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Le destin de Rémi

Crédit photo : Rocket Lavoie.

Bonjour, je m’appelle Rémi, j’ai 13 ans et j’habite un petit village près de la mer. Je vis paisiblement avec mon père, ma mère et ma petite sœur. Ma maison est située sur un petit boulevard à 800 mètres de l’école secondaire où je vais. J’aime beaucoup aller à l’école et apprendre de nouvelles choses. Là-bas, je suis classé en excellence. Aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire qui m’est arrivée il y a 2 ans.

Tout a commencé un vendredi après l’école. Ce jour-là, je débordais d’énergie. J’étais très excité car chaque vendredi, si j’ai eu de bonnes notes durant la semaine, mon père m’amène au magasin pour m’acheter un jouet. Cet après-midi-là, en me rendant au centre d’achat, deux petits objets ont attiré mon attention. Ils étaient tout blancs et sculptés dans le bois. Ils ressemblaient à des dés, mais avec beaucoup plus de faces et dépourvus de chiffres. J’ai comme été attiré par les petits prismes et, je ne sais pas pourquoi, je les ai achetés. À l’époque, je ne me doutais pas que ces objets allaient déclencher mon aventure.

Ce soir-là, en arrivant chez moi, j’ai lancé les petits « dés » sur ma commode et c’est là que ça a commencé. Au moment où les deux prismes ont touché la surface de bois, une lumière éblouissante a éclairé ma chambre.

Tout s’est mis à tourner autour de moi et puis, plus rien, seulement l’obscurité.

« Hé gamin, tu comptes rester là toute la journée? »

En ouvrant les yeux, je me suis rendu compte que je ne me trouvais plus dans ma chambre. J’étais étendu sur le sol sablonneux et une douleur fulgurante me traversait les côtes. Devant moi se tenait un homme costaud. Il avait des yeux bleus et son corps musclé était dissimulé sous une fine cotte de mailles. À sa ceinture pendait un long sabre à double tranchant et le casque sur sa tête lui donnait un air menaçant.

« Bon…Bonjour. Euh…Où suis-je? » ai-je bredouillé, intimidé par sa carrure imposante. Finalement, sous ses grands airs, il était plutôt gentil. Il m’a payé un bon repas et une chambre pour la nuit. « C’est un rêve et je vais me réveiller, c’est un rêve et je vais me RÉVEILLER !!! » J’ai très mal dormi cette nuit-là. Non seulement je me trouvais dans un village inconnu, entouré de gens inconnus, mais aussi car mes parents me manquaient énormément.

Le lendemain matin, quand je me suis réveillé dans la petite bicoque où j’avais passé la nuit, je me suis rendu à l’évidence. Grâce aux deux mystérieuses sculptures de bois, j’avais voyagé dans le temps. Puisque j’étais sous le choc, j’ai décidé de m’informer sur ma situation.

Le royaume d’Écudor était réputé pour sa végétation luxuriante. Le village de Lunaris où j’avais trouvé refuge ainsi que celui d’Irigore faisaient tous deux partie de ce grand royaume. Malheureusement, les deux nations étaient en guerre ce que j’ai pu deviner car dans le village la tension était à son comble. Les habitants d’Irigore étaient décidés à agrandir leur territoire et ceux de Lunaris ne voulaient en aucun cas coopérer. Les soldats Lunariens se préparaient à une guerre imminente. Sur le coup, je me suis dit que ce conflit ne me concernait pas et que je ne pouvais risquer de changer le cours de l’histoire. C’est seulement après une longue réflexion que j’ai décidé que je ferais mon possible pour empêcher ce bain de sang inutile.

Premièrement, je me suis rendu sur le territoire adverse pour essayer de discuter avec Alwin, le chef du village. Je lui ai proposé d’agrandir ses terres plus vers l’est, mais là se tenait un grand gouffre qui empêchait tout accès de l’autre côté. Alors, au lieu de m’aider à trouver une autre solution, il m’a traité de lâche et j’ai dû rentrer bredouille.

Ensuite, j’ai décidé de faire la même chose avec Perceval, le chef du village de Lunaris. Je lui ai expliqué mon avis de ne pas utiliser le langage des armes pour résoudre ce conflit. Même s’il avait l’air plus coopératif qu’Alwin, il m’a clairement fait comprendre que lui et ses hommes participeront à cette guerre. Alors, je me suis dit que je ne tirerais rien de ces guerriers qui préfèrent risquer leur vie que leur honneur.

Toute la nuit, j’ai pensé à un moyen d’éviter cette guerre sanglante et le matin, quand je me suis réveillé, j’avais une idée en tête.

Le village d’Irigore qui était à l’orée de la forêt possédait le meilleur bois pour construire les maisons. En revanche, celui de Lunaris était situé près d’un cours d’eau, ce qui faisait de lui le territoire le plus giboyeux.

J’ai pensé qu’en unissant les deux et en faisant un seul grand territoire, tout le monde serait plus heureux. J’ai parlé de mon idée aux deux chefs et ils ont accepté.

Moi, Rémi, j’avais empêché une catastrophe et sauvé de nombreuses vies. Alors que la paix régnait sur le royaume d’Écudor, je suis rentré chez moi. Comme si j’avais accompli mon destin et terminé mon aventure, les deux dés sont apparus dans ma poche, se sont mis à briller et je suis reparti aussi vite que j’étais arrivé. Vous vous demandez peut-être comment j’ai expliqué une si longue absence à mes parents, mais quand je suis rentré chez moi, j’ai constaté que dans le présent, le temps s’était arrêté! Alors, j’ai pu profiter de la fin de semaine avec ma famille.

Une fête de l’Halloween réussie à Rivière-Éternité !

Crédits photos : Corinne Barral.

C’est le samedi 30 octobre dernier que s’est déroulée la traditionnelle fête de l’Halloween au parc des Artistes de Rivière-Éternité, richement décoré pour l’occasion. Une météo plutôt clémente jusqu’en milieu d’après-midi, ainsi qu’une douceur relative pour cette période de l’année ont permis aux organisateurs de mener à bien les différents thèmes d’activités proposés à un public venu particulièrement nombreux cette année : il faut dire que l’allègement tant attendu des mesures sanitaires semble commencer à redonner un visage plus humain au tissu social des communautés rurales, si éprouvées par l’isolement et le repli sur soi induits par les décisions politiques de ces derniers 18 mois.

Ainsi, après une année de relâche, la fête la plus « épeurante » de l’année s’est déroulée dans des conditions presque normales avec, au menu, le traditionnel « Défilé des costumés », la distribution généreuse de bonbons et sucreries aux Petits Monstres par les éternitois, et la participation toujours très appréciée des Soldats du feu du Bas-Saguenay qui ont eu à cœur de parler de leur métier et organisé la visite des engins pour les plus jeunes. À noter cette année une toute nouvelle activité de maquillage de rue par la talentueuse artiste Naomie Gagné et enfin, l’inauguration du « Rallye de l’Halloween », un défi intellectuel et sportif à destination du grand public avec plusieurs niveaux de difficulté en fonction des catégories d’âge, qui a permis de prolonger agréablement l’après-midi sur fond d’animation musicale À FRÉMIR D’HORREUR !

Tous ces thèmes seront probablement reconduits l’année prochaine et bonifiés pour attirer encore plus de monde et rendre cette journée inoubliable pour chacun des participants.

 

Ce que transmet le Carrefour jeunesse-emploi Saguenay

Le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) Saguenay est guidé par quatre grandes valeurs : l’engagement, l’épanouissement, le respect et l’ouverture. Ces valeurs sont portées par l’équipe et transmises aux participants au quotidien pour favoriser la réussite de leurs objectifs.

Transmission de saines habitudes de vie

Avant de penser à trouver un emploi, il faut s’assurer d’avoir des habitudes de vie propices à une intégration sur le marché du travail. C’est pourquoi le CJE propose tout un volet pré-employabilité à sa clientèle. En suivi individuel ou en atelier de groupe, on aborde des sujets tels que la motivation et la connaissance de soi, on transmet une foule d’informations reliées à l’intégration sociale et à l’autonomie alimentaire et financière, enfin on partage des idées pour développer des moyens efficaces de prendre soin de soi.

Transmission de bonnes attitudes en emploi

Les intervenants du CJE transmettent aux jeunes les bases d’un savoir-être essentiel en emploi pour qu’ils puissent révéler tout leur potentiel professionnel. À travers des mises en action, des plateaux de travail, de l’accompagnement en entreprise et en favorisant les activités en équipe, les participants s’approprient et mettent en pratique des apprentissages précieux. Le CJE guide les jeunes dans leurs différentes démarches de recherche d’emploi, autant pour leur donner des outils pour se préparer à une entrevue, pour rédiger une lettre de motivation, pour gérer leur anxiété face à une rencontre avec un employeur que pour les aider à se maintenir en emploi.

Transmission d’informations pour une adaptation au milieu de vie

Le Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration (PASI) vise à soutenir les personnes immigrantes dans l’intégration à leur nouveau milieu de vie. À travers un cheminement adapté à chaque réalité, une foule d’informations est transmise afin de faciliter les démarches d’intégration en les guidant vers les ressources adéquates.

Dans tous les cas, c’est par la transmission de connaissances et les échanges que l’équipe du CJE peut aussi apprendre de sa clientèle. La communication permet de se comprendre pour ensuite construire ensemble. La relation qui se crée ainsi entre les intervenants et les participants n’est pas à sens unique : lorsque la confiance s’installe, l’intervenant en retire tout autant de bienfaits!

Vous connaissez des jeunes qui pourraient bénéficier du soutien du CJE? N’hésitez pas à leur parler de nous! Tous nos services sont gratuits dès l’âge de 15 ans et offerts aux résidents de la MRC du Fjord-du-Saguenay, à distance et en personne, aux points de services de La Baie, Chicoutimi et Jonquière.

Pour nous contacter : 418 697-0634 – cjesag.qc.ca – Sur Facebook et Instagram

« Dessine-moi un écoquartier » : récit d’une fin de semaine à Petit-Saguenay

Les 23 et 24 octobre derniers, les futurs résidents de l’écoquartier, architectes, urbanistes et membres de l’équipe municipale s’étaient donné rendez-vous à l’École du Vallon pour une fin de semaine de travail. L’objectif : dessiner un milieu de vie rêvé qui prenne en considération les enjeux écologiques et sociaux de notre époque.

Trois tables de travail avaient été désignées pour l’occasion : les Longs-remous, la Poussière et Pis-sec. Durant la matinée, l’équipe des firmes APUR (urbanisme) et Microclimat (architecture) a tout d’abord présenté 4 référents de milieu de vie à caractère écologique : Fairbrooke Groove, Helsinge Garden City, Carrowbreck Meadow et Terre de réunion. Chaque groupe devait identifier le précédent qui leur plaisait le plus selon leurs éléments distinctifs classés en 4 thématiques : la mobilité, les espaces verts et paysages, le cadre bâti et l’aspect innovant.

En après-midi, les participants se sont rendus en autobus sur la rue Eugène-Morin pour se dégourdir les jambes en parcourant le site destiné à accueillir le futur quartier.

De retour à l’école, ils ont dessiné et découpé routes, maisons et espaces communautaires pour proposer une disposition d’aménagement sur la carte du site à l’échelle mise à leur disposition.

Chaque groupe avait pris en considération les contraintes physiques du site et décidé de :

  • protéger la forêt mature en bordure de la route et au pied de la montagne
  • établir quelques habitations dans la forêt plus jeune
  • placer les espaces communs (bâtiments et zones cultivables) en bordure de la rue Eugène-Morin
  • orienter les maisons pour être solaires passives

Depuis, les experts ont travaillé sur 2 propositions schématiques d’aménagement sur le site de l’écoquartier. Elles pourront être ajustées au besoin pour en arriver à choisir un concept final d’aménagement.

Implication

La démarche participative demande une implication soutenue de la part des personnes intéressées à s’établir au sein de l’écoquartier, surtout dans cette phase où les bases du projet sont en voie d’être édifiées. Lorsque interrogée sur son ressenti à travers ce processus, Ève Giard, potentielle future résidente, répond : « Je me sens bien, je me sens bien accompagnée par la municipalité. Je trouve qu’on a la chance d’avoir dans le groupe des gens qui ont de l’expérience dans des projets participatifs, l’encadrement fait que je me sens supportée là-dedans ».

Résidant actuellement à Montréal, elle a développé son intérêt envers le Saguenay-Lac-Saint-Jean lors de ses passages estivaux dans la région. « Ma première surprise, ça été de me dire wow, c’est vivant la vie culturelle au Saguenay, c’est urbain, c’est le meilleur des deux mondes! »

À Petit-Saguenay tout particulièrement, « c’est l’aspect dynamique de la municipalité qui m’a attiré. Philôme, quand je l’entends parler; quand je vois ce qui se passe sur le site internet, je sens que les citoyens sont emballés par leur milieu. La nature est omniprésente dans le village : l’idée de partir à pied de la maison et faire une rando, les pentes de ski, ça me parle! C’est en pleine nature, mais pas loin comme la Gaspésie, par exemple. »

« J’ai hâte d’avoir un plan, de voir ce que les architectes et urbanistes vont sortir, et de pouvoir rêver concrètement à notre futur lieu », conclut Ève. Au-delà des considérations urbanistiques, l’intégration au sein de la communauté de Petit-Saguenay est un aspect très important pour le groupe des personnes intéressées à s’établir au sein de l’écoquartier.

La transmission c’est loin là-bas et c’est ici…

Pendant que la « game » de baseball était transmise par les ondes du petit radio brun dans le garage, mon père me montrait comment installer ma première mouche au bout d’une longue canne jaune et rouillée…

35 ans plus tard, j’effectue un retour dans mon Saguenay natal; et les circonstances (du destin) m’amènent à vivre sur le bord d’une rivière à saumons. Lorsqu’un savoir nous est passé tel un flambeau pour l’avenir, jusqu’à quelle profondeur de l’inconscient reste-il inscrit?

Ça fait maintenant un an que je suis à L’Anse St-Jean, et je pense humblement que j’ai encore beaucoup à découvrir. Tout ce que je connaissais à propos de l’endroit me venait de l’impression que le rythme de vie serait plus lent. Pourtant, tout s’est déroulé à une vitesse folle depuis mon arrivée. Des lieux, des contrats, des aventures, des amitiés, des conflits, des rencontres, des déménagements, de grandes surprises, des revirements, des paysages indescriptibles, et puis l’amour…

Et grâce aux gens d’ici, j’ai pu commencer à saisir l’essence de la place. Que ce soit en jasant avec Jacques Racine au lac Emmuraillé, ou avec madame Martel au lac Simon; que ce soit sur le balcon de Magella, au centre M, ou au Camp de base, sur le marais des Gilbert à Boilleau, avec Élias sur le quai de Petit Sag, ou bien avec les ados de Rivière-Éternité, j’ai eu la chance d’être témoin, de partager, d’entendre et d’apprendre énormément. Le vivant, le maintenant, l’histoire racontée sur le bord d’la porte, le p’tit truc de la voisine pour protéger les racines de ses plants, l’outil gracieusement prêté pour dépanner; les rires gratuits et les bonjours si simples; toutes ces choses qui ne se retrouvent pas sur Wikipedia, mais qui te font sentir le vrai, sur une région qui te prendra tel que tu es.

 

C’est dans l’action que prend forme la transmission

L’action du geste, de la parole

C’est dans le lien à l’autre que naissent les visions, visions de soi et de l’humain

C’est dans la beauté de l’écoute que l’invisible peut prendre forme

Une roue sans fin qui se dévoile au fil du temps…

 

C’est monsieur Gagné 82 ans qui raconte comment il fait;

C’est l’interrogation du nouvel arrivant, complètement innocent;

C’est le jeune qui imite le vent, la vieille dame qui scrute l’enfant;

C’est la relation à la culture et à l’histoire qui ne meurt pas;

C’est de l’huile dans l’engrenage des contes et des langages;

C’est aussi cette enseignante qui a repéré l’état de manque;

C’est le touriste, le passant ou l’habitant qui explore une poignée de main, sans se soucier du lendemain;

Et nos cellules qui deviennent fortes grâce aux contacts un jour permis;

La transmission c’est loin là-bas et c’est ici;

Et même si la loi ne l’interdit, parfois je doute je me replis

Et je m’exclus du grand dessein

Par simple souci de mon voisin.

Je ne suis pas seul à marchander ma solitude

Et aux dépens de l’expression

On se renferme pour une saison

On ne sait plus pour quelle raison

On reviendrait prendre une place

Sur la courroie de transmission

Et pourtant l’urgence de dire d’entendre et de parler est vitale, nécessaire et essentielle, comme un service d’arrimage du tissu de l’humanité.

 

J’y ai pensé tout le matin, à comment te le dire et pourquoi

Il y a dans mes mains une ligne vers toi

Fragile je ne sais si ça s’donne ou comment ça résonne

Voilà encore que je cherche que je présume

J’imagine et procrastine au lieu d’aller à ta rencontre

Mais y a ce frein cette peur qui me consume.

Où prendre le courage et puis l’élan

De m’habiller de cette parole que j’ai en d’dans?

Et qui voudrait en quelque sorte

Tracer le fil ouvrir des portes

Afin qu’enfin on se connaisse

Et qu’on mélange nos mayonnaises

Tartares ou tartes ou vinaigrettes

Qu’à la chaleur du four ou d’un vieux poêle

L’échange la bouffe le feu les discussions

Les différences s’unissent un soir dans ta maison

 

J’arrêterai finalement de trop penser

Tu oseras ouvrir c’que t’avais enfermé

Alors la voie pour nos deux voix

Et le malaise aux oubliettes

Et la parole dans nos assiettes

Si tu veux partager ou me transmettre

Je me mettrai à ta disposition

Que tu me dises ta position

Si tu es transparent, comme un parent en mission

Je recevrai ta transmission

Sans compromis je t’écouterai sans faire le con promis

On se retrouvera Ami chemin

Tracé dans le milieu de nos oppositions

Accordés sur un terrain d’apprentis sages d’accueillir

Riches de se prêter l’oreille mutuelle pour tuer le conflictuel

Et rallumer la chandelle des espoirs

Grâce à ces partages et ces miroirs

ll y a l’échange des savoirs…

 

 

Le patrimoine vivant, témoin de notre identité culturelle!

Depuis le printemps dernier, la MRC du Fjord-du-Saguenay s’est engagée à contribuer à la connaissance, à la protection, à la mise en valeur et à la transmission du patrimoine culturel. Dans cette optique, elle vise à favoriser l’apport des aînés dans la transmission de notre histoire et de notre culture.

La transmission du patrimoine culturel est souvent perçue à partir de la composante matérielle, particulièrement à travers la protection des immeubles et par la mise en valeur des lieux emblématiques et identitaires d’un milieu. Il importe toutefois de prendre en considération la transmission de la composante immatérielle du patrimoine culturel. Il faut noter ici que le gouvernement du Québec reconnaît officiellement le patrimoine immatériel depuis moins d’une décennie.

Mais qu’est-ce que le patrimoine vivant?

D’abord, il apparait plusieurs pratiques actuelles qui s’enracinent dans une histoire locale, qui constituent d’importants pôles d’une région et qui témoignent de la diversité culturelle.

Ainsi, le patrimoine immatériel se caractérise à travers la représentation de différentes pratiques culturelles, de savoir-faire, de connaissances, d’expressions et de représentations, le tout transmis de génération en génération.

Il s’agit de traditions qui se manifestent, s’observent, se produisent et se vivent au présent. Cette particularité contemporaine explique pourquoi le patrimoine immatériel est aussi appelé patrimoine vivant.

La MRC déborde de milieux dans lesquels l’histoire est riche et fascinante, notamment au Bas-Saguenay, l’un des premiers lieux de colonisation dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et dont la présence autochtone remonte à près de 12 000 ans avant aujourd’hui. Les municipalités de L’Anse-Saint-Jean, de Petit-Saguenay, de Rivière-Éternité, de Saint-Félix-d’Otis et de Ferland-et-Boilleau ont forgé leurs propres identités culturelles et territoriales au fil des deux derniers siècles.

Tout au long de la saison hivernale, la MRC diffusera une série de trois capsules vidéo sur le patrimoine vivant au sein de son territoire. Ces capsules seront présentées afin de favoriser la découverte de l’histoire locale et régionale et de s’assurer de la sauvegarde, de la transmission de savoirs et des savoir-faire acquis par nos aînés et menacés de disparition avec le vieillissement de la population.

En somme, ce projet vise à présenter un fragment de notre histoire culturelle en recueillant des témoignages d’aînés. Il s’agit d’une première étape durant laquelle la MRC aspire à préserver et mettre en valeur les éléments immatériels de l’histoire et du patrimoine de son territoire pour les générations futures et actuelles. Une chose est certaine, l’implication des personnes âgées dans nos communautés, notamment via la politique Municipalité amie des aînés (MADA), montre la pertinence de valoriser leurs savoirs et leurs savoir-faire.

Les Projets Passions à Du Vallon.

Romy Simard, Maïka Gagnon et madame Anne Cormier.

Les maternelles

J’aime faire de la randonnée avec monsieur Jean-François et prendre la collation au sommet de la montagne. Emrick

Nous avons appris à jouer à plusieurs jeux et madame Lili est très drôle. Clémence et Coralie

J’ai fait la construction d’un robot avec mon équipe. Il peut avancer tout seul et c’est vraiment amusant. Charles

J’aime faire du jardinage, cuisiner et faire des expériences scientifiques avec madame Vicky. Vita et Élodie

 

Le premier cycle 

J’ai aimé faire de la programmation de robot. J’ai déjà hâte à la semaine prochaine, car on va programmer d’autres robots. J’ai aimé vivre le projet passions dans le gymnase parce que j’aime bien sortir de la classe et avoir de l’espace. J’ai aimé être avec des amis d’autres classes comme Luca.  Giani 

Le projet passions nous fait du bien. On fait des choses que l’on aime et on apprend. Les adultes s’amusent aussi.  Wyatt

Moi, j’ai fait une peinture de pingouin qui va en vacances de Noël avec ses lunettes de soleil.  Margaux

Margaux Landman, 1ère année, avec ce superbe pingouin qu’elle vient de peindre.

On apprend des choses en projet passions.  Ça nous pratique la marche.  On prend des belles photos avec notre iPad et c’est cool. Tiana 

J’ai aimé quand on a programmé le robot et que nous faisions faire des actions commandées. Maelya

J’aime que Mme Anne vienne nous accompagner à faire de l’art. Hanabel

J’aime apprendre à mélanger des nouvelles couleurs.  Kim

J’aime faire des dessins et des arts. J’aime inventer ! Mirka

Moi, j’ai adoré marcher.  On a bu du chocolat chaud à l’extérieur au sommet d’une montagne.  On s’est amusé ! Charlotte

On s’est bien amusé, car nous avons fait des biscuits aux bananes et chocolat.  Nous avons fait trois trempettes pour déguster avec des fruits.  Il y avait plein de fruits !  C’était bon ! Mathilde et Loïc 

Le 3e cycle

Robotique « La première semaine, nous avons fait un plan pour faire un robot. La deuxième semaine, nous avons fait le robot en Lego. Les deux semaines suivantes, nous avons fait un robot technique, par contre nous ne pouvions pas l’utiliser parce que l’application pour le faire fonctionner n’est plus à jour. Finalement, à la fin de la dernière période, M. Alexandre nous a présenté le robot « Dash ». Cette semaine, nous allons utiliser le robot « Dash ».  Lily-Rose

À la première période du Projet Passions, nous sommes allés dessiner dehors. Au deuxième cours, Anne est venue faire de l’art avec nous et elle sera présente jusqu’aux Fêtes. Nous avons fait de l’aquarelle et nous avons appris à faire un œil. Éléonore et Hanabel

Avec M. Jean-François, on a monté la vieille côte et on a vu une gélinotte huppée. En haut, il y avait la route 170 et après un sentier qui s’appelle « Le petit cran ». En haut, c’était magnifique !!! » Caleb

 

Marc-André Racine, transmetteur d’expériences

Marc-André Racine trappe depuis 47 années. Dès son plus jeune âge, il pose ses premiers pièges avec des gens du voisinage. « J’étais le seul de la famille à trapper, j’ai appris par moi-même, j’étais tellement passionné. J’ai aussi côtoyé des voisins qui trappaient, mais c’est surtout de mes essais-erreurs que j’ai appris. »

Ce natif de La Baie réside maintenant à Ferland-et-Boilleau dans une maison autonome qu’il a bâtie dans les bois au bord de la rivière Ha!Ha!. Il se définit comme un transmetteur d’expériences et, depuis 14 années qu’il enseigne dans le programme de Protection et Exploitation des Territoires Fauniques à La Baie (PETF), il n’a jamais rencontré de problèmes de discipline dans sa classe. « Un passionné sait partager son expérience, la transmission se fait mieux, on donne plein de petits trucs, même si on ne dispose pas d’énormément de temps. Au PETF, c’est plutôt une initiation », explique celui qui forme des agents et des assistants de protection de la faune. Pour pouvoir trapper, on doit passer une formation donnée par l’entremise de la Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec (FTGQ). Marc-André est maintenant le seul dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean à la donner.

Crédit photo : Ismaelle Delmarco.

« Un piégeur en tant que tel, c’est avant un gestionnaire de la forêt. C’est certain que l’on a une réglementation, des dates à respecter, mais on reste assez autonome. Pour la chasse, c’est le ministère qui gère la population de chevreuils ou d’orignaux, mais pour le piégeage, ce sont les trappeurs. Par exemple, s’il y a beaucoup de souris ou de lièvres sur un territoire, c’est qu’il y a beaucoup de martres, alors on posera des pièges en conséquence », poursuit celui qui trappe non pas pour l’argent mais plus pour être en contact avec la nature. Le trappeur se doit d’observer son territoire, prend conscience des habitats fauniques, fait un inventaire des animaux à fourrure, et s’il veut pouvoir retourner l’année suivante dans les mêmes secteurs, il faut qu’il trappe de manière responsable.

Marc-André Racine avec une de ses étudiantes du programme PETF. Crédit photo : Ismaelle Delmarco.

Dans les Unités de Gestion des Animaux à Fourrure (UGAF), la saison commence le 18 octobre pour finir le 1er mars pour le loup. Dépendamment de l’espèce, la date de fin change. Même s’il chasse et pêche, Marc-André Racine préfère la trappe. « La saison dure plus longtemps, on est en contact avec différentes espèces d’animaux, quand on tend un piège, on doit y retourner tous les jours, on observe, on modifie, essais-erreurs. Ainsi, j’ai pu observer que le loup l’été, il est solitaire, il mange du castor. C’est l’hiver qu’il se regroupe pour chasser le chevreuil ou l’orignal. Quand il n’y a plus de nourriture, il change de secteur. Depuis que le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP) gère la ressource, il y a plus d’orignaux et de chevreuils et on voit beaucoup plus de loups. » Le loup reste un défi pour le trappeur, c’est excessivement dur à prendre. C’est un animal très intelligent, il sent toutes les odeurs, remarque la couleur des pièges. En forêt, il n’y a pas de docteur pour les animaux malades, il y a ainsi une sélection naturelle qui s’opère, favorisée par la rigueur de nos hivers. Les saisons font en sorte que les bêtes sont en santé, les faibles ne peuvent survivre.

En écoutant Marc-André, on apprend que le castor, c’est facile à capturer, d’autant qu’il n’a jamais vu de piège. Après ça, il arrive à faire sauter le piège en mettant un morceau de bois dedans. « La viande de castor, je la vends à Mashteuiasch, la peau, je la tanne et les viscères, je m’en sers pour appâter. Et puis, il y a les glandes chez le castor, celles qu’on appelle les huileux et les tondreux. Ce sont ces derniers qu’on utilise pour le gin de rognon de castor, très bon pour dégager les poumons. Les tondreux sont également vendus en parfumerie pour faire du fixatif à parfum. »

« Le contact avec la nature, ça m’a transmis le calme, je suis excessivement calme, et la débrouillardise aussi. J’ai appris à me débrouiller dans différents domaines, surtout en fréquentant la forêt. Des domaines connexes, comme l’énergie alternative ou la construction. Les trappeurs sont tous des gens autonomes, ils sont capables de se débrouiller, habiles de leurs mains, capables de créer, d’imaginer se faire un plan, calculer ce dont ils ont besoin », explique l’homme qui a également enseigné deux années (2017-2019) à Uashat, près de Sept Îles. « Beaucoup d’initiatives sont prises afin de redonner la chance aux Premières Nations de se réapproprier leur culture du territoire. Ces communautés sont tissées serrées comme on dit, les savoirs se partagent. Au début, j’étais sous haute observation, mais après quelque temps, les portes se sont ouvertes. Puis, ça a super bien été. On m’avait prévenu qu’il y aurait beaucoup d’abandons. Le ministère nous avait accordé 13 places en première année, alors j’en ai accepté 16, mais finalement j’en ai diplômé 15 ! Je me suis fait beaucoup d’amis là-bas, j’y ai rencontré des gens de cœur, ils m’ont appris plusieurs choses, on avait la possibilité d’avoir des maîtres formateurs, c’étaient des anciens, ils venaient avec nous autres en forêt, ils expliquaient leurs affaires, ils me laissaient parler, pour ensuite compléter avec la pensée amérindienne, des fois leurs commentaires se faisaient en innu. Il a fallu adapter la formation pour ces cohortes, y ajouter de la flexibilité, quand je voyais qu’un domaine était déjà très bien compris par les élèves, je passais tout de suite au suivant. »

Tisser des liens de solidarité entre villages ruraux et Université

Crédit photo : Sylvain Laroche

Le thème de la transmission est tout approprié pour raconter le nouvel élan de la démarche des Ateliers des Savoirs Partagés (ASP) 3.0. Initiée en 1992 par des gens de Saint-Camille, un village d’Estrie souvent présenté comme un modèle de développement rural, la démarche a tranquillement tracé son chemin en se donnant comme mission de créer des liens entre villages en voie de revitalisation. Pour ce faire, sont organisés des forums de rencontres, de discussions et d’entraide entre les acteurs de la revitalisation économique et sociale et la recherche universitaire.

Petit-Saguenay a été invité à intégrer ce projet en 2017. L’écoquartier participatif, les POPS ou l’élaboration de la Politique de développement durable et de participation citoyenne par Juliette Charpentier (UQAC) sont les fruits des ASP 2.0. C’est maintenant à son tour d’inviter deux communautés dans ce réseau de solidarité. La sélection s’est effectuée selon quelques critères, notamment la présence de réalités et d’enjeux similaires entre les municipalités, ainsi que d’un certain dynamisme et désir d’innovation. Son choix s’est finalement arrêté sur Saint-François-de-Sales (Lac-Saint-Jean) et Saint-Valérien (Bas-Saint-Laurent).  Retour sur la première rencontre de lancement qui s’est déroulée à Petit-Saguenay le 10 novembre dernier.

Comme le rappelle Sylvain Laroche de Saint-Camille en introduction lors de cette journée, « l’idée des ASP est née en 1992, quand on s’est battu pour sauver notre service de poste. On s’est posé la question:  qu’est-ce qu’on fait ? On voulait amplifier notre voix. On n’avait pas accès à la recherche universitaire, il fallait faire toutes les démarches nous-même […]. On s’est dit qu’il y avait des personnes qui [travaillaient] déjà [sur ces problématiques]. Le développement c’est compliqué, il faut être en formation continue. De ça, l’idée des ASP est née. » Pour Denis Bussières, sociologue et chercheur pour le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) de l’UQAM, créer des liens entre les communautés et le milieu de la recherche vise à développer un réflexe auprès des acteurs du milieu pour solliciter directement les chercheurs lorsqu’ils font face à des problèmes économiques ou sociaux. À la fois, les chercheurs améliorent leurs connaissances des réalités rurales et peuvent ensuite produire de la documentation qui sera accessible à l’ensemble de la communauté de la recherche. Cet échange de connaissances se retrouve également au sein des nouvelles classes d’élèves, qui sont à leur tour sensibilisées aux enjeux de développement sur les territoires éloignés des centres urbains. Certains d’entre eux se voient même octroyer des bourses qui financent études et stages sur le terrain.

La journée s’est enchaînée avec la présentation de chacune des municipalités par des représentants issus de leurs délégations respectives. Chaque participant était invité à inscrire ses réflexions sur un « carré magique » composé de 4 cases. Les réponses partagées en grand groupe ont permis d’identifier des enjeux prioritaires (le logement, la communication, la mobilisation citoyenne); des questionnements (Comment devenir des villages résilients face aux enjeux climatiques?); ainsi que des projets inspirants : Saint-Valérien a transformé son église en centre communautaire, Saint-François-de-Sales est une communauté bleue, Petit-Saguenay a son budget participatif. Nous sommes tous sortis grandis de la mise en commun de nos réalités et réflexions qui se rejoignent, de part et d’autre du fleuve. Cette première rencontre a mis les bases d’une belle collaboration qui a le potentiel de tisser un réseau de villages solidaires à travers le territoire québécois.

Madame Irma Bergeron, doyenne de Rivière-Éternité 

Irma Bergeron, native de L’Anse-Saint-Jean, est arrivée à l’âge de 5 ans à Rivière-Éternité. À cette époque, au commencement des années 1930, le secteur était nommé le canton Hébert, en l’honneur de l’abbé Nicolas-Tolentin Hébert et de son implication dans la colonisation des régions, notamment à l’Islet-Kamouraska et à Hébertville.

« Nous autres quand on est arrivés icitte, il n’y avait rien, juste la route pour passer et du bois vert, c’est toute », se rappelle très bien madame Irma Bergeron, dont les souvenirs font voyager jusqu’au début de la colonisation de Rivière-Éternité.

Son père, Médéric Bergeron, avec ses frères Ulysse et Louis, ils ont ouvert le territoire du canton. Ces premiers colons se sont installés en haut des côtes, à l’entrée du village quand on arrive de L’Anse-Saint-Jean

« Mon père Médéric, il s’était bâti une cabane pour son cheval, il a fait un mur et il vivait de l’autre bord pendant qu’il construisait notre petite maison. Avec ma mère, mes frères et sœurs, nous, on restait à L’Anse-Saint-Jean, du côté de l’église, proche de chez Delphis Lavoie et Georges Bouchard. Je suis née le 13 septembre 1928. J’avais 5 ans quand on est arrivés ici, début juillet et pas longtemps après, j’ai commencé l’école. »

Irma Bergeron se souvient qu’ils descendaient à pied à l’école, certains même nu-pieds, et tous les soirs ils remontaient la côte.  « J’étais la première de la famille, alors je descendais avec les autres enfants qui vivaient là. On emmenait notre lunch pour le midi. On avait des sandwichs à la mélasse, une virée de beurre parfois en dessert. L’école, elle se donnait à l’église, il y avait des grandes portes devant l’autel, on les fermait pour faire l’école. Ça aidait pour chauffer la place. Il y avait beaucoup d’enfants dans ce temps-là, y’en a plus à c’tte heure ! On s’ennuyait jamais, on jouait dehors, mais je dis pas que c’était mieux avant, on s’habitue, on s’adapte. »

Médéric Bergeron et sa femme Germaine Pelletier.

Du haut de ses 93 années, la doyenne de Rivière-Éternité se rappelle qu’après avoir fait sa 6e année, elle a quitté l’école pour commencer à travailler. « À l’âge de 13, 14 ans, j’aidais dans les maisons, les madames qui avaient des bébés. On nous donnait 10 piastres par mois ! Et quand je revenais chez nous, j’aidais ma mère. J’aimais l’école mais nos parents étaient pauvres dans ce temps-là, on ne pouvait pas aller aux grandes écoles, ça coûtait trop cher. »

Médéric Bergeron était originaire de L’Anse, et sa deuxième femme, Germaine Pelletier, de Petit-Saguenay. « On était 1o enfants chez nous! Mon père, il travaillait dans le bois, en arrière de la maison, il restait avec nous toute l’année. »

Le 26 mai 1936, le feu détruit les 2/3 du village.

« Quand le feu a pris, il y avait un camion dans les côtes, un monsieur de L’Anse-Saint-Jean qui faisait son bois, alors on a marché pour le rejoindre dans son camp. Des machines y’en avait presque pas dans ce temps-là, mais lui il avait un camion et il nous a descendus à L’Anse-Saint-Jean. Après, on est allés coucher chez mon grand-père, Pierre Pelletier et ma grand-mère Françoise. On est restés là tout l’été pendant que mon père reconstruisait notre maison. » Médéric avait sauvé ses animaux. Avec son cochon, sa vache et son chien, il était descendu jusqu’au Petit-Saguenay. « Au village, au magasin général, chez Charles-Édouard Boudreault, il y avait de tout, mais presque pas de viande. Tout le monde avait leurs animaux et ils avaient le droit de les tuer eux autres mêmes, ils débitaient aussi. C’était de la bonne viande … bien meilleure ! »

Trois années à se fréquenter !

Wilbrod Bouchard et Irma Bergeron ont eu sept enfants.

« Mon mari Wilbrod Bouchard, je l’ai fréquenté 3 ans avant de le marier. Il restait dans le rang de Ste-Thérèse, la 3e maison. Son père, c’était tout un personnage, il s’appelait Félix Bouchard ! Lui il faisait de la magie, quand il le voulait, les fenêtres se rouvraient toutes seules. Il arrêtait le sang aussi. Même là, il est mort, et il y en a qui disent qu’ils ont rien qu’à penser à lui, quand leur nez saigne, pis le sang arrête », confie madame Irma.

Pis Wilbrod, il avait des dons lui aussi ?

Non, il en avait pas ! (rires)

Mais il était charmant pareil ?

Oui … oui ! Moi j’avais un bon mari ! Il est mort en 2006, mais j’ai jamais pensé à me remarier ! Il était tellement gentil, très doux ! Mieux que ça, on peut pas trouver !

Avant de quitter madame Irma, je ne peux m’empêcher de lui demander son secret. Promis j’en parle à personne ! Comment fait-elle pour être si en forme ! « Moi je suis une personne qui aime beaucoup aller dehors, quand même qu’il fait froid l’hiver, qu’il fait 30 sous zéro, c’est plus fort que moi, il faut que j’aille dehors, faire un tour, me promener un peu ! Mais attention, pas pour aller placoter chez le voisin, non je vais marcher, j’aime ça être dehors ! »

Pis vous avez un jardin ?

« Cette année, j’en ai pas fait ! »

La maison que Wilbrod a acheté juste avant son mariage. Ancien presbytère de Rivière-Éternité où madame Irma habite encore à ce jour.

 

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