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Bom dia galeira !

Des belles personnes sourient à la caméra.
Gabrielle Gagnon et sa famille d'accueil brésilienne.

Comment ça va chez nous? En tout cas de ce que j’en sais, il y a l’air de faire pas mal plus frette qu’ici! 

Ça fait maintenant trois mois que je suis ici, au Brésil… et je me sens déjà comme chez moi! Je me baigne dans la mer, vais à l’école, mange des fruits frais, regarde les couchers de soleil et joue de la musique !

Groupe de percussionistes brésiliensAu début, j’étais comme dans un rêve… un rêve impossible, trop loin de la réalité pour durer… mais maintenant c’est pour vrai… je me suis adaptée aux coutumes, à ma nouvelle vie de famille, à la culture, la chaleur, enfin presque. J’apprends à vivre en ville avec un peu moins d’aisance, mais je suis maintenant à l’aise en portugais !

de la noix de coco fraiche à déguster sur les plages brésiliennes
De la noix de coco fraichement cueillie à déguster sur les plages brésiliennes

J’ai déjà appris l’argot de l’état du Céara et je peux m’exprimer comme je veux ! Bon, encore accompagnée de quelques rires, mais ça fait partie de l’affaire… Ici, c’est incroyable ! La musique est partout. Dans les rues, les maisons, les écoles et les églises, mais aussi dans le cœur des gens. Et ils l’ont grand leur cœur, grand comme la terre ! Et toujours, ils l’ouvrent pour recevoir les autres. Ici, les gens sont tellement accueillants et chaleureux. Ils adorent parler, de tout et de rien, avec n’importe qui et tout le temps, j’adore ça !

Je suis encore en apprentissage et tous les jours je vois et j’entends de nouvelles choses. Je passe par toutes les émotions, parfois plus fortes que jamais, et souvent je m’ennuie mais j’apprends à vivre avec ce sentiment et cela me fait grandir, chaque jour, différemment. Le Brésil est un pays avec une grande histoire, une communauté incroyable et des paysages magnifiques tous différents les uns des autres. Chacun de ses états a ses particularités et son accent bien à lui, ce qui fait de chacun un trésor complexe de culture à découvrir.

Aujourd’hui, je suis ici, bien loin de ma maison et de ma famille, mais la tête pleine de lumière, d’apprentissages et de découvertes que jamais je n’oublierai. J’ai trouvé une nouvelle partie de moi ici dans mon ouverture à ces nouvelles cultures, valeurs et familles. Je sais maintenant que j’ai encore des milliers de choses à découvrir dans ce monde si vaste.

Je vous souhaite à toutes et tous de vivre une expérience qui vous fera ressentir ce que je ressens, et vous montrera le monde sous un autre angle. Merci à tous de m’avoir supportée et aidée à vivre ce que je vis.

Par Gabrielle Gagnon « a gringa »

L’école Saint-Gabriel traversé par un vent de folie

L’adaptation aux changements climatiques 

Jeune sélèves autour d'un feu de camps

L’hiver est froid ici au Bas-Saguenay. Nous devons nous adapter en conséquence. Donc, il faut s’habiller chaudement. On conseille de bien s’équiper avec un pantalon de neige et un bon manteau chaud. Vu que l’hiver est long et froid, on peut utiliser des petits trucs, comme des hot poc. On les utilise en général pour le ski, cependant, pendant les tempêtes, c’est pratique. Les hot poc, on met ça dans les mitaines ou dans les bottes. Ça dégage une chaleur réconfortante.

Des jeunes jouent dans la forêt

Les activités

Durant l’hiver, des activités ont lieu. Il y a le marché de Noël. Plein d’artisans se réunissent pour vendre leur marchandise ! Au Bas-Saguenay, on fait généralement du ski alpin. On a de grandes montagnes. On peut aussi faire des randonnées en ski de fond en pleine nature!

Charlotte Gaudreault et Margaux Landman (5e année) 

L’incroyable expédition

des jeunes en canot

Par un beau mercredi matin ensoleillé, la température automnale nous a apportés, mes collègues de classe et moi, à Ferland-et-Boilleau. Pourquoi sommes-nous allés dans cet endroit éloigné? Pour nous aventurer dans une expédition assez mouvementée. Face à cette activité, nous avons fait du canot ainsi que du camping puisque nous y dormions deux nuits.

groupe de jeunes autour d'un feu de camps

Tout d’abord, notre activité était dédiée à apprendre le fonctionnement d’un canot ainsi que la manière de réagir lorsqu’on chavire. Dans cette expédition, l’intégralité de ma classe était présente à l’exception d’un élève. Les trois membres qui nous ont accompagnés étaient Mme Mia, la professeure d’éducation physique et de plein air, Mme Emmanuelle, la technicienne en sports et loisirs et M Pierre-Luc, le professeur de mathématiques. Ce mini voyage avait lieu d’un mercredi matin jusqu’au vendredi en septembre.

Cette sortie nous a permis de nous rapprocher les uns des autres, ainsi que de nous préparer à notre voyage de secondaire 5 qui durera plusieurs jours.

lac avec des canots au loin

Un lac calme, une forêt dense, une tisane apaisante en regardant un magnifique lever du soleil. C’est ce genre de contexte pédagogique que nous recherchons dans mon école. Ce style d’approche nous fait nous sentir bien quand nous partons faire du canot-camping avec ma classe. C’est ce genre de circonstance qui nous rapproche le plus de la nature puisque nous restons dans un petit village, qui lui-même est dans la nature.

C’est donc pour cela que nous recherchons cette paix dans la forêt, pour nous sentir comme chez nous. Cette expédition nous permet, oui de passer du temps ensemble, mais aussi de mieux se connaître. Certes en quatre ans on se connaît déjà beaucoup, mais le fait de passer vraiment trois jours ainsi que de dormir ensemble nous aide aisément à nous rapprocher, en savoir davantage sur chacun de nous.

On retrouve également plusieurs valeurs quand nous sommes tous ensemble. Il y a l’amitié, ainsi, une de mes amies et moi n’étions plus très proches, mais grâce à la sortie on s’est énormément rapprochées. Il y a aussi l’entraide, où chacun collabore pour aider ceux qui ont plus de difficulté. Par ailleurs, on a retrouvé l’écologie puisque nous tenons énormément à la protection de notre belle faune sauvage. Cette expédition m’a fait comprendre que se dépasser était la clé pour réussir. Finalement, je me suis donnée au canot malgré le dégoût d’en faire. Cela m’a fait réaliser que si tu ne te dépasses pas, tu ne mèneras à rien.

En conclusion, cette sortie était incroyable! Jusqu’à maintenant, c’est l’une des meilleures activités que j’ai vécue dans ma vie. Deux bons coups que j’ai faits? Il n’y en a pas vraiment, mais si je devais vraiment en dire, je dirais que je ne me suis pas beaucoup plainte ainsi que je me suis énormément donnée et améliorée en canot. Deux défis par exemple c’est un peu plus facile! Ne plus me plaindre, faire mes choses par moi-même et ne pas laisser toujours les autres m’aider.

Alors je vous conseille, si vous avez l’occasion de faire ce genre de sortie, de la faire! Vous avez seulement une seule vie.

Entre chiens, loups et changements climatiques

Un couple et un jeune chiot devant une corde de bois.
Vanessa et Goulwen, propriétaires de l'entreprise Entre chiens et loups.

Aujourd’hui, je pars à la rencontre de Vanessa et Goulwen d’Entre Chiens et Loups. Je prends la direction du rang Périgny : les paysages sont déjà bien enneigés. À mon arrivée, je suis accueillie par une maman Malamute et ses trois chiots, en liberté sur la propriété. Ils se chamaillent et viennent chercher des caresses. Vanessa me fait visiter leur chenil et leurs nouvelles installations, dont une belle grange rénovée. On rentre au chaud pour jaser adaptation aux changements climatiques.

Est-ce que l’entreprise de chiens de traîneau anjenoise est impactée par les changements climatiques ? La réponse est oui. Beaucoup. Cela fait plusieurs années que le temps des fêtes est compliqué à cause des redoux et des épisodes de pluie.

« Ça fait 30 ans que je fais du chien de traîneau et je n’avais jamais fait Noël à la maison. Là, ça fait deux ans de suite. Je trouve ça un peu spécial quand même. »

Pourtant, le temps des Fêtes représente près de 25 % du chiffre d’affaires de cette entreprise touristique heureusement bien établie. « S’il y avait eu ces conditions climatiques lorsque j’ai démarré, je ne sais pas si j’aurais continué. Ça aurait été trop compliqué financièrement », imagine Vanessa.

La musher nous partage ses observations. Les années se succèdent et ne se ressemblent pas. Toutefois, les hivers sont généralement moins froids. Le plus grand enjeu lié à ce réchauffement global, c’est la gestion des cours d’eau. En 2007, leurs sorties passaient sur la rivière. Depuis, ils ont installé un pont avec trois autres copropriétaires pour pouvoir traverser en toute sécurité.

De même, les lacs gèlent de plus en plus tardivement. Cela retarde l’ouverture de leurs expéditions, pour lesquelles ils empruntent notamment le lac Emmuraillé, seulement à partir de la mi-janvier.

« C’est beaucoup de travail les expés, mais on ne veut pas lâcher parce qu’il y a une clientèle pour ça. Et puis surtout les chiens aiment ça, les guides aiment ça, et nous aussi c’est ce qu’on préfère. »

Ils observent aussi de plus en plus de points de chaleur sur les lacs. Leur gestion des risques devient donc plus délicate. « Avant, on se promenait comme on voulait sur les lacs. Maintenant, on doit les baliser et définir une trail sur laquelle on passe », raconte Vanessa.

Enfin, le réchauffement amène aussi des espèces qui ne survivent habituellement pas au froid : les parasites. Le chenil a été infesté de puces cet été, un défi totalement nouveau pour Vanessa et Goulwen.

Afin de s’adapter, le couple a étudié différentes options. La première serait de développer des activités pour allonger la saison et diversifier les revenus : cani-cross (courir avec un chien attelé) et cani-rando (marcher avec un chien attelé). Cette avenue est possible notamment grâce à leur guide principale, Éloïse, arrivée il y a trois ans, qui a l’énergie et le physique pour développer ce genre d’activités guidées. « On a commencé à entraîner une dizaine de nos Alaskans pour offrir ce genre de sorties l’année prochaine. Les Malamutes, oublie-ça ! Ils sont ben d’trop massifs pour ça », lance Vanessa avec un sourire en coin.

L'entrainement des chiens commence en 4 roues
L’entrainement des chiens commence dès l’automne avec un 4 roues.

Une autre solution pourrait être d’investir dans des véhicules hors neige pour pouvoir opérer même lorsque la météo fait le yo-yo et que le couvert neigeux devient insuffisant. Il existe des karts à trois ou quatre roues, debout ou assis. Vanessa en utilisait lorsqu’elle avait son chenil dans le Jura, en France, avant de s’installer au Québec. « Mais c’est sûr que quand tu connais le traîneau… C’est complètement différent », avoue-t-elle. Cela permettrait néanmoins de faire travailler les chiens et de maintenir leur entraînement. « Y’a deux ans, durant la période des fêtes, on ne pouvait même pas les entraîner. On était sur la glace. Ça, c’est le pire. Ça peut les blesser. On pouvait même pas les sortir pour leur balade en liberté tellement c’était glissant. »

Cette option n’est pas encore retenue, notamment parce que ces véhicules demandent de gros investissements pour avoir des sentiers impeccables. « Si les variations de météo, c’est une fois de temps en temps, ça le fait. Mais si c’est récurrent année après année, on va être obligé de s’adapter », conclut Vanessa.

À la fin de l’entrevue, Vanessa soulève un dernier enjeu important pour le Bas-Saguenay selon elle : l’adaptation aux changements climatiques implique aussi de gérer l’augmentation de la fréquentation par les adeptes de motoneige hors-piste. Dès qu’une bonne bordée tombe, certains s’aventurent dans le secteur d’activités d’Entre Chiens et Loups. Cela abîme les trails de traîneau et crée parfois des conditions dangereuses pour les chiens et les clients. Vanessa et Goulwen ont même dû mettre fin à leurs expéditions de cinq jours pour cette raison. Le partage du territoire devient donc essentiel. Il faudra, collectivement, s’asseoir autour de la même table pour trouver des solutions qui permettent une cohabitation harmonieuse et sécuritaire entre tous les utilisateurs : skieurs, randonneurs, fatbike, motoneigistes et entreprises touristiques.

Le plan d’adaptation aux changements climatiques

La rue des Côteaux suite au passage d'Irène.

Un outil indispensable pour une meilleure résilience collective.

Cohabiter avec les inondations

Au fil des ans, la population de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean a subi de nombreuses inondations en zones habitées provoquées par la crue des eaux et la formation d’embâcles de glace. Cette réalité, s’étant intensifiée dans les dernières années, ne risque pas de s’inverser dans un contexte de changements climatiques. Bien consciente de sa vulnérabilité, la municipalité s’est dotée d’un plan d’adaptation aux changements climatiques (PACC) en avril 2020, plan qui s’adresse notamment à la gestion des inondations.

Adhésion au « Programme Accélérer la transition climatique locale »

L’attestation de son PAACC local, par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) dans le cadre du Volet 1 du programme « Accélérer la transition climatique locale » (ATCL),  a été accordée en fonction des prescriptions de recevabilité exigées par le Ministère soient :  un historique des événements climatiques extrêmes locaux, les projections climatiques anticipées, une analyse des risques détaillée, un plan d’actions incluant des échéanciers d’exécution, des indicateurs de suivi, les investissements requis pour s’adapter ainsi que les partenaires d’accompagnement aux projets. L’analyse de risque fut l’élément central de ce travail qui a permis de déterminer les actions d’adaptation à prioriser en fonction du niveau de vulnérabilité et des impacts sur les actifs municipaux et les services à la population.

Communauté active en réalisation de projets d’adaptation

L’approbation du PACC a ouvert la voie à des opportunités de financement public comme le Programme ATCL volet 2 et le Programme de résilience et d’adaptation face aux inondations (PRAFI) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). Ce dernier vise à accroître la sécurité des personnes et la protection des biens face aux inondations. Cet incitatif provincial a permis la réalisation de travaux de recherche sur les bénéfices de la réouverture d’un ancien méandre de la rivière Saint-Jean-Saguenay endigué à la suite du déluge de 1996.

Appuyée d’une analyse multicritère (AMC) réalisée par le Laboratoire de recherche en géographie appliquée de l’UQAC, l’étude a pu déterminer que le retrait de la digue aménagée à l’entrée du méandre aurait pour effet une réduction de la réponse hydrologique lors de crues, la diminution du volume d’eau et de glace accumulé au niveau du pont de la rue du Faubourg et, par conséquent, la réduction du niveau d’eau et du risque d’inondations.

Le niveau d’efficacité des solutions envisagées a été corroboré en fonction des coûts de réalisation, des bénéfices générés en réduction des risques d’inondation pour une série d’indicateurs liés à la sensibilité socio-économique, démographique, environnementale et à la capacité à faire face et/ou à s’adapter individuellement ou collectivement. L’acceptabilité sociale représente un des éléments clés et déterminants à la réalisation du projet. Une série de consultations ayant cours se prolongera jusqu’au printemps 2026.

En parallèle, un processus de reconnaissance du secteur du méandre est en cours de validation pour en faire une aire protégée. Cette proposition est en cours d’analyse par le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay (CREDD). Cet organisme détient un mandat de concertation, accordé par le MELCCFP, des demandes de création d’aires protégées provenant de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Finalement, si les conditions préalables à la réalisation du projet de reconnexion sont respectées dont celles des autorisations environnementales et de l’acceptabilité sociale, les travaux devraient débuter à l’automne 2026 ou au plus tard au printemps 2027.

La nature reprend la rive : un aménagement végétal contre l’érosion

Un projet de revégétalisation des berges grâce à un partenariat avec la ZIP Saguenay-Charlevoix se réalise à L'Anse-Saint-Jean
Les aménagements de phytotechnologies installés en 2023 sont une mesure d’adaptation aux changements climatiques qui protègent désormais la rive contre l’érosion accrue par les tempêtes et l’augmentation du niveau de l’eau.

Tempêtes, glaces instables et fragmentées, montée des eaux : les effets des changements climatiques frappent de plein fouet nos rives et l’érosion menace parfois les infrastructures. À L’Anse-Saint-Jean, la municipalité a décidé de passer à l’action en faisant appel à l’expertise du Comité ZIP Saguenay–Charlevoix (ZIPSC) pour un important projet de revégétalisation.

Une approche naturelle pour un défi climatique

Le tronçon aménagé, ciblé en 2023, longe la route menant vers la marina et le quai, un secteur vulnérable où la combinaison des vagues ainsi que le mouvement des glaces et des marées a fragilisé la rive. Par endroits, de vieux enrochements limitaient encore un peu l’érosion, mais ailleurs, le recul du talus devenait préoccupant.

Pour stabiliser ces zones, l’équipe de la ZIPSC a mis en œuvre différentes techniques de phytotechnologies: fascines de saules, boudins prévégétalisés, matelas de branches, boutures de saules, et plantation d’espèces ligneuses indigènes en bande riveraine. Ces techniques existent depuis longtemps mais leur importance prend aujourd’hui un tout autre sens. Face à l’accélération des changements climatiques, la prévention de ses effets devient plus importante que jamais. Les végétaux, par leur système racinaire, protègent naturellement les berges, dissipent l’énergie des vagues et renforcent la résilience des écosystèmes côtiers. Ils offrent une alternative durable et écologique aux méthodes d’enrochement traditionnelles! Afin d’être efficaces, ces méthodes doivent cependant être mises en place avant qu’une situation d’érosion ne soit plus contrôlable.

Une intervention pour préserver les habitats naturels

Avant le début des travaux en octobre 2023, la ZIPSC et la municipalité ont rencontré la population riveraine pour expliquer les interventions, répondre aux questions et assurer une bonne acceptabilité sociale du projet. Au total, 367 végétaux ont été plantés sur l’ensemble de la rive. Les sections les plus sensibles ont reçu les aménagements les plus robustes, dans le but d’offrir une protection supplémentaire.

des rouleaux de végétaux installés sur le bord du fjorddu saguenay sont très efficaces pour contrer l'érosion
Ce projet a pu être réalisé grâce à l’appui de nombreux partenaires : l’OBV Saguenay, le programme Affluent Maritime du Fonds d’action Saint-Laurent, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean et les Aménagements fauniques et forestiers montérégiens (AFFM)

Même si le site présente quelques défis, notamment la compétition par les plantes exotiques envahissantes et un entretien plus complexe, le suivi terrain de 2025 montre des résultats encourageants. Les différents aménagements fixés avec de robustes piquets et de la broche sont toujours bien implantés sur la rive et réduisent l’érosion à des niveaux très acceptables. Les végétaux, tels que les saules, les cornouillers et les spirées issus des aménagements de phytotechnologies démontrent une bonne capacité à s’implanter et à croître, malgré les conditions difficiles du bord de l’eau.

Fait intéressant: dans ce cas précis, les boudins prévégétalisés semblent particulièrement bien adaptés. Profitant de presque toute une saison de croissance en pépinière avant leur implantation, les tiges provenant de ce type d’aménagements sont plus nombreuses, plus grandes et plus vigoureuses que celles des autres types d’aménagements. Aussi, les boudins prévégétalisés ont présenté une solidité et une flexibilité d’installation permettant de compléter les aménagements de façon efficace.

Protéger les infrastructures et les milieux naturels

L’approche végétalisée permet aussi de réduire la pression de l’érosion sur les infrastructures, ce qui peut diminuer à long terme les coûts associés aux réparations et aux interventions d’urgence, souvent nécessaires après les tempêtes ou les hivers rigoureux.

Le fjord du Saguenay fait partie du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. En misant sur des aménagements végétalisés plutôt que sur des murs minéralisés, la ZIPSC offre non seulement une protection contre l’érosion, mais contribue aussi à maintenir un habitat essentiel à la biodiversité. Dans un contexte où plusieurs espèces sont déjà fragilisées par les transformations rapides de leur environnement, cette approche se révèle doublement pertinente.

Une expertise régionale en croissance

Ce projet démontre une fois de plus la capacité du Comité ZIP Saguenay-Charlevoix à mobiliser des partenaires, à adapter des technologies éprouvées et à intervenir dans des milieux où les enjeux climatiques se multiplient. L’équipe municipale a maintenant pris le relais pour assurer l’entretien, mais l’expérience acquise ouvre la porte à d’autres initiatives semblables ailleurs sur le territoire.

Dans une région où les berges sont au cœur du paysage, du tourisme et de l’identité locale, chaque projet de restauration contribue à renforcer la résilience collective face aux changements climatiques. Lorsque la nature redevient la première ligne de défense, les solutions peuvent être à la fois durables, économiques et porteuses d’avenir.

Motoneiges électriques : solution d’avenir ou mirage hivernal ?

Motoneige électrique dans la neige !
Saguenay Aventures propose une excursion en motoneige électrique d’une demi-journée.

Cet automne, la MRC du Fjord-du-Saguenay a lancé un programme d’aide financière, via le fonds Signature Innovation, pour soutenir les entreprises touristiques souhaitant acheter des motoneiges électriques. Un coup d’épée dans l’eau ou une véritable piste de transition ? Pour y voir plus clair, nous avons rencontré Sven Kaminski, responsable du développement touristique à la MRC, et Gérald Gagné, président du Club de motoneige du Fjord.

Les changements climatiques chamboulent la pratique

Saison retardée, neige lourde, chablis, épisodes de pluie et redoux fréquents : pour Gérald, il n’y a plus de doute, les changements climatiques sont bien présents. Il observe une transformation des conditions hivernales depuis une dizaine d’années. Ces bouleversements demandent des efforts d’entretien inhabituels sur les sentiers pour son équipe, qui fonctionne principalement grâce à l’implication de bénévoles. « Les trois dernières années ont été particulièrement catastrophiques », affirme-t-il.

Les droits d’accès vendus par la Fédération des clubs de motoneige du Québec (FCMQ) sont en baisse, notamment dans les régions où l’hiver se dégrade rapidement, comme Montréal et les Cantons-de-l’Est. Heureusement, le Bas-Saguenay s’en sort mieux que d’autres régions, grâce à son enneigement plus stable. On peut même s’attendre à une hausse de l’achalandage chez nous dans les prochaines années, tandis que les motoneigistes chercheront de nouveaux terrains de jeu où la neige tient encore.

Un nouveau pont vient d'être installé sur la rivière.
Le Club de Motoneige du Fjord a investi près de 4M$ depuis 2020 dans des ponts et ponceaux

« Notre région est l’une des plus visitées par les adeptes de motoneige et l’étude qu’on a menée en 2023–2024 a révélé que notre MRC est le principal secteur de pratique dans tout le Saguenay–Lac-Saint-Jean. » – Sven Kaminski

Cette activité représente un pilier économique majeur pour plusieurs commerces et services du Bas-Saguenay. Il va donc falloir maintenir notre attractivité tout en adaptant nos infrastructures aux nouvelles conditions. À ce propos, Sven se veut rassurant : « Notre territoire n’est pas encore au maximum de sa capacité, contrairement à certains secteurs des Monts-Valin où il faut déjà penser à désengorger. »

Le manque de neige pourrait cependant forcer le réseau à se redessiner : « Si le couvert neigeux diminue, on ne pourra plus passer dans les champs des agriculteurs sans risquer d’abîmer les récoltes. Il faudra trouver des chemins de contournement sur un territoire segmenté en terres privées », ajoute-t-il.

En ce sens, certaines adaptations ont déjà été réalisées. « Depuis 2020, près de 4 millions ont été mis dans nos sentiers et infrastructures au Bas-Saguenay », explique Gérald. Les ponceaux sont plus gros et les ponts sont plus hauts. « Les coups d’eau sont et seront de plus en plus extrêmes. Il faut protéger les sentiers de motoneige », confirme Sven Kaminski.

L’électrique : un virage intéressant, mais pas pour tout de suite

Sur le plan environnemental, il n’y a pas de doutes : la motoneige contribue aux émissions de gaz à effet de serre, qui sont responsables des changements climatiques. Or, les visiteurs — surtout internationaux — sont de plus en plus sensibles à leur impact.

La motoneige apparaît comme une solution silencieuse, inodore, agréable, puissante et respectueuse de l’environnement. Ainsi, la MRC avait planifié de travailler sur deux volets en motoneige électrique : des circuits électriques et des programmes d’aide pour encourager l’acquisition de ces véhicules. « L’idée était d’être précurseur », explique Sven, « mais plus on avançait, plus on constatait l’ampleur des défis. »

Le territoire montagneux du Bas-Saguenay change rapidement la donne. L’autonomie annoncée par les fabricants (100–140 km) tombe plutôt autour de 35–70 km dans nos conditions, parfois moins. Autant vous dire que Gérald, qui peut faire jusqu’à 300 km dans une journée, n’irait pas bien loin ! Pas adaptée au hors-piste, autonomie réduite lors des grands froids, recharges longues… Les enjeux de sécurité se révèlent trop importants, notamment dans l’arrière-pays.

« Ça a pris 50 ans avant d’avoir des motoneiges qui tiennent la route. Taïga commence à peine… Ça va prendre encore quelques années avant que les motoneiges électriques deviennent fiables. » – Gérald Gagné

Ceci dit, c’est un produit intéressant pour les entreprises touristiques, qui offrent des sorties guidées, à proximité des services et bornes. Parce que oui, les motoneiges électriques peuvent utiliser les bornes de voitures ! Gérald considère même que ça pourrait être un bel outil de travail pour les bénévoles du Club qui entretiennent les sentiers — tout en réduisant les coûts d’essence.

Finalement, l’électrification des motoneiges n’est pas une solution miracle, mais c’est un pas nécessaire pour l’avenir. Sven et Gérald l’affirment tous les deux : « Tôt ou tard, il faudra aller dans cette direction. »

En tourisme, l’offre précède souvent la demande. La MRC souhaite donc amorcer la transition de manière réaliste, en tenant compte de l’importance économique, sociale et récréative de la motoneige pour notre territoire de montagne.

Un plan d’adaptation aux changements climatiques (PACC) … oui mais pourquoi !

Groupe de personnes sur le bord d'une rivière à L'Anse-Saint-Jean
Une équipe de bénévoles travaille sur la piste cyclable au bord de la rivière Saint-Jean.

À Sainte-Marthe-sur-le-Lac, une digue érigée après une inondation majeure de 2019 a coûté environ 55 millions. Cette digue a été construite à la suite des coûts records estimés jusqu’à 192 millions à la suite des inondations. (1) Elle protège désormais plus de 600 résidences, évitant des dégâts récurrents qui sont estimés à 16 millions pour chaque future inondation.

À Montréal, l’hiver 2022-2023 a vu une augmentation de 30 % du nombre de nids-de-poule recensés par rapport aux années précédentes. Les autorités municipales ont dû allouer un budget supplémentaire de 6 millions pour les réparations urgentes, illustrant l’impact budgétaire direct de ces détériorations climatiques sur les finances publiques. Et l’augmentation des dégâts sur les infrastructures routières due aux cycles répétés de gel et de dégel semble continuer. Ainsi, durant l’hiver 2023-2024, Montréal a connu une hausse significative des signalements de nids-de-poule. En janvier et février 2024, le service 311 de la Ville a reçu 2 328 signalements, soit une augmentation de plus de 900 par rapport à la même période l’année précédente. (2)

Les phénomènes comme les inondations, les tempêtes violentes, le verglas ou les vents extrêmes causent des dommages matériels coûteux aux habitations. Le coût financier est stupéfiant, avec des dommages assurés dus aux intempéries sévères dépassant 4,30 milliards en 2023 seulement. (3) Les restes de l’ouragan Debby, qui ont frappé le sud du Québec les 9 et 10 août 2024, ont causé à eux seuls des dégâts estimés à 2,5 milliards.

Les familles québécoises constatent également l’effet des changements climatiques sur leurs factures fiscales et d’assurances. Depuis plus de dix ans, le coût des sinistres catastrophiques assurés au Canada s’élève à 2,5 milliards ou plus chaque année. (4) Le Québec n’échappe pas à cette tendance : ces cinq dernières années, les pertes annuelles moyennes assurées dues aux événements météo extrêmes y atteignent plus de 428 millions. Au Québec, sept événements météorologiques majeurs de 2017 à 2023 ont entraîné pour 561 millions d’indemnisations. (5)

Les particularités locales de L’Anse-Saint-Jean ont largement accentué l’acceptation d’une démarche de financement auprès de la Fédération Canadienne des municipalités afin de réaliser pendant 24 mois un PACC et son acceptabilité sociale dans le milieu. Initié en 2018, les cicatrices matérielles et humaines occasionnées entre autres par les récurrents mouvements de masse, le déluge de 1996, les embâcles de glace, etc., ont de beaucoup permis un financement appréciable pour une petite collectivité et sa résilience face aux défis climatiques. Ces particularités ont été un levier distinctif et méritant sur la scène nationale.

empierrement au bord de la rivière Saint-Jean
Projet de revégétalisation des rives de la rivière Saint-Jean, le long de la piste cyclable.

Le plan d’adaptation au changement climatique (PACC) de L’Anse-Saint-Jean est une stratégie économique importante en termes de chantier d’interventions environnementales. Les projets structurants complétés ou en développement, dont les travaux d’assainissement des eaux usées avec les étangs aérés, l’acquisition de deux génératrices dans des bâtiments d’accueil public en cas de sinistre, les études préalables dans le cadre du projet de reconnexion d’un ancien méandre de la rivière Saint-Jean dans une perspective de gestion de risques d’embâcles et d’inondations, les projets de végétalisation des berges de la rivière Saint-Jean et de génie végétal en littoral riverains du Fjord-du-Saguenay, le réaménagement de la salle multifonctionnelle et l’ajout d’un monte-personne au Centre communautaire Petite-École en cas d’urgence ou de sinistre, l’installation d’une borne électrique 400 V au bureau d’information touristique, la restauration de la portion de la piste cyclable de la rivière Saint-Jean érodée suite à un éboulis sectionnant le corridor et la remise à neuf de la passerelle, l’analyse de vulnérabilité et le plan de protection des sources d’eau potable, la réalisation d’un parcours intergénérationnel en forêt pour contrer les îlots de chaleur près des résidences des aînées, la gestion adaptée des eaux pluviales en environnement alpin ainsi que la stabilisation des berges du Camping de L’Anse ont largement contribué à réduire le fardeau fiscal des citoyens tout en générant des retombées économiques positives.

Aux termes de ses chantiers réalisés avec l’accréditation du PACC de L’Anse-Saint-Jean totalisant des investissements publics de différents paliers gouvernementaux de l’ordre de 28 millions financés de 80 % à 100 %, nous ont permis de nous positionner en première ligne afin d’innover et d’améliorer la résilience des infrastructures publiques à faible coût.

La réalisation et le financement d’un plan d’adaptation aux changements climatiques est un levier essentiel pour protéger les populations, réduire les coûts liés aux catastrophes et stimuler l’innovation climatique. La particularité locale de L’Anse-Saint-Jean demeure un pionnier dans la région du Saguenay Lac St-Jean.

(1)  L’Éveil. (2024). Inondations de 2019 à Sainte-Marthe-sur-le-Lac : Une facture de 192 M$. Inondations – L’Éveil 2024

(2)  Lalonde, M. (2024, 31 mars). C’est de pire en pire : plus de 2300 signalements pour des nids-de-poule à Montréal cet hiver. Journal de Montréal. Rapport Lalonde

(3)  Banque du Canada. (2024). Risque d’inondation et prêt hypothécaire. Consulté à l’adresse : bankofcanada.ca

(4)  Bureau d’assurance du Canada. Catastrophes. Bureau d’assurance du Québec. Récupéré le 12 mars 2025, de bac-quebec

(5) Le Hirez, C. (2023, 10 mars). Changements climatiques : votre maison est-elle bien assurée ? ProtégezVous. Lien : protegez-vous.ca/

Plan climat de la MRC

rivière St-Jean plus ou moins gelée

Rencontre avec Gabrielle Doré

Des vagues de chaleur estivales succèdent aux inondations et glissements de terrain, les conséquences des changements climatiques se font déjà bien sentir au Bas-Saguenay. C’est dans ce contexte que la MRC du Fjord-du-Saguenay élabore actuellement son Plan Climat.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan pour une économie verte et du programme d’Accélération de la transition climatique locale du Gouvernement du Québec. Bien que ce ne soit pas obligatoire, toutes les MRC du Québec ont choisi de participer. Selon Gabrielle Doré, chargée de projet en environnement et responsable de la démarche pour notre territoire, cela constitue une opportunité en or.

Elle explique que le plan climat vise deux grands objectifs :

  • Adapter le territoire aux changements climatiques pour protéger nos infrastructures, nos milieux naturels, nos communautés ;
  • Réduire les GES émanant des activités municipales, territoriales et collectives afin de contribuer à la lutte contre le réchauffement global.

« On vit déjà les impacts [des changements climatiques] en temps réel », souligne Gabrielle Doré en évoquant la panne du réseau d’Hydro-Québec de novembre et des activités touristiques annulées ponctuellement cet été pour cause de chaleur. Le plan climat permettra de mieux comprendre là où on peut réellement agir à l’échelle locale, tout en se donnant les moyens pour le faire.

Ce plan pose aussi des questions stratégiques pour l’avenir. Comment concilier développement économique et adaptation ? Comment éviter les effets rebond, comme la gentrification liée à certaines mesures ? Ces réflexions guideront la MRC pour que la transition soit inclusive et durable.

Une démarche participative

Forêt enneigée du Saguenay

En plus de l’équipe multidisciplinaire de la MRC, plusieurs firmes spécialisées (Agora, MNP, Habitat) sont mises à contribution pour garantir la rigueur scientifique des données recueillies et une consultation effective de la société civile. Un comité consultatif a d’ailleurs été créé, afin de rassembler plusieurs acteurs clés : les industries, la santé publique, les nations autochtones, les élus et les citoyens. Leur rôle ? Conseiller, orienter et s’assurer que les préoccupations locales sont intégrées à la démarche.

Cette approche participative est essentielle : elle permet de croiser les données scientifiques avec la réalité vécue par les communautés. Plusieurs consultations publiques, un sondage en ligne et des groupes de discussion visant notamment les populations plus vulnérables sont également prévus dans les prochains mois pour s’en assurer.

Les étapes clés de l’élaboration du plan climat

Comme c’est souvent le cas pour des démarches d’une telle ampleur, la production du plan climat s’étale sur plusieurs années et se doit de s’appuyer sur un cadre précis.

Selon Gabrielle Doré, la démarche est bien avancée et est facilitée par la disponibilité de portraits déjà existants, notamment un inventaire des GES pour l’année 2023, qui servira d’année de référence. À l’heure actuelle, l’équipe planche sur la définition des objectifs, l’évaluation des impacts potentiels des aléas climatiques et les mesures d’adaptation, en même temps qu’à l’identification des cibles de réduction des émissions et des mesures d’atténuation possibles. Les consultations se feront en parallèle de ces étapes.

Par la suite, il faudra s’atteler à trouver des mesures concrètes et réalistes en concordance avec le portrait réalisé et planifier leur mise en œuvre. Finalement, il faudra bien entendu consolider le tout et se lancer dans le sprint final de rédaction.  Le dépôt au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs est prévu pour mars 2027.

À quoi peut-on s’attendre comme retombées dans le milieu ?

Heureusement, l’élaboration du plan climat vient avec une enveloppe dédiée à la réalisation des actions qui seront identifiées. Pour le moment, environ 700 000 $ sont déjà assurés pour mettre en œuvre les mesures d’adaptation et de réduction des GES. Cela dit, plusieurs autres sources de financement devront être mobilisées pour répondre aux besoins sur le terrain. Pour ce faire, la MRC s’assurera que les mesures du plan climat seront intégrées à d’autres planifications déjà associées à des enveloppes budgétaires.

Lorsqu’on lui demande un aperçu des mesures que l’on pourrait voir se déployer sur le terrain, Gabrielle a plusieurs exemples :

« Ça peut être des mesures comme changer le système au mazout de l’aréna de telle municipalité ou faire un plan de mobilité durable. […] Il y a des aspects très axés vers les municipalités (bâtiments, travaux publics, mesures d’urgence) et des aspects plus liés à la population (compostage, réduction des matières organiques, projets citoyens). […] On pense aussi à des mesures pour l’industrie récréotouristique, comme adapter les activités hivernales face au manque de neige. »

Appel à l’action

En conclusion, la chargée de projet souhaite nous sensibiliser à l’importance de nos actions individuelles pour la transition écologique. Elle souhaite également nous inviter à la démarche du plan climat : « Si les citoyens s’informent et viennent à nos consultations, ce sera déjà une belle action qu’ils peuvent poser. Parfois, on ne sait pas par où commencer ni quoi faire, mais juste participer, c’est vraiment utile! »

Nous vous invitons donc à visiter le site web de la MRC-du-Fjord-du-Saguenay, sur la page du plan climat, afin de vous tenir au courant des consultations à venir. Il est aussi possible dès maintenant de remplir un sondage en ligne.

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