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Le chauffage au bois

Chaque année au Québec, il survient environ 235 incendies causés par une mauvaise installation ou une utilisation inadéquate des appareils de chauffage au bois (poêle et foyer). Ces incendies, en plus de faire de nombreuses victimes (blessures et décès), entraînent des pertes matérielles considérables évaluées à 50 000 $ par incendie. Les conseils suivants visent à réduire les risques d’incendie de chauffage :

  • Si vous vous apprêtez à faire l’acquisition d’un appareil de chauffage au bois, vérifiez que le sceau de l’Association canadienne de normalisation (ACNOR) ou de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (US/EPA) apparaisse sur l’appareil que vous voulez acquérir. Ces appareils certifiés réduisent de façon marquée les émissions polluantes de fumée et de cendre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison.
  • Il est fortement suggéré de faire installer votre foyer ou votre poêle à bois ainsi que la cheminée par un professionnel.

Utilisation de votre appareil de chauffage

  • Entrez seulement quelques brassées de bois à la fois. Conservez-les loin du foyer ou du poêle à bois.
  • Utilisez du bois de qualité et sec. Le bois vert augmente la formation de créosote.
  • Utilisez des bûches de petites tailles. Elles brûleront plus proprement, formant moins de créosote.
  • Faites brûler peu de bûches à la fois.
  • Faites entrer assez d’air dans l’appareil à combustion pour que les flammes soient vives, favorisant ainsi une combustion complète et produisant moins de fumée.
  • Faites ramoner la cheminée par un professionnel chaque année. Si vous utilisez beaucoup votre appareil, il est recommandé de faire ramoner la cheminée à toutes les cinq cordes de bois brûlées.

Une zone dégagée est primordiale

  • Dégagez la zone autour du foyer ou du poêle de tout objet susceptible de gêner le passage.
  • Assurez-vous que l’air circule librement.
  • N’entreposez pas de matériaux inflammables à proximité, comme du papier, de l’essence, des produits chimiques, de la peinture, des chiffons ou des produits de nettoyage.

Les cendres chaudes

Jetez les cendres chaudes dans un contenant métallique à fond surélevé et muni d’un couvercle métallique. Le contenant doit être déposé à l’extérieur sur une surface incombustible et à plus d’un mètre de tout bâtiment pour une période d’au moins 3 à 7 jours.

Soyez à l’affût

  • Si le mur derrière le poêle à bois devient chaud, faites inspecter la cheminée par un professionnel.
  • En cas de feu de cheminée :
    • Fermez la clé
    • Sortez immédiatement
    • Contactez le 9-1-1.

L’école Fréchette, de plus en plus verte…

Jimathée Blackburn, Mathys Houde, Alicia Montagner, Aurélie Boudreault, Grâce-R Nambou et Océanne Lavoie.

Depuis son adhésion au mouvement EVB (Établissement Vert Brundtland) en 2018, l’école Fréchette a mis sur pied un comité, formé de membres du personnel et d’élèves, responsable de la promotion des valeurs écologiques et du développement durable.  

La réduction des déchets 

Comme tout le monde le sait, tous les déchets produits par l’école doivent parcourir une grande distance avant d’aboutir au site d’enfouissement. Les élèves sont donc encouragés à diminuer leurs déchets. Ils disposaient déjà de bacs bleus pour le papier, de petits blocs-notes ont également été fabriqués afin d’utiliser le verso des feuilles.

Maintenant, une poubelle sélective est installée à la cafétéria afin de séparer les cannettes d’aluminium, le carton, le plastique et les autres déchets putrescibles. La cuisinière Mireille Gagné et son équipe s’occupent d’orienter les matières organiques vers le bac à composter.

Aussi des boîtes de récupération de piles et de petits appareils électroniques, évitant ainsi que des produits chimiques toxiques se retrouvent enfouis dans le sol, sont utilisées. Ces piles sont expédiées à une entreprise qui extrait les métaux qui s’y retrouvent.

La bibliothèque est garnie de plantes vertes, une autre initiative du comité vert.

L’école a réussi à éliminer plus de 5 000 bouteilles d’eau en plastique en installant une nouvelle fontaine spécialement conçue pour le remplissage des gourdes. Quand on y pense, pourquoi payer pour de l’eau lorsque l’on dispose déjà d’une eau de très bonne qualité ?

Les vieux crayons peuvent être déposés dans des boîtes spéciales. Ces crayons sont remis à un commerce de Saguenay afin d’être recyclés. L’an passé, en quelques mois seulement, 227 crayons ont ainsi été récupérés.

Des activités de boîtes à lunch « zéro déchet » ont été réalisées au service de garde, au primaire et au secondaire. Les enseignantes du primaire ont utilisé ce sujet pour préparer une activité en mathématique en effectuant une récolte de données (sondage) et des graphiques sur l’utilisation de contenants réutilisables. Enfin, une activité de fabrication de sacs réutilisables est prévue dans le cadre d’activités parascolaires au secondaire.

La réutilisation des objets 

L’école encourage les élèves à apporter les vêtements usagés afin d’en faire profiter d’autres personnes.

Chaque fin d’année, suite à l’initiative d’une élève, des tables sont placées près des casiers des élèves afin de recueillir différents articles scolaires (cartables, cahiers, etc.). Ces articles sont mis à la disposition des parents et des élèves l’année suivante.

Des boîtes de conserve, des cartons de lait de 2 L et des boîtes de jus d’orange sont présentement lavés et découpés. Ils seront réutilisés pour les plantations ce printemps.

L’horticulture et le jardinage 

Quoi de plus mystérieux que d’observer la croissance d’une plante pour un enfant ! Depuis l’an dernier, chacune des classes du primaire dispose d’une mini-serre et d’un système d’éclairage afin de permettre aux enfants de cultiver différentes plantes. L’an dernier, tous les élèves du primaire ont fait l’expérience de planter des graines de tomates, de prendre soin de leurs plantes et de récolter les fruits produits.

Trois pommiers ont été plantés sur le terrain de l’école. Ces trois arbres ne sont que le début d’un projet plus élaboré d’aménagement d’un jardin scolaire éducatif.

Une activité parascolaire a réuni une douzaine de jeunes du secondaire pour fabriquer une lotion pour nettoyer le visage à base de gel d’Aloès extrait directement de feuilles fraîches. Tous les participants sont repartis avec un récipient de ce produit naturel fait maison. Cette activité sensibilise les élèves aux ingrédients présents dans les produits commerciaux afin d’augmenter leur durée de conservation. Ils sont également informés des règles sanitaires à respecter dans la préparation, la conservation et l’utilisation des produits maison.

La gestion de l’eau 

Les élèves de première secondaire ont été sensibilisés à l’utilisation de l’eau dans leur vie. Ils ont appris que l’eau est une ressource abondante mais importante. Maintenant, ils savent d’où vient l’eau qu’ils boivent, où va l’eau souillée et la distinction entre l’eau bleue, l’eau grise et l’eau verte. Ils savent comment utiliser l’eau de manière responsable.

Activité de financement 

Pour financer les activités du Comité vert de l’école Fréchette, aura lieu en mai la vente de différentes plantes. Tous les revenus engendrés par ces ventes seront réinvestis par le Comité Vert dans la poursuite de sa mission. Surveillez la page Facebook « Parents Fréchette » pour plus d’informations.

C’est en commençant auprès des plus jeunes que l’éducation relative à l’environnement est la plus profitable. C’est par ces petits gestes simples que les enfants apprennent à vivre en harmonie avec la Nature qui les entoure. Et comme dirait un ami naturaliste, plus on connaît la Nature, plus on l’aime et plus on désire la protéger.

Programme de soutien à la recherche-création.

Dessin de Amy-Rose Laforest, 2e cycle.

La MRC du Fjord-du-Saguenay, en partenariat avec le Conseil des arts de Saguenay, reconnaît le professionnalisme de la pratique artistique et le rayonnement des artistes du territoire de la MRC en offrant encore cette année le Programme de soutien à la recherche-création. Pour l’édition 2020, deux projets artistiques distincts seront soutenus, à la hauteur de 7 000 $ chacun. La date limite pour soumettre un dossier de candidature pour ce programme est le lundi 23 mars 2020.

Ce programme de soutien pour le perfectionnement, la professionnalisation et le rayonnement des arts et des artistes de la MRC du Fjord-du-Saguenay fait suite à la demande des gens du milieu artistique de la MRC ayant exprimé le souhait d’accéder à certains programmes du Conseil des arts de Saguenay. Ce souhait trouve sa justification dans la nécessité d’une reconnaissance de la pratique artistique et de l’obtention d’un statut d’artiste professionnel pour les artistes, écrivains et artisans actifs dans les municipalités de ce territoire.

« Pour les artistes et artisans de notre territoire, il ne fait aucun doute que ce programme répond à un besoin. Il permet la réalisation de projets d’artistes en tous genres et contribue à faire rayonner le riche milieu culturel du territoire », mentionne le préfet de la MRC, Gérald Savard.

La présidente du Conseil des arts de Saguenay, Guylaine Simard, souhaite, quant à elle, que cette édition du programme soit une occasion de nourrir l’intérêt des partenaires de la MRC pour la reconnaissance du fait artistique et culturel pour la cohésion de ce territoire.

Le Programme de soutien à la recherche-création est rendu possible grâce à l’Entente de développement culturel intervenue entre la MRC du Fjord-du-Saguenay et le gouvernement du Québec. Pour déterminer les lauréats, un comité de sélection fera l’analyse des dossiers de candidature selon les critères suivants : la qualité et la maîtrise artistique, le rayonnement de la pratique, la professionnalisation et le perfectionnement.

Pour plus d’informations, visitez le site Internet de la MRC : https://www.mrc-fjord.qc.ca/

Le CFGA des Rives du Saguenay, un service de proximité.

Jouer au hockey avec mon papa dans la cour d’école – Alexis Morneau maternelle 5 ans

Si l’école semble de plus en plus s’adapter aux réalités des élèves, cela n’a pas toujours été le cas. Et bon nombre d’adultes se rappellent souvent trop bien leur enfance sur des bancs d’école où la rentrée des classes rimait alors le retour des coups de règles sur les doigts.

Ainsi, la mission du Centre de Formation Générale aux Adultes (CFGA) est de proposer de la formation aux adultes, certes, mais elle se doit également de travailler à l’intégration sociale et socioprofessionnelle de ses élèves.

Une formation à la carte

Dominic Boily, son nouveau directeur explique : « Chaque personne qui vient nous rencontrer a un parcours de vie différent. C’est impossible pour nous d’offrir une formation uniforme. Mais notre principal défi est de rejoindre les gens qui ont une crainte de l’école, qui vont avoir décroché depuis un certain temps et vivent une certaine perte de confiance. En plus, dès qu’il y a rareté de main d’œuvre, les gens se font solliciter pour travailler, même sans diplomation. Donc pour nous, l’école de rêve, c’est une école avec des élèves adultes qui réussissent à aller le plus loin possible dans leur parcours, une école qui leur redonne confiance. »

Rebeka Fortin, directrice adjointe depuis 3 ans, complète : « Depuis cette année, on a un enseignant, Sébastien Tremblay, qui se déplace tous les jeudis à Petit-Saguenay en matinée et à L’Anse-Saint-Jean en après-midi. Son approche répond aux besoins des personnes qui viennent le rencontrer. Il s’adapte autant que possible à leurs demandes. Avec l’éducation aux adultes, on est presque continuellement dans l’adaptation parce que l’on a des élèves avec des besoins spécifiques. Il arrive, par exemple, que des personnes du Bas-Saguenay se soient inscrits à un cours à distance et qu’elles aient besoin d’un support au niveau informatique. Sébastien peut les accompagner. »

Le CFGA profite ici d’une mesure de soutien du ministère de l’Éducation, qui lui permet de rejoindre les milieux éloignés, d’offrir une ressource comme celle de Sébastien Tremblay tout en allant à la rencontre d’une clientèle moins nombreuse.

Le CFGA propose également de l’aide aux parents qui veulent accompagner leurs enfants lors des devoirs. C’est une façon de rejoindre le parent, de créer un lien de confiance qui lui permettra de se confier par rapport à son propre cheminement scolaire. Parallèlement, en offrant un volet « reconnaissance des acquis », un adulte pourra faire valoir les compétences acquises durant son parcours professionnel et ainsi obtenir un certificat officiel, lui permettant, si désiré, de reprendre des études sans avoir à tout recommencer depuis le début.

« Souvent, les adultes voient le retour à la formation beaucoup plus gros qu’il ne l’est en réalité. La reconnaissance des acquis permet de prendre en compte les enseignements récoltés au cours de leur vie professionnelle. », poursuit Rebeka Fortin.

Enfin, un volet francisation, en forte croissance puisque la région fait venir de nombreux travailleurs étrangers afin de remédier au criant manque de main d’œuvre, complète l’ensemble des services offerts par le CFGA. Le cours est actuellement donné à 150 élèves venant du monde entier.

Un comité sur l’innovation pédagogique au Bas-Saguenay

Caleb Gaudreault, 3e année

Une recherche participative est actuellement en cours afin de mettre en place une structure partenariale au bénéfice de la réussite éducative des jeunes du Bas-Saguenay.  Un processus de réflexion collective est mené depuis le printemps 2018 et réunit des acteurs de plusieurs tables de concertation existantes. Des consultations ont été menées par le biais de questionnaires et de groupes de discussion au cours des derniers mois afin de cerner de manière précise les enjeux relatifs à la réussite éducative au Bas-Saguenay.

Les résultats issus de cette recherche participative ont permis de révéler des enjeux prioritaires qui deviendront les axes de travail de cette structure partenariale qui est en plein démarrage. L’innovation pédagogique est ressortie de cette recherche comme étant un élément incontournable pour favoriser la réussite éducative au Bas-Saguenay. D’une part, plusieurs participants ont insisté sur le fait que les écoles innovantes peuvent être attractives pour les nouvelles familles. D’autre part, il semble qu’il y ait un besoin d’avoir accès à une variété de projets stimulants et attrayants pour les jeunes.

Il apparait essentiel que la réflexion autour de l’innovation pédagogique se construise de manière concertée entre les écoles et en collaboration avec les familles et les communautés. Comme nous sommes tous interreliés, il devient nécessaire de réfléchir et de bâtir ensemble. Pour ce faire, un comité de travail constitué de représentants de chacune des écoles sera formé. Un représentant des familles et un représentant des municipalités s’ajouteront également à ce comité. Ce comité de travail aura pour mission de développer une vision avant-gardiste pour les écoles du secteur du Bas-Saguenay. Comme cette vision se développera en complémentarité, cela permettra d’assurer un large éventail de possibilités pour nos jeunes.

Pour alimenter et inspirer le comité, les idées des élèves ont été recueillies par le biais d’un concours d’écriture et de dessin sur « Mon école de rêve ». Les parents sont également invités à participer à une consultation le 5 mars prochain (voir texte p. ?). Dans les écoles, la réflexion est déjà amorcée et se poursuivra au cours des prochains mois. C’est un projet d’envergure qui nécessitera une bonne dose de créativité, de l’ouverture et de l’engagement de la part de tous les acteurs concernés.  En espérant que nous puissions en arriver à relever ce défi qui permettra de faire rayonner nos écoles et nos milieux !

Du théâtre pour stimuler les échanges

André Haché (Rivière-Éternité), Gabrielle Desrosiers, Valérie Fortin (Saint-Félix-d'Otis), Marie-Chantale Morin (Petit-Saguenay), Christian L'Italien. En bas : Audrey Girard (St-Félix-d'Otis) et Marie-Claude Lavoie (L'Anse-Saint-Jean)

Avec le soutien de l’organisme Engrenage Noir et du programme Rouage, le Réseau Fières Familles du Bas-Saguenay prolonge en 2020 son projet d’Art-Action Communautaire qui avait débuté en septembre 2018. En travaillant avec les comités famille toute l’année dernière, le programme Rouage avait pour but de générer une action de revendication communautaire en faisant de l’art. 

Pour l’occasion, Gabrielle Desrosiers, intervenante de milieu et Christian L’Italien, comédien improvisateur, avaient encadré les participants dans leur projet alors que ces derniers offraient aux élus de gros pots de fleurs bricolées, rappelant aux municipalités l’importance de soutenir l’action bénévole des comités famille et réclamant une structure régionale afin de supporter les familles, les écoles et la communauté.

Cette année, le sujet abordé sera : les conséquences des guerres de clocher dans un contexte régional comme le nôtre. Le tout sera présenté sous forme d’une pièce de théâtre qui devrait être présentée au mois de juin et qui dépeindra les difficultés de s’unir quand chaque endroit a sa propre réalité et ses propres besoins. À ce sujet, Gabrielle Desrosiers précise : « on désire créer une histoire qui fait rire tout en faisant réfléchir, le but n’étant pas de pointer du doigt, mais plutôt de générer des réflexions et des discussions entre les spectateurs et de mettre en lumière les conséquences de l’esprit de clocher ».
Les dates et lieux des représentations n’ont pas encore été dévoilés au moment d’écrire ces lignes. 

L’exemple de l’école primaire Bertschi à Seattle aux États-Unis.

Les scientifiques savent aujourd’hui qu’un bâtiment peut avoir un impact positif sur ses occupants. En effet, plusieurs études démontrent l’impact de la qualité d’air, de l’éclairage naturel, des couleurs, du type de matériaux sur la réussite éducative des élèves. L’équipe du Lab École a d’ailleurs produit le document « Penser l’école de demain » qui recense ces études.

L’école primaire Bertschi a décidé de suivre ces recommandations et de créer une école phare en innovation. Ils ont même poussé l’audace plus loin en devenant la première école certifiée Living Building Challenge* au monde.  Techniquement ils ont dû relever des défis d’une grande envergure, notamment :

  • Autonomie en énergie par la production de 100% de l’énergie à l’aide de panneaux solaires;
  • Autonomie en eau en récupérant et en traitant 100% de l’eau sur le site;
  • Utilisation de matériaux renouvelables en évitant d’utiliser une liste de produits interdits;
  • Utilisation de la biophilie (murs végétaux à l’intérieur, inspiration de la nature à l’intérieur du bâtiment à travers matériaux, formes et couleurs);
  • Production maraichère sur place.

En plus des innovations sur le plan technique, la beauté de ce projet réside dans sa portée sociale. En effet, le bâtiment en soi est conçu dans une perspective pédagogique pour permettre aux élèves d’acquérir des connaissances sur l’écologie et le bâtiment durable. Toutes les technologies vertes sont visibles dans le bâtiment afin que les étudiants puissent en apprendre sur les différents concepts écologiques. À titre d’exemple, l’eau de pluie est captée par la toiture verte et un mini-canal imitant une rivière passe au milieu de la cafétéria. Ce cours d’eau termine sa course dans un marais à l’extérieur, qui est lié à un réservoir d’accumulation d’eau. Les élèves peuvent ainsi observer le trajet de l’eau de pluie. L’enseignant de mathématiques utilise le réservoir d’eau de pluie pour permettre aux élèves de faire des calculs de manière concrète et signifiante. La toiture verte et les jardins extérieurs sont également utilisés dans le cursus scolaire.

Cette école a réussi à lier de manière étroite le bâtiment et ses occupants. Il représente également une source de fierté pour l’équipe enseignante et les élèves qui y vivent. Ces derniers organisent même de façon bénévole des visites hebdomadaires pour le public. La construction de cette école apporte donc l’opportunité d’enrichir un milieu de vie, de bonifier le programme scolaire tout en conscientisant de futurs citoyens à propos des solutions existantes pour rendre les bâtiments plus écologiques. N’est-ce pas inspirant ?

*La certification Living Building Challenge est une certification pour la construction de bâtiment durable. Elle est la certification la plus restrictive au monde. Elle stipule notamment qu’un bâtiment doit être autonome en énergie et en eau, qu’il y a une liste de matériaux à ne pas utiliser, qu’il doit produire sur place 20% de sa consommation de nourriture, qu’il doit y avoir un volet social au projet et que l’architecture du bâtiment doit avoir une signification et faire preuve de beauté.

L’histoire des écoles de Rivière-Éternité

Les sœurs fondatrices de Rivière-Éternité, Sœur Élie-Marie et Sœur Marie-du-Calvaire en 1951

Rappelons d’abord que le village de Rivière-Éternité a accueilli les premiers colons en 1933, leur famille un an plus tard. La première classe sera donnée dans la chapelle de la paroisse le 9 octobre de la même année. Cette dernière servait de chapelle et d’école à la fois. Le bâtiment est toujours existant mais a été transformé en garage et est actuellement la propriété de Jacques Gagné.

Comble de malheurs, le 26 mai 1935, le feu a tout détruit : les camps en bois rond où logeaient les familles, les étables et les animaux, les meubles, tout, oui tout n’était que cendre et poussière, mais… le feu n’a pas détruit le courage et la détermination de ces 40 jeunes familles en provenance de L’Anse Saint-Jean. Ils ont rebâti maisons et étables, ont labouré la terre, semé le grain puisque le feu avait défriché et c’est avec plus de certitude, d’espoir et d’énergie qu’ils ont recommencé.

Les religieuses du Bon-Conseil sont arrivées 15 ans après la reconstruction et les premières se souviennent qu’il n’y avait aucun arbre dans la montagne du village, seulement quelques repousses de conifères et de feuillus aux alentours. Les colons avaient structuré leur lieu de résidence autour des points d’eau et en 15 ans, ils avaient déjà rebâti la chapelle et la salle paroissiale; deux lieux d’ailleurs qui leur servaient d’école. Ils ont construit une autre école dans ce qu’on appelait à l’époque le rang St-Antoine, sur la route s’en allant vers Saint-Félix-d’Otis.

Mais ces colons faisaient des petits et les salles de classe étaient pleines. En 1948, le ministère de l’Éducation a décidé de bâtir au village une première école digne de ce nom. Une école qui comptait trois classes, de l’eau chaude, des toilettes et des lavabos; tout un luxe ! Mais toujours pas d’électricité.

Le couvent de Rivière-Éternité en 1951

Imaginez le courage et l’abnégation de ces religieuses qui quittaient Chicoutimi, ville électrifiée, pour venir faire du service en pleine campagne dans nos montagnes. Les adultes de mon âge se rappellent le cantique que Sœur Élie-Marie avait entonné et qu’avec joie et admiration nous avions chanté quand les lumières de nos classes se sont allumées. C’était à la fin de novembre 1951. Nous avions l’électricité ! 

Cette même année, il a fallu agrandir l’école pour y aménager quatre classes et un logement pour les quatre religieuses. Sœur St-Amédée a même ajouté une classe de 10e année, avant que l’on construise la polyvalente Fréchette à L’Anse-Saint-Jean. L’encadrement rigide de ces sœurs a fait de nous des femmes et des hommes responsables, capables de prendre la relève et de transmettre aux autres générations notre savoir. Ainsi nous sommes devenus une communauté confiante en nos moyens, respectueuse, vaillante, généreuse et extrêmement vivante.

Manon au Bas-Saguenay

Manon au Bas-Saguenay, une nouvelle petite entreprise s'implante dans la région.

Manon Landry, originaire de Jonquière, a passé 22 années à Québec avant de décider de revenir aux sources. Depuis son arrivée dans la région en 2017, l’anjenoise d’adoption s’implique activement dans la vie culturelle de la municipalité. Et c’est ainsi que lui est venue l’idée de créer sa propre petite entreprise.

Il faut savoir que Manon Landry a organisé de nombreux évènements dans la région de Québec, allant de l’International de la pétanque au Festival Woodstock en Beauce en passant par la fondation d’un organisme en événement dans Limoilou. Cette femme énergique aux multiples talents veut mettre à profit son expérience en la proposant aux organismes ou particuliers du Bas-Saguenay.

« Voyant qu’il n’y avait pas ce genre de service offert ici, j’ai lancé, il y a maintenant quatre mois, Manon au Bas-Saguenay, une petite entreprise de production et d’animation. En analysant les propositions déjà en place, j’ai constaté que je pourrais contribuer à cette offre, comme par exemple, en m’impliquant dans le Comité touristique de L’Anse-Saint-Jean. »

C’est d’ailleurs ce même comité qui lui a proposé d’organiser certaines activités au quai municipal durant la saison estivale. Ce qui a été dit a été fait ! Manon Landry, avec le large soutien de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean, a mis sur pied les Haltes-Gourmandes, un projet pilote ayant lieu durant trois fins de semaine de l’été 2019. Le résultat a été plus que positif, et selon les commentaires de toutes les personnes rencontrées, vacanciers ou résidents, cette activité doit revenir cet été ! « Je suis justement en train de préparer la programmation et cette fois, on occupera six fins de semaine durant l’été, avec encore plus de producteurs locaux et toujours de la musique et des animations. », précise Manon qui ne manque jamais de nouvelles idées !

Il y a eu ensuite, toujours initié par le Comité touristique et soutenu par la municipalité, un autre projet-pilote mis en place durant l’automne, le Festival des fours à pain à la couverture médiatique très remarquée. L’événement, qui a également connu un beau succès, reviendra cet automne sous la forme d’un parcours gourmand. « On veut que 10 ou 11 fours à pain minimum soient allumés tout au long du village. Les visiteurs pourront ainsi déguster de la pizza, du pain ou de la bonne tourtière tout en se baladant dans notre beau village ! »

Ce projet d’entreprise a vu le jour grâce à l’incubateur, une formation offerte à tous ceux qui veulent se lancer en affaires. Grâce à Bernard Larouche, le directeur du développement à L’Anse-Saint-Jean, cette formation de quelques mois peut se suivre avec l’aide d’un soutien financier. Un plan d’affaires à la clé, Manon Landry a ensuite obtenu de la MRC du Fjord-du-Saguenay la mesure du Soutien au Travail Autonome.

Si actuellement ses activités se concentrent essentiellement à L’Anse-Saint-Jean, Manon Landry veut élargir son implication au Bas-Saguenay. Que ce soit pour l’organisation d’événement clé en main, la gestion des pages Facebook, la prise de photos, les séjours touristiques sur mesure ou la recherche de commanditaires, vous pourrez dorénavant composer le 418 609-3274.

Souper FADOQ 2020 : une grande réussite

Samedi, le 4 janvier 2020, une centaine de personnes se sont rassemblées au sous-sol de l’Église de Saint-Félix pour partager un repas suivi d’une soirée de danse avec le groupe de musique L’Audace.

Les 130 membres de la FADOQ ont été contactés par les téléphonistes bénévoles liées au conseil d’administration et plus de 80 ont répondu : « Nous serons présents ». La FADOQ de L’Anse-St-Jean, avec laquelle se sont établies d’excellentes relations, a même délégué un groupe de 18 personnes qui se sont déplacées en autobus pour venir festoyer avec les aînés de Saint-Félix.

Durant la préparation de la salle, les organisateurs ont eu un léger casse-tête pour réussir à asseoir une assistance aussi importante, mais avec l’assignation des chaises autour des tables réservées aux téléphonistes, ils ont réussi.

Cette belle soirée, pleine de chaleur et d’amitié, a permis à tous de présenter leurs vœux de nouvel an à leurs amis, à leurs relations et souvent à leurs voisins. D’ailleurs quelques couples ont, pour la première fois, participé à une activité FADOQ. En espérant qu’ils deviendront membres.

Un grand bravo à cette merveilleuse équipe de bénévoles ! En souhaitant que la prochaine rencontre soit tout aussi réussie.

À tous ceux qui souhaiteraient rompre leur solitude, diverses activités sont proposées une fois par semaine aux membres de la FADOQ les mardis après-midi, les mercredis de bridge et les jeudis soir de base-ball poche. Pour toute information, appeler le (418) 306-5728.

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