Marie Thévard et sa mère Marie-Thérèse offriront un atelier en autosuffisance et non-travail du sol le samedi 9 octobre prochain au Jardin des Défricheurs à Ferland-et-Boilleau.
Marie Thévard et sa mère Marie-Thérèse offriront un atelier en autosuffisance et non-travail du sol le samedi 9 octobre prochain au Jardin des Défricheurs à Ferland-et-Boilleau. On y parlera de culture adaptée au climat boréal, de méthodes de fertilisation et de conservation et une réflexion autour de l’agriculture en général y sera amorcée.
Issue d’une famille de paysans, Marie-Thérèse Thévard est jardinière d’autosuffisance à La Baie depuis plus de 30 ans. Sa fille, Marie Thévard, diplômée en génie agro-environnemental, est l’auteure du livre « Le jardin vivrier » qui décrit en détails la technique de jardinage de sa mère, axée sur le non-travail du sol et l’indépendance face aux énergies fossiles.
La conférence abordera le non-travail du sol en jardinage vivrier. Également, en cette fin de saison, les méthodes de conservation optimales pour bénéficier d’une alimentation fraîche toute l’année en climat nordique seront présentées. Marie-Thérèse et Marie apportent leurs connaissances pratiques et théoriques, tant au niveau agronomique que nutritionnel. Venez profiter de leur expérience!
Le
Jardin des Défricheurs est situé à Ferland-et-Boilleau au 1078 rang Edmour-Lavoie.
D’une durée d’environ deux heures, l’activité débute à 9h30 et suggère une
contribution volontaire de 20 $. Pour réserver votre place, vous pouvez
contacter Joëlle Gagnon, propriétaire du Jardin des Défricheurs au 581 998-8035.
Une vue imprenable des nouvelles plateformes-camping installées au sommet du Mont-Édouard.
Cela faisait longtemps qu’on en parlait. Voici que le projet devient réalité. Le Mont-Édouard prend le tournant estival avec un potentiel, à l’heure des bilans de cette première saison, vraiment prometteur.
Du camping sur les plateformes au sommet de la montagne, des aménagements pour recevoir les VR et les camping car, l’accès à un premier refuge de la haute-route et des sentiers de vélo pour les adeptes d’enduro, avec en plus un circuit de vélo forestier pour les familles!
Son
directeur Frédéric Blouin le confirme, ce n’est que le début, puisqu’un tout
nouveau programme est en planification pour l’an prochain. Cette projection se
fait de concert avec l’équipe des bénévoles, la nouvelle boutique Hors-Circuit installée
sur la station en remplacement de l’ancien Sport Expert et les partenaires
événementiels, et tout cela dans un seul but, celui de faire rayonner la
station en été.
« Nous
avons pu tester nos produits et recevoir les commentaires des clients. La
réponse est très positive et nous pouvons maintenant visualiser le futur
estival de la montagne avec confiance. J’ai déjà hâte à l’an prochain! » conclut
Frédéric Blouin.
L’OTJ est un organisme à but non lucratif ayant comme mission de promouvoir les sports, loisirs et la culture dans sa communauté. Après un hiver sans activité dans l’Aréna Roberto-Lavoie, l’OBNL a repris vie grâce à la réouverture du Casse-Croûte du Vieux-Collège, du terrain de jeu, du tournoi de balle-donnée et de la course du 7 Km du quai.
Casse-croûte
Dû au manque de main d’œuvre, la 2ième saison du restaurant en fut une de défis. Il a fallu fermer une journée par semaine et diminuer l’offre sur le menu. Malgré cela, la cheffe Karine Coulombe et sa petite équipe ont réussi à faire de cette deuxième saison un succès!
La fameuse poutine au saumon fumée du Casse-Croûte du Vieux-Collège à Petit-Saguenay.
La première année a permis de
constater des lacunes du côté des équipements, fournisseurs et dans la façon de
travailler, ce qui faisait en sorte que la qualité des frites n’était pas
toujours égale. Cet été, avec le soutien de la MRC du Fjord-du-Saguenay et sa
subvention de 13 543$ afin d’améliorer les équipements, cela a permis
d’acheter une friteuse électrique, un congélateur, un réfrigérateur et un
nouveau système de commande. Ces ajouts, jumelés à des pratiques plus efficaces
et un changement au niveau du type de patate, a fait en sorte que les produits
offerts ont été de grande qualité et ce, de façon constante durant tout l’été.
Tournoi de balle-donnée
Le tournoi est revenu en
force au mois d’août dernier avec la participation de 7 équipes. Malgré les
bourses aux gagnants, ce tournoi amical est très apprécié par les joueurs car
peu importe le calibre, tous ont leur place dans cet évènement. De plus, il
nous rappelle chaque année combien les gens d’ici sont accueillants et savent
être de très bons spectateurs.
Les parties de 3 manches
furent âprement disputées, mais c’est l’équipe de Construction Méthodex qui est
sortie vainqueur de l’édition 2021! Il est ici important de souligner le
travail exceptionnel et indispensable de l’arbitre Claude Bigras, présent pour les 13 parties du
tournoi se déroulant sur une seule journée.
Course 7 Km du Quai
Le 11 septembre dernier avait
lieu la 3ième édition de la course du 7 Km du Quai de
Petit-Saguenay. Ce sont 42 coureurs de 6 à 75 ans, qui ont participé à cette
course unique qui se déroule sur le long de la Rivière Petit-Saguenay et qui se
rend directement sur le Fjord. Le gagnant toutes catégories fut Benoit Guillot
qui remportait l’épreuve pour une 3ième année consécutive, c’est-à-dire depuis
le début de la course. L’anjeannois d’adoption fut suivi au fil d’arrivée par
Marc-André Lépine de Lévis, ainsi que par la baieriveraine Héloïse Roch. Du
côté du 3,5 Km, il a été remporté par Félix Bernier, saguenois d’origine. Du
côté des 12 ans et moins, la médaille d’or a été remportée par Caleb
Gaudreault, suivi de près par Luka Bernier et Félix Bouchard.
Programmation automne-hiver
Dans les prochaines semaines,
vous recevrez par la poste la programmation complète 2021-2022 de l’Aréna
Roberto-Lavoie, actuellement en préparation afin de vous offrir des cours de
yoga, workout et de boxe dans la salle communautaire et devant débuter vers la
mi-octobre. Suivez les pages Facebook de l’aréna et de la municipalité de
Petit-Saguenay pour plus de détails.
Vous pouvez communiquer avec
Jean-François Houde au 418-272-2363 ou au loisirs@petit-saguenay.com pour
plus d’informations.
Après une pause forcée en 2020, le Festival des couleurs du Fjord (F.C.F) revient en force et se déploiera lors de la fin de semaine de l’Action de grâce, du 8 au 10 octobre, sous la présidence d’honneur de François Tremblay, député du comté de Dubuc.
Le Festival des couleurs du Fjord, faut-il le rappeler, est né en 2018 d’une volonté de concertation et d‘harmonisation des activités des Symposiums du Bas-Saguenay. Cette réunion était souhaitée par l’ensemble des organisations pour des raisons de logistique, d’économie budgétaire, de visibilité et de rayonnement. Tout en conservant leur autonomie opérationnelle et leur unicité, le Symposium de Saint-Félix d’Otis, le Symposium d’art contemporain de Rivière-Éternité et le Symposium provincial des villages en couleurs de L’Anse-Saint-Jean et de Petit-Saguenay forment le F.C.F qui contribue à faire connaître au grand public les artistes professionnels et les jeunes artistes émergeant en arts visuels aux niveaux provincial et international dans le décor féérique du Bas-Saguenay.
Lors de cet
arrêt forcé par la pandémie, le F.C.F. devait tenir sa première assemblée
générale annuelle en novembre dernier mais comme les rassemblements étaient
alors proscrits, il a pu organiser son A.G.A. le 26 août dernier. Lors de cette
assemblée les règlements généraux ont été adoptés et les membres du conseil d’administration
ont été officiellement élus.
Le Festival qui se veut une célébration de l’Art sous plusieurs formes, permet à plus de 80 peintres, sculpteurs et artisans provenant de la région du Saguenay-Lac-St-Jean, de l’ensemble du Québec, du Nouveau-Brunswick et même de l’Europe de partager avec le grand public une passion commune.
Ces virtuoses de
l’art sauront vous émerveiller en créant sous vos yeux des œuvres dans les 4
salles d‘exposition: l’église de Saint-Félix d‘Otis, l’église de
Rivière-Éternité, la grande salle du Mont-Édouard à L’Anse-Saint-Jean et l’aréna
Roberto-Lavoie de Petit-Saguenay.
Pour cette
troisième édition, l’art visuel et la pédagogie se marient en organisant un
concours pour les écoles du Bas-Saguenay. En effet, les élèves du deuxième
cycle du primaire ont accepté de participer au concours d’expression artistique
qui se conclura par une exposition virtuelle. Deux prix de participation d’une
valeur de $100 seront remis ainsi qu’un prix Coup de cœur du même montant.
Encore cet
automne, les milliers de visiteurs seront invités à faire étamper leur
passeport dans les 4 salles d‘exposition afin de courir la chance de remporter
un des 8 prix qui seront tirés au sort le 21 octobre prochain. La valeur de ces
prix oscille entre 50 et 500 $.
Pour venir
admirer les artistes à l’œuvre, les visiteurs devront respecter les mesures
sanitaires en vigueur: passeport vaccinal obligatoire, port du masque, lavage
des mains, distanciation physique de 2 mètres, signature d’un registre et
acceptation maximale de visiteurs dans chacune des salles.
Le Symposium de Saint-Félix d’Otis qui en est à sa 9e édition, se déploie dans l’église du village décorée de façon artistique et accueillante, sous la présidence d’honneur de Michel Pleau. Fort d’une expérience de 40 ans de travail comme artiste peintre dont 24 ans à la spatule, il a accepté cette occasion de témoigner de sa passion avec une grande joie, mais également une motivation à se dépasser. Il déclare à ce sujet : « Représenter l’évènement en tant que président d’honneur au sein de cette grande organisation et de tous les artistes participants est une expérience très valorisante. »
La présidente du
Symposium de Saint-Félix d‘Otis, Thérèse Fortin déclare de son côté :
« C’est avec joie que s’ouvrent enfin les cimaises pour éblouir les
visiteurs dans le cadre de ce rendez-vous de l’Art. Tous les artistes invités
étaient très heureux de sortir leurs belles œuvres. Ces toiles, ces sculptures
et ces objets d’art ont été peaufinés pour vous en mettre plein la vue. »
Le Symposium d’art contemporain de
Rivière-Éternité qui vit sa 8e édition, accueille également les visiteurs dans
une église, celle de la paroisse Notre-Dame de l’Éternité, généreusement décorée
par une équipe de bénévoles. « Rendre l’art accessible est une de nos
missions et pouvoir rencontrer les artistes vous permettra de tisser des liens
intemporels. Profitez du cadre enchanteur de Rivière-Éternité, pour vous
laisser transporter dans un magnifique voyage au cœur de l‘âme. » déclare
Aro son président d’honneur. Liane Girard, présidente du Symposium d’art
contemporain, remercie tous les artistes peintres, sculpteurs et artisans qui
ont accepté l’invitation et convie toute la population à venir en grand nombre
à la rencontre des artistes et profiter de ce moment privilégié.
Le Symposium provincial des Villages en couleurs de L’Anse-Saint-Jean
et Petit-Saguenay accueille les visiteurs à la station touristique du
Mont-Édouard de L’Anse-Saint-Jean et à l’aréna Roberto-Lavoie de
Petit-Saguenay. Son président d’honneur, Paul Cloutier déclare : : « Le
Symposium provincial des Villages en couleurs demeure l’un des plus prestigieux
du Québec. Des artistes invités de grand talent sauront exprimer leurs émotions
sur des toiles pour le plaisir visuel et émotionnel des visiteurs. Les montagnes
multicolores ainsi que les belles rivières permettront aux artistes d’allumer
les couleurs de leur cœur. »
Yvonnette Bernier, présidente du Symposium, souligne que
2021 marque un évènement très fort au Bas-Saguenay puisque que le Symposium
provincial des Villages en couleurs vit sa 30e édition. Pour cette
occasion, le comité organisateur a dû mettre les bouchées doubles afin de
pouvoir célébrer cette grande fête de l’expression artistique.
Danser au bout du quai de Petit-Saguenay par un soir de pleine lune : un rêve devenu réalité !
Le comité culturel de Petit-Saguenay a entamé cette année une collaboration avec le comité touristique de L’Anse-Saint-Jean et la Société de développement de Saint-Rose-du-Nord pour proposer des activités d’animation sur les quais du fjord. Afin de se distinguer des haltes gourmandes organisées depuis quelques années sur le quai de L’Anse-Saint-Jean, le comité a proposé une programmation tournée essentiellement autour de la culture. C’est ainsi que sont nées les Fêtes de la culture de Petit-Saguenay.
Deux journées
d’activités ont été organisées les 24 juillet et 7 août 2021. Sur place, il y
avait des kiosques d’artisans locaux, des prestations musicales et la soirée se
poursuivait avec de l’animation DJ avec danse sur le quai jusqu’aux petites
heures de la nuit.
Cet évènement représentait une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir la beauté des lieux et le talent de nos artisans locaux. Le point de vue unique sur le fjord ainsi que les couchers de soleil font du quai municipal un endroit idéal pour se divertir, pique-niquer et échanger entre citoyens, citoyennes, nouveaux arrivants et visiteurs! L’achalandage important tout au long de ces deux journées en témoigne.
Les astres se sont donc alignés pour faire vivre aux participants des moments magiques dont ils se souviendront longtemps. Déjà des discussions sont en cours pour répéter l’évènement l’an prochain et possiblement même mettre en place un petit festival de musique à Petit-Saguenay.
C’est dans le cadre de l’activité À vos masques!, où les participants décident et organisent ensemble des projets en fonction de leurs intérêts, qu’est née l’idée d’explorer des métiers non traditionnels et particulièrement celui d’agriculteur. Guidé par deux intervenantes du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) Saguenay, le groupe a alors choisi le Jardin des Défricheurs, situé à Ferland-et-Boilleau, comme endroit pour réaliser un plateau de travail en agriculture cet été.
Après avoir effectué une visite du jardin, la propriétaire, Joëlle Gagnon, a appris aux six jeunes comment bien arracher les plants d’ail puis à les ramasser. Ils ont ensuite travaillé fort sous la supervision et les bons conseils de Joëlle. Cette journée exigeante sous un soleil de plomb a été riche en apprentissages. En effet, les intervenantes du CJE avaient différents objectifs de développement de compétences en emploi pour les participants lors de cette activité, notamment le travail d’équipe et la collaboration. Les jeunes ont, par la suite, complété une autoévaluation afin de réfléchir à leurs acquis et à ce qui leur reste à travailler en lien avec le savoir-être, les relations interpersonnelles, la persévérance, l’autonomie, etc.
Pendant l’année, l’équipe du
CJE met sur pied plusieurs plateaux de travail. Que ce soit une activité de
fabrication de tasses décoratives ou d’agendas, l’entretien d’une écurie et des
soins pour les chevaux, le service café ou encore celui en entrepôt dans un
magasin, les idées ne manquent pas pour faire vivre aux participants des
expériences enrichissantes. Le but derrière ces plateaux est de permettre aux
jeunes de développer leur plein potentiel en termes de compétences sociales, de
bonnes habitudes au travail et d’aptitudes en employabilité. En étant en mode travail, souvent dans une entreprise,
les participants peuvent aussi apprivoiser le marché de l’emploi tout en étant
accompagnés par une intervenante.
Le CJE Saguenay offre ses
services non seulement en personne, aux points de service de Chicoutimi, de Jonquière
et de La Baie, mais aussi à distance selon les besoins et aux résidents des 13
municipalités de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Notre équipe est donc disponible facilement
pour aider à la création d’un CV, à la préparation d’entrevue, à la
réorientation de carrière, au soutien scolaire, en développement de l’autonomie
et bien plus.
Un conte réinventé est un conte classique qui a été réinventé par un auteur comme Lili Chartrand (Un piège pour Blanche Neige) et Daniel Laverdure (Les trois p’tits jambons). Le but d’un conte réinventé est de faire une nouvelle histoire pour changer les contes classiques et pour les rendre plus amusants, comme Cengrillons, Les trois p’tits jambons et Un Piège pour Blanche Neige. Aussi, tout le monde peut créer un conte réinventé car nous, nous l’avons fait à l’école et c’était plutôt facile à faire.
La technique du conte réinventé.
Cyriac Perron
Première étape: Prenez n’importe quel conte.
Deuxième étape: Prenez une feuille de papier et un crayon de plomb.
Troisième
étape: Vous pouvez commencer à mijoter vos idées.
Quatrième
étape: Quand vous avez vos idées, vous pouvez commencer à écrire.
Et
surtout, ne changez pas toutes les phrases de l’histoire.
Petit bonus de mon expérience : Nous, on l’a fait dans la classe et j’avais pris Aladin et mon erreur c’est que j’ai changé trop de choses dans l’histoire.
Monster Inc réinventé
Léanne Lavoie et Anne-Frédérique Brassard.
Un bon matin, Sulley et Mike vont chercher Bou qui est dans sa chambre.
Tout à coup, Sulley reçoit un message du patron Waternoose : ils sont
convoqués à Monster Inc dans la salle de réunion. Arrivés dans cette pièce, ils
voient tous les monstres réunis. Waternoose prend la parole :
« [i]Un
enfant a disparu, une fillette d’à peu près 3 ans, de petite taille avec un
chandail rose et des petites lulus, dit le crabe. Si nous ne la retrouvons pas,
les humains déclareront la guerre! ajoute le vieil homme. »
Sulley et Mike se regardent d’un air stupéfait en comprenant qu’il s’agit
de Bou. Randall remarque le regard stupéfait des garçons :
« C’est Mike et Sulley qui ont l’affreuse
créature! dit le lézard mauve. » Tous les monstres poussent un cri de surprise.
Waternoose appele madame Roz pour faire un interrogatoire d’urgence : « Je
ne passerai pas par deux chemins! Où est l’affreuse créature? dit madame Roz. »
Tout à coup, une bombe de fumée surgit dans la salle en faisant s’évanouir la
femme. Quelques minutes plus tard, la fumée se dissipe dans la pièce. Les
garçons sursautent, Bou crie pour appeler Célia, l’amoureuse de Mike. Mike se
retourne et aperçoit sa valeureuse petite amie. Après avoir vu madame Roz par
terre, les monstres en profitent pour se diriger immédiatement vers la chambre
de la petite fille disparue. Dès qu’ils ouvrent la porte de la chambre, ils
voient la petite fille s’amuser.
Quelques années plus tard, Bou ne peut plus sortir qu’avec un déguisement de monstre et seulement avec Sulley.
Dans les camps de bûcherons, certains hommes étaient aussi engagés pour leur talent de conteur.
Mon grand-père, Ernest Gagné, né le 21 septembre 1881 au Petit-Saguenay est baptisé le même jour à l’église Saint-Jean-Baptiste de L’Anse-Saint-Jean. Il arrête l’école de bonne heure, dans ce temps-là, les enfants n’y restent jamais bien longtemps. Pas besoin de vous dire qu’il ne sait ni lire ni écrire. Il signe avec une croix ou un « X ». Tout jeune et sans instruction, il commence à travailler comme bûcheron sur différents chantiers.
Quand arrive l’âge de se marier, il épouse Marie Martel de L’Anse-Saint-Jean. Ils ont là leurs trois filles et trois garçons. Comme mon grand-père est très adroit de ses mains, il construit lui-même sa maison, d’inspiration vernaculaire américaine, sur l’emplacement de la première école de la Pointe. On peut la voir encore aujourd’hui, même si la survie de la maison n’a pas toujours été facile. En 1985, elle est menacée de démolition par le gouvernement. Les citoyens et la municipalité se mobilisent : « Ç’a pas de bon sens de perdre notre patrimoine, comme ça! ». Ils réussissent à raisonner le ministère des Transports afin de préserver la maison et respecter son alignement.
« Dans les chantiers, il s’est engagé »
En octobre 1929, le
krach boursier frappe fort au Québec comme dans le reste du monde. L’économie
est à terre. Mon grand-père, sans travail, pris à la gorge avec sa famille, se
dit: « Si j’allais m’installer à Chicoutimi avec ma femme et mes enfants, je pourrais
peut-être me trouver de l’ouvrage ». Ç’a adonne bien, la compagnie Price a
justement besoin d’hommes. Ça fait qu’Ernest passe ses hivers sur les chantiers
et le printemps, sur l’eau, à faire la drave. Comme il gagne des salaires de
famine, il doit travailler à l’année longue pour arriver. Quand l’été parait,
il est chauffeur du tug « Kénogami » au bassin Louise de Québec. Il fait ça pendant
onze ans. Enfin, il devient gardien de barrière pour des chalets de personnes
qui en ont les moyens. Ma grand-mère n’aime pas qu’il prenne cet emploi à son
âge. Elle lui dit souvent : « Ernest, si tu tombes malade, seul dans le
bois, personne ne pourra te secourir ». Mais lui a toujours dans la tête qu’il doit
s’arranger pour ne pas arrêter de travailler parce qu’il n’a pas d’argent de
côté, ni de sécurité sociale. Dans ce temps-là, on ne donne pas de secours aux
gens, sinon des montants ridicules.
Il décède le 15 juin
1960 à l’âge de 78 ans et 9 mois et est inhumé dans le cimetière de la paroisse
du Sacré-Cœur à Chicoutimi.
« C’est la pure vérité ! »
À
tous les endroits où Conrad Laforte[i] va,
les gens lui disent : « Ah ! si Ernest Gagné était là, lui, il en savait des
contes ! Essayez de retrouver Ti-Nest à Gilles ». Ce surnom lui vient de son
père Herménégilde. La chose n’est pas facile, puisque mon grand-père passe
l’hiver ici et là, dans les chantiers forestiers du Saguenay, de Matane et de
Rimouski.
Mais, un bon jour, l’ethnologue
est récompensé de sa ténacité lorsque quelqu’un lui dit : « Il est à
Chicoutimi, dans la Côte-de-la Réserve ». Avec cet indice, le voilà qui
téléphone à divers endroits et qu’un commis finit par lui annoncer qu’il
connait un vieillard qui s’appelle comme ça.
Arrivé chez mon
grand-père, le folkloriste donne son nom, explique à ma grand-mère ce qu’il fait
et puis demande à rencontrer Ernest Gagné parce que tout le monde lui dit que c’est
le meilleur conteur. Alors ma grand-mère se met à rire en répondant : « Il
est plus rien que bon qu’à ça conter des contes. C’est bien commode pour faire
tenir les enfants tranquilles ».
Conrad Lafortefait
alors la connaissance de mon grand-père. Comme on dit, il rencontre tout un
conteur! Il contait des histoires et ne racontait jamais les mêmes choses. Il
était formidable. C’est lui qui contait les contes les plus longs d’Amérique
francophone. Ça durait à peu près trois heures.
Quand l’ethnologue
rencontre pour la première fois en 1954 mon grand-père, il avait 74 ans.
Laforte revient aussi le faire conter en 1955 et en 1956. Il récolte ainsi 75
contes.
Ma grand-mère avait bien raison!
Comme nos grands-parents
demeuraient avec nous, en haut dans la même maison, tous les soirs que le bon
Dieu amenait, à 7 heures, avant l’émission de Séraphin, nous montions par
l’escalier intérieur pour aller écouter notre conte. On s’assoyait autour de notre grand-père et tous nos yeux se tournaient
vers ce personnage au pouvoir fantastique qui, d’une parole, d’un geste ouvrait
la porte du merveilleux, nous introduisait dans le monde des châteaux fabuleux,
dans le pays des rois, des reines, des princesses, des géants, des fées et des
êtres extraordinaires. Parfois, la nature du récit le portait à se lever,
gesticuler, mimer, sauter, danser, chanter. C’était tellement plaisant qu’on ne
voulait plus que cet enchantement se termine. Après avoir filé son conte pendant
15 minutes, il terminait toujours avec la même petite phrase qu’on
appréhendait: « Il y a une petite souris qui est passée, j’ai pilé sur sa
petite queue, elle a crié : Quitte! Quitte! mon petit conte est fini ». Le
lendemain soir, le même scénario de bonheur se répétait.
Lors de la dernière
rencontre avec le folkloriste, mon grand-père lui dit : « Et bien monsieur
Laforte, je sais encore quelques cent autres contes et je continue à les
repasser en vue de votre prochaine visite ». Malheureusement, il n’y a jamais
eu de suite.
Une mémoire phénoménale !
Mon grand-père a un
étonnant répertoire d’environ 175 contes, plusieurs d’entre eux s’étendent sur
plus de trois heures. La reine blanche, ce conte d’une grande qualité,
est probablement le plus long conte jamais recueilli en Amérique française. Il a
su tenir en haleine Conrad Laforte pendant trois heures et demie. Véritable
roman à rebondissements, jamais l’intérêt ne s’émousse dans cette histoire
incroyable.
Madame Côté et messieurs
Lavoie et Boudreault avaient aussi encore plusieurs contes en réserve.
Ces artistes de la
parole constituaient des bibliothèques ambulantes! Pourtant, ils étaient plus
souvent qu’autrement illettrés et pauvres, n’avaient pour tout bagage
littéraire qu’une mémoire d’éléphant, un talent incroyable pour l’improvisation
et une langue bien pendue.
Conrad Laforte était ethnologue, folkloriste et professeur au Département d’histoire de l’Université Laval. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés aux traditions orales. [i]
Yannick Limary, Cynthia Ratté, Joëlle Gobeil, Anne Gaudreault, Karine Aubé, Manon Landry et Maude Vien lors du 5 à 7 de lancement de l'exposition.
Terre de glace – Exposition collective
Le Centre culturel du presbytère met son manteau blanc cet été pour plonger dans l’univers de la pêche blanche à L’Anse-Saint-Jean. Six artistes régionaux entament une réflexion commune sur cette thématique en empruntant divers volets tels que l’environnement, le territoire, l’inspiration lyrique et le patrimoine vivant. Un processus créatif nourri par l’inversion des saisons et le ressenti des éléments. Explorer ce thème en hiver et le présenter au cours de la saison chaude est un choix conscient. L’année 2020 nous a enseigné à regarder les choses sous de nouveaux angles, voilà pourquoi nous faisons ce retournement de saison pour explorer une activité phare du patrimoine bâti du village et du rôle du souvenir dans la résilience d’un peuple.
L’exposition s’est construite pour faire suite à la découverte de la collection d’archives de pêche blanche que l’artiste Cynthia Ratté a collectée sur 10 ans de création. Elle s’est intéressée aux histoires de pêche, à la beauté de ce qu’elle appelle ses monstres marins pour créer ses œuvres et exposer dans sa galerie d’art sur le Fjord de 2011 à 2017. Elle nous présente une rétrospective colorée et vivante dans la grande salle du presbytère. Nous avons également fait une collecte d’archives de pêche venant de la population de L’Anse-Saint-Jean, toutes ces images de pêches blanches sont devenues le fil conducteur de l’exposition. De là, les artistes Joëlle Gobeil de Chicoutimi, Karine Aubé de L’Anse-Saint-Jean et Anne Gaudreault de Petit-Saguenay vous proposent leurs regards artistiques et interdisciplinaires sur la terre de glace et le patrimoine vivant.
Crédit photo : Manon Landry
Tout
au long de la période estivale, un documentaire de Yannick Limary sera projeté.
Il a fait la rencontre de Jean Gagnon, Maurice Houde et Alain Lavoie qui nous
parlent avec passions de pêche et de son histoire à L’Anse-Saint-Jean. L’image des deux requins de Monsieur Aurélien Gagné, les années glorieuses de pêche
abondante, la fois où la
banquise s’est brisée
et que les cabanes sont parties au large et plusieurs autres grands évènements.
Yannick Limary est vidéaste et photographe basé à L’Anse-Saint-Jean. En 2017,
il a réalisé pour le Centre culturel du presbytère l’exposition « Les Raconteux
». Cette fois-ci, il reprend avec
beaucoup d’humour et de sensibilité l’exercice sur la thématique de la pêche blanche.
Cher à notre mandat, la mise en exposition du patrimoine vivant vise à favoriser l’appropriation des éléments de culture de tradition orale et gestuelle par la création et d’en assurer la pérennité. Le thème de la pêche blanche réveille beaucoup de passion auprès de la collectivité locale. Chaque année, l’anse se remplit de cabanes de toutes les couleurs pour les passionnés de pêche. Voilà deux années consécutives que la banquise ne peut pas supporter le village. Cette activité retrouve donc son côté sportif des premières années. Un lieu riche de rencontres entre les éléments et les gens. Pour nous, un endroit où la réflexion et la recherche créative peuvent naître. Par cette exposition, nous poursuivons notre idée d’aller chercher les villageois de L’Anse-Saint-Jean dans leurs plus beaux souvenirs.
Au Centre culturel du Presbytère, 261 rue Saint-Jean-Baptiste –
M. Nicholas Fortin, enseignant en éducation physique, partage sa passion pour les jeux de société.
Un enseignant passionné et influent…
M. Nicholas Fortin, enseignant en éducation physique,
partage sa passion pour les jeux de société.
Que ce soit sur l’heure du dîner, en parascolaire lors des journées
pédagogiques ou pendant son temps libre, toutes les occasions sont propices à
la présentation d’un nouveau jeu.
Merci M. Nicholas et Mme Lili pour cette belle initiative !
1.2.3 GO !
Beau temps, mauvais temps, les
élèves ont la possibilité de pédaler en toute sécurité près de leur
classe. Pourquoi ne pas en profiter pour
lire un bon livre ou réaliser un parcours virtuel de cyclisme sur iPad ? L’école s’est procuré des vélos de route sur
des bases fixes. Chaque classe a au moins un vélo. Ce n’est qu’un début…
Merci M. Jean-François !
Sortie au musée du Fjord
Le 11 mai dernier, les élèves du préscolaire et du 3e cycle ont fait une sortie au musée du Fjord. Le spectacle multimédia, l’aquarium, le vivarium et l’exposition en cours Nature inspirante et techno inspirée ainsi que l’excursion à marée basse étaient à l’horaire. Ces activités ont permis aux enfants de s’informer tout en se divertissant. Les autres classes vivront également cette activité au mois de juin.
L’école du Vallon, participe au projet pilote Biblius de
son C.S.S. Les livres sont offerts sur une plateforme web. Cette initiative
sera reconduite l’an prochain.
Croquarium
Cette année, le projet Croquarium
se vit différemment dû aux mesures sanitaires. Mme Geneviève, ambassadrice,
nous fait vivre plusieurs ateliers en lien avec la découverte des 5 sens et le
jardinage. Dernièrement, a eu lieu l’initiation
aux semis. Ainsi, nous avons pu
exploiter notre nouvelle serre.
L’expérience fut appréciée de tous. À venir, plantation de graines dans le jardin.
La musique classique
Les élèves ont assisté à un concert privé du Quatuor
Saguenay. Nous les remercions d’avoir
affronté la tempête pour nous avoir fait découvrir de nouveaux instruments de
musique.
Le mentorat virtuel
Comme toujours, le mentorat est
au cœur des pratiques pédagogiques de l’école Du Vallon. Bien entendu, les
enseignants ont dû se réinventer afin de pouvoir revivre cette activité. Pour
respecter la distanciation, les élèves ont utilisé l’iPad pour communiquer avec
un ami d’une autre classe. Ainsi, la pratique des stratégies de lecture a pu
être exploitée dans le plaisir.