Il est maintenant possible de déguster des thés et tisanes à l’Auberge du Camp de Base, et ce les mardis et samedis matins. Animée par Kevin Lussier, fraichement revenu de deux hivers en Chine, cette activité permet de découvrir quelques principes de la médecine chinoise et de ses cinq éléments.
Une dizaine de tisanes de
plantes boréales, des lattes, des collations santé et des thés qui permettent
d’améliorer la santé et le niveau d’énergie seront ainsi proposés. Le mardi, il
y aura une combinaison avec un cours de yoga, ces deux activités étant très
complémentaires. Le samedi, à l’image de ce qu’on peut retrouver dans l’ouest
canadien, Kevin aimerait créer un lieu où les skieurs se rassemblent avant
d’aller explorer la montagne. Prendre une bonne collation avec une boisson
adaptée aux besoins du moment ou se remettre de la soirée de la veille avant de
chausser ses skis.
« Peu importe ce que tu manges
ou bois, tout est médicinal ou poison, dépendamment de la dose. À la maison de
thé, on pourra retrouver une gaufre au levain, cannelle et betterave. En
médecine chinoise, ces nutriments accompagnent l’élément du cœur. Chaque
ingrédient est ainsi orienté vers un organe. Pour la rate et l’estomac, je
propose une patte d’ours au sarrasin, figue et mélasse. », spécifie le
nouvel aubergiste.
Kevin Lussier suit
actuellement un programme jeune volontaire, lui permettant d’acquérir des
compétences dans un domaine qui pourra lui offrir un emploi en lien avec son
champ d’expertise. Il adore partager sa passion et ses connaissances de la
médecine chinoise. Pour toute information, vous pouvez le rejoindre à l’Auberge
du Camp de Base au (418) 272-3359
Depuis quelques années, on ressent de plus en plus la menace de la pénurie de main d’œuvre au Canada. Ce problème fait en sorte que les entreprises engagent des adolescents pour combler les trous. La grande question à se poser est : est-ce que le travail nuit à la réussite scolaire des jeunes ?
Après avoir fait quelques
entrevues, les jeunes arrivent presque tous à la même conclusion. En gros, ça
dépend vraiment de quel type de travail tu fais, car certains sont plus
demandants que d’autres. Ça dépend aussi des horaires que ton employeur
t’attribue, car travailler trop d’heures durant la semaine peut engendrer de la
fatigue lors des cours.
Beaucoup d’enseignants pensent
que les élèves qui travaillent négligent leurs devoirs. En fait, oui c’est vrai
de l’affirmer, mais en général ceux-ci sont faits lors des périodes de lecture
ou lors de l’aide aux devoirs. Les adolescents ne trouvent pas l’école plus
difficile parce qu’ils travaillent, au contraire la plupart d’entre eux ont des
raisons motivantes de travailler, soit pour gagner de l’expérience, pour être
occupés ou bien pour gagner de l’argent pour diverses raisons utiles. De
différentes façons, la job étudiante
peut amener à pratiquer des notions qui peuvent être utiles à leur réussite
scolaire.
En conclusion, travailler
quand on est jeunes ne nuit pas nécessairement aux études, mais il est
important de bien négocier ses horaires et d’être capables de bien gérer son
temps.
Encourager la conciliation travail-famille, c’est aussi valoriser les milieux de travail qui prennent action pour le mieux-être de leurs employés. Nous avons lancé un appel aux employeurs de notre secteur, afin qu’ils nous partagent leurs bons coups à cet égard.
La pénurie de main-d’œuvre
chronique entraîne son lot de difficulté pour les entreprises et plusieurs
mettent en œuvre des mesures de conciliation travail-famille originales qui
vont au-delà du minimum requis prévu par la loi. Certaines offrent une grande
flexibilité dans la conception des horaires, tels que Nuances de Grains,
Floral’Anse et la Cantine de L’Auberge. La Coop de consommation de
Petit-Saguenay permet notamment la permutation des heures de travail entre
collègues en cas d’imprévus. Pour faire face au manque de logement locatif
disponible à L’Anse-Saint-Jean, surtout en période touristique, La Cabane à glaces
et Fjord en Kayak offrent de l’hébergement à leurs employé-es.
Les travailleuses de la
Coopérative de travail Minuit Moins Cinq soulignent que pour les petites et
moyennes entreprises qui démarrent en région, il n’est souvent pas possible
d’avoir des salaires concurrentiels, alors la flexibilité d’horaire est très
précieuse ! Le fait de pouvoir travailler de soir, tôt le matin ou parfois la
fin de semaine leur permet en contrepartie de s’occuper de certains rendez-vous
personnels, ou des enfants lors des heures ouvrables de la majorité des
services. Cette flexibilité a d’ailleurs pesé pour beaucoup pour Myriam, la
dernière recrue, dans sa décision de se joindre à l’équipe.
Dans le milieu communautaire,
l’on retrouve de nombreux organismes qui souhaitent aussi tout mettre en œuvre
pour offrir le meilleur cadre de travail possible à leurs employés. Par
exemple, l’association de Parents d’Ados propose une banque de congé personnel
supérieur à la norme. Le centre Alpha de La Baie et du Bas-Saguenay, de même que
l’organisme Les Apprentis, tiennent compte des obligations parentales de leurs
employés dans la planification des horaires, alors que le CPE-BC Mini-monde
offre une priorité sur la liste d’inscription en milieu de garde et la
possibilité d’un retour à temps partiel suite à un congé parental. Ils sont
aussi nombreux à offrir des horaires flexibles.
Citons l’initiative
intéressante du CRFM de Bagotville qui a reçu une formation pour être un milieu
de travail favorisant la conciliation travail-famille et a mené une
consultation auprès de ses employés concernant leurs besoins. Cette démarche a
mené à la mise en place des améliorations suivantes :
Horaires de travail de 28 heures/4 jours, de 32
heures/4.5 jours et maximum de 35 heures (8h à 16h);
Congés de maladie payés si enfant ou conjoint
malade, horaires flexibles selon les rendez-vous familiaux;
5 jours de congés flexibles pour le bien-être
personnel;
Programme d’activités sportives à taux réduits pour
la famille;
Activité physique en milieu de travail.
Le CRFM de Bagotville souligne
toutefois que « l’assiduité de l’employeur et un cadre d’application des
mesures exceptionnelles sont essentiels pour éviter l’iniquité au sein des
employés. »
Le milieu scolaire dont
l’employeur pour notre secteur est La Commission scolaire des Rives tient aussi
compte de la réalité parentale de ses employés en offrant une possibilité de
remplacement, d’arrangement des horaires et bien entendu le retrait préventif
prévu par la loi en cas de grossesse.
Pour les employeurs de tout
acabit, sachez que les avantages sont multiples quand il s’agit de se prévaloir
de mesures de conciliation travail-famille. En effet, selon un document produit
par l’observatoire des tout-petits*, on peut observer une augmentation de la
productivité, une atmosphère détendue dans l’organisation, un recrutement plus
facile, une diminution des absences et une meilleure rétention du personnel.
*Document intitulé « Les
mesures de conciliation travail-famille : un incontournable pour des
entreprises attractives et visionnaires» paru en 2019 et disponible sur le web.
Quand on parle de la conciliation travail – famille, encore aujourd’hui, il faut bien avouer que c’est plus souvent à la mère que l’on pense. À la naissance d’un enfant, iI existe pourtant au Québec trois types de congés offerts aux familles : maternité (entre 15 et 18 semaines) et paternité (entre 3 et 5 semaines) avec des allocations qui varieront en fonction de la durée. Ces derniers peuvent être pris en même temps, mais ne peuvent être transférés de l’un à l’autre des parents. Le congé parental de 32 semaines, quant à lui, peut aussi bien s’appliquer au père ou à la mère. C’est donc là que la famille s’assoie et envisage la meilleure décision à prendre pour le bien de tous.
Certains hommes décident
d’arrêter de travailler pour s’occuper de leur enfant pendant que leurs blondes
retournent travailler à la fin de leur congé maternité. Une nouvelle façon de
concilier le travail et la famille dans un XXIe siècle où les paradigmes de
société se transforment souvent plus vite que les mentalités !
« Je suis resté avec Ulysse alors que Gabrielle retrouvait son travail à Enfants Fjord. Même si des fois, on entend des réflexions un peu old school, du genre : ben voyons, tu vas pas prendre des congés, c’est pas toi qui accouche ! Eh bien, il me semblait important de prendre le temps avec mon garçon », s’exclame Gabriel Lévesque qui a dû faire face à ce qu’il appelle un conflit de génération.
« C’est comme si tu
deviens quelqu’un d’autre tout en restant toi-même, en partageant tes passions
le plus efficacement possible, poursuit le jeune papa d’un garçon de maintenant
17 mois. J’aime faire du skate par exemple, et je trouve ça vraiment cool de
voir qu’il est capable d’aimer ça de la manière que je lui montre, sans le
stresser, en mettant du fantastique là-dedans. »
Comme cela arrive souvent pour
les nouveaux parents, Gabriel a entendu beaucoup de conseils. « Ce que
j’aurais à dire, c’est de vraiment y aller avec son kid et son cœur. Il n’y a pas de formule magique … c’est ton
enfant, aime-le ! Avec un enfant, tu revis ta vie au complet mais d’une autre
façon, tu refais de la peinture, du dessin, de la musique. En prenant le temps,
tu redécouvres tout d’une autre façon ! »
De son côté, Simon Villeneuve a pris ses congés paternité juste après l’accouchement de sa blonde. « On prépare des transitions pour des ados qui s’en vont au Cégep, alors imagine la transition vécue par le bébé au moment de la naissance ! J’ai préféré prendre mes congés tout de suite après l’accouchement. C’est hyper important ce moment-là, on devient un support. Noëlly se serait débrouillée, c’est certain, mais elle aurait été bien moins dans la bienveillance, moins disposée. »
C’est aussi là que le lien
d’appartenance pour le père va se construire, en berçant le bébé tout en
laissant du temps de repos à la maman justement ! « La science qui évolue
le plus en ce moment, c’est la neuroscience, et les recherches affirment que
l’un des principaux vecteurs favorables au bon développement des enfants, c’est
la bienveillance. » poursuit Simon, heureux papa d’une petite Mila de 6
semaines et d’un Roméo de deux ans.
« On a pu vivre notre vie
de famille à deux, prendre le temps avec ce nouveau bébé qui arrive, prendre du
temps aussi avec le grand frère de 2 ans pour qu’il vive bien cette transition.
J’aime mon travail c’est certain, mais ma priorité, ce sera toujours la
famille. Je trouve tellement important ces moments tous ensemble. »
Expliquer à quel point le fait de soutenir la maman va aider au développement sain de l’enfant puisqu’elle sera moins stressée, avoir des programmes d’éducation sociale, transmettre l’idée de la bienveillance, serait selon Simon une chose qui accompagnerait à merveille les efforts des gouvernements pour soutenir les familles. « Il y a une part d’ignorance mais aussi une réactivité face aux changements. Dans l’éducation, on remet tellement les clés à la femme, ensuite à l’école, aux autres. Avec le jeu, je vais pouvoir enseigner de bons comportements à mon fils, et ce n’est pas vrai que je vais laisser la CPE ou les écoles tout gérer. Il faut travailler tous ensemble dans une même direction et ça va aller tellement mieux pour les jeunes. »
Quant à Maxime d’Amour, il a pris la totalité du congé parental pendant que sa blonde Marie reprenait le chemin du travail, 4 mois après l’accouchement. « Étant chef d’une petite entreprise, Marie avait la responsabilité du travail de ses employés, et j’étais parfaitement ouvert à l’idée de rester à la maison. En tant que père, avant la naissance, c’est comme un concept dans ta tête, tu ressens l’arrivée de cet enfant via la relation que tu as avec ta blonde. Alors il faut que tu t’adaptes, le lien est à créer. Ce que j’en ai retiré de ces semaines auprès de Léo, c’est la compréhension, ce lien émotionnel qui fait que tu comprends ce que l’enfant essaye de te communiquer, même sans parler. »
Le jeune papa précise que
certains hommes ont trouvé très courageux le fait qu’il s’occupe de son bébé,
beaucoup le félicitaient même en lui disant qu’ils ne s’en sentiraient pas
capables. « Des fois, on se sent impuissant, c’est certain, mais tout ce
temps passé avec mon garçon m’a donné confiance. Du coup quand je suis retourné
au travail, le lien était créé. Et dans notre famille, il n’y a pas plus maman
ou plus papa, l’enfant a réellement deux référents. Quand il se fait mal, c’est
pas juste oh maman ! », poursuit Maxime en remerciant le gouvernement qui,
avec ces congés parentaux, a permis à sa famille de concilier les différents
enjeux accompagnant l’arrivée d’un bébé tout en vivant cette transition de
manière humaine et originale.
Développement domiciliaire, plan de sécurité civile et de mesures d’urgence, et planification stratégique ne représentent que quelques-uns des dossiers auxquels ont travaillé les élu(e)s de Saint-Félix-d’Otis au cours des douze derniers mois. Voilà sans doute un bilan plus que positif pour 2019 qui prouve que la municipalité est résolument tournée vers l’avenir.
Le
maire Pierre Deslauriers, la conseillère Linda Tremblay et les conseillers Marc
Guay, Michel Roberge, Jean-Guy Waltzing, Claude Boulianne et Éric Tremblay ont
ainsi participé aux travaux de divers comités afin de mettre à l’avant-plan le
développement économique et social de Saint-Félix-d’Otis, permettant
l’investissement de centaines de milliers de dollars dans le milieu.
Planification
stratégique
En
2019, les élu(e)s ont ainsi travaillé à une planification stratégique pour le
développement de la municipalité. Cette planification stratégique permet à la
municipalité de se doter d’une vision claire et d’objectifs précis visant l’élaboration
d’un mandat commun de développement. En cette période où les défis qui se
posent aux municipalités sont de plus en plus grands, nul doute que cette
planification stratégique sera un outil essentiel qui guidera les élu(e)s dans
leurs décisions futures.
Les
douze derniers mois ont également été marqués par la mise en place d’un plan de
sécurité civile, incluant un plan de mesures d’urgence et l’acceptation du
projet de caserne de pompiers par le ministère des Affaires municipales. On ne
saurait oublier non plus la réfection des chemins publics qui permet aux
citoyens de bénéficier d’un réseau routier adéquat et sécuritaire.
Les
élu(e)s ont également adopté un règlement sur les carrières et sablières sur le
territoire permettant ainsi à la municipalité d’augmenter ses revenus. Mais
l’un des plus beaux développements en 2019 reste sans doute le prolongement de
la rue Simard.
La
phase 1 du projet, la rue Simard qui rejoindra la rue Claveau, permet de
développer un secteur avec système d’aqueduc et d’égout et ce, à quelques pas des
autres services. Notons d’ailleurs l’installation en 2019 d’une borne
électrique à Saint-Félix-d’Otis et la mise à jour de certains équipements
municipaux, ce qui témoigne de la volonté ferme des élu(e)s d’investir dans le
développement durable.
Potentiel
touristique
Le
conseil municipal de Saint-Félix-d’Otis croit au développement touristique de
la municipalité. Il compte ainsi non seulement sur le Site de la
Nouvelle-France et le Camping municipal où de nouveaux quais ont été installés cette année, mais également sur le potentiel touristique
que représentent les lacs situés sur son territoire, dont le Lac Otis où l’on a
mis en fonction un lave-bateau et investi dans une rampe de mise à l’eau, le
tout dans un souci de protection de l’environnement.
Et
on ne pourrait conclure ce bilan 2019 sans souligner l’engagement des élu(e)s
mais aussi celui de la population dans le développement social et communautaire
qui a permis la poursuite des spectacles des 7 Jeudis, la tenue d’activités
pendant la semaine de relâche, la relocalisation de la garderie et le lancement
d’un livre sur l’histoire de la municipalité par l’historien Carl Beaulieu.
Le maire de Rivière-Éternité, Rémi Gagné, a reçu la médaille de l’Assemblée nationale pour souligner ses trente ans d’implication dans le monde municipal.
La médaille lui a été remise par le député
caquiste de Dubuc, François Tremblay. Le principal intéressé a été touché et
ému par cet honneur qu’il n’attendait pas. Il assistait à un événement dédié
aux chasseurs lorsque le député provincial l’a pris par surprise. Rémi Gagné
est maire de la municipalité de Rivière-Éternité depuis 18 ans. Auparavant, il
a œuvré pendant douze ans à titre de conseiller municipal.
Quelques jours plus tard, Rémi Gagné s’est
rendu à l’Assemblé Nationale dans la ville de Québec pour un autre dossier et il
a pu recevoir un nouvel hommage, mais cette fois en présence du Premier
Ministre François Legault. Félicitations pour cet honneur bien mérité et bonne
continuité dans votre travail politique.
Réjean Fortin, coordonnateur aux changements climatiques en compagnie de Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean.
La municipalité de L’Anse-Saint-Jean a reçu de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) une subvention approximative de 64 000 $. Cette initiative devrait soutenir le personnel œuvrant contre les changements climatiques et accroître sa capacité à s’adapter aux effets de ces changements climatiques.
L’Anse-Saint-Jean
est l’une des 58 collectivités canadiennes à bénéficier de cette
initiative et certes la première au Saguenay Lac St-Jean.
« Ainsi,
la corporation municipale du Bas-Saguenay utilisera ce financement pour
affecter du personnel à des activités telles que l’élaboration d’un plan d’adaptation
aux changements climatiques et l’intégration de pratiques liées à ces
changements dans les processus municipaux courants. L’innovation municipale
devient un élément essentiel et la municipalité de L’Anse-Saint-Jean compte
continuer à mettre de l’avant des
solutions originales pour répondre de façon optimale aux besoins de sa
communauté et répondre aux défis de demain Jean. », concède Lucien Martel,
maire de la municipalité de L’Anse-Saint-
C’est Réjean Fortin, biologiste de formation et nouveau
coordonnateur en changements climatiques, qui prendra les commandes du projet
pour une durée de 14 mois. Il possède une bonne expérience dans le domaine de
l’environnement. Il a œuvré de nombreuses années comme conseiller en
environnement et sécurité dans le milieu municipal. Il voit, avec ce projet
pilote, une occasion unique pour la collectivité de se préparer aux changements
climatiques et ainsi s’adapter aux conséquences en découlant.
« Nous
sommes enchantés de voir dans l’équipe municipale une ressource ayant à cœur la
région du Bas-Saguenay et dédiée à ce nouveau défi que représente une
gestion des risques qui minimise la vulnérabilité des actifs municipaux »,
précise le directeur des travaux publics, Jérôme Durocher.
Enfin,
selon le directeur général, Jonathan Desbiens, « si L’Anse-Saint-Jean a
choisi de placer les changements climatiques au cœur de ses priorités, c’est
que les bénéfices de l’action l’emporteront largement sur les inconvénients,
tant pour les citoyens et les entreprises que pour la collectivité. »
Les
subventions de soutien au personnel œuvrant contre les changements climatiques
sont offertes dans le cadre du programme Municipalités pour l’innovation
climatique (MIC), administré par la Fondation canadienne des municipalités
(FCM) et financé par le gouvernement du Canada.
La municipalité de Petit-Saguenay célèbre son 100e
anniversaire en 2019. Dans le cadre de ces festivités, nous vous présentons une
série de chroniques sur des moments marquants de l’histoire de Petit-Saguenay.
Voici la cinquième et dernière de ces chroniques.
L’histoire de la fondation et du développement de Petit-Saguenay est intimement liée à l’industrie forestière. En 1838, la Société des vingt-et-un établit de petits moulins à scie à l’Anse aux petites-Îles et à l’Anse-au-cheval. Puis, François Guay construit un moulin à l’embouchure de la rivière Petit-Saguenay en 1844, moulin qu’il revendra rapidement à la compagnie Price qui en fera le cœur administratif de son empire industriel naissant. Cet évènement marque le début de l’occupation permanente de la vallée de la rivière Petit-Saguenay et de la colonisation, qui s’accélère à compter des années 1870.
Plusieurs décennies plus tard, c’est Joseph Houde qui prend la relève comme chef de file dans l’exploitation de la forêt sur le territoire de Petit-Saguenay. Petit-fils d’Ovide Houde, l’un des pionniers de Petit-Saguenay, Joseph Houde est également maire de la municipalité pendant 30 ans et à la tête de la Coopérative électrique. Il établit son premier moulin à scie au Lac Charles-Dallaire en 1939, puis déplace progressivement le centre de ses opérations toujours plus loin dans les terres vers Charlevoix. Des moulins sont ainsi installés au Lac Mordeux en 1946, puis au Lac de la Loutre en 1951 et finalement au Lac Pilote en 1960. Le 21 août 1966, un incendie déclenché par l’explosion du moteur diésel qui alimente le moulin en électricité met un terme aux opérations de ce dernier moulin, causant du même coup une crise majeure dans la municipalité.
À cette époque,
la compagnie Jos. Houde Limitée est le principal employeur de Petit-Saguenay,
avec 66 hommes sous ses ordres, dont environ la moitié au moulin. C’est plus du
tiers de la force laborieuse locale. Aussitôt un comité de secours aux citoyens
de Petit-Saguenay est mis sur pied par le gouvernement du Québec afin de
relancer l’industrie et mettre en place des mesures palliatives pour éviter
l’indigence aux familles des travailleurs sans emploi.
Le gouvernement
agit rapidement, d’abord pour reclasser les travailleurs soudainement sans
emploi dans d’autres chantiers de la région ou dans les écoles de métier et pour
enclencher des chantiers publics qui offrent des emplois temporaires aux
nouveaux chômeurs. En l’espace de quelques semaines, ce sont près de 100 000 $
(750 000 $ en dollars de 2018) qui sont mobilisés pour effectuer divers travaux
publics : réfection du chemin Saint-Étienne, travaux d’asphaltage sur la
route 16 (l’actuelle route 170), réparation des ponts et divers aménagements
urbains.
La compagnie,
pour sa part, est résolue à reconstruire. Hydro-Québec aménage donc à grands
frais une nouvelle ligne électrique de 600 volts pour alimenter la nouvelle
industrie. La municipalité, avec l’aide du gouvernement du Québec, offre quant
à elle une garantie de prêt de 20 000 $ (150 000 $ en dollars de 2018) à
l’industriel pour l’achat d’une partie des équipements. Après 2 ans de démarches
et 600 000 $ d’investissement de la part de la compagnie, soit 4.2 M$ en
dollars de 2018, un nouveau moulin à scie moderne est inauguré en 1968 sur la
route 16 et permet de faire passer les effectifs à 82 hommes.
Ces deux années de crise économique sont difficiles pour les travailleurs et leurs familles. Les emplois locaux ne sont pas légion et plusieurs doivent s’exiler à l’extérieur pour travailler. Heureusement, au redémarrage de l’usine, la quasi-totalité des employés de l’ancien moulin sont au rendez-vous pour reprendre leur poste de travail dans des installations modernisées. Bien qu’éprouvante, cette crise majeure permet toutefois une prise de conscience importante de la part des pouvoirs publics de l’importance de diversifier l’économie locale.
En 1966, le
gouvernement du Québec crée ainsi une réserve faunique ouverte au public avec
la rivière à saumon, autrefois un club privé. Des années plus tard, cette
réserve sera cédée à une association locale qui formera ce qui est aujourd’hui
la Rivière Petit-Saguenay. En 1971, la municipalité prend également les grands
moyens et acquiert l’anse Saint-Étienne de la compagnie Price. Elle lance
aussitôt le chantier d’aménagement d’un camping et d’un site de loisirs qui
deviendra plus tard le Village-Vacances Petit-Saguenay. Le grand legs de la
crise de 1966 est donc en quelque sorte la création de deux entreprises qui
font aujourd’hui la réputation de Petit-Saguenay comme destination touristique.
Louiselle Tremblay est née le 2 juin 1935 à L’Anse-Saint-Jean sur le chemin de Périgny, dans un camp de bois rond. Son père, Azarias Tremblay, fils de Joseph Tremblay et de Marie Martel, a par la suite construit une maison sur le chemin des Côteaux. Avec sa femme, Jeanne d’Arc Martel, fille de Wilfrid Martel et de Marie Côté, ils ont eu 4 enfants. « Le premier bébé est décédé à la naissance et le 3e avait seulement 14 mois. Ensuite, c’est mon père qui nous a quittés, j’avais 3 ans et ma petite sœur Céline, 3 mois. On est alors allés vivre deux années chez Horace Dallaire et ma tante Louisiane Martel avec maman, toujours sur les côtes. » se souvient très bien la femme de 84 ans.
Le père de madame Louiselle, Azarias Tremblay à droite sur le photo.
Quand la petite Louiselle a eu 5 ans, sa mère Jeanne d’Arc a connu un veuf, Grégoire Houde, qui restait à Saint-Antoine. Ce natif de Petit-Saguenay se mariait alors pour la troisième fois ! « Avec sa première femme, il avait eu 5 enfants, la 2e, deux enfants, et avec ma mère, ils ont eu ensemble 6 autres enfants ! Germain Houde, l’acteur, c’est mon frère de mère ! C’était le bébé, le petit dernier, maman l’a eu à l’âge de 41 ans ! »
Grégoire Houde était natif de Saint-Antoine.
Grégoire Houde était cultivateur. Il avait deux chevaux, plusieurs vaches. « Il n’y avait pas de tracteur dans ce temps-là. On était des cultivateurs, mais on n’était pas vraiment riches. Mon père, c’était un jobbeur. L’hiver, il allait travailler dans les camps pour faire de l’argent. Il montait avec ses chevaux et il redescendait au printemps, il travaillait sur les chantiers à Jos Houde. On avait toujours de quoi manger, mais ça nous prenait de l’argent aussi. On ne pouvait pas engager des filles pour aider maman à la maison avec tous ses enfants, alors j’ai arrêté l’école au milieu de la 7e année ! »
Jeanne d’Arc Martel et sa fille Céline
Quand
elle a quitté l’école pour aider sa mère à la maison, Louiselle avait juste 14
ans. Tous les étés, elle aimait retourner sur le chemin des Côteaux, à
L’Anse-Saint-Jean. « Je débarquais chez monsieur Johnny Gagné et je
montais à pied ! Que ça sentait bon ! J’allais passer une semaine chez
Jacqueline, ma cousine. » Mais quand on lui demande quel est le plus beau
souvenir de son enfance, elle pense aussitôt au mois de Marie. « Je me
rappelle, à la fin des classes, les voisins venaient et on priait tous
ensemble, on chantait le mois de Marie, le mois de mai. Et puis, le samedi
et le dimanche, on partait toute la gang, avec le bébé dans les bras, on allait
tous à l’école pour le chapelet de 7 h 00 le soir. »
Louiselle
a ensuite travaillé chez Almas Boudreault, sur la rue Tremblay. Sa femme
Germaine, c’était une sœur à Grégoire Houde. « Ils avaient un magasin de
linge et je les aidais à la maison, je cuisinais, repassais, et de temps en
temps, je pouvais aller au magasin, surtout dans le temps des fêtes. Je me
rappelle, Almas, il avait un atelier de bois de l’autre bord de la rue où il
faisait des châssis, des portes, des commandes pour les gens du village. Quand
je suis sortie de là, c’était pour me marier. »
Le mariage de Louiselle et Émile a eu lieu dans le sous-sol du couvent en 1956.
Émile
Fortin, son mari, elle l’a rencontré sur le chemin, il était en auto, et l’a
invitée à faire un tour. Ils se sont fréquentés 14 mois avant de se marier, le
7 juillet 1956. « Je venais juste d’avoir 21 ans, l’église avait brûlé durant
l’hiver, entre Noël et le jour de l’An, alors on s’est mariés au sous-sol du
couvent. »
Après leur
mariage, Émile et Louiselle ont fait bâtir leur maison, celle où elle reste
encore maintenant, sur la rue Dumas, à côté de chez Hippolyte Fortin et
Geneviève Gagné, les parents de son mari.
« Mon mari Émile, c’était un mesureur de bois. Il a travaillé à la scierie de Jos Houde. On a eu 5 enfants ensemble, 4 filles, et un garçon que j’ai appelé Azarias comme mon père. De l’autre bord de la maison, j’avais un grand jardin, celui de mon beau-père Hippolyte que j’ai repris quand il est décédé. J’avais tellement de légumes que j’en vendais. Les gens du village, ils n’avaient pas tous des jardins, on n’avait pas tant d’épiceries, alors ils venaient s’approvisionner en légumes frais et les enfants allaient les livrer en bicycle. »
Madame Louiselle vendait ses beaux légumes aux gens du village.
Madame Louiselle a également fait beaucoup de bénévolat pour le Mouvement des Femmes Chrétiennes. « J’ai commencé à m’impliquer à l’âge 35 ans. Je suis devenue responsable de paroisse, puis de tout le secteur, de La Baie jusqu’à Petit-Saguenay. Avec le Mouvement des Femmes Chrétiennes, on aidait les femmes à devenir autonomes, à donner leur opinion, à parler au Je, à s’informer de ce qui se passait dans la paroisse, à sortir de la maison. Je donnais des ateliers dans les villages alentour, de Rivière-Éternité, L’Anse-Saint-Jean et Saint-Félix-d’Otis. Il y avait des chicanes des fois, mais je mettais pareil le monde autour de la même table, et on discutait. Je faisais aussi de la formation à des femmes de La Baie pour qu’elles puissent donner des ateliers. J’allais rencontrer des femmes que je ne connaissais pas, je montais avec la ligne, on avait un transport avant, et je débarquais à La Baie. À 53 ans j’ai arrêté et j’ai commencé à travailler à l’Auberge du Jardin, à côté de chez nous. »
Madame Louiselle a également fait beaucoup de bénévolat pour le Mouvement des Femmes Chrétiennes.
Madame
Louiselle aurait pu, s’il avait déjà existé, écrire des chroniques dans le
Trait d’Union, à œuvrer ainsi auprès des femmes dans les différents villages du
Bas-Saguenay. Et même si cela n’était pas toujours évident dans certaines paroisses,
rien ne pouvait entamer son enthousiasme. Merci madame Louiselle pour votre
implication dans notre communauté.
Les tout-petits, de même que leurs parents, vivent un niveau important de stress sur le territoire La Baie/Bas-Saguenay Sud, constate la table 0-5 ans/ Enfants Fjord qui regroupe plusieurs acteurs en Petite Enfance du milieu scolaire, des milieux de garde, Santé et services sociaux, municipaux, de même que communautaires. Une des sources de ce stress trouve ses racines dans les défis soulevés par la conciliation travail-famille-vie personnelle. Un sondage a donc été diffusé auprès des familles d’ici pour faire la lumière sur les particularités locales concernant cet enjeu. Une soixantaine de parents ont répondu à l’appel, soit 50 mères et 11 pères, voici donc leur réalité !
Plus de la moitié des parents
(55,74%) se considèrent peu informés de leurs droits et possibilités concernant
la conciliation travail-famille. Concrètement, 11% des parents affirment ne pas
avoir accès à des mesures de conciliation travail-famille, que cela soit dû à
la nature de leur emploi (horaire peu malléable, responsabilité ne pouvant être
transférée) ou au manque de main-d’œuvre (pas de remplacement possible). Dans
certains cas, l’application des mesures de conciliation travail-famille prévues
par la loi peut même s’avérer difficile.
À cet effet, un père soulève qu’il est « encore mal accepté lorsque les hommes prennent un congé parental suite à la naissance d’un enfant. C’est perçu comme des vacances. »
Une
mère témoigne : « Mon patron m’a obligé à signer une entente mentionnant que je
ne m’absenterais plus pour mes enfants, que ce serait à mon conjoint de s’en
occuper. Mais mon chum gagne le double de mon salaire, ça a donc un impact sur
nos finances. »
Plusieurs parents mentionnent toutefois
avoir un employeur accommodant qui facilite leur conciliation travail-famille
en offrant une certaine flexibilité au niveau des horaires (29,5 %), ou encore
qui accepte que les parents s’absentent en cas de maladie, rendez-vous ou
d’urgence pour les enfants (21%).
Certains employeurs ont même
mis en œuvre des mesures particulières pour s’adapter aux besoins de leur(s)
employé(es). En voici quelques exemples :
Permettre de prolonger le congé parental
jusqu’à deux ans après la naissance de l’enfant ou permettre un retour
progressif suite à un congé parental.
Possibilité de cumuler des heures de travail (banque
d’heures) à reprendre en congé en cas de besoin
Offrir la possibilité de faire du télétravail
Semaine de travail de 4 jours ou 4 jours et
demi.
Possibilité d’amener les enfants au travail en
cas de besoin (si aucune autre alternative).
Malgré les mesures de conciliation travail-famille auxquelles ont présentement accès certains parents, la plupart nous avouent faire face à de nombreux défis. Parmi ceux-ci le stress dû aux impondérables tels que devoir terminer plus tard au travail tout en arrivant à temps pour aller chercher les enfants à la garderie ou à l’école. Nombreux sont ceux qui évoquent le manque de temps quand il s’agit de concilier les horaires de travail du/des parent(s), les activités des enfants, la préparation de repas équilibrés et les tâches ménagères.
Plusieurs
mentionnent aussi que le rythme effréné du quotidien leur laisse peu de temps
de qualité avec leur(s) enfant(s) lors des jours de semaine. Les seuls moments
restant étant souvent consacrés aux leçons dans le cas des parents d’enfants
d’âge scolaire. Il importe aussi de rappeler que certains enfants présentent
des besoins particuliers pour lesquels l’éloignement des services spécialisés
complique l’organisation des familles au quotidien.
Heureusement,
sachez qu’il n’y a pas que les employeurs qui peuvent faciliter la conciliation
travail-famille; le réseau de soutien des familles joue là un rôle essentiel.
La majorité des parents comptent en effet sur leur réseau familial élargi
(leurs frères, sœurs, parents, grands-parents, etc.), les amis et voisins pour
s’occuper des enfants en cas d’imprévus (ex : maladie). Les services de
garde scolaires jouent également un rôle essentiel ! Les organismes
communautaires famille du territoire, soit Les Apprentis et La Maison des
familles de La Baie offrent également un soutien précieux (halte-répit ou
jardins d’enfants, écoute et soutien, ateliers de parents ou parents-enfants).
Il y a également Le service des aides familiales qui dessert le territoire du
Bas-Saguenay et peut offrir un soutien concernant les tâches ménagères.
En ce
temps des fêtes, nous avons osé demander aux répondants de notre sondage de
rêver, d’imaginer ce qui pourrait faire la différence en leur permettant
d’atteindre un équilibre entre leur vie familiale, professionnelle et
personnelle. Voici quelques-uns de leurs souhaits :
Davantage de places à temps partiel dans des
milieux de garde subventionnés et des milieux de garde s’adaptant aussi aux
besoins de ceux qui ont des horaires atypiques;
Plus de reconnaissance (sociale, mais aussi
financière) pour les parents qui font le choix de demeurer à la maison pour s’occuper
de leurs enfants;
Avoir la possibilité (financière et de
l’ouverture de l’employeur) pour travailler moins et terminer plus tôt pour
vivre de façon plus décontractée le retour à la maison;
Offrir une banque élargie de congés
permettant de faire face aux imprévus… Et pourquoi pas, qu’elle soit proportionnelle
au nombre d’enfants dans la famille !