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La Ferme d’en Haut, à l’Anse-St-Jean

Jf Bernier, Jacinthe Croteau, Marie-Hélène Belzile et Jean-François Gravel, les acteurs du projet de la Ferme d'en Haut.

La pluie tombe enfin ce matin sur le sol qui avait soif. J’essaie de décrire tranquillement le projet de notre ferme, pour vous le présenter, et pour le saisir en même temps! Comme s’il me fallait prendre un recul pour mieux voir!  C’est si beau et si prenant!

Les cerisiers, les amélanchiers et les sureaux sont en fleurs dans la haie brise-vent; les oiseaux chantent de partout et les grenouilles peuplent les étangs conçus pour l’irrigation. Hier on a vu avec joie des chauves-souris survoler le terrain et des abeilles butiner dans les fleurs. On est quatre fous dans ce projet et tous débordés par l’ouvrage.  C’est le début de la troisième saison pour l’équipe de la Ferme! Ça grouille de partout! Marie-Hélène Belzile et Jean-François Gravel s’affairent à préparer les parcelles de maraîchage, Jf Bernier prend soin des cochons puis moi des veaux et de la serre. Il y a de quoi faire de longues journées et ça ne prend pas un long protocole pour s’endormir le soir! 

Les cochons rustiques, un mélange de Large black et de Red wattle, élevés au pâturage, se sont réfugiés pour la nuit dans leurs cabanes triangulaires et dorment en ronflant, collés les uns sur les autres dans la paille sèche.

Tantôt ils sortiront au sifflement de Jf qui les a entraînés comme le chien de Pavlov, à venir manger du grain de la microbrasserie. Puis ils vireront la terre avec leur groin et joueront dans la boue. C’est leur quotidien! Ils ont l’air bien!

Il y a aussi les veaux qu’on engraisse dans les champs. Pour l’instant, comme ils sont encore petits, ils vivent dans la grange et boivent du bon lait chaud deux fois par jour. Ce sont des veaux de différentes espèces récupérés des fermes laitières de la région­ – Jersey, Holstein, Angus et Blonde d’Aquitaine. Le troupeau de 12 veaux passe l’été avec nous, puis repart pour la boucherie tard en automne. Chaque année, je regarde les veaux partir avec la larme à l’œil…

En plus de les aimer, ils nous sont bien utiles ces animaux! C’est eux qui engraissent le sol tout au long des saisons! Leur fumier, mélangé à celui des poules et des chevaux du Centre équestre, est combiné à du bois raméal fragmenté (BRF). L’année dernière, avec la participation des élèves de l’école Fréchette, on a eu accès en plus à une belle quantité de feuilles mortes qui a servi de litière pour les cochons durant l’hiver. Les truies ont donné naissance à notre troupeau actuel dans les feuilles ramassées par les élèves! Puis on a ajouté ces feuilles au tas de fumier et de BRF! C’est ce compost qui est présentement utilisé pour aider les cultures à « profiter »! Les jeunes nous ont aussi aidé à ramasser la roche dans le champ qui servira de pâturage aux veaux l’été prochain! On a plein d’aide, de tout bord, tout côté!

Le compost est étendu dans les parcelles où on cultive sur une surface deux fois plus grande que l’année passée une trentaine de légumes différents, de cultivars variés. La serre est une jungle où poussent tomates, concombres, poivrons et quelques fleurs pour le plaisir des yeux!

Ainsi, fraises, framboises, asperges, fleurs d’ail, choux rave, laitues, mesclun, tomates, concombres, et tous les autres produits frais et délicieux en processus de certification biologique sont descendus au kiosque chaque jour de l’été et jusqu’à l’Action de grâce, environ. Le kiosque est ouvert en tout temps et vous pouvez vous procurer ces denrées de façon autonome! Les restants de jardins sont redonnés aux animaux… et puis la boucle est bouclée!

En fait c’est ça : j’essaie de décrire notre projet d’une façon linéaire, mais ça ne marche pas : c’est un système! Ou un arbre! Oui c’est ça : le projet de la Ferme d’en Haut, c’est un arbre!

Venez visiter notre site web pour réserver des parts de récolte ou de la bonne viande pour l’hiver : www.lafermedenhaut.com

Petit-Saguenay mise sur l’attractivité

L’un des moyens pour contribuer à dynamiser un village comme Petit-Saguenay est de développer l’attractivité de son territoire. En d’autres mots, il s’agit de travailler à exposer pourquoi il constitue un lieu intéressant pour les nouveaux arrivants, les visiteurs et les entrepreneurs.

Pour ce faire, le milieu a divers outils issus du marketing territorial à sa disposition. Les grandes métropoles de ce monde ont été les premières à les utiliser : Montréal, New York, Barcelone, Amsterdam ou Lyon sont autant d’exemples de villes qui ont misé sur leur identité visuelle pour maximiser leur pouvoir d’attraction. 

De plus en plus, les villes de taille moyenne, mais aussi les MRC, sous-régions et villages s’attèlent à la tâche pour ne pas manquer le bateau dans ce monde mené par la communication et l’image. C’est d’autant plus vrai au temps de la pandémie de COVID-19, qui accentue la migration vers le monde numérique. Parmi d’autres agglomérations qui se sont lancées dans cette course, on peut mentionner Chibougamau, Chapais, les îles de la Madeleine, la MRC d’Avignon en Gaspésie, ainsi que les MRC de Kamouraska et de l’Islet.

L’objectif est donc de créer et de mettre en valeur un univers visuel associé au nom de Petit-Saguenay. Une vague d’intérêt pour les régions a été constatée depuis les dernières années et s’est récemment accentuée. Pour être en mesure de tirer notre épingle du jeu, nous devons travailler à identifier nos atouts et nos couleurs dans le but de construire une vision du développement local et une offre touristique capable d’intéresser les publics à courtiser.

Les piliers de cette stratégie sont le territoire, la communauté, la vie de famille et la qualité de vie. Mais pour aller plus loin encore, il importe de trouver ce qui distingue Petit-Saguenay des autres milieux et d’exploiter cette différence pour en faire un vecteur d’attraction. On peut penser par exemple aux falaises qui bordent le village, aux paysages de Saint-Antoine sous une couche de neige, à la pêche, à l’école, aux points de vue sur le fjord, à l’agroalimentaire ou au travail des artisans.

À l’instar d’autres initiatives prises par les villes et villages, il est possible de développer des stratégies pour concevoir un tourisme de proximité, solidaire et écologiquement responsable, davantage intégré à la vie communautaire. En préparation de la prochaine saison, la municipalité se dotera d’un nouveau site web, d’un nouveau logo, et diffusera des contenus visuels et des vidéos promotionnelles pour inviter les voyageurs à venir se ressourcer dans notre coin de pays. Avec un peu de chance, peut-être décideront-ils d’y rester plus longtemps que le temps des vacances.

Par la même occasion, ce positionnement contribuera à augmenter la cohésion entre les différentes initiatives de développement et à raviver le sentiment d’appartenance des membres de la communauté. À l’image des changements qui s’opèrent dans nos sociétés, il est temps de se réinventer !

Cette démarche pourrait bien permettre d’attirer de nouveaux projets, des talents et des idées, de jeunes familles pour remplir les classes de notre belle école et des voyageurs pour parcourir nos sentiers fraîchement réaménagés, été comme hiver. C’est tout au moins l’ambition portée par la municipalité et ses partenaires.

La chronique de Jay

Alors que l’année 2021 commence à prendre place, les étudiants sont de retour sur les bancs d’école, oups pardon, derrière leurs écrans. Étant étudiant à temps plein à l’Université du Québec à Chicoutimi, au baccalauréat en communication, je commence à trouver cette nouvelle réalité assez difficile.

On passe notre temps à nous dire de ne pas nous décourager, de ne pas lâcher et continuer de faire des efforts. Pour cette nouvelle session qui débute et pour respecter une de mes résolutions de l’année, je dois l’avouer, je m’improvise coach de vie et je vous partage mes trucs pour survivre aux journées derrière l’écran. Ça peut être utile pour tous les étudiants, mais aussi pour ceux qui font du télétravail.

Premièrement, installez-vous dans un endroit lumineux. La luminothérapie, c’est bénéfique pour la motivation et c’est bon pour le moral, comme dirait La Compagnie Créole. Vous avez moins de risque de vous clancher trois-quatre cafés et d’avoir des cernes qui vous descendent jusqu’aux genoux.

Deuxièmement, prenez le temps de vous préparer. Levez-vous de votre lit et enfilez des vêtements qui vous font du bien et qui vous font sentir beaux/belles. Je ne vous dis pas de vous habiller comme si vous alliez à un 5 à 7. Juste troquer son pyjama pour des jeans, ça peut faire du bien.

Troisièmement, prenez des pauses. Je sais que vous êtes pressés de terminer votre travail de fin de session ou votre préparation à l’examen, mais, se lever, s’étirer et faire d’autres choses pendant quelques minutes, ça va vous permettre de vous replacer le cerveau et de remettre vos idées en place.

Quatrièmement, aérez vos neurones. Allez respirer l’air frais à l’extérieur. Prenez une petite marche pour vous dégourdir et pour faire descendre les deux toasts au beurre de peanuts du matin. Ça fait du bien pour votre développement physique et mental.

Cinquième et dernier conseil, soyez indulgent envers vous-même. Écoutez-vous, prenez du temps pour vous, mais surtout ayez confiance en vous.

L’orthopédagogie en plein air : une pratique à développer

L’enseignement en plein air présente de nombreux bienfaits pour l’apprentissage et le bien-être des élèves. Enseigner dehors aide à la gestion du stress, renforce l’estime de soi et reconnecte les élèves à leur environnement. Dans le contexte actuel, l’enseignement en plein air facilite la distanciation physique et apporte un équilibre par rapport à l’excès du virtuel provoqué par le confinement. En orthopédagogie, il ne semble pas y avoir de pratiques existantes alors qu’il y a plusieurs avantages potentiels.

Les interventions à l’extérieur de la classe peuvent stimuler l’intérêt et la motivation des élèves tout en leur permettant d’apprendre les concepts différemment. L’utilisation de l’espace, du corps et des éléments de la nature peuvent favoriser une meilleure intégration des apprentissages. De plus, cette pratique pourrait représenter une piste de solution pour les écoles qui manquent de locaux et d’espace.

Pour toutes ces raisons, l’automne dernier, une expérimentation a été menée par une orthopédagogue professionnelle à l’école Fréchette, auprès de quatre élèves de deuxième année, pour consolider leur apprentissage de la lecture et de l’écriture. À raison de deux fois par semaine pendant une période de six semaines, des séances rééducatives ont été effectuées dans la cour extérieure. Dans ce contexte, il était nécessaire d’ajuster les pratiques habituelles afin d’y intégrer davantage de mouvements et de jeux, tout en prévoyant du matériel adapté à l’extérieur.

L’utilisation de parcours sur l’asphalte effectués à partir de cerceaux et de craie a permis aux élèves de renforcer leurs habiletés à lire et à écrire des syllabes et des mots. Des rallyes élaborés à partir de mots à décoder leur ont été proposés et des textes écrits sur de grandes feuilles ont permis aux quatre jeunes de développer leur fluidité de lecture. Cette expérimentation a développé ce constat : l’orthopédagogie en plein air est tout à fait possible et profitable pour l’apprentissage des élèves. D’autres orthopédagogues du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay emboitent le pas et font également des expérimentations. Il y a cependant quelques défis techniques et logistiques à considérer, notamment la question de l’habillage et des conditions météorologiques. Malgré tout, les retombées observées chez les élèves font la démonstration que cette pratique devrait être davantage développée.

La Nature : « Que ferait-on sans ailes! »

Sortir en nature donne des ailes en retrouvant un certain équilibre, permet d’évoluer sereinement et nous apprend à nous connaître, à nous respecter, et à aimer le tout qui nous unit.

L’âme d’enfant n’exclut pas les rides ou les têtes qui se déplument. Elle est cette petite flamme qui nous fait vivre, et ce, toute notre existence.

Parfois, cette chandelle intérieure vacille selon les aléas de la vie. L’oxygène est bien connu pour alimenter la flamme, alors quoi de mieux que d’aller en nature pour la raviver!

Quel privilège d’être entouré d’une nature si généreuse et si facile d’accès. L’affluence du tourisme en est la preuve. De tous horizons et de milieux sociaux divers, de nombreux visiteurs viennent décompresser chez nous. Chaque année, un nombre grandissant ressent le besoin d’un retour aux sources. Est-ce un indice de malaises sociétaires où tout n’est que vitesse et rentabilité? Il est permis de se poser la question!

Mais comment peut-on jongler avec cette réalité en nuisant le moins possible à ce joyau naturel? Quels bénéfices chacun peut en tirer personnellement pour son bien-être physique, mental et spirituel?

Que l’on soit randonneur 4 saisons, ornithologue, dévaleur de pentes, propriétaire d’une terre à bois, amateur de cabanes à sucre, peintre, photographe, pêcheur, pagayeur, chasseur, contemplateur, travailleur… ou tout à la fois, l’on se doit de respecter, de protéger ce cadeau divin. Et pour cela il faut l’aimer, et pour l’aimer, apprendre à connaître cet environnement et pour le connaître, le côtoyer.

Connaissez-vous l’habitat dans lequel vous évoluez ?

Voici un petit test en famille, entre amis, ou en solo bien intéressant à faire.

En faisant écouler le sablier pendant 5 minutes, nommez 5 résineux, 5 feuillus, 3 petits fruits sauvages, 10 mammifères (terrestres et/ou aquatiques), 5 oiseaux résidant toute l’année (diurnes et/nocturnes), 5 oiseaux nicheurs migrateurs, 5 insectes, 5 poissons (eau douce et/ou salée), 2 minéraux, 2 champignons, 3 reptiles et batraciens, pour un total de 50.

Si vous manquez de temps, vous pouvez toujours en ajouter! Le but est, en comparant les résultats, d’apprendre l’un de l’autre et de se motiver à faire quelques recherches.

La diversité des paysages, l’onde omniprésente, les couleurs, les sons, les odeurs, nous émerveillent l’âme et réveillent nos sens. Tout est harmonie. Cela apaise le corps et l’esprit.

Comment cela agit-il? Quelques connections innées se seraient-elles égarées de par le rythme effréné de la vie « moderne »? En côtoyant la puissance au naturel en retrouve-t-on le chemin? Laissons donc une part de magie. Chacun d’entre nous a déjà fait l’expérience d’un bon bol d’air bénéfique.

Personnellement, j’ai toujours travaillé à l’extérieur, par tous les temps, et dans le plein air, de nombreuses années. Un grave accident est survenu il y a 3 ans ½ et ce qui me motive et m’aide à accepter ce nouveau corps et cette nouvelle situation, c’est d’être en contact avec cette chère Nature. Même si je passais des heures tous les jours ou presque dans la forêt et ses différents écosystèmes, le seul fait de faire un petit tour d’une heure me ravive la flamme et m’aide à avancer. Comme dirait un certain Léon : « petit train va loin! »…

Sortir en nature donne des ailes en retrouvant un certain équilibre, permet d’évoluer sereinement et nous apprend à nous connaître, à nous respecter, et à aimer le tout qui nous unit.

Il y a quelques années, une publicité de la pharmacie Gilles Labbé le long de la remontée du Mont-Édouard disait ceci : « Un remède de grand-mère : va jouer dehors! ». Cela résume en quelques mots le bien fait sur la santé, tant physique que mentale, du plein air qui permet ainsi d’entretenir un bon système immunitaire.

Les parcs nationaux et la santé des Québécois

Crédits photos : Paul Dussault

Que l’on soit de vrais mordus de plein air ou simplement des adeptes sporadiques, tous s’entendent sur une chose : être dans la nature procure un « je-ne-sais-quoi », une douce sensation de bien-être, de calme et de paix d’esprit. Au Bas-Saguenay, la nature est omniprésente et les communautés locales sont les premières à en bénéficier. La présence des parcs nationaux dans la région, dont la mission de conservation est de préserver et de rendre accessible les territoires naturels exceptionnels, joue un rôle positif sur la santé physique et le développement économique des populations locales.

Les bénéfices pour la santé physique et mentale de la pratique d’activités de plein air ont été amplement démontrés par de nombreuses études : diminution du stress, sommeil amélioré, meilleure concentration, sentiment de bien-être général.

L’évolution de nos modes de vie, qui se traduit notamment par la nette augmentation du temps passé à l’intérieur, la diminution de l’activité physique, l’intérêt pour les écrans numériques et le changement des modes de transport, ont entraîné une rupture du contact entre les gens et la nature. La pandémie est venue mettre encore plus en lumière l’importance de se retrouver en plein air pour combler le “déficit nature” accumulé durant les périodes de confinement.

Été 2020 : une ruée vers l’air pur qui fait du bien !

L’engouement pour les Parcs nationaux cet été a été propulsé par les effets du confinement, mais aussi par la vente à rabais de la carte annuelle SÉPAQ édition Bonjour Québec en partenariat avec le ministère du Tourisme. Ces cartes sont à l’origine de près de 1 million de jours/visite sur une fréquentation totale de 4,8 millions de jours/visite dans les parcs nationaux du réseau cet été. Il s’agit d’un sommet historique d’achalandage pour la période. Au parc national du Fjord-du-Saguenay, au 30 septembre 2020, déjà 159 000 jours/visite avaient été enregistrés, une augmentation par rapport à l’année précédente.  

Parmi les détenteurs d’une carte annuelle Bonjour Québec :

  • 15 % n’avaient jamais fréquenté un parc national de la Sépaq auparavant. Cela démontre la force de cet outil pour connecter de nouveaux adeptes à la nature.
  • Près de 75 % proviennent des régions métropolitaines de Montréal et de Québec et ils ont visité en grand nombre des parcs nationaux dans des régions touristiques éloignées.
  • Près de 100 % des Québécois qui se sont laissés envoûter par le charme de nos territoires et par l’accueil chaleureux de ceux qui les habitent ont manifesté leur intention de retourner dans un parc national au cours des 12 prochains mois, laissant entrevoir un effet positif qui perdure.

Une contribution exceptionnelle au tourisme, à l’attractivité et à la vitalité économique des régions.

Les territoires naturels de grande envergure comme le parc national du Fjord-du-Saguenay et le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent jouent aussi un rôle dans la santé économique des régions.

Laissons les chiffres parler d’eux-mêmes !

Un sondage réalisé par la Chaire tourisme transat de l’UQAM en 2019 indique que 66 % des répondants ayant visité un établissement du réseau au cours des 2 dernières années n’auraient pas visité la région ou auraient écourté leur visite sans la présence de la Sépaq. Parmi les répondants ayant fréquenté un des parcs du Réseau à l’occasion d’un séjour touristique, 46 % ont passé la nuit dans un hébergement à l’extérieur de la Sépaq.

Outre la contribution des parcs au rayonnement des communautés locales, ceux-ci procurent chez 63 % de la population interrogée, un grand sentiment de fierté et d’appartenance. Ils contribuent à la qualité de vie et à l’offre d’activités locales et permettent, par leur proximité avec les résidents, de développer la conscience environnementale.

Des consignes à respecter pour une expérience respectueuse de la nature et sécuritaire pour la santé en temps de pandémie

La responsabilisation de chacun à l’endroit des consignes de santé publique et des règlements applicables dans les parcs nationaux afin de préserver l’accès aux territoires et le bon déroulement des activités est primordiale. Les parcs nationaux ne sont pas seulement des destinations touristiques uniques. Ils sont aussi des refuges précieux pour une faune et une flore fragile, même en hiver. C’est aussi un lieu pour se vider la tête et se remplir les yeux paisiblement. Le parc est votre voisin, la nature veille sur vous. Veillez aussi sur elle, elle saura vous rendre ses bienfaits.

Les jeunes de Fréchette vivent au grand air

Matys Houde et Rosalie Boudreault, deux jeunes journalistes de l'école Fréchette.

En temps de pandémie, il est important pour notre santé mentale de faire de l’exercice extérieur entre amis ou en famille. Nous avons la chance d’avoir un environnement hivernal incroyable. Par exemple, pendant le temps des fêtes certains d’entre nous sont allés sur la ferme de St-Antoine à Petit-Saguenay, où pensionne le cheval d’une élève. Nous avons fait du cheval dans les champs.

Nous avons eu bien du plaisir malgré le froid qui traversait nos bottes à tuyau, une petite chute du cheval par une amie!  Nous avons aussi la chance d’avoir un mont de ski à proximité. La fin de semaine ou pendant les congés, plusieurs d’entre nous se retrouvent entre amis pour aller skier. Il y a aussi notre fjord. Lorsque la glace finit par prendre nous pouvons faire de la pêche blanche avec notre famille. Nous nous y sentons heureux et libres. Finalement, à l’école, une grande place est accordée aux sports d’hiver par nos enseignants d’éducation physique. Dernièrement nous avons reçu un lot de raquettes dont nous ferons l’usage dans nos cours tout l’hiver. Nous sommes contents d’alterner l’extérieur et l’intérieur en éducation physique. Cela nous offre la chance de sortir de l’école pour se divertir, voir les paysages de l’hiver, respirer l’air pur et rigoler entre amis. 

Rosalie Boudreault et Matys Houde, secondaire 2

¨Trouve beau tout ce que tu peux¨ 

Cette citation, simple et délicate de Vincent van Gogh, avait été écrite pour son bien aimé frère, Théo. Selon moi, il a composé ces mots avec l’idée d’exprimer le fait que tout le monde n’a de yeux que pour le négatif. L’humain n’apprécie pas assez la beauté contenue dans chaque chose. Personnellement, c’est exactement ce que ce bout de phrase me témoigne : la beauté est partout, il suffit de la voir. S’il y a possibilité de sortir du positif de quelque chose de sombre, nous devons le faire. Tout ne peut pas être noir, il se cache à quelque part une portion de lumière, même si elle est à peine visible. La beauté a une définition différente pour chaque être, il suffit de trouver la nôtre et d’essayer de la projeter dans tout ce que l’on croise. Pour moi, cela signifie que si l’occasion se présente pour quiconque de dénicher de la clarté à travers l’obscurité, il faut le faire. Certains ne trouveront jamais suffisamment beau tout ce qui les entoure, mais personne ne nous oblige à les suivre… 

Léa Tremblay, secondaire 5 

Brise sur mon visage  

Douce brise sur mon visage 

Qui balaie les présages 

Je me sens bien sur ce rivage 

Avec moi ces beaux paysages

Les feuilles qui dansent au vent 

Pendant que moi je danse tout en chantant 

J’espère que ce moment 

Durera longtemps 

Je respire à pleins poumons l’horizon 

Pourquoi cela sent-il le charbon ? 

J’étouffe avec cet air 

J’espère qu’on trouvera une solution légendaire 

Grosse brise sur mon visage 

Qui emmène de mauvais présages 

Je ne me sens pas bien sur ce rivage 

Avec moi la dégradation de ces paysages. 

Ariane Côté, secondaire 5

Il fait bon marcher à Petit-Saguenay

Marc Ferland arpente été comme hiver les sentiers qui entourent son village de Petit-Saguenay

En donnant rendez-vous à Marc Ferland devant les bureaux de la municipalité de Petit-Saguenay, je ne sais pas trop vers où nos pas vont nous mener, mais ayant appris à connaitre la fougue verbale des Saguenois, j’imagine bien qu’il y aura au moins deux ou trois histoires pour agrémenter le parcours. La savane à Pierrot, le cap à Don Jean, le Tourniquet, juste à nommer ces sentiers et la balade commence dans ma tête …

« La savane à Pierrot, il y a déjà eu de l’exploitation forestière par-là, alors peut-être qu’il y avait un camp, mais rien de certain. L’origine du nom reste un mystère qui plane au-dessus des terres de Petit-Saguenay. Du sentier des Vallées, on accède à de magnifiques points de vue sur les vallées de la rivière du Portage et de la rivière Petit-Saguenay. Le cap à Don Jean, la maison en bas sur la 170, face au cap, c’était la maison à monsieur Don Jean Bernier. D’ailleurs, quand tu montes au belvédère, il y a une photo de lui, monsieur Don Jean. Du haut du cap, on voit même le fleuve quand s’est dégagé! » me confie Marc Ferland.

La marche à Petit-Saguenay, c’est une vraie activité sociale, le monde arrive de tout bord, tout côté avec un beau sourire, garde ses distances mais se demande d’où c’est que tu viens! Au fil des rencontres, nos pas nous mènent vers la piste de motoneige qui longe la rivière qu’on vient juste de traverser. Une petite marche agréable qui permet de continuer la conversation tout en découvrant les histoires du lieu.

« Depuis le début de la pandémie, on dirait qu’on voit encore plus de monde aller dehors, prendre une marche, le monde s’ennuie du monde! Beaucoup se sont fait imposer la solitude, entre 4 murs, ça ne tourne pas toujours rond. Moi la solitude ne me fait pas peur, je l’ai choisie, et puis j’ai la nature, poursuit mon guide de l’après-midi. Quand je suis en nature, le chant des oiseaux, le son d’un ruisseau, même le vent, c’est impressionnant comme ça rend heureux, on se sent vivant, ça régénère nos hormones du bonheur! La nature t’écoute, c’est une artiste aussi ! Tu peux prendre des photos et tu découvres des choses une fois rendu à la maison! »

Marc Ferland, un retraité marcheur bien sympathique, est natif de Petit-Saguenay. Après avoir travaillé à la scierie anciennement Joe Houde, il est entré en 1990 à Rio Tinto où il a passé 25 années. Mais pas question de déménager de Petit-Saguenay. Son père est originaire de Saint-Tite-des-Caps et sa mère, c’est une Fortin de Petit-Saguenay. C’est avec fierté qu’il me parle de ses ancêtres. « Mon grand-père Léon Fortin avait la ferme là où il y a le Léz’Arts maintenant. Martin Fortin, son fils, a ensuite exploité longtemps une ferme laitière dans cette bâtisse. »

Et c’est tout naturellement qu’un peu de philosophie de vie vient conclure cette belle promenade le long de la rivière Petit-Saguenay. « En haut d’une montagne, je me sens plus en contrôle, je ne sais pas, on dirait que … ce n’est pas de la domination … mais c’est comme une impression de grandeur qu’on ne retrouve pas sur le plancher des vaches. De voir au loin, ça ouvre l’intérieur! »

Leçon de courage et instant présent

Mardi le 5 janvier 2020, mon quotidien fut bousculé, j’ai reçu le diagnostic que j’étais atteinte de la SLA spinale, une maladie neuro dégénérative inflammatoire qui est trop peu connue du public mais qui existe depuis 1865.

Il a fallu que je passe plusieurs électromyogrammes et IRM pour avoir l’expertise du neurologue. Dans mon cas, cela a débuté par une atrophie et diminution fonctionnelle de ma main droite, par la suite un autre symptôme est apparu avec une difficulté à soulever le pied droit, communément appelé « pied tombant », accompagné d’une faiblesse et de crampes musculaires. J’ai constaté depuis peu une diminution musculaire de ma main gauche, une intervention rapide par un programme d’exercices d’assouplissement de renforcement et d’endurance pour améliorer la force de mon bras, est alors mise en place.

Qu’est-ce que la SLA?

La SLA est liée à une dégénérescence des neurones moteurs qui font parvenir les messages électriques du cerveau vers la moelle épinière ou de la moelle épinière vers les muscles.

On distingue deux formes de sclérose latérale amyotrophique. La forme spinale, qui est la destruction des motoneurones de la moelle épinière, ce qui entraîne des troubles de motricité des mains, bras, pieds, jambes et, à un stade plus avancé, la personne doit utiliser un fauteuil roulant. Quant à la forme bulbaire, c’est l’atteinte des muscles de l’élocution, de la déglutition et ou de la respiration.

L’espérance de vie se situe entre deux à cinq ans, parfois plus. La maladie évolue différemment d’une personne à l’autre mais il est impossible de prévoir sa durée. Cette maladie affecte 3000 canadiens, avec 1000 décès chaque année.

Grâce à la recherche, l’espoir subsiste de trouver un jour un médicament qui va empêcher la production de la mauvaise protéine de se reproduire.

L’après-diagnostic :

Les prochains mois s’annoncent incertains concernant mon état, mais je vais faire de ma SLA une alliée pour vivre pleinement chaque journée avec résilience et courage pour affronter des étapes de deuil, au fur à mesure qu’elles se dévoileront devant moi.

La vie est un cadeau qu’on déballe en vieillissant, elle nous surprend à chaque moment par des épisodes de joies, de pleurs, d’amertume, mais ce qu’il faut en retenir : c’est dans les petites choses qu’on apprécie notre existence, le bonheur se trouve en chacun de nous et se vit dans le moment présent.

Pour faire avancer la recherche, consultez le site de la Société de la SLA du Québec et faites un don, peu importe le montant. Si chaque Québécois donnait un 2 $, l‘association gonflerait ses coffres pour la recherche d’un joli montant de 16.8 millions de dollars. SLA

Lise Bernier s’est inscrite à la marche sur la SLA qui aura lieu le 19 juin prochain. Pour l’encourager, vous pouvez faire un DON

Favoriser la santé par le sport, le Mont Édouard innove

Il faut bien se le dire, cette saison 2020-21 n’a rien d’ordinaire. Restrictions sanitaires, annulation des camps d’entrainement et neige tardive se sont tous donné rendez-vous pour agrémenter ce début de saison de quelques passages plus difficiles à négocier. Malgré ces difficultés, l’équipe du Mont Édouard reste motivée et bien décidée à offrir à sa clientèle de nouvelles façons de profiter de l’hiver.

« Nous nous sommes dits que l’important cet hiver était de permettre à un maximum de gens de venir faire du sport à l’extérieur, afin de maintenir leur santé dans un cadre sécuritaire et respectueux des mesures sanitaires, » précise Frédéric Blouin, le directeur de la station.

Nouveau parc à neige pour les jeunes, anneau de patin sur le lac et circuit de fat bike sont quelques-unes des initiatives ayant étant mises de l’avant par la station.  Mission accomplie au regard de l’achalandage de ces nouvelles offres de service.

« Cela fait toujours du bien quand un client te remercie pour un travail bien fait, mais quand un jeune t’approche avec les yeux brillants et te dit: merci c’est tellement hot! je dois vous avouer que ça fait chaud au cœur, poursuit monsieur Blouin. On travaille d’ailleurs sur quelques autres surprises pour les prochaines semaines, notamment celle de la relâche. »

C’est dans cette perspective que le Mont Édouard a annoncé le 16 janvier dernier un nouveau partenariat avec les Caisses Desjardins du Saguenay et du Bas-Saguenay sur une période de cinq ans.  Un nouvel espace de vie s’installera prochainement au bas de la station, afin de la rendre encore plus active et vibrante sur les quatre saisons.

« Notre objectif, c’est d’attirer les jeunes et les familles à la montagne. Avec ce nouveau parc à neige, le secteur free ride et la billetterie à prix variables, on souhaite que les 16 à 35 ans réalisent que faire du ski, c’est accessible. En même temps, on est en train de développer des projets pour les nouvelles générations de skieurs qui sont notre relève, » souligne le directeur du Mont Édouard.

Ce dernier invite les jeunes à prendre leur place au sein de la montagne, qu’ils partagent leur vision du futur. « Ce serait bien qu’on ait des jeunes qui parlent pour les jeunes.  À ce sujet, on est en train de développer un comité de jeunes ambassadeurs pour faire en sorte qu’ils soient de plus en plus présents au sein de nos discussions et de nos projets, conclut monsieur Blouin.

De toute évidence, la COVID n’a pas ralenti les ardeurs de l’équipe de passionnés du Mont Edouard.

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