On vous écrit aujourd’hui pour vous parler de nos belles sorties au Jardin des Défricheurs. Cet endroit magique se situe à Boilleau. Ce jardin extraordinaire appartient à Joëlle Gagnon qui cultive et vend des légumes frais. Quatre fois par année, tous les élèves de l’école vont aider Joëlle au jardin. Nos tâches consistent à récolter des légumes, mettre du foin sur les planches* et plusieurs autres petits travaux. Pour terminer ces moments magnifiques, nous allons chasser des grenouilles et se balader dans la forêt.
*Zone où les légumes sont plantés
Pour finir, Joëlle offre des petits chalets à louer pour se reposer dans la nature.
À l’école Saint-Gabriel, nous avons une chance unique d’avoir une belle grande cour d’école. Nous avons un énorme terrain de soccer, puis un beau terrain de « basket ». Notre cour d’école contient un anneau, où nous pouvons faire du « Easy-roller ». Il s’agit d’un siège confortable à trois roues qui se contrôle avec les pieds. Sur l’anneau, nous patinons l’hiver avec nos professeurs. Plusieurs fois dans l’année, nous allons également cueillir des champignons dans le sentier pédestre derrière l’école. Pour terminer, dans notre merveilleuse cour d’école, on retrouve deux blocs de jardin avec de la laitue, des tomates cerises et des petits piments.
Avec l’arrivée de la pandémie, le mot adaptation n’a jamais eu autant de sens dans nos vies. La Covid-19 a bousculé la planète entière en quelques semaines, nous ramenant à la réalité que la race humaine demeure très vulnérable aux pandémies, tout comme à la météo qui se déchaîne.
Nos
municipalités et nos gouvernements se sont d’ailleurs dotés de scénarios à
mettre en place face aux sinistres appréhendés, des plus probables au moins
probables, en fonction du niveau de risque.
Mais l’histoire
nous apprend que lorsque de tels événements se produisent, les choses ne se
passent jamais tout à fait comme prévu sur le papier. La Covid-19 nous le
démontre, l’imprévisibilité des conséquences sur nos vies d’un stress majeur
peut conduire à une situation périlleuse, puisqu’il devient alors très
difficile de faire les bons choix.
La directive de distanciation
sociale, imposée à la population par nos gouvernements, se veut un bel exemple
d’une réponse auto immune ou d’immunité de groupe contre un danger. Cet état de
fait nous enseigne qu’il faut refaire nos devoirs en réévaluant notre niveau de
préparation. Se questionner sur comment nous pouvons être plus résilients. Travailler
les mesures d’adaptation peut-il y contribuer? Pouvons-nous concilier les deux et surtout
nous donner les moyens pour y parvenir?
Par
définition, la résilience fait référence à la capacité d’un écosystème, d’un
biotope ou d’un groupe d’individus, à survivre ou se rétablir après une
perturbation extérieure (incendie, pandémie, inondation, catastrophe naturelle,
etc.). L’adaptation, quant à elle, opère lorsqu’un changement survient chez une
espèce animale ou végétale, afin d’augmenter ses chances de survie et de
reproduction dans le milieu où elle évolue.
Donc,
l’adaptation est une réponse et un réflexe de conditionnement chez les espèces
qui contribue à promouvoir leur résilience face aux aléas. S’adapter devient la
réponse pour augmenter nos chances de survie. La majorité des espèces animales
ont un pouvoir d’adaptation modulé en fonction de leur capacité intrinsèque,
plus ou moins élevée, mais avec ses limites. L’être humain, étant doté
d’une intelligence cartésienne avancée, est avantageusement bien positionné
pour anticiper les actions, assurant ainsi une meilleure résilience, même si le
degré de prévisibilité d’un événement est aléatoire.
Mieux vaut
avoir un plan même s’il n’est pas parfait!
Ainsi,
la planification de mesures d’adaptation, et leur mise en œuvre, peut sauver
des vies, minimiser les dommages et abaisser les coûts humains et économiques à
long terme, contribuant à rendre l’ensemble de nos sociétés plus résilientes.
L’adaptation se résume essentiellement à trouver des solutions créatives à un
problème persistant, croissant et complexe. Dans un contexte de changements
climatiques, investir dans l’adaptation permet de stimuler l’innovation, de promouvoir
la création d’emplois propres, d’assurer une sécurité sociale et de réduire les
émissions de gaz à effet de serre.
Si
nous voulons promouvoir et assurer une bonne résilience au 21e
siècle, les gouvernances et les entreprises doivent intégrer dans leur culture
et leur stratégie les pratiques d’adaptation.
Lors de l’inauguration de la nouvelle cour de l’École Du Vallon en 2019, les représentants de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay annonçaient qu’un investissement majeur allait être réalisé sur place. Le projet s’annonçait innovant à tous les égards : murs végétaux, classes extérieures, ventilation naturelle, énergies alternatives, espaces de collaboration, luminosité accrue et cuisines collectives. Alors qu’on attendait encore le dévoilement des projets du fameux Lab-École, la Commission scolaire proposait un projet pour faire de l’École du Vallon l’une des écoles les plus avant-gardistes au Québec !
Les travaux de rénovation débutaient à peine au printemps 2020, lorsqu’on apprenait la décision de la Commission scolaire de réduire le nombre de classes à l’École du Vallon. Cette annonce a fait l’effet d’une douche froide pour toute la communauté. Après la mobilisation des parents, des enseignants et des instances municipales, la Commission scolaire s’est finalement engagée à maintenir le nombre de classes pour la présente année scolaire, ce qui apporte un soutien considérable aux efforts de la communauté pour attirer de nouvelles familles.
En effet, la municipalité de
Petit-Saguenay travaille d’arrache-pied avec ses partenaires pour favoriser
l’établissement de jeunes familles sur son territoire. En plus des programmes
de subvention pour l’achat d’une première maison, pour la rénovation des
résidences et pour le démarrage d’entreprises, la municipalité travaille sur
plusieurs projets qui intéresseront les familles. Un projet d’éco-quartier sera
en effet dévoilé au cours des prochains mois. De plus, de nombreux projets de
développement du plein air et de la culture se réalisent en ce moment.
Du côté de l’école du Vallon, les
enseignants et les élèves se souviendront certainement longtemps de l’année
scolaire 2020-2021. En plus de toutes les mesures mises en place pour prévenir
une infection de COVID-19 dans le milieu scolaire, l’équipe-école doit
également composer avec des travaux qui s’étirent. Si cela perturbe un peu
l’enseignement, les élèves sont au moins aux premières loges pour voir leur
nouvelle école prendre forme sous leurs yeux !
La saison estivale 2020 restera gravée dans la mémoire de plusieurs en raison de la crise sanitaire que nous vivons actuellement. Cette situation apporte son lot de points négatifs au niveau des déplacements ou des sorties. Cependant, notre région sort gagnante sur le plan touristique, avec la venue d’un plus grand nombre de voyageurs en provenance du Québec.
Le camping du Parc national du Fjord-du-Saguenay affiche presque toujours complet depuis son ouverture en juin dernier. Les gens provenant des grands centres recherchent des régions pour passer leurs vacances et les Parcs nationaux, avec leurs grands espaces naturels, restent très populaires auprès des touristes. C’est ainsi que beaucoup de voyageurs se sont retrouvés sans endroits pour dormir. À Rivière-Éternité, le Parc des Artistes a été envahi. Certaines nuits, nous pouvions compter de huit à dix véhicules qui restaient dans cet espace vert, sans services, mais avec la beauté et tranquillité de notre municipalité.
Pour l’Auberge du Presbytère,
la saison touristique a débuté en juin. L’Auberge a offert la demi capacité des
chambres disponibles pour l’été afin de respecter les règles sanitaires reliées
à la COVID-19. Suite à ces contraintes, cet hébergement a affiché complet la
plupart des nuits des mois de juillet et août. Dans les années passées, les
chambres étaient occupées principalement par une clientèle européenne. Cette
année, ce sont les Québécois qui ont fréquenté le lieu. Les clients ont d’ailleurs
bien apprécié l’ambiance calme et reposée.
Pour la Cantine de l’Auberge et
l’Épicerie Gérald Simard, l’achalandage a également augmenté, dû aux nombreux
visiteurs qui se sont promenés dans la région. Dans ces endroits, les Québécois
étaient au rendez-vous et beaucoup de jeunes familles ont fréquenté les lieux.
Pour l’épicerie, des records ont même été enregistrés.
Même constatation du côté de
la Savonnerie au Pays des bleuets, où les propriétaires sont très satisfaits de
la saison estivale. Ils ont accueilli principalement des Québécois et Ontariens.
Leur clientèle a triplé lors de ces derniers mois et beaucoup de commandes en
ligne se font pour approvisionner leurs clients. Leur commerce offre des tours
guidés et les gens ont également pris beaucoup d’informations sur leurs
installations, le jardinage et la récolte de certains aliments, afin de
rapporter ces pratiques à la maison. L’entreprise Au cœur des bois est autant
satisfaite de ses opérations lors de l’été. La récolte a été une réussite et
les commandes explosent. Un beau défi à relever pour cette petite entreprise.
Pour conclure, on peut dire
que l’été 2020 aura été bénéfique pour les commerces de la municipalité, et ce
malgré l’inquiétude qui sévissait à la fin du printemps. De plus, avec la crise
sanitaire, les gens ont appris à consommer localement et ainsi découvrir de
bons produits du terroir.
Projet
touristique à venir
C’est en juin dernier que la
municipalité de Rivière-Éternité a acquis les terrains de la SÉPAQ, situé sur
la rue Campagnard. Au début de l’année 2021, la municipalité engagera les
services d’un directeur pour piloter ce projet d’urbanisme et de construction et
réaliser le Plan directeur d’aménagement et de développement du site. En effet,
ce dernier se refera une beauté pour accueillir touristes et usagers qui
viendront passer un séjour dans notre milieu.
Crédit photo :
Scierie Jos. Houde, Petit-Saguenay. Source : Société historique du Saguenay, F0533, P001161-02
À compter des années 1950, l’industrie du bois connait une expansion sans précédent au Québec, notamment grâce à la mécanisation. Petit-Saguenay n’échappe pas à cette transformation rapide qui affecte le métier traditionnel de bûcheron. L’introduction des scies mécaniques, des tracteurs et des autres équipements motorisés rend les travailleurs beaucoup plus productifs, réduisant du même coup les besoins en main d’œuvre, tout en améliorant considérablement les conditions de travail. À Petit-Saguenay, cette modernisation se fait sous l’égide de la compagnie Jos. Houde Limitée.
Petit-fils
d’Ovide Houde, l’un des pionniers de Petit-Saguenay, Joseph Houde est non
seulement à la tête de l’industrie forestière locale, de la Coopérative
électrique, mais également maire de la municipalité pendant 30 ans. Il établit
son premier moulin à scie au Lac Charles-Dallaire en 1939, puis déplace
progressivement le centre de ses opérations toujours plus loin dans les terres
vers Charlevoix. Des moulins sont ainsi installés au Lac Mordeux en 1946, puis
au Lac de la Loutre en 1951 et finalement au Lac Pilote en 1960. Le 21 août
1966, un incendie déclenché par l’explosion du moteur diesel qui alimente le
moulin en électricité met un terme aux opérations de ce dernier, causant du
même coup une crise majeure dans la municipalité.
À cette époque,
la compagnie Jos. Houde Limitée est le principal employeur de Petit-Saguenay,
avec 66 hommes sous ses ordres, dont environ la moitié au moulin. C’est plus du
tiers de la force ouvrière locale qui se retrouve subitement au chômage.
Aussitôt un comité de secours aux citoyens de Petit-Saguenay est mis sur pied
par le gouvernement du Québec afin de relancer l’industrie et mettre en place
des mesures palliatives pour éviter l’indigence aux familles des travailleurs
sans emploi. Les deux années qui suivront seront très difficiles pour la
population de la petite municipalité mono-industrielle, malgré les différents
programmes de soutien mis en place.
La compagnie,
pour sa part, est résolue à reconstruire. On obtient donc qu’Hydro-Québec aménage
à grands frais une nouvelle ligne électrique de 600 volts pour alimenter la
nouvelle industrie. La municipalité offre quant à elle une garantie de prêt à
l’industriel pour l’achat d’une partie des équipements. Après 2 ans de démarches
et 600 000 $ d’investissement de la part de la compagnie – 4.2M$ en
dollars d’aujourd’hui – un nouveau moulin à scie moderne est inauguré en 1968
sur la 170 et permet de faire passer les effectifs de l’entreprise à 82 hommes.
Les difficultés
vécues par Petit-Saguenay à la suite de la fermeture temporaire de son
principal employeur est toutefois un signal fort aux pouvoirs publics, qui
saisiront la nécessité de diversifier l’économie locale. C’est ainsi que la
rivière Petit-Saguenay est reprise des intérêts privés du Dumas Fishing Club pour devenir une réserve faunique en 1966. C’est
également ce qui motive la municipalité à acquérir l’Anse Saint-Étienne,
toujours aux mains de la compagnie Price en 1971, afin d’y développer un projet
touristique qui deviendra plus tard le Village-Vacances Petit-Saguenay.
La suite des
choses donnera raison à cette génération visionnaire qui a su montrer la voie
pour le Petit-Saguenay d’aujourd’hui. En effet, à partir des années 1980, le
moulin à scie construit par la compagnie Jos. Houde Limitée changera de mains
six fois, dont quatre fois après une faillite. Avec une économie plus
diversifiée, les crises successives de l’industrie forestière locale seront
moins douloureuses pour la communauté de Petit-Saguenay. En somme, au cours des
décennies qui suivent, l’économie locale se sera transformée considérablement,
réduisant du même coup la dépendance envers l’industrie forestière comme
pourvoyeuse d’emplois et ouvrant une nouvelle ère pour Petit-Saguenay.
Lorsque l’été a commencé à se pointer le bout du nez au mois de mai dernier, nul n’aurait pu dire de quelle façon nous allions pouvoir profiter des beaux jours en ce contexte de pandémie. Au final, ce contexte aura permis à plusieurs d’entre nous de réaliser la chance que nous avons de vivre dans un milieu à proximité de la nature et des grands espaces. Les infrastructures de loisirs en plein air de la municipalité ont été particulièrement populaires, de même que le camping municipal.
Depuis plusieurs années, des efforts importants d’aménagement au parc intergénérationnel et à la halte routière sont réalisés par l’équipe municipale. Ces efforts ont particulièrement porté fruits au cours de l’été 2020 puisque l’achalandage a été sans précédent, tout en permettant à chaque utilisateur de respecter la distanciation recommandée grâce aux grands espaces à disposition. Ainsi, l’anneau de marche et d’exercices en plein air a permis à plusieurs de garder la forme, l’accès au lac a rafraîchi les nombreuses journées chaudes, et les terrains de tennis et de pétanque ont fait de nombreux heureux en permettant le retour à une activité sportive et sociale. De nombreux plaisanciers ont également profité de la rampe de mise à l’eau en utilisant au préalable le lave-bateau, et la pataterie Chez Félix a connu une saison fort satisfaisante.
La plage au camping municipal
Du côté du camping municipal, Josée
Gagnon, directrice de l’établissement, relate une saison réussie. La reprise
s’est faite de façon graduelle, d’abord avec la clientèle régionale puis par la
suite avec celle de l’extérieur de la région. L’excellente température et
l’engouement des gens de la ville pour notre région ont contribué à atteindre
un très bon taux d’occupation. Cette clientèle citadine s’est d’ailleurs
montrée très respectueuse des normes sanitaires en place, et avide des
activités de plein air proposées dans les environs. Ils ont apprécié la
tranquillité des lieux et la diversité de l’offre. La location des chalets a
également été très positive, et la saison automnale de location s’annonce même supérieure
qu’aux années précédentes.
Autant au niveau de la halte routière que du
camping, la saison estivale s’est avérée positive et a permis de rencontrer une
clientèle différente. Les utilisateurs ont été de provenance plus locale et
sont demeurés plus longtemps. Ainsi, leurs séjours prolongés leur ont permis
d’explorer davantage ce que le Bas-Saguenay a à offrir, et plusieurs repartent
avec l’envie de revenir.
Définitivement, l’accès au
lac, à la nature et à la villégiature apporte une grande richesse de vivre à
Saint-Félix-d’Otis. Soyons reconnaissants d’être en mesure de pouvoir profiter
de ces nombreuses activités en dépit des restrictions sanitaires en vigueur!
Les Haltes Gourmandes se déroulaient pendant six fins de semaine sur le quai de L’Anse. Crédits photos : Manon Landry
Comme un peu partout sur la planète, l’été 2020 restera une saison bien particulière au niveau de l’achalandage touristique, et L’Anse-Saint-Jean n’a pas échappé à la règle.
Il est sans doute un peu tôt
pour tracer un bilan final mais on peut sans trop s’aventurer affirmer que le
village a connu un très bon achalandage. Il suffisait de se promener un peu
partout pour constater qu’il y avait beaucoup de visiteurs dans les différents
sites et commerces, ainsi que dans les campings, affichant souvent complet.
Beaucoup de Québécois en ont profité pour découvrir L’Anse-Saint-Jean et l’accueil des plus chaleureux de sa population. Selon les commentaires entendus ici et là, plusieurs vont revenir et en parler à leur entourage.
Durant l’été, plusieurs activités ont tout de même eu lieu, comme les Haltes Gourmandes qui se déroulaient pendant six fins de semaine sur le quai de L’Anse, et toujours avec de l’animation musicale. La réponse de la population et des visiteurs a été au rendez-vous et le bilan s’avère prometteur, même si la compilation finale n’est pas complétée. Aux dires des producteurs et artisans présents, la saison a été bonne.
Un autre évènement majeur de la saison, c’est le Festival du four à pain qui s’est déroulé le 5 septembre dernier au Centre Culturel du Presbytère, ainsi que chez trois détenteurs de four à pain. Pour une première édition, et avec les conditions actuelles, le comité organisateur est satisfait de la réponse des participants et de la population. Il faut rappeler que le Festival est unique au monde et que le village de L’Anse-Saint-Jean est possiblement l’endroit où l’on retrouve le plus grand nombre de fours à pain avec 46, le quarante-sixième est d’ailleurs celui qui a été inauguré le 5 septembre dernier au Centre Culturel du Presbytère. Un magnifique four à pain !
Finalement au Mont-Édouard, le
vélo de montagne a connu un essor particulier avec le vélo Camping mais comme
mentionné précédemment, il est un peu tôt pour tracer un bilan final de cette
activité.
Somme toute, L’Anse-Saint-Jean
s’est bien positionnée cet été et le comité touristique est plutôt très satisfait
de la saison estivale 2020. D’ailleurs, il reste encore de belles journées cet
automne pour venir contempler les magnifiques paysages et goûter à l’accueil
chaleureux des Anjeannois et Anjeannoises.
Philôme La France, Rémi Gagné, Pierre Deslauriers et Lucien Martel lors de la conférence de presse du Festival des Couleurs.
La résilience est sans conteste l’une des principales forces d’un milieu rural bâti loin des grands centres. Le comité de rédaction du Trait d’Union a donc décidé de s’adresser aux maires des cinq municipalités du Bas-Saguenay pour leur poser cinq questions autour du thème.
Propos recueillis par Cécile Hauchecorne
Quelle
vision avez-vous de votre village pour 2030?
Rémi Gagné : Augmenter
la population, amener de jeunes familles et travailler en collaboration avec
nos municipalités voisines du Bas-Saguenay.
Philôme
La France : Ma
vision de Petit-Saguenay en 2030 est assez claire : notre village aura pris
définitivement un virage pour une plus grande durabilité, avec un écoquartier
dynamique, des aménagements publics durables, une vie culturelle diversifiée,
des activités de loisirs pour toutes les générations, une école avant-gardiste,
une grande variété de producteurs agricoles de spécialité, ainsi que des
artisans qui mettent en valeur les ressources naturelles du territoire avec
passion et respect.
Hervé Simard : Un
village toujours aussi dynamique et vivant. Encore plus de jeunes familles qui
s’y sont installées et ont ainsi assuré la pérennité de notre école. Cette
dernière continue de donner à nos jeunes un environnement propice à
l’apprentissage de par son dynamisme et la créativité de son personnel. Tout en
gardant son cachet naturel, notre municipalité aura développé ses activités
touristiques permettant aux visiteurs d’apprécier à sa juste valeur notre
environnement.
Lucien
Martel : L’Anse-Saint-Jean va continuer de jouer un
rôle stratégique au plan des services pour L’Anse et les municipalités
environnantes. La demande au plan touristique va se poursuivre de façon
importante au cours des prochaines années; d’ailleurs, L’Anse-Saint-Jean a
connu une croissance rapide au cours des cinq dernières années. Également, la
construction domiciliaire en villégiature, particulièrement dans le
secteur du Mont-Édouard, se poursuit de façon constante depuis la dernière
décennie, elle est toujours très forte en 2020, malgré la COVID 19. L’on peut
imaginer qu’elle se poursuivra de façon accélérée dans la prochaine décennie.
L’enjeu sera d’accueillir de nouvelles familles afin de combler les emplois
disponibles en lien avec cette croissance.
Pierre Deslauriers : Que notre village devienne une ville où tout le monde va vouloir vivre.
Pierre Deslauriers, Hervé Simard et Lucien Martel au lancement de la Régie Intermunicipale de Sécurité Incendie du Fjord (RISIF)
Si je
vous dis le mot résilience, cela évoque quoi pour vous?
(RG) :
Apprendre
à vivre avec nos déceptions et nos erreurs et en sortir beaucoup plus fort.
(PLF) : La résilience est pour moi synonyme
de la capacité d’un milieu à traverser les épreuves. Petit-Saguenay est déjà un
milieu assez résilient grâce à sa diversité économique et son dynamisme
communautaire, mais nous avons d’importants défis à relever au niveau
démographique. Notre action au cours des prochaines années témoignera de notre
capacité collective à assurer notre avenir.
(HS) : La
capacité de s’adapter aux nombreux et constants changements auxquels nous
devons faire face, d’être capable de faire face à l’adversité, d’aller chercher
les aspects positifs de tout évènement.
(LM) : Les
citoyennes et citoyens de L’Anse-Saint-Jean se sont toujours relevés de grandes
crises avec courage et opportunisme. La création de la coopérative forestière
dans les années 50 afin de permettre aux gens de survivre financièrement, l’avènement
du Mont-Édouard dans les années 80 qui a permis l’émergence d’une économie
récréotouristique alors que l’industrie forestière connaissait une décroissance
fulgurante, la reconstruction des infrastructures à la suite du déluge de
1996, pour ne nommer que celles-là. À chacune de ces crises majeures, des
changements bénéfiques importants ont permis de solidifier la solidarité des
citoyens et de développer des nouvelles opportunités.
(PD) :
Si la question est en lien avec la Covid-19,
moi je parlerais de discipline.
Quel
projet réalisé dans votre communauté vous a donné le plus de fierté, et
pourquoi?
(RG) :
L’eau
potable car nous avons réussi à avoir un réseau après 15 années de travail et
sans que cela ne coûte de l’argent aux contribuables, puisqu’il a été financé à
95% par le PRIMEAU et 5% par la TECQ, alors financé à 100%.
(PLF) :
Les célébrations du 100e
anniversaire de Petit-Saguenay ont été pour moi une grande source de fierté.
Avec le spectacle Marguerite, nous avons raconté notre histoire, ce qui a été
autant une façon de développer notre propre sentiment d’appartenance qu’une façon
de se faire mieux connaitre au reste de la région. La mobilisation qui a permis
la préparation de l’ensemble des festivités aura été pour moi un témoignage de
la grande force collective des Saguenoises et des Saguenois.
(HS) : Il
pourrait y en avoir plusieurs, mais un dont je suis particulièrement fier et
qui est très actuel, c’est la création de notre Régie Intermunicipale de
Service Incendie du Fjord (RISIF) avec nos amis du Bas-Saguenay. C’est un
service concret que nous avons pu nous donner ensemble et qui sécurise la
totalité de nos citoyens. Le travail de pompier volontaire en est un très
exigeant à plusieurs égards et, le fait d’avoir réussi à le structurer comme
nous l’avons fait, m’apparaît comme une réussite enviable par les autres
municipalités.
(LM) : L’avancement
du dossier d’assainissement des eaux usées dont les travaux débuteront en 2021
en incluant la réfection complète de la rue Saint-Jean-Baptiste sera le projet
majeur pour les deux prochaines années à L’Anse-Saint-Jean. Ce projet va permettre
de traiter de façon écologique et sécuritaire les eaux usées qui se déversent
présentement dans nos plus beaux joyaux, soit la rivière Saint-Jean et le fjord
du Saguenay.
(PD) : Tous les achats d’équipements pour
la réalisation du déneigement et l’avenir nous prouve que nous avions bien vu,
puisque tous les contracteurs ont doublé leur prix pour le déneigement. Les
municipalités pensent maintenant à s’équiper pour effectuer le déneigement.
Et
parallèlement, quel projet non concrétisé évoque chez vous des regrets, et
pourquoi?
(RG) :
Le
funiculaire allant à la Statue, le camping sur la rue Ste-Thérèse et la
fermeture des crèches. Parce que cela nous aurait permis d’amener plus de
touristes, donc également plus d’emplois.
(PLF) :
Ce que je regrette le plus depuis le
début de mon mandat, c’est de n’avoir pas réussi à obtenir le branchement de
l’ensemble du territoire habité de Petit-Saguenay à internet haute vitesse. Je
comprends que ces dossiers sont complexes et prennent du temps, mais j’aurais
aimé que ce soit fait plus rapidement. Nous attendons des annonces du projet
préparé par la MRC du Fjord-du-Saguenay pour l’ensemble de la région et j’ai
bon espoir que nous atteindrons notre objectif, mais je suis tout de même déçu
des délais.
(HS) : C’est
un projet qui se réalisera, j’en suis convaincu, mais je suis déçu de la
lenteur de sa réalisation. Je parle de notre projet de fibre optique. Annoncés
en décembre 2017, les travaux physiques n’ont toujours pas commencé. Il y
a tellement de tracasseries administratives et d’incohérences dans les règles
gouvernementales que cela alourdit la tâche pour des municipalités de notre
taille. Nous ne possédons pas toutes les ressources professionnelles pour
gérer de tels dossiers à l’interne, ce qui repousse les échéanciers. Je
pense sincèrement que nos gouvernements devraient cesser de promettre que les
citoyens seront tous branchés d’ici 2 à 3 ans et prendre eux-mêmes en mains le
déploiement de la fibre optique partout sur le territoire, tout comme ça s’est
fait pour l’électricité. En 2020, et surtout en période de pandémie et de
télétravail, l’accès internet à haute vitesse à des prix abordables est un
service de base auquel toutes les régions, y compris celles dites
« éloignées », devraient avoir accès afin de nous permettre de nous
développer et de faire ce que nous avons toujours fait, contribuer au
développement économique et social de notre pays.
(LM) :
La
promenade des navigateurs, qui constitue un projet intéressant mais dont les
moyens et le temps n’ont pas permis de poursuivre sa réalisation.
(PD) : La réfection du chemin du Lac
Brébeuf. Elle devrait être réalisée prochainement, mais j’aurais aimé que cela
se réalise plus rapidement.
Le
livre, le spectacle ou le film, que vous conseillez à vos concitoyens?
Pourquoi?
(RG) :
Le
livre de la municipalité qui sera lancé le 22 octobre prochain et qui raconte
l’histoire de Rivière-Éternité et le spectacle La Fabuleuse histoire d’un
royaume, car à mes yeux c’est le plus beau spectacle qui raconte l’histoire de
notre région et de façon grandiose.
(PLF) : Pour comprendre la crise raciale
qui secoue les États-Unis en ce moment, tout le monde devrait écouter
l’excellent documentaire I Am Not Your Negro, à partir des écrits et des
entrevues de James Baldwin.
(HS) : Un
livre que j’ai particulièrement aimé est « La formule de Dieu », de
l’écrivain José Rodriguez Dos Santos. Ce livre nous amène à réfléchir sur
l’origine de la vie sur terre en s’appuyant sur des faits vérifiés scientifiquement. Pour
ma part, les éléments scientifiques cités dans ce livre, particulièrement ceux
tirés des études du grand Einstein, m’ont fasciné et m’ont permis de m’initier
au mystère des origines de l’univers. Bonne lecture!
(LM) : Je suis
quelqu’un qui lit beaucoup, alors j’ai de la difficulté à proposer un livre en
particulier à mes concitoyens, mais dernièrement j’ai découvert le très bon
livre de Michèle Obama, et « Salut Salut! » de Jean Lapierre. J’aime
particulièrement les livres à connotation historique et biographique, mais
aussi les émissions scientifiques comme Découverte, Grands reportages, La
semaine verte.
(PD) : Le petit livre des grandes
épidémies. De la peste noire à la Covid-19, une exploration des grandes
épidémies et les actions possibles pour continuer le combat contre leur
propagation. Présenté selon le mode de transmission des maladies, il propose,
pour chacune d’entre elles, une synthèse concise avec la situation actuelle,
une carte, l’histoire des maladies, les chiffres clés, les symptômes, les
effets et les traitements.
J’aimerais
que les gens soient sensibilisés à la prudence et qu’ils prennent la pandémie
au sérieux.
L’idée de briser les frontières avec le dehors est au cœur du projet de rénovations à l’école Du Vallon. Des espaces intérieurs épurés et lumineux cohabitent déjà avec un jardin et des classes extérieures. L’aménagement d’un laboratoire créatif, d’une cuisine et d’une bibliothèque éclatée qui enveloppe les classes suit son cours. Dans le respect des règles sanitaires, notre école continue d’abriter les passions, la collaboration et l’innovation.
Delphine Desbiens réalise un portrait du conteur Élias Côté à l’aquarelle
Lors de la rentrée, nous avons visité la partie de l’école en chantier avec des casques de construction. Le lendemain, nous sommes tous allés à la bleuetière Saguenoise : un moment tout simplement magique!
J’ai bien aimé ma rentrée
scolaire malgré la Covid-19 et le port du masque. L’école Du Vallon est très
ouverte aux idées des élèves. Depuis que l’école est commencée, nous allons
travailler à l’extérieur pratiquement chaque jour. Alik
Bergeron, 11 ans
Nous faisons, par exemple, des laboratoires scientifiques en plein air et nous allons lire au bord de la rivière ou en forêt. Au cours des prochaines semaines, nous partirons à vélo pour aller travailler au quai et au Club des Messieurs. À l’image du spectacle « Odyssée », auquel nous avons assisté, notre école est magnifiée par les splendeurs de Petit-Saguenay!
Des élèves captivés par l’Odyssée d’Élias Côté
En terminant, nous tenons justement à exprimer notre gratitude à M. Jean et Mme Josée pour les délicieux bleuets, à M. Élias pour les histoires captivantes, à M. Jean-Yves pour les sentiers inspirants et à Mme Reina pour l’arrosage de notre jardin.
Merci à toutes les personnes qui soutiennent nos projets.
Le confinement! Un miroir avec soi, l’occasion de repenser le modèle économique établi, les enjeux environnementaux et notre attitude face à l’adversité.
Le
fait d’appliquer les concepts de la psychologie positive dans notre quotidien
peut nous aider à mieux vivre cette période incertaine. Cette branche de la psychologie
développe « une conception globale de l’Être Humain »[1], elle recherche ce qui
contribue à l’épanouissement des personnes.
Barbara Frederickson démontre « que les émotions positives favorisent la mobilisation des ressources personnelles, la planification des objectifs et l’investissement d’énergie, et elles encouragent la flexibilité d’esprit et la créativité ainsi que les comportements pro-sociaux et d’aide ».
L’auteure
a élaboré sa théorie Élargissement-Construction,
qui permet une adaptation efficace à un problème, en augmentant le répertoire
cognitif et comportemental. Il n’est pas question ici de nier les aspects
perturbants ou de voir à travers des lunettes roses, mais de comprendre les
facteurs-clés qui nous aident à vivre les épreuves avec résilience.
Les chercheurs s’intéressent à la « construction du sens » comme essentielle au bien-être. Car c’est en donnant un sens aux évènements que les individus peuvent les intégrer dans leur vie. Il s’agit « d’un processus dynamique puisque l’être humain modifie le sens qu’il attribue aux évènements passés en fonction des expériences qu’il vit au fil du temps ». La quête de sens fut soulignée la première fois par le psychiatre Viktor Frankl, qui a survécu aux camps nazis. Les mécanismes en œuvre sont de « donner un sens à la perte et identifier des bénéfices dans la gestion de la situation adverse ». Ces deux mécanismes sont séquentiels, car la recherche du sens permet de trouver des éléments positifs et des ressources pour y faire face, donc la résilience. « Une des caractéristiques de la résilience est la capacité à répondre avec flexibilité et de façon appropriée à des situations changeantes ».
D’autres
recherches présentent un modèle des facteurs déterminants du bonheur et démontrent
que la pratique d’activités intentionnelles, empreintes de sens, apporte des
changements au niveau du bien-être. Voici
quelques-unes de ces activités : manifester de la gentillesse, exprimer de
la gratitude, visualiser les meilleures versions possibles de soi, revivre des
moments heureux. L’étude conclut que de revivre un évènement de vie positif,
comme si on rembobinait une vidéo, augmente le bonheur.
Il est
intéressant de savoir qu’un sentiment positif peut être activé automatiquementlors d’une situation stressante. En
effet, on découvre que « des
expériences sensorielles peuvent activer l’affect positif et diminuer le
stress. Par exemple, la chaleur d’une tasse de thé peut apaiser un individu. Le
sourire d’une personne favorise le rattachement social, l’odeur de l’océan
rappelle un sentiment de joie ».
Le Compas
Bien-être
Les quatre quadrants, Le sommeil de qualité, l’activité physique, les émotions positives et une alimentation saine sont interdépendants et créent une synergie pour changer des habitudes qui améliorent le bien-être. Ainsi, il ne repose pas sur un des éléments du quadrant ni uniquement sur la volonté, mais sur la combinaison d’un mode de vie intégré. Il existe une relation entre les substances chimiques dans notre corps et nos comportements.
De la
même façon qu’un amplificateur amplifie le son, la gratitude amplifie le
bien-être, favorise un comportement pro-social et adaptif. Elle aide les
personnes à tirer des conséquences positives d’une expérience difficile et
permet plus de résilience.
Voici
quelques idées : tenir un journal de gratitude durant une épreuve,
repenser à la semaine et écrire jusqu’à cinq événements qui génèrent de la
gratitude (incluant les plaisirs simples), penser à une personne vivante envers
qui vous sentez de la gratitude, rédiger une lettre pour remercier quelqu’un
que vous n’aviez pas eu l’occasion de remercier correctement.
Le
bonheur, c’est une question de perspective, de regard vers l’extérieur pour
choisir ce qu’on laisse entrer à l’intérieur. Nous avons du pouvoir sur notre attitude,
sur comment on réagit devant
l’adversité. Ce n’est pas facile de changer des réactions apprises, mais en
devenant plus conscient de ses sentiments, on peut les transformer et agir
différemment.
Je choisis délibérément le bonheur. Du
moins, j’essaie !
[1] Martin-Krumm, C. & Tarquinio,
C. (2015). Traité de psychologie
positive. Bruxelles : De Boeck.