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Le renne égaré

Il était une fois, un jeune renne qui s’appelait Cristal. Le faon craignait la neige et de perdre ses parents adorés. Un bon matin, Cristal se réveilla horrifié, voyant de gros flocons épais et mouilleux. Le désespoir de ce dernier réveilla sa colère intérieure. Le petit renne de 2 ans décida donc de se calmer en allant se promener, qui sait? Cristal pourrait toujours changer de vision face à la neige. Tous les jeunes de son âge étaient déjà en train de faire des anges en bois et des rennes de neige pour décorer le village. Bref, le village était embelli même s’il était rempli d’une horreur blanche et collante!

***

Après avoir marché un long bout de temps, le faon sentit la bise souffler sur son petit visage. Cristal se retourna et ne vit aucune trace de pas. Le petit renne paniqua soudainement et repensa à ses deux craintes : la neige et perdre ses parents. Comble de malheur, les deux se produisaient en même temps! Cristal repensa à sa mère, puis, à son père. Ils lui manquaient énormément et il se sentait coupable de s’être trop éloigné. De plus, demain, c’était le 24 décembre. Le faon devait aller rejoindre le Père-Noël en compagnie de ses amis pour aider ce dernier à terminer les préparatifs et les emballages de dernière minute. Cristal mit son cerveau en mode solution. Soudain, il eut une idée qui ne lui plaisait pas, mais il n‘avait pas le choix.  Le jeune renne allait faire appel à sa magie pour tout de suite et se rendre à l’atelier du Père-Noël. Il allait retrouver ses parents le lendemain.

Cristal était trop jeune pour utiliser sa magie, mais c’était pour son bien. Alors, il était prêt à accepter les conséquences qui l’attendaient. Soudain, le vent se tut. C’est alors que le faon entendit une voix familière : son père n’était pas loin. Il s’écria : « Papa, papa, je suis là! » Maintenant, c’était au tour de sa mère de crier à sa recherche. Encore une fois, Cristal fit signe à sa mère qu’il était là. Le petit renne vit apparaître ses deux parents recouverts de la substance blanche et pâteuse qui désormais ne faisait plus peur au jeune faon. Les traces de ses parents ne s’étaient pas fait emporter par le vent comme les siennes étant donné que la bise n’était plus présente. Les parents du jeune faon de 2 ans racontèrent la mésaventure de Cristal au vieux barbu légendaire. Le faon entra alors dans la troupe de ce dernier puisqu’il avait été très courageux pour son âge. Ses parents étaient fiers de lui.

Laisse ta trace!

Alexandre Bleau, Laurence Leclerc, Marina Maillée et Dominique Paradis, l'équipe de Traces.

Une expérience en plein air à ne pas manquer pour les familles recomposées!

Vous cherchez des activités à faire pendant la semaine de relâche en famille ? Vous aimez le plein air et les défis ? Le programme Traces souhaite permettre aux familles recomposées de profiter d’un moment de qualité entre beaux-parents et adolescents par le biais d’activités de plein air. Ce programme vise le développement de la relation beau-parent et adolescent, que vous ayez déjà une bonne relation ou que vous souhaitiez l’améliorer, les activités proposées vous permettront d’avoir un petit répit de la vie quotidienne. L’équipe s’occupera de la logistique pour vous, location d’équipements, repas, hébergement, et ce gratuitement!

La participation à un cours de suivi familiale (1 à 2 rencontres) et à diverses activités en nature vous sera proposée dans le but de travailler sur vos relation et votre communication. Cette expérience vous permettra de partager sur les réalités de votre contexte avec des personnes qui vivent des situations familiales similaires. De plus, c’est une occasion unique de découvrir les plaisirs du camping d’hiver en étant entouré d’une équipe de professionnels puisque vous n’avez besoin d’aucune expérience en tant que pleinairiste pour participer au projet. Les nuits se feront en tentes prospecteurs à proximité d’un refuge chauffé.

Critères de sélection des participants

Être une dyade composée d’un adolescent entre 13 et 17 ans et d’un beau-parent.

La dyade se côtoie au minimum 1 semaine par mois.

Être présent aux activités du 11 et 25 février et lors de l’expédition (avec nuitée) du 3 au 5 mars 2023.

D’ailleurs, voici l’équipe qui anime le projet

Alexandre Bleau, finissant au baccalauréat en intervention plein air à l’UQAC, guide de raft l’été, drôle et empathique à l’année. Il est rempli de ressources et de connaissances en plein air, c’est d’ailleurs sur lui qu’on pourra compter pour monter les tentes prospecteurs et nourrir les heureux participants.

Laurence Leclerc, également finissante au baccalauréat en intervention plein air à l’UQAC. Elle a terminé une technique en éducation spécialisée et travaille avec la clientèle adolescente depuis la fin de son DEC. Elle s’assurera de votre confort et son enthousiasme ainsi que son authenticité enjoliveront vos journées d’hiver.

Marina Maillé, gestionnaire du projet et étudiante à la maitrise en travail social volet professionnel. C’est d’ailleurs son projet de maitrise! Aussi, elle travaille comme enseignante dans plusieurs organismes de formation professionnelle du plein air au Saguenay. Elle est passionnée et son écoute accompagnera votre dyade dans l’exploration de votre communication et du développement de votre lien de confiance.

Dominique Paradis, psychologue jeunesse. Les 6 dernières années, elle travaillait auprès des enfants, adolescents et familles inuites des communautés du Nunavik. Elle est actuellement au Saguenay afin de spécialiser sa démarche en intervention par la nature et l’aventure grâce au diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) dans ce domaine qui se donne à l’UQAC. Elle animera vos activités. Son sourire rayonnant et sa bienveillance réchaufferont vos cœurs tout au long de votre parcours.

Si le programme TRACES vous intéresse ou si vous connaissez des gens dans votre entourage qui pourraient se sentir concernés, n’hésitez pas à vous inscrire au lien suivant: Traces ou pour toutes questions, vous pouvez communiquer avec nous à l’adresse suivante : marina.maille1@uqac.ca

Partez à l’aventure en famille!

Macro-micro ou les bananes du Saguenay

La question alimentaire se fragmente en une myriade de branches et d’aspects. On pourrait discourir et débattre infiniment sur des sujets comme les régimes végétarien, végétalien, les effets des aliments sur la santé, la cueillette sauvage et la chasse ou l’industrialisation de la nourriture, les cuisines collectives, la restauration, les lunchs, le temps et le savoir que demande la cuisine, l’inflation, la sécurité et la dignité alimentaire, le gaspillage et les bananes du Saguenay. Quand le terme alimentation évoque tous ces enjeux interconnectés et qu’on souhaite agir ou seulement écrire de façon constructive sur cet univers, par où commencer?

L’alimentation est centrale. C’est une question autant individuelle que collective qu’il est important de toujours aborder dans cette ambivalence, surtout par rapport à ce qu’on pourrait souhaiter pour l’avenir du système alimentaire car même si on est convaincu que nos idées sont les bonnes, il est important de respecter les choix de chacun. C’est un sujet important qu’il faut prendre avec souplesse et ouverture. Tout le monde est unique! Manger n’est pas seulement une nécessité, c’est aussi un plaisir qui se partage et qui rassemble, qui nous rassure aussi, à chaque saison. On peut jeûner! Certaines personnes ne mangent qu’un repas par jour et d’autres restent plusieurs sans jours sans manger! Certains mangent pour vivre et d’autres vivent pour manger. Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de vérité absolue dans ce domaine. Ce qui ne nous empêche pas d’observer de grandes tendances et des généralités. En gardant pour objectif l’harmonie d’un esprit sain dans un corps sain avec une bonne dose de respect et d’ouverture aux compromis, on pourra penser qu’on marche vers le progrès.

Le manger c’est également une façon de se manifester en tant que consom’Acteur! Le système actuel nous offre une grande diversité en toutes saisons grâce au commerce international, dont nous sommes d’ailleurs dépendants. Chaque aliment a son histoire et par extension, chaque recette est une épopée! Arrangeons-nous donc pour qu’elle soit jolie. D’ailleurs, ne sommes-nous pas ce qu’on mange?

Trop c’est comme pas assez

La vie occidentale moderne nous a habitués à un degré assez élevé de confort et de facilité, mais est-ce que les croquettes de poulet surgelées nous ont apporté la santé et le bonheur?

Sans idéaliser le passé, la tarte aux petites fraises d’antan, au temps où on cuisinait soi-même son pain et où on barratait son propre beurre, est-ce à dire qu’on a troqué un certain art de vivre pour plus d’efficacité, plus de temps? Et pour quoi faire au juste?

Si les générations précédentes passaient beaucoup de temps et d’énergie pour combler leurs besoins primaires, en manquaient-ils pour leurs besoins d’esprit? Sans juger, on peut les comprendre d’avoir voulu se faciliter la vie après avoir trimé si dur. Les plus jeunes n’auraient sûrement pas fait autrement à leur place mais avec le recul, en délégant notre production de nourriture, c’est notre indépendance qui est en jeu! Avons-nous conscience aujourd’hui de la fragilité et du coup réel de notre mode de vie? À bien observer, les questions viennent et il est légitime de les soulever.

Système parallèle

En observant nos dirigeants se complaire dans l’économie mondialisée, on voit clairement que notre indépendance alimentaire ne se trouve pas très haute sur la liste de leurs priorités. Oui des initiatives sont subventionnées car il y a aussi de la bonne volonté dans les sphères gouvernementales mais si les profondes aspirations du peuple devaient être véritablement catalysées, nous verrions s’accomplir une révolution constructive. Parce qu’au-delà de la partisanerie qui divise nos forces, subsiste le bon sens et une vision commune. Cette conviction dans nos tripes qu’un monde plus logique et plus juste est à portée. La solution n’est pas partisane, ni même politique mais bien systémique. Elle ne viendra pas d’en haut, elle reprend racine! C’est ça qui est dans le cœur des québécois! On est même en droit de se projeter comme un modèle international. Notre climat nordique nous pousse à innover ainsi que notre goût ancestral pour la liberté nous pave la voie.

Inter-indépendance

Cette volonté se manifeste à travers des dizaines d’initiatives citoyennes qui prennent pied dans toutes les régions et le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne fait pas exception, au contraire! Et de notre majestueux point de vue, le Bas-Saguenay, avec tous ses petits villages et son grand fjord, a en soi tout ce qu’il faut pour faire partie intégrante de l’avenir. Et il ne s’agit pas d’un repli sur soi mais bien d’une redécouverte de notre potentiel par la réappropriation de nos moyens de subsistance. De réapprendre à se connaître par la terre pour mieux échanger avec les autres, qui, souhaitons-le, ont une destinée aussi belle que la nôtre.

Que notre histoire se résume dans nos assiettes. Bon appétit!

Journal d’un sacré voyage !

Dans le cadre du concours jeunes auteurs à vos crayons 2022, Louann Birot a gagné la médaille d’argent pour le 2ème cycle du secondaire. Le concours s’adressait à tous les jeunes de la 3ème année primaire à la 5ème année secondaire à travers le Québec. Le thème du concours était Journal intime et les jeunes devaient écrire un texte de 1500 mots maximum en plus de respecter certaines règles.

 

 7 août 2017 Montréal

J’embarque dans l’avion vers l’Islande pour ce qui s’apprête à être le plus beau voyage de toute ma vie, LE PREMIER. D’ailleurs, quand j’ai annoncé à mes parents ma décision de partir en voyage, ma mère, qui est très protectrice, s’est tout de suite écriée qu’elle ne pouvait pas laisser sa petite Victoire partir toute seule aussi loin d’elle. (Voyons maman j’ai pu deux ans là.) Mon père a essayé de la rassurer en lui disant que lui-même, à vingt ans, il avait fait presque le tour du monde. (Merci papa pour ton soutien). Il m’a fallu donc plusieurs jours et beaucoup d’efforts pour que finalement ma mère accepte de me laisser partir.

Que dans dix, vingt, trente ans je puisse me rappeler de toutes ces merveilles.

J’AI TELLEMENT HÂTE!!

8 août 2017

Reykjavik

Julien, l’ami de mon père qui m’a accueilli hier soir, est un homme quelque peu excentrique. Chaque pièce de sa maison est d’une couleur différente et renferme une grande variété de plantes exotiques. Après m’avoir fait visiter sa belle baraque, il est allé me montrer le Westfalia qui sera ma maison durant la semaine à venir. Sa mini van est juste TROP BELLE, elle correspond parfaitement au reste de la maison. Elle est tout orange (ma couleur préférée) et l’intérieur est vraiment confo-pratique, le lit est rempli de coussins et de couvertes, il y a aussi un petit four, un petit frigo et des rangements. Après, Julien m’a conseillé des activités à faire en ville. Il travaillait toute la journée donc ne pourrait pas m’accompagner pour me montrer les plus beaux « spots » de Reykjavik, mais il m’a fait beaucoup de propositions de sorties.

Waww, c’est la première chose que j’ai dit en arrivant dans le centre de Reykjavik. Ici, toutes les maisons sont « full » mignonnes et colorées. J’ai même vu des maisons toutes peintes de belles œuvres. Les rues portent toutes un nom faisant référence à la religion nordique, on trouve ainsi la rue d’Odin, de Thor, de Freya et l’allée de Loki. J’ai donc déambulé dans les rues tout l’après-midi en m’arrêtant ici et là dans un café et lorsque je suis rentrée me coucher je me suis endormie en posant la tête sur l’oreiller.

9 août 2017

Vík

 

Les photos de paysage d’Islande ont été prises par Ismaëlle Delmarco.

Ce matin, après avoir pris un petit déjeuner, j’ai dit au revoir à Julien, j’ai pris les clefs du Westfalia et je suis partie. L’aventure commençait. Après deux heures de route, je suis arrivée à ma première escale, la chute de Seljalandsfoss. Cette cascade de 65 mètres est magnifique, on peut passer facilement en dessous sans se mouiller. C’était tellement féerique, j’ai pris genre 200 photos de l’endroit (j’exagère à peine). Après être restée une bonne heure à rêvasser en mangeant des chips (bien évidemment) je me suis mise en route vers ma prochaine destination, le site de Skogafoss. Cet endroit est, avec raison, l’un des endroits les plus visités d´Islande. Une grande chute se jette dans la falaise et, près de cette paroi rocheuse, se trouve un petit sentier que j’ai entrepris de monter avec espoir d’aventure. Près d’une heure de marche plus tard, j’ai aperçu une magnifique vallée entre deux immenses montagnes. J’ai continué de descendre le long du chemin pour arriver à une grande rivière où des vapeurs chaudes s’élevaient haut dans les airs. J’ai trempé mes orteils dans l’eau pour tester la température et elle s’avérait brûlante, je me suis rapidement mise en maillot (et oui j’en avais un dans mon pack-sac !) et me suis jetée à l’eau. J’avais l’impression d’être une patate en train de bouillir, mais à part ça, tout était parfait.

Après m’être détendue, je suis revenue sur mes pas pour retourner vers mon Westfalia. J’ai roulé une bonne demi-heure avant d’arriver à Vìk, un village côtier. J’ai soupé dans un resto et là, je vais me coucher car je suis vraiment épuisée de ma journée.

10 août 2017

Quelque part entre Vik et Höfn

Ce matin, je suis allée me laver dans l’océan. L’eau était tellement froide, je ne me suis pas baignée longtemps. Après, je suis allée prendre un petit déjeuner traditionnel dans un café au coin de la rue. Ici, comme premier repas, les Islandais mangent souvent du jambon avec du fromage, de la confiture et du pain noir. C’est tellement bon ! Je pourrais manger ça tous les jours. Quand je suis ressortie, il pleuvait. Je n’étais pas une surprise, dans toute l’Islande, c’est dans la région de Vik qu’il pleut le plus et, par chance, j’avais amené mon imperméable. Je suis retournée dans ma mini van et je suis repartie.

J’ai roulé durant près d’une heure avant d’arriver à ma destination, le canyon de Fjadrargljufur (nom tout à fait imprononçable). Ce canyon a une hauteur de 100 mètres et une longueur de 1.3 km, il a été créé il y a environ 9 000 ans après le retrait des glaciers qui recouvraient l’Islande. Là-bas, j’ai rencontré un couple de jeunes journalistes, Tom et Marion, qui faisait un reportage sur les conséquences du tourisme sur le canyon. Il parait qu’en 2015, le chanteur Justin Bieber serait venu tourner un clip au canyon et que, depuis, le nombre de touristes augmente de 50% chaque année, ce qui menace la fragile végétation du site. J’ai été très attristée par le sort du canyon mais ça ne m’a pas pour autant empêchée d’aller le visiter en faisant bien attention de rester sur les sentiers (je n’allais tout de même pas rater une occasion pareille.) Le site est vraiment très beau et j’ai compris pourquoi Tom et Marion tenaient tant à le protéger. Les parois du canyon, recouvertes de mousse, semblent avoir été façonnées par la main de l’homme et une rivière coule au fond des gorges. J’étais heureuse et sereine de me retrouver dans un endroit aussi magnifique, je me trouvais chanceuse.

Après quelques heures d’exploration, j’ai décidé de me remettre en route. J’ai salué mes nouveaux amis et je leur ai donné mes coordonnées. La nuit commençait à tomber j’ai donc roulé une dizaine de minutes avant de tourner sur un petit chemin de terre et de m’arrêter. Là je viens de me faire une petite soupe car dehors, il fait un peu frais et je vais aller me coucher.

11 août 2017

Höfn

Ce matin, quand je me suis levée vers 7:30 et que je suis descendue du Westfalia je me suis rendu compte que j’étais arrivée dans un champ de lave recouvert par la mousse! Hier soir quand je me suis stationnée, à cause de la pénombre, j’ai cru que c’était de petites collines ou des monticules de terre. J’ai fait une petite recherche internet et j’ai appris que je me trouvais à Eldhraun. Le 8 juin 1743, le volcan Laki est entré en irruption, jusqu’au 7 février de l’année suivante. Cette coulée de lave a enseveli 565 km2 dont le village de Kirkjubæjarklaustur. Depuis, plusieurs couches de mousse se sont formées sur le magma refroidi. De loin, le paysage a l’air monotone il faut donc s’approcher pour voir la beauté de l’endroit. J’ai pris mon premier repas sur ce tapis mousseux et je suis partie pour mon dernier arrêt, la ville de Höfn.

J’ai roulé je ne sais plus combien de temps avant d’arriver à Höfn. Je sais juste que j’étais presque à sec, question gaz et nourriture. Rendue en ville, la première chose que j’ai faite a été de remplir le Westfalia d’essence, après je suis allée faire le plein à l’épicerie (ben oui c’est tout aussi important). Même s’il ne me restait presque plus d’argent j’ai trouvé un petit resto de pêcheurs où aller manger la spécialité de la place, la langoustine. (C’est bon mais je préfère les crevettes.) Höfn est l’endroit parfait si on veut voir des phoques et j’en ai aperçu! C’est tellement beau, j’ai attendu tout l’après-midi sur le quai pour voir ces mystérieux animaux.

Ce soir je dors ici et demain, je repars pour Reykjavik. Je suis déçue de ne pas avoir visité de glaciers ou de geysers mais mon périple s’arrête ici. Dans deux jours, à la même heure je serai chez moi, au Québec. J’arrête ce journal ici car je n’ai plus de place mais je me promets de refaire un autre voyage aussi fantastique que celui-ci et de tout noter dans un autre cahier.

 

Parcours jusqu’à Höfo

 

Une visite à Saint-Valérien-de-Rimouski sous l’angle de l’alimentation

Alors que la neige tombait dans le ciel depuis quelques heures déjà, des délégations de Petit-Saguenay et de Saint-François-de-Sales (Lac-Saint-Jean) prenaient la route à destination de Saint-Valérien, un village de 800 âmes du Bas-Saint-Laurent. Dans le cadre des Ateliers des Savoirs Partagés (ASP), un réseau d’entraide entre les municipalités rurales, une visite sur l’autre rive du fleuve était prévue en cette dernière fin de semaine de novembre dans le but de voir du pays et profiter de la convivialité des échanges de vive voix.

À leur arrivée vendredi soir, les délégations ont cassé la croûte et entamé les échanges sur la thématique de l’habitation autour d’une grande tablée dans une charmante pourvoirie isolée. Robert Savoie, le maire de Saint-Valérien, ainsi que Mylène Vézina, porteuse d’un projet de communauté intentionnelle, ont partagé avec les convives leur démarche pour la concrétisation d’un projet de milieu de vie composé de plusieurs petites habitations individuelles sur un lot agricole. Bien que ce développement domiciliaire alternatif comporte plusieurs avantages pour les ménages qui souhaiteraient y vivre, il se heurte à la réglementation sur plusieurs paliers qui n’autorise qu’une seule habitation principale par terrain. M.Savoie, sensible à la problématique dans un contexte où l’accès au logement est limité, tente de faire avancer le dossier par le biais du politique de façon à assouplir la réglementation en place et permettent à ce type d’initiative, de plus en plus populaire au Québec et ailleurs, de se réaliser.

 

L’invitation coïncidait avec la Fête au village, une programmation d’activités communautaires étalées sur la fin de semaine. Samedi, le point de rendez-vous avait été donné à l’église de Saint-Valérien, qui a été transformée en centre communautaire comprenant une grande salle, cuisine et bar, rangements, vestiaires et salle de bain modernes, un gym, une bibliothèque et des espaces au bénéfice des organismes locaux. Parmi les citoyens venus de partout aux alentours, les membres du réseau des ASP ont assisté à la conférence de Yves-Marie-Abraham, professeur d’origine bretonne aux Hautes Études Commerciales (HEC) de Montréal, qui portait sur la décroissance choisie. Ce courant de pensée propose, devant le bilan des conséquences sociales et environnementales d’un système économique productiviste, de produire moins, partager plus et décider ensemble. Après un excellent dîner costaricien fait par un traiteur local, un atelier de travail en présence du conférencier a porté sur la sensibilisation aux enjeux environnementaux et la mobilisation dans nos villages respectifs.

Finalement, les délégations étaient conviées au grand souper communautaire préparé par les Valeureux Rhizomes, un comité citoyen pour la souveraineté alimentaire et le combat du gaspillage. Au menu : canapés de rillettes d’outardes à l’argousier, tourtière de tempeh, pâté de viande, cipaille, et bien plus! Les aliments provenaient de don de « gentilles personnes des alentours », des entreprises locales et même, de la forêt nourricière de Saint-Valérien. En plus de l’utilisation de délicieux produits, on disait que le chef avait même déjà travaillé pour l’hôtel Fairmont Reine Élizabeth à Montréal. Le repas fut inévitablement un succès!

Le dimanche matin, le groupe se retrouvait pour la dernière matinée à la bibliothèque, logé sur l’ancienne mezzanine de l’église, pour un déjeuner-discussion avec Marie-Hélène Lagueux-Tremblay, maraichère propriétaire des Jaseurs des Cèdres, agronome engagée, enseignante au Cégep et étudiante à la maîtrise spécialisée en mise en marché des produits. La discussion, très riche, a porté notamment sur les enjeux de la souveraineté alimentaire, la mise en marché et la distribution en circuits courts; la territorialisation des produits et les difficultés rencontrées par les petits producteurs agroalimentaires. Outre l’amélioration de l’efficacité des systèmes de distribution québécois, quelques pistes de solutions à la portée des municipalités ont été nommées. Les problématiques sont propres à chaque territoire et requiert l’analyse des dynamiques et des opportunités sur les plans locaux et régionaux. Les municipalités et les MRC ont un rôle à jouer, notamment de facilitateur, puisque ces organisations ont une bonne connaissance de leur milieu, et ont un pouvoir de mobilisation des réseaux. En guise d’illustration, la municipalité de Saint-Valérien a contribué à mettre sur pied le panier valériénois, une plateforme de commande en ligne qui rassemble les producteurs locaux et qui offre un point de chute commun pour les consommateurs. L’équipe municipale de Petit-Saguenay tient à remercier chaleureusement les valérinois pour leur accueil : les conditions étaient idéales pour susciter partage et inspiration mutuelle.

Monsieur Magella Lavoie, la force tranquille d’un bâtisseur.

Né le 24 octobre 1927 dans la maison de ses parents, Vilmont Lavoie et Blanche Fortin, à Ferland, Magella Lavoie vient de fêter ses 95 ans très bien entouré. Aux alentours de chez lui, sur la route 381, pas moins de 10 maisons sont occupées par ses enfants et petits-enfants.

Blanche Fortin et Vilmont Lavoie, les parents de Magella.

« Mon grand-père Béniti, qui avait alors déjà 8 garçons et 3 filles, est arrivé ici en 1901 avec son père Gilbert Lavoie. Ensemble, ils ont bâti le premier moulin à scie de Ferland sur une chute de leur lot, le 40. C’est une des premières familles à s’installer dans le vieux Ferland, le boute est juste ici, à côté de la maison. Dans le temps, il y avait une grosse auberge et le monde, quand ça traversait le petit parc par la vieille route, il stationnait ses chevaux là, il couchait un soir, pis il traversait le lendemain », se rappelle très bien monsieur Magella.

Celui qui a eu 4 frères, 4 sœurs est allé jusqu’en 6e année à la petite école de rang pas loin de chez eux. Il revenait dîner à la maison le midi. « J’ai faite ma 6e année. Je voulais retourner pour ma 7e, mais la maîtresse a pas voulu parce que j’étais le seul. Alors je me suis mis à travailler. On prenait des petits chantiers et on restait dans de petits camps quand j’ai commencé pour des compagnies à 16 ans, mais avant je travaillais chez nous, sur la ferme. »

Magella trouve le monde bien changé, il est surtout impressionné par la montée en flèche des salaires. « Ma première année pour la compagnie Price, j’avais 2 piastres par jour ! 6 jours par semaine, de 7h du matin à 6h le soir, on travaillait même le samedi. On manquait de rien par exemple ! De la bonne nourriture, des bons vêtements, il faisait chaud, dans le bois on était ben ! … mais c’est mieux maintenant, ça s’est amélioré ben gros ! L’hiver les chemins ça fermait, quand j’étais jeune, les automobiles elles voyageaient pu ben, ben ! »

Pour le souper du temps des fêtes, Magella se rappelle qu’ils mangeaient de la tourtière et des poulets, de la viande qu’ils élevaient sur la ferme : « On avait de la viande en masse ! On était autonomes, des poulets, des vaches, des porcs, des moutons, des oies! Pas beaucoup de cadeaux par contre, une orange et on était ben heureux !»

Et votre plus beau souvenir monsieur Magella ? … Mon mariage !

Le mariage de Lorraine Côté et Magella Lavoie, le 25 juillet 1950

En 1953, Magella arrive sur sa terre. Il a 25 ans. « Avec ma femme Lorraine Côté, de Port Alfred, je me suis installé sur la terre ici ! Ma femme, je l’ai rencontrée dans le bois la première fois ! Je travaillais pour son père dans le petit parc, elle était montée, c’était une fête, la Toussaint je crois. On s’est fréquenté 2 ans avant de se marier à La Baie, le 25 juillet 1950. »

Pour le voyage de noces, les deux jeunes mariés se sont rendus à Montréal, pis à St Éloi proche de Rimouski, où les grands-parents de Lorraine résidaient. « On a perdu notre premier enfant, pis on en a eu 11 de vivants. Les enfants sont nés à moitié à la maison, moitié à l’hôpital. On est restés 3 ans chez mon père Vilmont, y’avait 2 étages avec des loyers séparés, mais ça allait très bien pareil ! Pis, sur la terre que j’ai achetée, il y avait une ferme et des lots à bois. Pendant longtemps, j’ai été laitier, je fournissais le lait pour la paroisse. Je passais avec mon pick up, un Fargo 1954 de couleur bleue ! J’avais 7, 8 vaches. Pis pas longtemps après, je descendais mon lait à la laiterie de La Baie. »

La famille de Lorraine et Magella, presque au grand complet !

Les débuts de la Coop forestière de Ferland-et-Boilleau

Magella Lavoie trouvait que la situation forestière de la région n’avait rien d’équitable, et c’est ainsi que l’idée de créer une Coopérative de travailleurs fait tranquillement son chemin : « Au commencement j’étais tout seul, c’était difficile. Il y avait deux gros contracteurs ici, un à Ferland, l’autre à Boilleau, et c’est la même forêt qu’on visait, et eux autres travaillaient pour garder leur territoire. Mais je connaissais bien le sous-ministre des Terres et Forêts, alors j’ai été expliquer mon cas à Québec, et c’est là qu’il m’a dit : fondez une Coopérative et on va vous donner les permis ! »

Les chevaux travaillaient fort dans le bois … comme nous autres !

En mai 1963, une trentaine de cultivateurs se réunissent pour fonder le Syndicat Coopératif de l’Union des Cultivateurs Catholiques de Ferland-Boilleau. Les premiers contrats de coupe ne tardent pas. À cette époque, les premières scies mécaniques arrivaient aussi mais il y avait encore des chevaux. « Les scies étaient pesantes, pas sécuritaires, il n’y avait pas d’anti vibration, pas de freins anti recul, il y a eu de nombreux accidents. »

Président-directeur-général de la Coop forestière jusqu’en 1990, Magella Lavoie s’est également impliqué dans la communauté, notamment pour les chantiers coopératifs : « Il y avait une organisation régionale, la Société Sylvicole du Saguenay, j’ai été président une dizaine d’années ! »  Ce dernier a également siégé 4 années au Conseil supérieur de l’éducation à Québec, été secrétaire de Commission scolaire et vice-président pendant 10 ans de la Chaine coopérative, qu’on appelle maintenant Nutrinor!

Dans les années 70, Magella Lavoie au temps de la Coop forestière.

Dans les années 70, il monte avec un de ses beaux-frères la compagnie LCR. Actuellement la famille Lavoie est toujours présidente de cette entreprise de vente de vêtements de sécurité pour les travailleurs, il existe 9 magasins au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Au début, on allait acheter nos affaires directement de l’armée, on descendait à Montréal pour chercher notre stock, sur l’Île des Sœurs. C’était pas facile, on a faite des erreurs, on n’était pas des commerçants mais finalement il y a des professionnels qui se sont ajoutés à notre affaire et ça continue. On fait même des records dans les ventes. »

La Coop reste aujourd’hui le moteur économique du village de Ferland-et-Boilleau. Dépendamment des saisons, elle peut embaucher jusqu’à une centaine de travailleurs. « Avant ça, la Coop possédait la scierie de Petit-Saguenay et maintenant elle possède presque la totalité de l’usine Lignarex sur le bord de la mer quand tu t’en vas par chez vous », me précise l’homme tranquille bien installé dans son fauteuil.

Avec le regard pétillant et la mémoire bien vivante, celui qui me raconte toutes les entreprises qu’il a initiées tout au long de sa vie, me donne le sentiment d’avoir eu la chance aujourd’hui de rencontrer un homme heureux.

Noël à travers l’époque

Maxime Pelletier lors de l’acticité chez sa professeure de français Maïa Gentes-Perron.

En préparation du dossier sur l’alimentation, le Trait d’Union est allé rencontrer les jeunes élèves du secondaire 4 de l’école Fréchette. Cela a donné lieu à de très beaux textes. Voici ce que certains ont écrit en s’inspirant du souper du temps des fêtes.

Depuis toujours, les repas de famille au Bas-Saguenay ont une grande importance au sein de notre communauté. Les souvenirs les plus ancrés profondément sont ceux des soupers du temps des fêtes. Ma grand-mère me racontait, il y a de ça une soixantaine d’années, que Noël était le souper le plus important de l’année. Tous allaient à la messe de minuit où on pouvait retrouver la magnifique crèche qui illuminait les yeux des enfants. On retournait par la suite à la maison pour le fameux réveillon de Noël, là où nous attendait le repas. Une tourtière cuite à la perfection, un pâté de viande fait avec amour, de délicieuses beignes ainsi que la populaire bûche de Noël. C’était une soirée magique. Il y avait aussi un plat de bonbons assortis, mais les roses et les jaunes n’étaient pas “mangeables”, ils restaient abandonnés dans le bol.

En y réfléchissant, on peut voir la différence flagrante entre nos Noëls des deux dernières années où on a tenté tant bien que mal de reproduire un Noël aussi magique que ceux d’autrefois.

Maxime Pelletier

 

Le souper des Pelletier

Aurélie Houde du secondaire 4.

Ce soir, c’est le réveillon de Noël. Après 2 ans, nous pouvons enfin aller célébrer Noël chez grand-maman. La famille Pelletier réunie pour la plus grosse fête de l’année. Chaque année, ce que j’aime le plus, c’est le merveilleux dessert de grand-maman. J’ai vraiment hâte d’enfin pouvoir manger sa superbe bûche maison. Comme d’habitude, nous passons les premières heures à parler et à fêter. J’avais trop hâte de jouer avec mes cousines. Ensuite, nous passons à table. Nous mangeons la bonne tourtière de ma tante Karine. Pendant que les adultes terminent de manger, je m’en vais jouer à l’étage avec mes cousines. Un peu plus tard, c’est enfin l’heure du dessert. Je descends à toute vitesse, prête à manger la magnifique bûche de grand-mère. En prenant la première bouchée, je fais une grimace. Ça ne goûte pas du tout pareil qu’à l’habitude. Voyant que personne n’a l’air d’aimer, grand-maman Ginette goûte et recrache sa bouchée. Elle court à la cuisine voir sa recette et les ingrédients et elle revient découragée. Finalement, elle s’excuse et nous éclatons de rire. Elle avait mis du sel au lieu du sucre dans sa recette. Pauvre Grand-Maman !

Océanne Lavoie et Aurélie Boudreault

 

Océanne Lavoie à côté de son amie, Léticya Tremblay.

Un doux fumet

Le froid franchissait mon doux manteau

Mes joues gelées par le vent glacial

Les cris d’enfant joyeux retentissaient dans mes oreilles

Une odeur alléchante remontait par mes narines

Elle me rappelait celle de l’année d’avant à la même date

Un éternel parfum ensorcelant

Franchissant le bas de la porte

L’arôme de Noël traversait mon nez

Un grand sourire se dessina sur mes lèvres

Léticya Tremblay et Mlle C.

Accordons nos poêlons…

La cuisine collective a démarré en octobre 2015 dans la municipalité de Rivière-Éternité. Grâce au support de la Maison des Familles de La Baie et du Bas-Saguenay, dons de matériel de cuisine et d’ingrédients secs pour le garde-manger, un groupe de jeunes mamans s’est mis à cuisiner ensemble.

Une cuisine collective, c’est mettre argent, idées et temps en commun afin de planifier et de cuisiner collectivement des plats nutritifs et économiques pour les familles. Cette nouvelle pratique en alimentation est une belle activité qui permet de sortir de la maison, faire des rencontres et briser l’isolement, partager des connaissances, augmenter le pouvoir d’achat, cuisiner dans l’harmonie et le plaisir, sauver du temps à la maison pour la préparation de repas, etc.

Pour faire une cuisine collective, les groupes doivent être entre 3 et 7 personnes afin de faciliter les actions. À Rivière-Éternité, il se fait entre cinq et six cuisines par année. Elles se passent le vendredi au Centre communautaire et des loisirs. La cuisine débute vers 18h30 et selon la cuisson et la préparation des aliments, se termine autour de 22h00. Les usagers retournent à la maison normalement avec 4 à 5 plats en quantité supérieure pour plusieurs repas.

Après plusieurs années d’expérience, les lacunes sont écartées. Nous planifions un ou deux repas maximum avec cuisson au four étant donné que nous avons simplement une cuisinière électrique maison. Nous débutons la cuisine par les recettes qui demandent plus de cuisson. Nous aimons bien les sacs de viandes préparées et congelées.

Ce n’est pas seulement les mamans qui participent à la cuisine collective puisque les enfants et les papas sont également de la partie. Tous ceux qui ont du temps à donner participent aux différentes tâches. C’est une belle initiative et nous espérons qu’elle restera en place encore plusieurs années.

Produits du terroir, Au cœur des Bois

Depuis quelques années, l’entreprise Au cœur des Bois a trouvé pignon sur rue dans la municipalité de Rivière-Éternité. Le propriétaire Daniel Faucher, a une grande passion pour la cueillette des aliments qu’on retrouve dans les forêts du Bas-Saguenay. Selon Daniel, la forêt boréale regorge d’aliments uniques aux propriétés remarquables. Pour assurer leur pérennité, on se doit de procéder à une récolte écologiquement durable. Voilà l’essence même d’Au cœur des bois.

L’agriculture productiviste pratiquée aujourd’hui offre une vue à la fois réductrice et synthétique de l’industrie de l’alimentation. Les aliments que l’on retrouve à l’épicerie ont parcouru parfois des milliers de kilomètres pour se rendre à notre table alors que le sol et les plans d’eau du territoire québécois recèlent de richesses végétales méconnues.

Poussée par cette passion insufflée par les nombreux joyaux de la forêt boréale et après avoir complété des études en gestion de produits fins, cette entreprise est lancée en 2013. Celle qui se voulait dès le départ une experte en cueillette forestière, offre aux restaurateurs des régions du Saguenay, de Québec et des Laurentides, des produits frais ou séchés, principalement des champignons.

Que ce soit pour vous initier aux techniques de cueillette des champignons, découvrir de nouvelles saveurs ou encore planifier vos achats en ligne, nous vous invitons à parcourir le site internet www.aucoeurdesbois.ca. Vous pouvez également visiter cette page pour consulter le calendrier des cueillettes des champignons.

Travaux sur la rue Sainte-Thérèse

Les travaux sur la rue Sainte-Thérèse sont terminés pour 2022 depuis les premières semaines de novembre. La municipalité et les usagers sont plus que satisfaits des travaux qui ont été réalisés. Cela améliore la qualité des réseaux routiers. Certaines pentes ont été corrigées, d’autres parties ont été élargies, etc. Une estimation de 95% des travaux qui ont été effectués cet automne. La balance se fera au printemps 2023, il restera à aménager les bordures de route et l’ensemencement des fossés. Nous vous invitons à redoubler de prudence lorsque vous utilisez cette route puisque certains éléments du décor ont changé.

Petit-Saguenay accueille un nouveau chargé de projet

Théo Petitjean lors d'une petite surprise organisée pour sa fête !

Au début de novembre, l’équipe municipale a accueilli Théo Petitjean, un jeune professionnel passionné de plein air, de sport et de musique. Théo est originaire d’un petit village logé au pied des montagnes du Vercors, en France. Autant dire qu’il n’était pas trop dépaysé quand il est arrivé dans les montagnes du Bas-Saguenay! Après avoir travaillé quelque temps à Montréal, il a saisi l’opportunité de s’établir dans un petit milieu, plus près de la nature, au sein d’une communauté qu’il a senti très ouverte au fil de ses lectures.

Près d’un mois après son arrivée, Théo partage ses impressions : « J’ai été très bien accueilli! Les personnes à la municipalité sont soudées, se demandent comment ça va et travaillent ensemble. Le fait d’être une petite équipe, c’est plus facile au niveau de la communication. » Dans le village, « j’ai l’impression que tout le monde me connaît déjà, c’est très convivial. Les gens sont gentils, ils me posent des questions, me demandent pourquoi je suis venu. Je sens beaucoup d’entraide. »

Dans les prochains mois, il se chargera de mener à bien le projet d’écoquartier sur la rue Eugène-Morin, et globalement de contribuer à réaliser les ambitions de Petit-Saguenay. En parallèle, Théo n’a pas perdu de temps pour faire des randonnées dans les sentiers de Petit-Saguenay, s’adonner au badminton et au soccer et visiter la friperie Minuit Moins Cinq. « Il y a beaucoup de choses à découvrir, à faire, toujours du nouveau, on ne se lasse pas! Cet hiver, j’ai hâte d’aller faire du ski, d’apprendre à patiner et de participer aux activités du festival d’hiver en mars. Et de continuer à faire des randonnées en forêt! » Théo s’est rapidement intégré dans son milieu d’accueil et nous lui souhaitons de belles expériences dans notre communauté.

La cuisine nourrit aussi notre âme !

Lors de l’inauguration du barrage électrique de Petit-Saguenay en 1950. Collection Hermé Lavoie

Merci à Cécile Hauchecorne de me donner la chance d’écrire l’éditorial du Trait d’Union, même si quelques heures plus tard je me demande… pourquoi j’ai dit oui !!!

Ma relation avec la cuisine date de mon enfance, ma mère était une cuisinière hors du commun, tout ce qu’elle préparait était un vrai délice, le souvenir des odeurs dans la maison est si présent que dans mon ADN, on y trouve encore des traces !

Je n’ai aucune formation en cuisine, j’ai appris sur le tas, comme diraient nos parents « c’est la meilleure formation » mais pas nécessairement la plus facile, cela demande de nombreux essais-erreurs, beaucoup de patience et de recherches.

Avec cet édito, j’aimerais souligner l’évolution de la cuisine au Bas-Saguenay. Il est certain qu’ici, nous avons grandi avec de la nourriture de base peu variée : nos mères avaient beaucoup d’imagination! Dans les années 70, il y avait peu de restaurants, essentiellement de la restauration rapide mais qui permettait aux gens du village ainsi qu’aux touristes de passage, de se rassasier.

J’ai été témoin de l’offre grandissante, passant du casse-croûte aux tables gastronomiques recommandées par plusieurs guides tels que le Routard, le petit Futé et le guide Michelin. La restauration a évolué, grâce aussi à la multitude de fournisseurs de produits de grande qualité, qui a permis d’offrir des mets aux saveurs territoriales.

Mon premier grand défi culinaire, travailler dans une épicerie dont la mission était de préparer du prêt à manger fait 100% maison, un enjeu au quotidien pour répondre aux demandes des clients, qui souvent nécessitaient des recherches. Il faut dire qu’internet n’existait pas encore, je devais me contenter de mon intuition et souvent je cuisinais dans mes rêves et … le lendemain, j’étais en plein contrôle de la recette.

Après cette expérience très enrichissante, j’ai eu la chance de travailler dans une auberge du village, ce qui m’a permis d’évoluer au niveau de la cuisine et de ma relation avec la clientèle, deux passions tellement complémentaires !

Mon rêve de petite fille a toujours été d’avoir un restaurant, mais avec les années je l’ai enfoui bien au fond de ma mémoire jusqu’au jour où un appel m’offre la possibilité de louer un restaurant ! Mon rêve pouvait se réaliser, alors j’ai foncé !

Pendant 12 ans, j’ai ainsi eu le plaisir de côtoyer des touristes, et surtout de la clientèle d’ici, avec qui j’ai créé des liens précieux. Actuellement, je travaille dans un resto avec des gens formidables qui me permettent de me réaliser.

Ma relation avec la cuisine est toujours aussi présente, j’ai encore de nombreux projets à réaliser et surtout j’aimerais avoir la chance de partager cette passion avec les prochaines générations. Le jour où l’invention d’une pilule nous permettra de ne plus manger, je serai bien malheureuse de prendre ma retraite de la cuisine.

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