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L’AGIR en été !

Grand événement WOW!

L’AGIR et ses partenaires organisent un événement unique pour clôturer en grand votre été. Si la situation sanitaire le permet, nous vous donnons rendez-vous le 21 août 2021 dans la municipalité de Rivière-Éternité pour une journée sportive, culturelle et festive mémorable. Petits et grands auront la chance de participer à des activités gratuites comme vous n’en avez jamais vues dans le Bas-Saguenay-Sud… Wow!

Restez à l’affût, l’annonce officielle aura lieu sous peu.

Programmation sportive et culturelle

L’événement WOW! sera l’occasion de lancer en grand la programmation en loisirs et culture pan Bas-Saguenay-Sud. Pour vous aider à mieux connaître l’offre qui vous est accessible près de chez vous, l’AGIR vous partagera une infolettre afin de vous dévoiler toute la programmation de l’automne et de l’hiver dans nos cinq municipalités. Vous ne pourrez plus rien manquer !

Comités familles : montants disponibles pour vos activités

L’AGIR souhaite soutenir la reprise des comités familles dans les cinq municipalités du Bas-Saguenay-Sud. Dès l’automne, une aide financière de 300$ pour chacun des cinq comités familles sera octroyée pour l’organisation d’activités. Au besoin, l’AGIR répondra également présente pour la relance de votre comité. Nous sommes là pour vous !

Fond d’aide financière d’urgence destiné aux familles

Vous avez besoin d’un service en ville et vous avez de la difficulté à assumer financièrement le coût de transport?

L’AGIR peut vous aider ! Un fond d’aide d’urgence a été mis en place pour répondre aux besoins des familles en termes d’accès aux services. Si l’enjeu financier représente un obstacle d’utilisation d’un service reçu à plus de 30km de chez vous, n’hésitez pas à contacter l’AGIR ou l’un de ses partenaires (organismes communautaires et municipalités desservant le Bas-Saguenay-Sud) pour vérifier votre admissibilité à une aide financière pour couvrir vos frais de transport.

Vous pouvez contacter les coordonnatrices de l’AGIR aux numéros suivants : 581-882-6585 ou 418-540-0263 ou sur la page Facebook de l’AGIR : https://www.facebook.com/Lagir-101123811798162

J’adopte mon bac brun

Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, lors du dévoilement de la campagne J'adopte mon bac brun !

#Publi-reportage

Le 5 juin 2020, la MRC du Fjord-du-Saguenay et la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean ont dévoilé leur campagne J’adopte mon bac brun! pour la collecte des matières organiques ainsi que les porte-paroles, les athlètes olympiques de la région Kasandra Bradette et Samuel Girard.

Pourquoi adopter mon bac brun?

Environ 40 % du contenu de la poubelle est constitué de matières organiques. Le service de collecte du bac brun détournera près de 17 000 tonnes de matières organiques du site d’enfouissement pour être traitées et transformées en compost. Adopter le bac brun, c’est poser un geste concret pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et lutter contre les changements climatiques.

Pourquoi les sacs compostables en plastique sont-ils refusés dans le bac brun?

Tous les types de sacs en plastique, sans exception, ne se dégradent pas au même rythme que les matières organiques, étant donné le procédé de compostage en andain. C’est pour cette raison que les sacs en papier sont les seuls qui sont acceptés dans la collecte.

La collecte sera effectuée chaque semaine dès le 14 juin 2021

Les mauvaises odeurs, comment y remédier?

Il est possible que votre bac brun dégage certaines mauvaises odeurs notamment en raison de la chaleur. Cependant, vous pouvez vous en débarrasser facilement. Voici quelques astuces qui vous faciliteront certainement la vie. Lavez fréquemment le mini-bac de cuisine, il va même au lave-vaisselle. Transvidez le contenu du bac de cuisine régulièrement dans le bac brun et maintenez fermés les couvercles du bac brun et du mini-bac en tout temps. Vous pouvez également ajouter du bicarbonate de soude dans les bacs pour aider à neutraliser les odeurs. Au besoin, nettoyez le bac brun à l’eau avec un peu de vinaigre ou de savon biodégradable. Saupoudrez les parois internes de bicarbonate de soude (évitez l’utilisation d’eau de javel, hautement toxique).

Gaffes du bac

Certaines matières ne sont pas acceptées dans le bac brun et elles doivent être retirées manuellement par un employé du centre de compostage. Nous parlons ici des produits dangereux comme les batteries et la peinture par exemple. Les matières recyclables telles que les papiers et boîtes cirés, glacés, laminés et multicouches ne sont également pas admises dans les bacs bruns. Le verre et le métal sont également deux matières refusées.

Une pluie d’investissements sur Petit-Saguenay

En économie, l’intervention des pouvoirs publics pour susciter des investissements est l’un des meilleurs remèdes à la crise. Les annonces des derniers mois à Petit-Saguenay confirment bien la théorie, puisque de nombreux projets de développement pourront se réaliser grâce aux contributions des différents gouvernements.

Modernisation de la scierie : le plus gros investissement des 50 dernières années

Scierie Petit-Saguenay marque le pas avec le plus gros investissement des 50 dernières années à Petit-Saguenay : un projet de 7,2 M$ pour moderniser complètement ses installations. Les travaux ont déjà débuté et se termineront au début de l’été 2022. Ils comprennent la construction d’une nouvelle table de triage automatisée et le remplacement d’une grande partie des équipements à l’intérieur de l’usine. Ces investissements ont été rendus possibles grâce à une contribution non remboursable de 1 M$ en provenance du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

Avec ces travaux, l’usine de sciage pourra enfin utiliser pleinement sa garantie d’approvisionnement, composée exclusivement de peuplier faux-tremble, et augmenter sa production d’environ 50%. Pour Frédéric Laliberté, président de Fabrication PFL et propriétaire de l’usine, les investissements permettent d’assurer la viabilité à long terme de la scierie : « L’usine de Petit-Saguenay est de plus en plus intégrée avec celle que je possède à Lévis, ce qui fait en sorte que les deux usines sont interdépendantes et grandissent ensemble. La modernisation augmente donc la rentabilité de mes deux entreprises. Je ne pourrais pas, comme un plus gros joueur, fermer l’usine de Petit-Saguenay lorsque le marché est moins bon. Cela compromettrait l’ensemble de mes activités. »

Le Village-Vacances Petit-Saguenay rafraichit ses installations

Principal employeur de la municipalité, le Village-Vacances Petit-Saguenay a débuté des travaux importants l’automne dernier pour mettre à niveau plusieurs de ses infrastructures. Le bloc sanitaire du camping a été entièrement rénové et une station extérieure de lavage de vaisselle a été ajoutée. La piscine est également en train d’être complètement rénovée, avec des travaux de colmatage des fuites, l’ajout d’un tapis caoutchouté, l’ajout d’un système de chauffage et l’aménagement d’un patio couvert.

Des travaux seront également effectués pour remettre à neuf la piste d’hébertisme et y ajouter un espace pour les bambins. Le sentier multi-usage qui traverse le site sera également rechargé sur toute sa longueur. Du côté de l’Anse Saint-Étienne, un accès flottant au fjord sera installé pour l’embarquement des clients des Croisières Fjord et Baleines, dont l’embarcation passe cette année de 28 à 48 places. Finalement, des améliorations seront apportées au site internet, sur le système de réservation en ligne et avec l’ajout d’un portail client qui permettra à la clientèle de réserver leur repas ou payer leurs activités en ligne.

En ajoutant à cela une hausse importante des travaux d’entretien des chalets, ce sont plus de 600 000 $ qui auront été investis au Village-Vacances d’ici l’automne prochain. Des contributions non remboursables de près de 350 000 $ ont été obtenues à cette fin auprès de Développement économique Canada, de la MRC du Fjord, de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, de l’Association touristique régionale du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de la SADC du Fjord, de la Caisse Desjardins La Baie – Bas-Saguenay et de la municipalité de Petit-Saguenay.

Le ski hors-piste poursuit son expansion à Petit-Saguenay

L’an dernier, un nouveau secteur de ski de montagne s’est implanté sur l’une des montagnes qui surplombent le village de Petit-Saguenay : les Sommets du Fjord. Un sentier d’ascension et deux pistes ont été aménagés pour accueillir les amateurs de ski hors-piste. Par contre, avec le manque flagrant de couvert de neige cette année, peu de gens ont pu profiter des installations au cours de l’hiver.

Loin de se décourager, le comité local poursuivra ses projets de développement au cours des deux prochaines années, avec des investissements prévus d’environ 160 000 $. Entre 8 et 10 pistes seront donc ajoutées au domaine skiable, avec le développement du versant du côté de la rivière du Cabanage et de celui donnant sur le village et la rivière Petit-Saguenay. De l’initiative du comité touristique local, des aires de détente seront également aménagées au pied des pentes, avec des foyers, des bancs et des abris pour se protéger du vent. Ce projet est rendu possible grâce à des contributions non remboursables de près de 125 000 $ de la part du ministère de l’Éducation et de la MRC du Fjord.

Comme l’explique David Gaudreault, membre du comité local, « on va développer le long de la rivière Cabanage et vers le Club des Messieurs, avec une nouvelle sortie dans les champs sur la rue Eugène-Morin. Ce ne sera donc pas surprenant de voir des gens marcher dans le village avec des skis sur les épaules l’hiver prochain. On pourra aussi voir les skieurs dévaler les nouvelles pentes à partir du village, sans que cela ne défigure le paysage. »

Une destination majeure pour la randonnée pédestre

La région du Fjord offre de nombreux sentiers, avec des vues imprenables sur le Saguenay ou l’arrière-pays. Petit-Saguenay tire bien son épingle du jeu dans le portrait régional, avec une offre intéressante et diversifiée. La municipalité souhaite toutefois s’établir comme une destination majeure pour la randonnée au Saguenay – Lac-Saint-Jean, en améliorant les sentiers existants, en en développant de nouveaux et en faisant une promotion plus soutenue du réseau local.

C’est pourquoi des investissements ont été entamés l’automne dernier pour mettre à niveau quatre sentiers : le sentier de la Savane à Pierrot, le sentier du Cap à Don Jean, le sentier du Mont-Alphée et le sentier des Vallées. Les travaux de réfection de ces sentiers, qui ont été rendus possibles grâce à des contributions non remboursables de près de 75 000 $ de la part du ministère de l’Éducation et de la MRC du Fjord, se terminent ce printemps. La signalisation et l’affichage seront installés par la suite.

Dès l’automne prochain, un nouveau sentier sera également aménagé pour compléter la boucle de la Savane à Pierrot via une série spectaculaire de chutes, de cascades et de canyons, toujours grâce à une aide financière de 20 000 $ de la MRC du Fjord. La municipalité aimerait également permettre la réouverture du sentier du Lac Cardinal, l’un des plus beaux lacs de la région, avec la construction d’une passerelle piétonnière, ce qui pourrait se réaliser dans le cadre du projet de relance du Sentier des Murailles qui est piloté conjointement avec les municipalités de L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité.

Un contexte propice à l’investissement

Tous ces investissements se réalisent dans un contexte propice au développement, alors qu’une partie de la population urbaine cherche à s’établir dans des villages comme le nôtre, et où de nombreux programmes gouvernementaux sont mis en place pour favoriser la relance économique. Petit-Saguenay compte bien se positionner favorablement en mettant en valeur ses plus beaux attraits, ses ressources naturelles, sa culture et sa vie communautaire dynamique. Au cours des prochaines années, toutes sortes d’opportunités, à bon prix, s’offriront aux familles et aux villégiateurs pour s’établir. Des investissements municipaux viendront soutenir l’industrie touristique. Des programmes d’aide aux entreprises bonifiés permettront le démarrage et l’expansion des entreprises. Le vent tourne.

Travailler l’été, pourquoi pas !

Crédit photo : prostooleh – freepik.com

En juin, c’est le moment de l’année où  la chaleur commence à se faire sentir. Les gens se pointent le bout du nez dehors et l’envie de réaliser des projets est de plus en plus présente. Les étudiants ne tardent pas non plus à finir leurs enseignements et ont hâte de pouvoir aussi en profiter! Alors, comment tirer profit au maximum de cette saison qui approche? Entre autres, en dénichant ton emploi d’été!

Le travail comporte plein d’aspects positifs

Il est clair que l’obtention d’un emploi permet d’amasser l’argent nécessaire à la réalisation de tes loisirs et de payer tes effets personnels. Mais travailler, c’est bien plus que ça! C’est une façon de rencontrer des gens, de socialiser, de valider tes intérêts pour certains types de postes, de rester actif et de vivre des expériences supplémentaires à mettre à ton CV. Les raisons qui te poussent à vouloir travailler sont importantes à connaître car elles te seront sûrement demandées par les employeurs!

Les entreprises ont besoin de toi cet été

Une panoplie de postes est à combler dans différents secteurs d’activité. Tu pourras certainement trouver un endroit qui t’intéresse. Si tu aimes bouger et que tu es dynamique les emplois en camps de jour ou en restauration, en entretien ou en désinfection sauront t’apporter de beaux défis! Si tu es plutôt du type manuel et que tu souhaites être souvent à l’extérieur, tu peux rechercher des emplois dans les pépinières, les fermes, les centres de jardinage, les entrepôts, les quincailleries et auprès des entreprises en transport et en déménagement. Si le service à la clientèle te motive par le fait de pouvoir côtoyer des gens au quotidien, les commerces de détail devraient attirer ton attention. On y retrouve une foule de commerces comme les épiceries, les dépanneurs, les boutiques et les pharmacies pour combler des emplois à la caisse ou en tant que commis de plancher ou à l’étalage.

Où trouver les empois disponibles?

Plusieurs emplois sont affichés sur les groupes Facebook, un moyen grandement utilisé de nos jours par les employeurs. Il te suffit d’aller les voir et d’y adhérer. Tu trouveras aussi de belles opportunités d’emploi en visitant différents sites Internet que tu pourras connaître en contactant ton CJE le plus près de chez toi! Une foule d’informations pourra t’être remise et toute l’équipe est là pour répondre à tes questions gratuitement!

S’activer autrement

Il peut parfois arriver de ne pas se sentir tout à fait prêt à occuper un emploi. C’est normal! Si tu as envie de t’impliquer, le bénévolat ou l’intégration d’un projet sont des options intéressantes. C’est une façon d’acquérir les connaissances et les aptitudes nécessaires pour intégrer le marché du travail lorsque viendra ton tour.

Si tu as envie de vivre des activités professionnelles, c’est le moment de passer au Carrefour jeunesse-emploi Saguenay afin d’être accompagné dans tes démarches, créer et mettre à jour ton CV, augmenter ta confiance et découvrir que toi aussi, Tu as le potentiel !

Contacte-nous au 418 697-0634 et au cjesag.qc.ca

Le conte, entre tradition et renouveau.

Bonjour tout le monde, Ken Villeneuve conteur, de Sainte-Rose-du-Nord, de l’autre bord du Saguenay, pour me présenter. Je prends un p’tit deux minutes de ton temps pour te parler de ma grande passion, le conte. Parce qu’au Québec, le conte, on a toujours eu les deux pieds dedans.

On s’appelait Nouvelle-France encore pis on se contait déjà des histoires. Les nouveaux habitants se sont mis à adapter les contes folkloriques français à leur nouvelle réalité, à leur nouveau territoire. Le diable français s’est américanisé en quelque sorte. Il est sorti de sa forme bestiale pour incarner, au Québec, un bel homme étranger habillé tout en noir qui surgit de nulle part lors de la veillée de danse pour séduire et détourner du droit chemin une innocente jeune fille.

Le conte porte toujours en lui une morale philosophique. Après avoir adapté les histoires folkloriques françaises, les conteurs se sont mis à raconter la vie quotidienne des gens dans les villages, à devenir des chroniqueurs du quotidien, la grange du rang 2 a brûlé, samedi prochain y’a un bi, la petite Tremblay du détour croche pis le grand Lavoie du village vont se fiancer…. Genre. Le conteur se promenait de village en village et enlignait ses histoires en fonction de l’auditoire présent. Les histoires évoluaient de soirée en soirée, chaque fois un peu différentes mais pareilles quand même.  Le diable contre ti-jean et son violon, le curé, l’homme-fort, le coureur rapide, le canot volant, mille et une versions différentes au fil du temps.

Au fil du temps, le conteur s’est mis à raconter l’histoire de son coin de pays, sa propre histoire en quelque sorte, comme si en la disant il la faisait vivre à nouveau pour ne plus jamais l’oublier

Chaque village, chaque fond de rang, chaque quartier des grandes villes a eu son conteur. Encore aujourd’hui, dans un renouveau du conte au Québec où les scènes pour se produire sont nombreuses, l’expérience reste la même. Ensemble dans un endroit confortable, bercés par la parole du conteur, les gens sont invités à tourner leur regard vers eux-mêmes, à réfléchir et philosopher sur la grande nature humaine.

Sur ce, au plaisir de vous voir au détour du chemin des spectacles de contes, peut-être le 28 août au Jardin des défricheurs dans le cadre d’une soirée Dans ma grange, concept de souper sur feu de bois et contes, avec en vedette le chef Jonathan Grenon de L’Auberge des Battures, un concept à ne pas manquer, cré-moé sur parole!

Les souffleurs de rêves du fjord du Saguenay

Madame veuve Grégoire Côté, née Mélanie Houde, du rang Saint-Laurent à l’Anse-Saint-Jean, naquit en 1893 et passa sa vie à travailler sur sa ferme.

Madame Grégoire Côté.

Madame veuve Grégoire Côté, née Mélanie Houde, du rang Saint-Laurent à l’Anse-Saint-Jean, naquit en 1893 et passa sa vie à travailler sur sa ferme. Voici ce que monsieur Laforte raconte au sujet de cette femme. « Je garde de cette conteuse le plus agréable des souvenirs : une femme sympathique, causeuse extraordinairement intéressante, possédant un humour peu commun. Elle associait à la parole une mimique fantastique lorsqu’elle contait; tout allait de pair, les yeux, la figure, le corps et les mains ».

Monsieur Laforte rencontra madame Côté à deux reprises en 1954 et 1955. Elle avait encore en réserve plusieurs contes.

Avec sa charrette aux merveilles, madame Côté nous apporte, dès ses premières paroles, un adorable petit conte d’animaux La souris et le charbon de feu.

C’est l’histoire d’une petite souris qui déchire sa panse en éclatant de rire à la vue de la noyade du charbon de feu. 

Le clou de ce conte illustre un enjeu qui est encore très actuel pour nous aujourd’hui : l’interdépendance du genre humain, des animaux et de la nature. Dans ce conte, la collaboration des êtres de la création est un maillon indispensable à la fabrication du produit qui permettra de réparer la panse de la petite souris qui est l’héroïne du conte : rivière-prairie-vache-eau-habitant-meunier-truie-cordonnier.

Madame Côté poursuit notre enchantement avec Le petit blanc.

Avec ce conte, la semeuse de rêve nous fait vivre les aventures d’un petit garçon pauvre, nommé le petit Blanc, amené par mégarde sur un bateau en pleine mer et qui aboutit, après un naufrage, dans une cabane de sauvages d’où il réussira à s’enfuir.

Tout au cours de ses péripéties, le petit garçon est assisté par une princesse séquestrée par des fées. À la fin, le petit Blanc est secouru par un vieux sauvage trépassé qui l’empêche de se noyer.

Avec son dernier récit, La petite mange-enfants, la conteuse nous introduit dans le monde magique des fées.

Une petite fille a comme marraine une fée qui lui défend d’entrer dans sa chambre. Elle lui désobéit et s’obstine à ne pas avouer à la fée la faute qu’elle a commise. À cause de son entêtement, la fée va lui faire subir toutes sortes de difficultés et de misères : perte de la parole, disparition de ses enfants, propagation de soupçons qu’elle les mange.

Monsieur Lavoie, de l’Anse-Saint-Jean, est né en 1892. Avant de tenir magasin en 1954, il avait été un ancien coureur des bois. Il était un spécialiste des contes d’animaux; ses personnages préférés étaient le boeuf, le cheval, le chat, le cochon, la poule, la dinde, le renard, le chien et la biche. Son répertoire ne se limitait pas à ce type de contes. Il avait aussi en mémoire plusieurs contes merveilleux.  

Monsieur Johnny Lavoie

En commençant, monsieur Lavoie nous charme avec un des contes d’animaux les plus répandus et les plus appréciés au Canada Le renard parrain.

Après avoir volé le beurre, le petit renard gourmand est roué de coups et abandonné par ses frères; il est recueilli par un charretier à qui il vole des poissons et il fait croire à ses frères, pour se venger, qu’il a pêché ces poissons avec sa queue.

Ensuite, il nous file un conte merveilleux L’ours qui marie une fille.

L’héroïne de ce récit part à la recherche de son prince qui a l’apparence d’un ours durant le jour et devient un beau prince la nuit. Grâce aux informations d’une vieille, qui vit dans le bois, elle réussit à retrouver son prince et à se faire reconnaître par lui le jour même de son mariage à une princesse étrangère.

Le conteur continue notre envoûtement avec Les trois filles vendues aux trois chevaux.

Un père vend ses trois filles à trois chevaux. Tit-Jean, le dernier de la famille, part pour retrouver ses trois sœurs et les libérer du géant qui les retient captives.

Tit-Jean saisit un pigeon et lui fait subir une pression pour qu’il ponde l’œuf qui contient la vie du géant. Il écrase l’œuf sur le front du géant qui meurt.

Avec La lampe merveilleuse, monsieur Lavoie nous transporte, pour notre plus grand plaisir, dans un monde fantastique.

Tit-Jean découvre une vieille lampe merveilleuse qui lui procure par magie (en la frottant sur lui) tout ce qu’il veut.

Un jour, sa princesse échange à un étranger cette vieille lampe pour deux lampes neuves.

Triste et désemparé, Tit-Jean part à la recherche de sa vielle lampe. Trois fées, qui sont la reine de toutes les bêtes de la terre, la reine de tous les oiseaux dans l’air et la reine de tous les poissons en mer, vont lui apporter tout un coup de main.

Un gibier, un rat et une souris vont aider Tit-Jean à récupérer sa lampe au fond de la mer.

Pour finir sa fête du conte, monsieur Lavoie nous laisse sur un note des plus savoureuses avec une petite histoire romanesque et amusante Les trois petits cochons.

C’est Tit-Jean qui réussit à captiver et à marier la princesse tout simplement en se promenant devant son château avec ses trois beaux petits cochons gras aux couleurs remarquables.

Monsieur Jos Boudreault est né en 1902. Il demeurait dans le rang Saint-Étienne à Petit-Saguenay en 1954. Il a surtout travaillé dans les chantiers de Dolbeau et Les Écorces où il était «jobbeur » pour la compagnie Price et conteur le soir pour ses hommes. Il était aussi défricheur et cultivateur en été. Il avait dans son répertoire beaucoup de contes merveilleux et à rire.  

Monsieur Jos Boudreault

Monsieur Boudreault pique notre intérêt et notre curiosité, dès le départ, avec une histoire concernant l’au-delà La fille qui a marié un mort.

Une fille veut absolument se marier avec un mort. Une fois mariée, le mort amène son épouse dans l’autre monde. Six mois après le mariage, les frères de la mariée ont le goût de revoir leur sœur et partent à sa recherche.

On retrouve dans ce monde de la mort le chemin du bien, celui plus difficile, emprunté par le troupeau de moutons des religieuses et qui mène à la cathédrale, et le chemin du mal, la route de l’eau, plus aisée, qui conduit chez le diable.

Après ce récit « sérieux et un petit peu moralisateur », le conteur sent le besoin de nous détendre avec un conte à rire Le téléphone au ciel.

Tit-Pierre, le héros du conte, est un paresseux. Malgré tout, il réussit à trouver une femme et l’épouse après de rapides fréquentations. Sans travail, acculé au pied du mur par des échéances, Tit-Pierre doit trouver le moyen de s’en sortir. Alors, il invente tour après tour pour duper son propriétaire naïf et obtenir de lui gratuitement logis, chauffage et nourriture.

Il commence à berner son propriétaire avec l’épisode de trois petits renards instruits, puis avec celui du téléphone au ciel et enfin avec la mort simulée qui achève le récit dans un esprit grivois. Son épouse le seconde toujours sans jamais rien lui reprocher.

Monsieur Ernest Gagné

Mon grand-père, cet artiste de l’art du récit, débute sa narration avec le conte de La reine blanche qui s’étale sur soixante-six pages. Rien de moins! Cette histoire ouvre toute grande la porte du merveilleux pour nous introduire dans le monde des châteaux fabuleux et magiques, dans les pays des princesses, des géants et des fées.

Ce conte est une suite d’exploits merveilleux.

Le héros, Dole, fait la conquête de trois objets merveilleux avec l’aide d’un petit cheval : le baril de vin qui ne se vide jamais, la lune qui éclaire à sept lieues et la bague dans laquelle on voit l’univers.

Puis, Dole part à la recherche de Théophida et lutte contre la Reine Blanche.

Avec son conte La courroie, mon grand-père continue à nourrir notre enchantement et notre étonnement.

Tit-Jean et un roi prennent le pari de ne pas se fâcher. Dans ce marché, Tit-Jean, un homme pauvre mais rusé, qui n’a rien à perdre, s’oppose à un roi insouciant qui ne sait qu’inventer pour passer le temps mais qui a tout à perdre.

Sachant cela, Tit-Jean, le héros de ce conte, ne se gênera pas pour profiter de toutes les occasions de dépouiller le roi de ses biens, de lui enlever même « un pouce d’épais » de chair, car tout est permis sauf de se mettre en colère.

Après nous avoir plongé dans ce merveilleux, mon grand-père passe au rire en nous racontant cinq menteries drôles et plaisantes.

L’œuf de jument

Une femme se métamorphose presque en poule ou en jument lors de la couvaison, assez en tout cas pour en adopter les attitudes, la femme devient maligne, elle glousse et refuse même la présence du mâle, son mari. Quant à celui-ci, il endossera la robe de son épouse, car couver est avant tout un rôle féminin.

Les boules de prophétie

Dans cette histoire, Tit-Jean réussit à extorquer l’argent d’un hôtelier et de trois voyageurs grâce à ses trois « boules de prophétie » et à sa « calotte-qui-paye ».

Saint-tue-le-veau

C’est un conte qui met en scène trois garçons dont l’ensemble des noms tend à décrire le crime qu’ils ont commis : Saint-tue-le veau, Paye-à-même-ton-butin et Sacrée-bête-tu- comprends-point.

Encore une fois, on verra que le crime paye bien ses auteurs pourvu qu’ils soient futés et qu’ils dupent des sots.

La vache malade

C’est un fabliau où une femme, croyant que le curé a guéri sa vache en retroussant sa soutane et en se croisant les jambes, applique la même médecine au curé quand il tombe malade : l’éclat de rire de ce dernier fait crever l’abcès.

La soupe aux choux faite avec du lard

Ce récit tourne autour des plaisanteries à propos du confessionnal.

Le curé, voulant absoudre trois pécheurs, leur ordonne une pénitence à faire privément; mais comme ils la font publiquement, la pénitence se change en une procession officielle plus honorifique qu’humiliante.

LES CONTES SCATOLOGIQUES

Dans l’abondante moisson de contes recueillie à L’Anse-Saint-Jean et aussi ailleurs au Québec, il y avait une catégorie de contes appelée scatologiques. On les nommait ainsi parce que la nature et les propos de ces contes se rapportaient aux excréments et aux plaisanteries autour du pipi, caca, fesses et culottes.

Dans ce genre de narration, un mot qu’on rencontre très souvent, c’est celui de marde. Ces contes présentaient, par ailleurs, un intérêt certain pour mieux comprendre la mentalité populaire.

C’est pourquoi, en 2003, Conrad Laforte décide de consacrer un recueil aux « Contes scatologiques de tradition orale »[1].

Cet ouvrage rassemble quelques trente-cinq contes dont quelques-uns proviennent de madame Grégoire Côté de L’Anse-Saint-Jean et de mon grand-père.

Dans ces contes, on se moque allègrement des fonctions d’élimination du corps. Par ailleurs, on aborde la sexualité humaine avec beaucoup de réserve et un respect certain de la fonction de reproduction; un trait qui était aisément observable de l’humour traditionnel Canadien-français. Tout au plus, le conteur dira : « Ils se sont couchés et ils ont fait leur petite affaire », sans plus, avec très peu de double sens et sans jamais faire allusion aux organes sexuels.

Luc Lacoursière disait, à propos de ces contes scatologiques, « que le peuple des campagnes riait de bon cœur aux farces scatologiques, tandis que la classe aisée des grandes villes préférait les histoires sur le sexe. La scatologie est en soi tout à fait inoffensive. Mais, tout bien considéré, les farces, qui ridiculisent le sexe, ont tendance à dévaloriser ce qui est essentiel à la survie de l’humanité ».

La verve et l’humour de madame Côté et de mon grand-père dans ces contes scatologiques ne sont pas sans nous rappeler la belle truculence de Rabelais et confirment, encore une fois, notre lien inaltérable avec le Moyen Âge français. La libération des mœurs a permis de mettre au jour, et de sortir de l’enfer, tout un répertoire de contes, offrant un moment de lecture tout à fait agréable et même hilarante aux lecteurs et lectrices qui savent que « couler un bronze est souvent moins honteux que récupérer l’or mal acquis ». [2]

« On ne peut plus brun par moments »

 Beuproute et cendrouillonne (Madame Grégoire Côté, née Mélanie Houde)

C’est un veuf qui a une jolie petite fille qui s’appelle Cendrouillonne. Un jour, il marie une veuve avec une petite fille qui est très laide qu’on nomme Beuproute.

Cendrouillonne vient en aide à une bonne fée, après quoi de belles roses lui sortent de la bouche. Par contre, sa méchante sœur, qui refuse de venir en aide à la fée, reçoit une punition : « Quand tu parleras, ma petite fille tu beugleras; quand tu marcheras, tu pèteras». 

Les trois médecins fabuleux (Madame Côté)

Ce sont trois gars désœuvrés qui décident d’aller apprendre un métier et de se revoir par la suite au même hôtel. Au bout d’un an et un jour, mes trois gars se rencontrent à nouveau à l’hôtel.

Ils ont appris le même métier, soit celui de docteur, mais avec des spécialités différentes.

Avant de se coucher, Pierre s’arrache un œil et le dépose dans un bassin, Joseph fait de même en se coupant le bras et Jean en s’enlevant le cœur.

Au petit matin, la femme de chambre vide au complet le bassin dans le chaudron pour faire cuire le déjeuner.

Aux cris des docteurs, la femme, désespérée, leur rapporte le bassin mais avec d’autres organes : un œil de chat, un bras de voleur et un cœur de cochon.

C’est ainsi qu’avec son œil de chat, Pierre est toujours porté à chasser les petites souris, Joseph, avec son bras de voleur, est constamment tenté de mettre dans sa poche tous les ustensiles de la table et Jean, avec son cœur de cochon, a seulement le goût de manger de la marde!

La statue qui chie (Monsieur Ernest Gagné)

C’est l’histoire d’une vieille qui se rend tous les jours à l’église pour prier la statue de saint Fièque. Un bon jour, la statue disparaît. La vielle se met à sa recherche et la retrouve dehors. Comme d’habitude, après l’avoir prié, elle embrasse les pieds de la statue. Des jeunes, voyant le geste de la bonne femme, se disent : « On va lui jouer un bon tour ». Ils beurrent les pieds de la statue avec du caca. Vous devinez la suite!

La princesse mariée à un corbeau (Ernest Gagné)

C’est un roi qui aimait la chasse épouvantablement. Un jour, il aperçoit un vieux corbeau tout laid dans un arbre et au moment où il s’apprête à tirer, le corbeau lui fait défense de faire feu, sinon il lui arrivera un grand malheur.

Le roi tire quand même et passe à côté du corbeau. Aussitôt, le roi se trouve calé dans la terre jusqu’au cou. Avant de mourir, il demande au corbeau comment faire pour se sortir de là. Pour le sauver, l’oiseau lui demande une de ses trois princesses.

Le roi donne au corbeau sa plus jeune princesse. Elle embarque sur le dos de l’oiseau et les voilà en route vers son beau grand château.

Tous les soirs, le corbeau couche au pied du lit de la princesse. Un soir il lui dit : « Si tu me promets de garder silence, je me transformerai en un beau prince avec qui tu pourras coucher tous les soirs ». La princesse jure au corbeau qu’elle sera fidèle. Comme de fait, l’oiseau est beau prince la nuit et corbeau le jour.

Un bon jour, lors d’une visite auprès de son père, le roi, et de ses deux sœurs, la jeune princesse leur déclare qu’elle ne couche avec un vieux corbeau mais plutôt avec un beau prince.

Aussitôt la promesse brisée, le corbeau vient hors de lui-même. Comme punition, la jeune princesse devra rester seule au château et ne plus voir son corbeau pendant sept ans.

Avant de partir pour un autre royaume, le corbeau donne à sa jeune princesse une plume magique En l’invoquant, la jeune fille pourra accomplir tout ce qu’elle veut. S’ensuit alors toute une série d’aventures cocasses et scatologiques.

À la fin, elle retrouvera son corbeau qui sera désormais toujours beau prince la nuit et le jour.

La femme qui ne mange pas  (Ernest Gagné)

C’est bon de vous dire qu’il y avait un roi tellement avare qu’il voulait se marier seulement avec un femme qui ne mange pas. Un jour, le seigneur, voisin du roi, dit à sa fille : « On va lui jouer tout un tour. On va l’inviter à venir prendre au bon repas mais tu ne mangeras pas et tu lui diras que ça fait trente ans que tu ne manges pas. Tu vas tomber dans ses goûts ».

Comme de fait, le roi est très impressionné et demande à marier la fille dans deux à trois jours.

Pour que sa fille ne trouve pas ça trop long de ne pas manger pendant quelques jours, le seigneur la bourre de sept à huit assiettées de ragoût.

Durant la nuit de noces, alors que le roi dort, la digestion du ragoût commence à se faire. La fille a toutes sortes de crampes dans le ventre. Elle n’est plus capable de se retenir. Elle pogne un vase et se met dessus et le remplit jusqu’à ras bord. Ensuite elle fait de même avec les bottes, le chapeau et la flûte du roi. On s’imagine ce qui s’est produit lorsque le roi a mis ses bottes et son chapeau et commencer à souffler dans sa flûte!

Le roi a eu une vilaine leçon le premier jour de son mariage : il a constaté que sa femme mangeait comme toutes les autres.


[1] Contes scatologiques de tradition orale, contes recueillis par Conrad Laforte, Éditions Va bene, 2003

[2] « Couler un bronze » est une expression utilisée depuis la fin des années 1950. Elle réfère au terme familier « Œil de bronze » qui désigne l’anus. On peut aisément deviner que le terme « bronze » renvoie aux défécations qui en résultent.

Le tour du Fjord

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Pastiche du texte du tour de L’Ile de Félix Leclerc

Œuvre collective des secondaires 5 de l’école Fréchette

Pour supporter le décor

Et voir le nord,

Y’a le bord du Fjord,

Cent-cinq milles

De choses tranquilles,

Pour oublier grande blessure

Dessous l’armure,

Été, hiver,

Y’a le bord du Fjord

Et sa Côte-Nord

Le Fjord c’est comme de l’or,

C’est haut et fort

Avec son réconfort

Avec des abords, des corridors

Et ses anticorps,

En février la glace se tord

Comme sa flore.

Et en mai la rivière mord

Sur ses aurores

Au mois de mai, un vrai cinéma

Voilà les bélugas,

Au mois de juin

Parties les oies

Mais nous les gens de la paroi,

Les descendants des Pays d’en Bas,

Présents au combat,

Surtout l’hiver

Comme notre bois

Des climats d’Alaska

Maisons de bois,

Maisons de pierre,

Clochers pointus,

Et dans le fond de notre panorama de silence,

Bienvenue sur le bord du Fjord

Le Trou de Vieille, au Petit Lac Ha!Ha!

Tobie gagnon et sa femme Delvie ... ou Devie!

La tradition orale garde vivantes les histoires des premières familles d’un village. De génération en génération, on se transmet des anecdotes qui parfois deviennent des légendes. Voici l’histoire du Trou de la Vieille, ça se passe du côté du Petit Lac Ha!Ha! dans les années 1880.

Elle nous parle d’une femme d’origine autochtone, son nom change selon les documents consultés, on la nommait Devie, Ludivine ou Delvie, Derie parfois aussi, et pour son nom de famille, ce serait Guy ou Guay, dépendant. Ce qui est certain, c’est que c’était la femme à Tobie Gagnon, il l’avait rencontrée dans une tribu et l’avait ramenée chez lui pour la marier.

« C’est une histoire qui n’est pas contée souvent, elle n’est même jamais contée, pourtant ça fait plus de 140 ans qu’elle vit dans la mémoire des Gagnon, » confie Sylvie Gagnon, ancienne directrice générale de la municipalité de Ferland-et-Boilleau. « À ce qu’on m’a raconté, le grand-père à mon père, Tobie Gagnon, il gardait au Petit Lac HaHa! et sa femme, elle savait où le poisson se trouvait, elle savait repérer les endroits les plus poissonneux. Du coup tout le monde, encore à l’heure actuelle, perpétue la tradition et annonce fièrement : on va aller pêcher au Trou de la vieille. Ce coin est même nommé sur les cartes au Petit Lac Ha!Ha! en l’honneur de mon arrière-grand-mère ! Elle trouvait tellement de poissons qu’on disait qu’elle remplissait sa chaloupe à tout coup ! »

Delvie ou Dérie, son nom a certainement été francisé et ainsi transformé, ne parlait pas beaucoup et restait très mystérieuse. Elle est née en août 1848, on ne sait pas de quelle tribu elle venait, mais on sait que c’est elle qui montrait à ses garçons comment tirer. Tobie lui est né en juillet 1850, il était sans doute toujours parti, comme tous les coureurs des bois!

« Tobie Gagnon, il portait le même nom que son père et restait au lac des Cèdres, tout seul avec sa famille, ils étaient un peu sauvages. Léonce mon grand-père, le fils de Tobie, me racontait souvent l’histoire de son père, de comment il avait rencontré sa femme qu’il aurait connue dans une tribu avant de partir avec… comme j’étais romantique et souvent chez mes grands-parents, j’aimais me faire raconter cette histoire, » se souvient Sylvie Gagnon. 

C’est au cours de la deuxième moitié du 19e siècle que le chemin de La Baie a été construit. Ce parcours était, à l’époque, le seul qui reliait La Baie (Saguenay-Lac-Saint-Jean) à Saint-Urbain (Charlevoix). Pour traverser le Petit Lac HaHa!, il fallait prendre un bac relié à l’autre rive par une corde et des poulies. Sur le chemin de halage, des chevaux tiraient les embarcations. Et c’est Tobie Gagnon qui s’en occupait. « La route entre St-Urbain et La Baie, c’était le chemin emprunté par les autochtones, on l’appelait la route des sauvages. Mes arrière-grands-parents étaient installés là, le long du chemin, du côté du lac des Cèdres, mais ils étaient tout seuls, jamais d’autres familles se sont installées là. Mon arrière-grand-mère est morte depuis belle lurette, mais on parle encore du Trou de la Vieille … on parle encore d’elle du côté des Gagnon, même si on ne sait pas son nom ! »

Les jeunes de Marie-Médiatrice racontent…

La fois où je suis tombé à l’eau.  

Quand j’avais 3 ans, j’habitais à Sainte- Rose-du-Nord. J’aimais déjà pêcher la truite en rivière. On est allés en auto trouver un spot. On en a fait plusieurs mais pas de truite. Nous allions partir quand on a vu un beau spot. On est descendus de l’auto et on a commencé à pêcher. Nous avons pris cinq truites et quand j’ai voulu les nettoyer, je suis tombé la face première dans l’eau. C’est une histoire de pêche qui se termine en faisant rire tout le monde. 

Isaac Faucher, 6e année

Une anecdote de pêche  

 Un jour, je suis allé à la pêche avec mon ami Isaac sur le chemin Sainte-Thérèse. Le père d’Isaac est venu nous chercher et il s’est arrêté dans le milieu de la route pour nous faire embarquer. Comme il fallait se dépêcher, j’ai refermé la porte sur ma canne à pêche et on est partis comme ça; la canne à pêche sortie de la voiture. C’est une anecdote qui nous a fait bien rire.  

Dylan Lavoie, 5e année

Ma première fois à la pêche    

Tout d’abord, j’étais avec mon père, mon grand-père et mon oncle.  Nous étions allés pêcher à La Baie. On s’est installés avec la tente de mon oncle. Ça n’a pas mordu tout de suite. Après dîner, j’ai donné quelques coups pour attirer le poisson. Et tout à coup, la canne à pêche a baissé et j’ai tout de suite donné un gros coup avec ma brimbale. Quand j’ai sorti la morue, j’étais très impressionné car c’était la première fois que j’attrapais un gros poisson comme ça. Mon père m’a pris en photo et tout le monde était fier de moi.

Alexis Tremblay, 6e année  

Quand j’ai couché chez ma cousine…

Nous avons mis du vernis sur nos ongles; nous nous sommes fait un masque et nous avons fait des tik tok. Son frère n’arrêtait pas de venir dans sa chambre nous déranger. Ensuite, nous avons mangé des nez de cochons, notre recette préférée : du pain enroulé avec du Nutella ou du beurre d’arachides. Nous nous sommes couchées très tard. Nous avons bu un chocolat chaud et je portais un pyjama de licorne avec des arcs-en-ciel dessus. Le lendemain, nous avons écouté la télé et nous sommes allées acheter des bonbons.  Enfin, pour terminer cette belle journée, nous sommes allées à la pêche.  

Jolianne Corriveau, 5e année

Les défis scientifiques

 Vendredi le 14 mai en après-midi, nous avons vécu des défis scientifiques. Nous avons fait le défi du four solaire. On a déposé un œuf dans le four que nous avions fabriqué quelques semaines avant. Notre expérience consistait à regarder si l’œuf allait cuire ou non. Mais on a constaté que lorsque l’œuf était sur une plaque d’aluminium, en le mélangeant, il était presque cuit.

Notre deuxième défi était de faire une cabane solide avec des papiers journaux, des bouts de bois et du papier collant. Le but était qu’Hugo, un élève de première année, puisse s’assoir dedans. Il y avait deux équipes. On s’est bien amusés et les deux équipes ont su relever le défi.   

Notre dernier défi était de nettoyer la cour de l’école et le Parc des Artistes. En équipes de 2 ou 3, nous avons reçu un bac et des gants et nous devions le remplir de déchets. Grâce à madame Johanne , madame Marie-Chantale  et monsieur Simon nous avons eu un très bel après-midi. 

Naomie Gagné 5e année 

Un nouveau logo à l’image du dynamisme de Petit-Saguenay

La municipalité de Petit-Saguenay s’est dotée à l’automne 2020 d’un plan de marketing territorial afin de mieux faire connaître ses attraits touristiques, sa qualité de vie et son dynamisme communautaire. L’une des premières étapes de ce plan consistait à adopter une nouvelle image de marque.

Pour ce faire, la municipalité de Petit-Saguenay a donc mandaté en février dernier un comité citoyen pour collaborer avec LÜM design, une équipe de design graphique du Saguenay composée de Annie Perron, Marielle Couture et Maud Wallerich. Le mandat qui leur a été confié était de proposer un renouvellement de l’image de Petit-Saguenay qui serait représentative des éléments caractéristiques du territoire et de la communauté. Concernant le premier, les éléments identifiés étaient les montagnes, le fjord et les incomparables couchers de soleil au quai.

Pour le deuxième, c’est la mobilisation populaire qui a été identifiée comme élément représentatif de la communauté, alors que l’expérience du 100e de la municipalité demeurait fraîche dans la mémoire des membres du comité. Tous étaient d’accord pour dire que cet effort de se raconter a permis une prise de conscience collective de l’histoire du village, de ce qu’il est devenu et de ce qu’il aspire à devenir. En plus d’être représentatif de ce récit, les objectifs étaient que le logo soit original, qu’il puisse se développer en un univers visuel attractif pour soutenir les efforts de développement, et qu’il puisse s’inscrire dans la durée.

L’équipe de LÜM a souhaité entreprendre une démarche participative avec la communauté. Ces professionnelles de l’image sont donc venues en visite à Petit-Saguenay un samedi d’avril. Elles ont visité les lieux et ont pu échanger avec le Cercle des fermières, le comité des familles et les artisans David Gaudreault et Kathleen Bergeron. Elles ont même eu la chance de se faire raconter le village par le conteur Élias Côté, avec les montagnes du fjord en arrière-plan. Ces rencontres ont grandement nourri leur processus créatif.

Le résultat de cette démarche vous est donc présenté ici, et évoque l’essence des échanges entre les différents acteurs qui y ont généreusement participé. Le logo met en scène le coucher de soleil et les montagnes si caractéristiques de Petit-Saguenay, ainsi que la communauté, représentée comme des oiseaux de passage. La palette de couleurs rassemble le vert mousse du lichen que l’on retrouve sur les rochers ou certaines maisons vernaculaires, le bleu indigo des profondeurs du fjord ainsi que le rouge orangé éclatant des spectacles au quai. Cette nouvelle image se veut le reflet du dynamisme du milieu, des efforts de mobilisation et des projets en cours et à venir qui contribuent significativement à assurer un avenir prospère pour Petit-Saguenay.

En plus de ce logo plutôt doux et sobre, deux autres déclinaisons ont également été créées, avec un design plus spectaculaire et qui pourront être utilisées pour la promotion des activités touristiques ou culturelles par exemple. Le tout s’intégrera à merveille dans les outils de communication de la municipalité qui sont en train d’être développés, comme le nouveau site internet qui sera bientôt lancé.

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