Saguenay.
La première année de travaux s’est centrée sur l’élaboration d’un plan d’aménagement d’ensemble avec l’accompagnement de professionnels en urbanisme et en architecture avec les firmes APUR et Microclimat. Le groupe a également consacré une grande partie de la réflexion à l’élaboration d’un processus de prise de décision, à l’intention de la communauté et à la planification des financements nécessaires. La dernière version du plan d’urbanisme a été donnée au groupe des futurs résidents par les urbanistes d’APUR, qui ont également produit quelques images modélisées de l’aménagement choisi. Vous pouvez consulter la documentation produite au Petit-Saguenay Le choix de l’entité légale est le prochain enjeu majeur que le groupe aura à traiter.
Le succès du projet d’écoquartier repose grandement sur la participation de ses futurs résidents. Depuis le démarrage du projet, plusieurs exercices consultatifs ont eu lieu, en visioconférence ainsi que sur place, afin de bien cerner les besoins et les aspirations de chaque membre. Un atelier de co-conception ainsi qu’une visite du site, accompagné des professionnels (urbanisme et architecture), ont eu lieu en octobre 2021 et ont mené à plusieurs échanges constructifs. Confrontés aux défis, aux contraintes et aux opportunités offertes par le lot convoité, les membres ont pu s’approprier les réalités de conception et de design d’un quartier. En sont ressortis des concepts préliminaires qui auront été la base d’inspiration du concept final dessiné par les professionnels en aménagement. De plus, ce fut l’occasion pour le groupe d’apprendre à mieux se connaître et d’échanger en contexte informel autour d’un feu de camp et au chalet de la bleuetière.
De plus, les critères pour le Plan d’Implantation et d’Intégration Architecturale (PIIA) ont été choisis pour favoriser la protection du milieu naturel et la construction d’habitations dans un souci écologique. L’aménagement proposé par le groupe minimise les surfaces de circulation et de stationnement qui seront réalisées avec des matériaux permettant la perméabilité et la stabilité des sols. Les espaces boisés seront préservés au maximum et intégrés aux espaces communs dans le but de minimiser l’empreinte écologique. Au niveau du bâtiment, l’ensemble des caractéristiques de construction devra s’insérer dans le paysage naturel afin d’assurer la préservation des caractéristiques naturelles du site et l’intégrité environnementale. Le règlement final du PIIA devrait être formalisé en règlement municipal au courant de la prochaine année.
Des rencontres sont prévues avec différents intervenants pour poursuivre le travail afin de concrétiser les plans élaborés collectivement. Des visites pourraient être organisées au GREB par exemple, à La Baie et Saint-Félix d’Otis, afin de s’inspirer de leurs méthodes d’(auto)-construction de bâtiments écologiques. La suite du recrutement se fera lorsque le projet sera plus fixé au niveau de l’entité légale et du lotissement des terrains, notamment. D’ici là, les personnes intéressées à s’établir à Petit-Saguenay peuvent contacter Théo Petitjean par courriel : theo.petitjean@petit-saguenay.com ou au 418-272-2323 poste 3307 pour de plus amples informations.
Daniel Côté, le boulanger professeur de mathématiques !
Monsieur Daniel, notre professeur de mathématiques, est un entrepreneur, il est copropriétaire de boulangerie Nuances de grains. C’est le seul à l’Anse-St-Jean qui fait son propre levain. Nous avons donc décidé de lui poser des questions pour en savoir davantage sur son histoire et celle de sa boulangerie.
Pour commencer, nous lui avons demandé si son levain contenait des ingrédients spéciaux. Il nous a donc confié qu’il met tout simplement de l’eau avec de la farine. Son but n’est pas de créer quelque chose de trop différent, qui sort de l’ordinaire, mais plutôt semblable au pain auquel nous sommes habitués mais en ajoutant une petite touche personnelle pour se différencier de ce qu’on a l’habitude de consommer dans nos épiceries. Il nous a confié avoir fait plusieurs essais et erreurs avant de trouver la recette qui lui convient. Il a d’abord commencé par prendre des cours sur ce sujet.
Par la suite, il a voyagé en France et en Allemagne pour agrandir ses connaissances. Il nous a expliqué qu’il a commencé ses tests sur le levain dans les débuts des années 2000. Il a ouvert les portes de sa boulangerie seulement en 2016, donc beaucoup d’essais et erreurs ont dû être appliqués. Finalement, il nous a expliqué que sa plus grande fierté en lien avec sa boulangerie était lorsque les gens n’étaient plus capables de se passer de son pain. Aussi, il aimait faire découvrir aux touristes son propre pain réalisé dans son propre village.
Les fermières de Saint-Fulgence à l’œuvre. Crédit photo : Sandra Mélanie Photographie
Le temps des Fêtes est l’occasion de se réunir, mais aussi de manger. Les pâtés à la viande, les tourtières, les tartes, les pains-sandwichs et les invités combleront bientôt nos tables. Nous reprendrons des forces pour retourner au travail en pleine forme. Ce temps est donc l’occasion de penser à ce qui nous nourrit. Il y a plusieurs manières de comprendre le verbe « nourrir ». Les textes sacrés disent que l’amour de la vertu nourrit la force d’une âme. On dit qu’on peut nourrir son imagination et qu’il faut « nourrir l’espoir » pour traverser les difficultés. Mon grand-père me disait que la « bonne terre » nourrit les arbres.
Encore mieux, une amie m’a un jour demandé, out of the blue : « qu’est-ce qui nous nourrit, au fond »? J’ai senti dans le ton de sa voix qu’elle ne parlait pas de patates jaunes, de ragoût mijoté ou de dinde élevée en liberté. Nous pouvons tous comprendre le sens de sa question – je crois. En témoigne le sentiment intuitif que ce ne sont pas seulement la nourriture et le sommeil qui nous nourrissent. Le sentiment d’urgence, le désir de changement, la nécessité d’amener son jeune à l’école, le plaisir éprouvé en équipe de travail, le sens des responsabilités, le devoir d’éteindre un feu, la passion d’aider les autres, le sport – et j’en passe – sont des choses qui nous nourrissent.
Deux évènements qui ont eu lieu à Saint-Fulgence dans le dernier mois nous ont nourris – autant au sens littéral que figuré. Le 13 novembre, le Café communautaire des Marées recevait les employés de la boulangerie Chez Roger pour le traditionnel party de Noël. Bien sûr, c’est une manière de rentabiliser le fonctionnement du Café, en plus de faire un lieu de rassemblement et de célébration pour notre entreprise locale! En cuisine le matin même, Candice travaillait sans arrêt à préparer des salades, des desserts et des pains pour une trentaine de personnes. À l’avant, Maryse et Marie préparaient les cafés pour la foule bondée qui occupait le local à ce moment!
J’ai demandé à Candice en quoi son implication au Café la nourrit personnellement : « Je dirai que mon implication au Café s’est faite de manière très spontanée. Je suis arrivée à Saint-Fulgence, il y a quelques mois maintenant et j’ai tout de suite développé un attachement particulier pour le village. Il y règne une solidarité que je n’avais pas encore eu l’occasion d’expérimenter auparavant, mais qui semblait pourtant m’animer de manière assez fondamentale. Le Café a pour vocation de fédérer et étayer la population du village, créer du lien entre les habitants en devenant un lieu de rencontre. C’est le partage qui s’articule autour de ce beau projet communautaire qui me nourrit. J’aime notre village et j’aspire à ce que le monde s’y sente aussi bien que je m’y sens ».
Quelques jours plus tard, je lui demande si ce premier souper était un succès, malgré tout le travail que cela demande! Elle me répond que « Le premier souper d’employés s’est très bien passé! Je pense que l’offre et le service ont satisfait toutes les personnes de Chez Roger qui étaient présentes. C’était un moment convivial, autant durant la préparation que lors de la soirée. Cela a été possible grâce à l’aide des bénévoles qui m’ont prêté main forte pour cuisiner et accueillir le public attendu ». Puis, à savoir en quoi ce type de soirée est important pour l’avenir du Café communautaire : « C’est en cela que c’est important pour la vie du café; pas seulement pour la visibilité et la rentabilité de l’établissement, mais aussi et surtout car ce sont des occasions pour les habitants du village de s’impliquer dans la vie locale tout en partageant des moments agréables et en bonne compagnie! Nous essayons de l’être en tout cas ! ».
Le 13 novembre, c’était aussi la deuxième édition du Marché de Noël du Cercle des fermières de Saint-Fulgence. Pour l’occasion, les fermières nous accueillaient dans le centre multifonctionnel Michel-Simard, accompagnées de leurs tricots, centres de tables, nappes, foulards, serviettes – le tout confectionné minutieusement avec les métiers à tisser dans leur atelier au sous-sol ! Quelques centaines de personnes sont passées dans la journée, et les fonds récoltés ont été remis aux maisons d’hébergement pour femmes de Chicoutimi et de La Baie. Josée, une fermière, m’a expliqué que leur mission est de venir en aide aux femmes victimes de violence, et qu’en ce moment, comme on le sait, il y en a plusieurs qui ont besoin d’aide. Devant l’une de leurs magnifiques créations, dans le chœur de « l’Église », Fabienne me dit que le but de leur artisanat est aussi de montrer qu’il est possible de mettre en valeur l’environnement naturel, en utilisant des matériaux recyclés et des produits de la forêt dans leurs confections. Les oursons en peluche sont en harmonie avec les branches et les sapins, le tout est récupéré et mis en valeur.
Simone Weil, une philosophe française, disait qu’« On doit le respect à un champ de blé, non pas pour lui-même, mais parce que c’est de la nourriture pour les hommes ». Qui oserait piétiner un champ de blé mûr? On ne sacrifie pas de la nourriture! De la même manière, selon elle, on doit le respect à nos familles et à nos collectivités, parce que ce sont les formes sociales qui nous nourrissent. Nos liens sont sacrés et méritent d’être entretenus.
Enfin, j’ai trouvé une réponse pour mon amie. Ce qui me nourrit, au fond, c’est de manger le pain de mon village et d’y prendre un café bien entouré. C’est de mettre sur ma table une nappe confectionnée par notre cercle des fermières. Notre village, c’est plus qu’un village, c’est lui qui nous nourrit.
Joyeux temps des fêtes avec ceux et celles qui vous sont proches!
Le 12 novembre dernier a eu lieu une fête très importante pour souligner la retraite de madame Johanne Simard. Madame Johanne a travaillé 35 ans à l’école Marie-Médiatrice. Plusieurs personnes qui ont eu la chance de la côtoyer sont venues à l’école pour lui témoigner leur reconnaissance et lui mentionner qu’elle a été et est encore vraiment importante pour eux.
Petit mot de la présidente de l’école. Madame Johanne m’a beaucoup apporté dans mon cheminement. Quand on a une difficulté, elle trouve toujours des moyens pour qu’on puisse réussir. Elle nous accueille toujours avec un beau sourire. Madame Johanne trouve toujours des travaux qui nous parlent pour qu’on participe bien. Elle nous fait toujours rire. Elle aura toujours une énorme place dans mon cœur et quand je vais avoir un métier, je vais la prendre comme modèle. Finalement, je vous invite à venir le 22 décembre à 15h30 dans la cour d’école pour vivre avec elle sa dernière cloche.
Madame Marie-Claude Bernard anime des ateliers culinaires dans notre école. Nous avons cuisiné des petits pains aux bleuets, des croustilles maison et une salade de fruits. Elle nous montre comment utiliser les différents ustensiles ainsi que leur nom. Une fois par mois, nous aurons la chance de cuisiner d’autres petits plats délicieux.
Daphné Gagné, 5e année
Noël en famille
Jeudi le 22 décembre à 19h00, il y a eu un spectacle à l’église de Rivière-Éternité.
Chaque famille de l’école, chantait une chanson de Noël. L’argent ramassé sera donné à Opération Enfant Soleil. Merci à tous !
Melody Dassylva, 5e année
Les mouchettes amassent des fonds
À la suite, de la création de notre entreprise des Mouchettes, nous avons vendu plusieurs dizaines de mouches pour agrandir notre formidable entreprise. Cette année, nous nous sommes dépassés avec amour pour la création de cette nouvelle mouche : «la Livia» en l’honneur de Livia Gagné. Cette mouche est créée pour amasser des fonds pour Opération Enfant Soleil.
Entrevue avec Renée-Claude Morin, réalisée par Juliette Charpentier
C’est dans un paysage fraichement enneigé que j’ai pris la route du rang Saint-Antoine à Petit-Saguenay. Je me suis rendue tout au bout du rang pour rencontrer Renée-Claude Morin, copropriétaire de la ferme laitière Janijack. Ma mission ? En apprendre plus sur le méchoui des agriculteurs et agricultrices de Petit-Saguenay, qui a eu lieu à l’action de Grâce, ici même à la ferme de la famille Morin. Nous nous sommes installées dans son petit bureau vitré bien organisé. Derrière moi, les vaches se reposaient, à ma droite je pouvais voir une panoplie de jeunes chats jouer autour d’un ballot de foin et entre nous, Quick, le chien de la ferme, avait bien l’intention de profiter de la rencontre pour se faire flatter. C’est ainsi, bien entourées, que nous avons pu commencer notre discussion.
La famille Morin a été dans les premières à arriver à Petit-Saguenay, à défricher les terres et à vivre de l’agriculture. Renée-Claude et son frère Francis sont la 4ème génération à travailler sur la ferme. Leur autre sœur et leur maman, qui a travaillé fort pour pouvoir transférer la ferme à ses enfants, travaillent toutes les deux à la laiterie de La Baie. C’est donc toute la famille qui est impliquée dans la production et la transformation du lait.
La petite graine dont a germé l’idée du Méchoui a été plantée sur leur terre en décembre 2021. « Nous autres à toutes les années, au lieu de se faire un party d’employés, on s’achète un panier d’alcool au début du mois de décembre et on se prend un verre avec tous les intervenants qui viennent à la ferme au courant du mois » m’explique l’agricultrice. Ces intervenants peuvent être le vétérinaire, la nutritionniste, le représentant de garage ou encore leurs collègues agriculteurs qui passent ponctuellement. Cependant, en décembre dernier, le format changea un petit peu. Plutôt que de voir leurs collègues un par un, la ferme Janijack avait organisé un après-midi pour que tous puissent trinquer ensemble. Le rassemblement fut une réussite, alors « avec Denis Simard on s’est dit qu’on devrait faire un méchoui à la fin de l’été avec tous les autres agriculteurs », me raconte Renée-Claude. « J’ai relancé l’idée en mai, quand on a eu notre rencontre de dîner-discussion entre agriculteurs avec la municipalité. Presque tous les producteurs étaient à l’aréna, donc c’était facile de les inviter ». La jeune agricultrice, faisant partie de la nouvelle génération de producteurs de Petit-Saguenay, est fière que l’idée ait germé sur sa ferme. Ça lui tenait à cœur de montrer qu’il n’y avait pas juste le travail dans la vie d’un agriculteur et que les petits plaisirs, les à-côtés, ne sont pas à négliger.
De belles tablées ont été rassemblées lors de ce premier méchoui.
Le méchoui a été planifié pour l’action de Grâce, après la grosse période de travaux aux champs, qui est justement la fête pour rendre grâce à toutes les récoltes et l’abondance. Une fois la date fixée, un petit comité organisateur se forma autour de Renée-Claude, composé notamment de son frère, d’Éliane Girard, de Guy Houde et de bien d’autres.
« Avec l’aide d’un petit peu tout le monde finalement, on a réussi à mettre en branle le méchoui », conclut l’agricultrice. Aussi, cet évènement n’aurait jamais pu voir le jour sans les nombreux commanditaires qui ont généreusement supporté le projet.
À l’initiative de la fromagerie Saint Fidèle, qui a proposé de leur offrir une commandite, Renée-Claude s’est rendu compte que pour pouvoir inviter la famille et les employés de chaque agriculteur, ça allait prendre une aide financière. « En l’espace de trois semaines on a réussi à accumuler plus de 2 000$ de commanditaires. Tout le monde voulait participer. On se sentait comme si on était important, ça a fait du bien », me confie-t-elle. Un chapiteau de l’aréna fut installé, avec l’aide des cols bleus de la municipalité, dans la cour de la ferme pour éviter de déranger les animaux à l’intérieur du bâtiment. « C’est beaucoup d’organisation le avant et le après quand t’es la ferme hôte, mais je suis contente qu’on ait ouvert le bal parce qu’on va être capables d’aider la prochaine ferme hôte avec l’expérience acquise. »
Francis et Diane Boudreault, propriétaires des Cerfs rouges de Saint-Étienne, cuisiniers en chef de ce premier évènement.
Le samedi 8 octobre 2022 donc, les invités pouvaient arriver dès l’après-midi puisque les pièces de viande (porc, bœuf et cerfs rouges de Saint-Étienne), se faisaient cuire tranquillement depuis midi. Tout était déjà installé. Il y avait des collations et une structure gonflable pour les enfants. Après ça, en fin d’après-midi, ceux qui devaient rentrer pour faire leurs ouvrages sont partis, sont allés se laver, puis ont pu revenir. C’était l’avantage d’être proche de chez eux. Les autres invités, ceux qui sont restés, pouvaient se promener dans la ferme pendant la traite et poser des questions. Le souper a ensuite été servi rapidement, autour de 19h, pour éviter que ça refroidisse, puis les prix des commanditaires ont été tirés au sort et il s’avère que chaque couple présent a pu repartir avec un cadeau. Enfin, la soirée a suivi son cours jusque sur la piste de danse.
Renée-Claude souhaiterait que l’évènement se poursuive, en changeant de ferme hôte chaque année, pour plusieurs raisons. D’abord, parce que tout le monde a eu du plaisir. C’est rare que les agriculteurs puissent, tous ensemble, « prendre un verre, se calmer les nerfs et juste en profiter ». De plus, ce genre d’évènement permet « d’en savoir plus sur la ferme hôte ». En effet, tous les invités se connaissent parce qu’ils sont agriculteurs ou gravitent autour de ce métier sur le même territoire, mais ils ne connaissent pas l’histoire de chacun. Elle espère donc qu’en ayant mis beaucoup d’efforts dans cette première édition, les gens se soient rendu compte de l’utilité d’un tel évènement et se proposent pour l’accueillir chez eux. « Durant la soirée, j’ai entendu beaucoup de « moi ça m’fait peur d’organiser ça, on ne pourra jamais l’organiser comme ça ». Pis, effectivement c’est bien d’trop gros pour la ferme qui reçoit de tout aller chercher les commanditaires et organiser l’évènement », affirme Renée-Claude. « C’est pour ça que je propose qu’il y ait un comité qui aide la ferme hôte à aller chercher les commanditaires et à faire les commissions, mais qu’elle puisse créer l’évènement à sa manière ».
Pour la forme, le méchoui semble une formule qui plait à tous. Elle souligne que « c’est un souper qui est quand même luxueux. C’est un repas qui met en valeur de belles pièces de viande et des savoir-faire. Certains producteurs ont même déjà proposé que leur viande soit sur le grill pour l’année prochaine ». Ainsi, chaque année, un produit local et de qualité pourrait être mis à l’honneur. En tant qu’agricultrice, Renée-Claude a un rapport important à l’alimentation. Elle me confie qu’elle est capable de fournir à sa famille des repas qui viennent intégralement de son coin. Cela se traduit aussi par une volonté de livrer un produit qui est toujours de qualité : « Ce n’est pas vrai que nous autres les agriculteurs on travaille d’arrache-pied pour envoyer des produits médiocres, comme c’est parfois dénoncé sur les réseaux sociaux. C’est pour ça que ce méchoui, j’y tenais !
C’était important de se rassembler, sortir de notre roue quotidienne, peut-être briser l’isolement de quelqu’un, prendre le temps de se féliciter de ce qu’on apporte et profiter de ce qu’on produit nous-mêmes. »
Finalement, ce méchoui ce n’était pas qu’une fête de l’Action de Grâce, mais une fête pour et par eux, les agriculteurs et agricultrices de Petit-Saguenay, ces personnes qui remplissent nos assiettes 365 jours par année. « En tous cas, en mettant cette fête au calendrier, je ne dis pas guérir personne, mais j’dis quand même que ça apporte un p’tit peu de bonheur », finit par me dire Renée-Claude.
Bastien Lévesque (député 5e année), Blanche Boudreault (député 4e année), Estelle Boudreault (député 1er cycle), Ophélie Boily (1ère ministre), Mélodie Houde (député 3e année) Estel Gendreau-Schnug (député 6e année), Raphaëlle Capistran (député préscolaire).
Le conseil d’élèves
Cette année l’école Fréchette a mis en place un conseil d’élèves pour que l’on donne notre avis à propos des activités du coté primaire et du côté secondaire. Par exemple, le 24 novembre nous avons eu l’activité des Skittles. On devait piger une couleur pour la classe (les couleurs des Skittles) plus tôt dans la semaine. Le jeudi, on devait s’habiller avec la couleur pigée. Également, à l’Halloween, nous avons eu quelques activités en après-midi, des bonbons et même une petite collation spéciale. La prochaine activité sera le 22 décembre pour Noël et cela reste un mystère pour les élèves du primaire. Nous sommes impatients de voir les activités à venir.
Anne-Marie Gagné
L’alimentation en survie
En classe, j’ai écouté madame Hélene, une spécialiste en survie de la Sépaq, en direct sur école en réseaux. Voici ce que j’ai appris sur l’alimentation en survie en forêt.
Si vous êtes en survie et que vos réserves de nourriture touchent à leur fin, il y a des solutions.
En hiver le choix n’est pas énorme. Il y a la sève des arbres, mais aussi la possibilité de chasser du petit gibier. En été le choix est plus vaste. Vous pouvez cueillir des fraises sauvages ou d’autres petits fruits qui sont faciles à trouver car avec le temps leurs couleurs changent et on en trouve un peu partout. Il y a aussi les bourgeons des feuillus, les fleurs de trèfle et même des églantiers. De plus, on peut manger la tige de la quenouille.
Enfin, avant de partir, il y a des aliments que tu peux amener quand tu pars en randonnée. Ce sont souvent des aliments légers comme le gruau, les nouilles de type ramen, les poches de thé, des barres granolas et même du chocolat. Le chocolat sert à calmer le stress quand on est en situation de survie!