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Saint-Félix-d’Otis offre un milieu de vie sain et sécuritaire

Les réalisations municipales des derniers mois, voire des dernières années, ont permis de faire de Saint-Félix-d’Otis un milieu de vie stimulant avec plusieurs services. Mais ce développement ne pourrait se faire sans une vision claire et réaliste des élus, mais aussi un support constant de la population.

Comme bien des municipalités de plus petite taille, celle de Saint-Félix-d’Otis a dû composer, au cours des dernières années, avec des défis de taille. Que ce soit de se battre pour le maintien de services de proximité ou encore pour réaliser des investissements majeurs dans son milieu, Saint-Félix-d’Otis a su relever la tête et poursuivre sa vision d’offrir à sa population un milieu de vie sain et sécuritaire avec un beau potentiel de développement.

Un lac inspirant

Le Lac Otis est au cœur non seulement de la municipalité, mais il est aussi une figure emblématique du territoire. Pas étonnant que l’on veuille le préserver pour les générations futures, tout comme l’ensemble du territoire otissien !

Investissement dans une rampe de mise à l’eau et d’un lave-bateau afin de contrer notamment la propagation des algues bleu vert et autres cyanobactéries nuisibles d’un plan d’eau à un autre, aménagement des bandes riveraines sur plusieurs lacs et respect des réglementations municipales ne sont que quelques initiatives qui démontrent une vision de développement durable de la part de la municipalité.

Une sécurité assurée

L’installation de nouveaux lampadaires en 2018 a permis de mieux éclairer certaines zones. Résultat ? Une plus grande sécurité pour les citoyens circulant dans ces secteurs.

Parlant de sécurité, l’un des beaux projets municipaux sera l’aménagement d’une nouvelle caserne de pompiers. Ce projet stimulant et important permettra certainement de répondre encore plus adéquatement à ce service essentiel qu’est le service incendie dans une municipalité.

Pour les amateurs de quad, la municipalité travaille à l’élaboration de pistes et de nouvelles signalisations qui leur permettront de pratiquer leur loisir en tout sécurité.

Une population impliquée

Tous ces développements ne pourraient être possible sans l’implication active des citoyens et citoyennes de Saint-Félix-d’Otis. FADOQ, Fermières, Fabrique, Bibliothèque municipale, Loisirs, Comité Famille ou encore Comité Environnement ne sont que quelques exemples d’hommes et de femmes croyant fermement au développement de leur milieu de vie. 

Aux Otissiens et Otissiennes, nous vous disons merci pour votre implication bénévole au sein de la communauté. Une implication non seulement nécessaire, mais vitale !

Brasserie coopérative La Chasse-Pinte

L’aventure de la micro brasserie La Chasse-Pinte a débuté en novembre 2015 avec le premier brassin de sa fameuse «Crochetée». Mathieu Boily, ayant déjà expérimenté à petite échelle plusieurs recettes de bière, fut tout désigné pour être le maître d’œuvre des opérations. Étant enseignant en biologie au secondaire, la recherche et l’expérimentation font en effet partie de ses gênes.

La petite brasserie a évolué grandement depuis ses débuts. En juillet 2018, avec de nouvelles installations, la capacité de production s’est bonifiée. Actuellement 100 000 litres sont brassés par année et l’équipe vise à atteindre la pleine capacité, en 2020. La distribution a également été élargie, puisqu’une douzaine de bières se retrouvent sur les tablettes un peu partout au Québec.

Avec un marché des micro brasseries qui explose, puisque 240 projets existent au Québec, la Chasse-Pinte doit pouvoir se distinguer.  « Nos bières sont différentes et nous faisons aussi ponctuellement des bières saisonnières. On essaye d’innover à partir d’ingrédients locaux et québécois, l’utilisation des plantes indigènes fait partie de notre signature », précise Mathieu. De plus, des efforts supplémentaires sont déployés afin d’obtenir du malt et des houblons québécois issus de l’agriculture biologique. 80% de la masse des ingrédients sont biologiques et les brasseurs envisagent même la certification de quelques produits spécifiques dès l’année 2020.

Un autre élément qui distingue la microbrasserie anjennoise concerne son modèle d’affaires. En effet, La Chasse-Pinte fait partie des Ateliers coopératifs du Fjord qui opèrent également le Bistro de L’Anse.  Au Québec, il existe seulement une dizaine de coopératives brassicoles avec pignon sur rue ! Ce type de gestion offre plusieurs avantages dont celui de mettre en commun les talents de tous, tout en développant un réel sentiment d’appartenance. La force d’un groupe peut faire la différence. L’acquisition du Bistro par les Ateliers coopératifs du Fjord n’aurait jamais été possible sans cet effort collectif. La campagne de financement, avec des parts privilégiées comme mise de fonds, a permis son aboutissement. Le conseil d’administration et les travailleurs peuvent être fiers, ils ont fait leurs preuves en rentabilisant dorénavant l’entreprise !

La Chasse-Pinte fait partie des Ateliers coopératifs du Fjord qui opèrent également le Bistro de L’Anse.

Malgré les difficultés inhérentes liées au fait d’être établi en milieu éloigné, tels les coûts élevés de transport et de distribution, le choix d’être à la campagne offre bien des avantages. Mathieu souligne qu’à l’échelle provinciale, 50% des micro brasseries sont installées dans des municipalités de 5 000 habitants ou moins. Pour lui, le milieu bucolique de L’Anse agit comme un facteur positif et favorise la vente sur place. Comme ailleurs au Québec et dans le monde, tous ces micro projets en région stimulent l’économie et la vitalité des milieux où ils s’implantent. « En additionnant tous les emplois issus de ces mini entreprises et les avantages qui en découlent, cela représente l’équivalent d’un grand projet pour la région », conclut Mathieu Boily.

Les Ateliers coopératifs du Fjord, tant au niveau du Bistro que de la Brasserie, essaient de plus en plus de se démarquer sur le plan salarial. En effet, ils ont bonifié la grille des salaires en accordant des conditions avantageuses comparativement au marché. Depuis 2 ans, les salaires ont augmenté de façon plus importante que le coût de la vie. Une façon intéressante de maintenir en place les 30 employés saisonniers du Bistro et les 7 employés à temps plein de la Brasserie, notamment dans une période de pénurie de main-d’œuvre.

Dans le Bas-Saguenay, on peut dire bravo à tous ces jeunes entrepreneurs qui grâce à leur dynamisme, leur créativité, leur compétence et leur persévérance font que la région se démarque. Ils jouent un rôle majeur dans une économie qui recherche des solutions pour assurer l’avenir de la planète !

L’erre d’aller continue au Mont-Édouard pour la saison 2019-2020

Vue du sentier d'ascension des nouveaux secteurs haute-route du Gardien et du Hibou

À l’aube des premières dompes de neige, typiques du Bas-Saguenay, les amateurs de ski et de planche à neige ont les jambes qui picotent d’impatience. En attendant la neige, le Mont-Édouard leur dévoile ses nouveautés pour la saison 2019-2020 !

Aux amoureux de backcountry, un nouveau secteur haute-route sera ouvert au public cet hiver : le secteur du Gardien. Avec un dénivelé de 300m et une pente pour expert/intermédiaire, le Gardien se trouve à l’Ouest du domaine actuel afin de former une boucle avec les autres secteurs haute-route. Il sera également possible de louer le nouveau refuge à son sommet dès cet hiver pour vivre pleinement l’expérience en nature et être les premiers à skier la neige fraîche au petit matin.

Le Mont-Édouard avait un secret bien gardé pendant l’été : ce n’est pas un, mais deux nouveaux secteurs haute-route qui seront ouverts au public cet hiver ! Alors que la station traçait les nouveaux sentiers d’ascension et le secteur du Gardien, le secteur du Hibou est apparu juste à sa gauche avec son dénivelé de 180m à une altitude de près de 800m et sa pente idéale pour le backcountry. Accessible par les mêmes sentiers que son voisin du Gardien, il faudra prendre d’autres sentiers d’ascension pour atteindre le sommet du secteur du Hibou.

Dynamitage dans la piste #3

La dernière partie du projet d’installation du nouveau système d’enneigement débuté l’an dernier vient de se terminer avec la mise en place de nouvelles perches dans le haut de L’Anjeannoise (piste #9) et le bas de la piste FIS super-G (piste #3). En somme, La Desjardins (super-G), du haut de la piste #9 jusqu’au bas de la #3, ainsi que La Baieriveraine (piste #6a) sont entièrement équipées du nouveau système d’enneigement qui permet d’enneiger plus tôt dans la saison et d’étirer la saison plus tard.

La Passe des Roches (piste #3) a été élargie cet été au niveau du premier détour à la jonction de La Desjardins (super-G). Cette modification aura comme résultat de faciliter les virages dans cette partie où la pente est plus abrupte que le reste de la piste.

La dernière nouveauté concerne le ski de fond alors qu’une nouvelle boucle de près de 2 km s’ajoute aux sentiers déjà bien appréciés de la clientèle. De plus, un accès aux sentiers de la ZEC de L’Anse-Saint-Jean a été aménagé afin de permettre à la station de tenir des compétitions de ski de fond de longue distance.

Encore une fois, le Mont-Édouard ne chôme pas pendant l’été ! Suivez les réseaux sociaux de la station pour rester à l’affut des travaux, des événements, promos et de toutes les belles choses qui se passent au Mont-Édouard.

L’Église de Saint-Félix-d’Otis reçoit le symposium

Pour sa part, le sculpteur Hugues Soucy se dit doublement privilégié d’exposer comme président d’honneur dans sa région.

Préparer un symposium, pour une équipe de bénévoles, prend une année complète afin d’en faire un événement d’exception dont les artistes et les visiteurs se souviendront.

Pour exposer des œuvres dans une église, il faut enlever les bancs et les serrer le long des murs, dresser les panneaux d’accrochage et les fixer de manière sécuritaire. Imaginez le travail que déploient la Fabrique de Saint-Félix et le comité organisateur du symposium pour réussir ce tour de force.

Parlons maintenant de décoration ! Cela prend du monde pour cacher artistiquement les imperfections de la salle d’exposition … et voilà encore une autre équipe de bénévoles à l’œuvre. Et la cuisine, où tous les artistes prennent leur repas, cela nécessite entre trois et quatre personnes qui seront disponibles tous les jours durant le symposium.

Au final, c’est un groupe de deux douzaines d’individus motivés à réaliser une grande exposition de qualité chaque année qui s’implique généreusement au côté des six membres du comité organisateur.

C’est aussi pourquoi les vingt artistes qui exposent leurs œuvres dans l’église de Saint-Félix-d’Otis s’estimeront privilégiés de recevoir le public amateur et collectionneur d’art les 11, 12 et 13 octobre prochains.

Pour sa part, le sculpteur Hugues Soucy se dit doublement privilégié d’exposer comme président d’honneur dans sa région natale et les membres du comité organisateur le remercient chaleureusement de sa collaboration. Cette année, c’est lui qui a proposé Chantale Gagné comme marraine/mécène, à l’organisation. Cette propriétaire d’une entreprise d’Alma a répondu « présente » pour nous soutenir financièrement.

En espérant vous y voir tous, au moins une heure par site d’exposition, nous nous souhaitons de merveilleuses journées durant cette fin de semaine de l’Action de Grâce et sous les belles couleurs d’automne.

Un tipi dans ma cour d’école

Depuis l’automne dernier, un comité de travail s’est formé à l’école Marie-Médiatrice avec pour mission la mise en place d’un tipi dans la cour d’école. Après un an de travail acharné, le tipi est maintenant bien installé, dans le Parc des artistes. Il devrait être utilisé pour différentes activités afin de maximiser cette belle installation.

L’école Marie-Médiatrice fait preuve de leadership en mettant sur pied un volet pédagogique orienté vers la faune et la flore du Québec. L’initiative d’un tipi dans la cour d’école a vu le jour dans une idée de continuité du projet entamé. L’utilisation d’un lieu extérieur pour la transmission du savoir vivre/faire dans et avec les éléments de la nature, permettra une perception différente de la matière.

Marie-Médiatrice a une teinte particulière en ce qui a trait à la présence participative de la communauté au sein de l’école. En effet, le caractère communautaire prend une place considérablement importante dans l’identité du projet. La construction d’un tipi se veut cohérente avec le maintien d’un engagement envers cet aspect prépondérant.

Différentes étapes ont dû être exécutées par les élèves, les enseignants, les parents et la communauté. Plusieurs phases de réalisation ont été nécessaires : la fabrication des perches (scier, ébrancher, transporter, écorcer et huiler); le défrichage du site, le montage et séchage des perches, la construction de la plateforme, l’ornementation de la toile et le montage de celle-ci.

L’inauguration du tipi a eu lieu le 29 septembre dernier dans le cadre des Journées de la Culture. Plusieurs personnes étaient présentes et ont pu visiter les lieux. L’occasion était idéale pour remercier les différents partenaires financiers dans ce projet; soit l’école Marie-Médiatrice, la MRC du Fjord-du-Saguenay via la politique de soutien aux projets structurants et la municipalité de Rivière-Éternité.  

Le comité de travail, formé de parents des élèves fréquentant l’école Marie-Médiatrice, travaille sur la phase II du projet qui est présentement en développement. Il s’agit ici de l’aménagement de l’intérieur du tipi de façon à ce que l’espace soit fonctionnel à une classe extérieure. De plus, un projet d’établir des liens avec les autochtones est déjà amorcé.

Un tel projet est bénéfique pour les élèves et aussi pour la communauté puisqu’elle bénéficie d’une structure magnifique et ouverte à toutes et à tous.       

La rencontre, thème de la 7e édition du Symposium d’art contemporain de Rivière-Éternité

1er prix du tirage, ce tableau créé par RenéeRose Pelletier-Martineau, intitulé «Merveille du Fjord»

Le Symposium de Rivière-Éternité, dédié à l’art contemporain actuel semi-figuratif et abstrait, est unique dans la région du Saguenay. Il présente des artistes au parcours bien établi, représentés en galerie, ainsi que quelques artistes en début de carrière.

C’est l’artiste peintre, sculpteure et photographe RenéeRose Pelletier-Martineau, de Lévis, qui a accepté la présidence d’honneur. Cette artiste cumule bourses d’excellence et prix de reconnaissances de prix au Québec, au Canada et sur la scène internationale dont une reconnaissance plus récente par le Mondial Art Academia. Elle a exposé au Salon National des Beaux-Arts de Paris qui a eu lieu au Carrousel du Louvre en 2017. Depuis elle a participé à de nombreuses expositions. Récemment, elle a créé une œuvre majestueuse de 40 pieds de long pour le Salon de l’habitation Chaudière-Appalaches 2019.

L’artiste RenéeRose a vécu un événement très particulier durant la dernière année : un de ses tableaux a connu un destin extraordinaire suite à son acquisition lors de la tenue du symposium 2018 de Rivière-Éternité. Il a été offert, lors d’une audience privée en juillet dernier, à sa majesté la Reine Elizabeth ll. Un autre de ses tableaux a été remis au maire de la ville de Caen, en Normandie et enfin, une de ses œuvres a été offerte à Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières nations Québec-Labrador par un membre des Forces armées canadiennes, lors d’un événement officiel soulignant les honneurs de batailles du Régiment de la Chaudière.

La rencontre, un thème évocateur

La rencontre, c’est celle des organisateurs d’un événement majeur, le Festival des couleurs du Fjord qui réunit trois symposiums présentés pendant la même fin de semaine dans le Bas-Saguenay. La rencontre se vit entre les artistes et visiteurs qui attendent avec fébrilité ce rendez-vous annuel des arts. La rencontre, c’est aussi des peintres, sculpteurs et artisans de métiers d’art réunis dans un même lieu de création et d’exposition, l’église de Rivière-Éternité.

Cette année, Guylaine Simard, directrice générale du Musée du Fjord depuis 35 ans, a accepté d’être la marraine du symposium et l’invitée d’honneur au vernissage et cocktail dinatoire qui se tiendra dans l’église de Rivière-Éternité vendredi le 11 octobre dès 18h. Le comité organisateur, le RAARE, est très honoré de sa participation. À travers son amour démesuré pour la région, elle s’exprime : « De tout temps, le fjord du Saguenay demeure une rencontre intime entre la nature et l’art ! Je vous invite à découvrir leurs œuvres récentes et, à travers elles, à mieux les connaître pour l’éternité. »  

Un programme varié

Le samedi, le 12 octobre, à partir de 10h, Gabrielle Dumont présentera une démonstration de la technique à l’encaustique. Ce tableau exécuté pendant toute la durée du symposium, sera mis aux enchères pour vente sous forme d’encan silencieux. Dès 18h, le Souper des artistes se tiendra au Centre des loisirs de Rivière-Éternité, où la soirée se poursuivra avec le groupe Éternissime.

Le dimanche à 15h, le spectacle de musique et danse Gumboot sera présenté de concert avec l’École de musique du Bas-Saguenay et des élèves de l’école Marie-Médiatrice, sous le thème Danse et musique d’hier à aujourd’hui.

Lors de la cérémonie de clôture, sera dévoilé le nom de l’artiste récipiendaire du Prix Jennifer-Giberson, s’accompagnantd’une bourse de 500 $. Enfin, le tirage du tableau Merveilles du fjord créé pour l’évènement offert par la présidente d’honneur RenéeRose Pelletier-Martineau et de cinq autres magnifiques prix. Nous vous attendons nombreux à ce rendez-vous annuel des arts, accessible au grand public.

Pour plus d’information, , visitez la page Facebook du Symposium ou écrivez au raare@yahoo.ca

À la croisée des chemins

Plusieurs mouvements et spécialistes des sciences humaines et économiques du développement rural québécois nous partagent l’idée d’une nouvelle intelligence et sensibilité dans les modes d’animation et d’administration de nos villages. Facile à dire … mais par où commencer !  

Un milieu comme celui du Bas-Saguenay est plus que jamais touché par les transformations socio-économiques et technologiques contemporaines. Nous passons de l’ère industrielle à celle des connaissances : il s’agit ici de mieux réfléchir et d’animer de nouvelles initiatives pour non seulement s’adapter à ces grands changements mais surtout pour s’épanouir à travers ceux-ci.

L’ampleur des enjeux environnementaux autour du développement industriel dans le fjord nous oblige à élever le débat. On ne peut plus être simplement pour ou contre, on devra aussi se demander quels chemins emprunter pour vivre autrement, sans ce développement industriel effréné qui est la base de notre système économique capitaliste et dont nous profitons toutes et tous, souvent bien plus qu’on ne le pense.

Presser le citron des ressources naturelles sans trop savoir où cela nous mènera développe un cynisme envahissant et malsain. Pourtant, un monde d’opportunités est à saisir pour améliorer notre vie économique et notre BNB (bonheur national brut).

Dans nos villages, les exemples d’initiatives et de projets privés, communautaires, coopératifs et publics sont nombreux et inspirants. Le Trait d’Union nous en témoigne les bienfaits au fil des saisons.  

Malgré des efforts parfois titanesques, la création de richesses locales durables reste complexe et fastidieuse. Se servir d’une hausse spéculative de l’évaluation foncière, comme nous l’avons fait, pour redorer les bilans familiaux et municipaux n’est pas de la création de richesse durable. L’augmentation de la valeur foncière provoque également une capitalisation difficile des projets d’envergures modestes ou artisanaux, qui correspondent pourtant davantage à nos potentiels. Cette valeur créée artificiellement exige des micro-projets une rentabilité dès le démarrage.

Elle rend également pratiquement impossible les phases d’expérimentation, de recherches et d’erreurs nécessaires propres aux développements de nouvelles initiatives économiques, sociales ou culturelles. Le potentiel et le leadership des aspirants-promoteurs, qui doivent être particulièrement accompagnés au stade embryonnaire, possèdent rarement les ressources pour assumer au démarrage les coûts surévalués de la partie immobilière d’un micro-projet. 

De ces faits, de nombreux acteurs ou spécialistes du domaine de l’occupation du territoire, comme le géographe Rodolphe de Koninck, nous répètent que les processus de planification des schémas d’aménagement locaux doivent être revisités à partir des véritables besoins des individus et des familles. Autrement dit, on doit sérieusement se (re)demander comment l’utilisation du territoire sert à répondre à la vie économique des habitants qui l’habitent. L’approche normative et règlementée doit évoluer vers des méthodes beaucoup plus intelligentes et humaines dictées par le gros bon sens comme le diraient nos ancêtres.

Le chemin des solutions concrètes et durables existe, plusieurs le fréquentent et nous l’indiquent avec conviction et passion mais aura-t-on le courage de s’y engager nous aussi ? Voilà la question. Moi, je crois que ce n’est plus une question de choix.   

Une panoplie d’activités pour les tout-petits et leurs familles !

La Table 0-5 ans / Enfants Fjord est un regroupement de partenaires issus des milieux communautaires, municipaux, scolaires, des milieux de garde, de même que du réseau de la santé et des services sociaux qui œuvre pour les tout-petits et leurs familles. Ensemble, en interpellant les gens du milieu tout en soutenant l’implication des familles, ils créent ou bonifient des environnements favorables pour assurer, dans un continuum d’activités et de services adaptés, le développement global des enfants de 0-5 ans. Voici les principales actions qui seront déployées cette année au Bas-Saguenay !

Ateliers parents-enfants

L’organisme Les Apprentis offre depuis quelques années déjà des activités gratuites parents-enfants dans les cinq municipalités du Bas-Saguenay Sud. À partir de cet automne, les Apprentis seront présents de 9h à midi un mercredi par mois à la municipalité de Ferland-et-Boilleau et un samedi par mois à la Maison des familles de Petit-Saguenay. Voici les dates pour Petit-Saguenay : 19 octobre, 16 novembre, 21 décembre, 18 janvier, 22 février, 21 mars, 18 avril, 23 mai et 20 juin.

Ateliers de parents

La Maison des Familles de La Baie, conjointement avec l’organisme TrioLait, va offrir des ateliers de parents directement dans les municipalités du Bas-Saguenay. Ces ateliers sont des moments d’échange et de partage entre parents ou futurs parents du Bas-Saguenay sur différents sujets liés à la parentalité. Ces rencontres se dérouleront aux deux semaines pour un total de 5 ateliers. Ils seront offerts les mardis avant-midi à L’Anse-Saint-Jean cet automne et probablement à Rivière-Éternité ou Saint-Félix-d’Otis cet hiver. Un jardin d’enfant sera offert gratuitement pendant les ateliers pour s’occuper de vos tout-petits.

Halte-répit

Une halte-répit sera offerte une journée par semaine par la Maison des Familles de la Baie. Les haltes-répits communautaires accueillent des tout-petits de 5 ans et moins de façon occasionnelle et selon des horaires variables. Ce peut être pour des demi-journées ou pour toute la journée. Ainsi, la halte-répit pourrait vous permettre de faire des courses, d’aller à un rendez-vous ou simplement de prendre un peu de temps pour vous. Elle offrira au moins une journée par semaine dans une des municipalités du Bas-Saguenay à partir de janvier 2020. Pour informations, rejoignez la Maison des Familles de La Baie au 418 544-0222.

Projet d’art action communautaire

Une pièce de théâtre sera créée en lien avec les enjeux vécus par les familles dans notre milieu rural, au Bas-Saguenay. Le projet s’adresse à tous les adultes de la région, de Ferland-Boilleau à Petit-Saguenay, curieux d’explorer l’univers de l’improvisation théâtrale et qui se sentent concernés par la réalité vécue par les familles. Les répétitions se tiendront à partir du mois d’octobre, les dimanches matin, aux deux semaines. Pour information, rejoignez le 581 882-6585 ou famille.enfantsfjord@hotmail.com

Des travaux d’envergure à l’école Du Vallon !

« On sentait que les ressources matérielles de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay avaient la volonté de faire de notre cour d’école quelque chose de vraiment unique. De mettre en pratique un mode de réflexion différent », s’exclame Myriam Plante d’entrée de jeu. 

Cette belle histoire a commencé lors d’une discussion somme toute banale entre le responsable des ressources matérielles, Nicolas Savard, personnage très dynamique et voué à l’idée de l’importance du partenariat entre les acteurs, et Myriam Plante, tout aussi dynamique et nouvellement nommée au poste de directrice à l’école Du Vallon.

Le responsable des ressources matérielles, Nicolas Savard, personnage très dynamique et voué à l’idée de l’importance du partenariat entre les acteurs.

« Il fallait dégarnir le contour de l’école pour vérifier l’étanchéité des fondations, et je pense que monsieur Savard s’est dit que tant qu’à reconstruire, pourquoi pas innover ! Le fabuleux de l’histoire, c’est que l’équipe a été consultée quant au réaménagement de la cour d’école. La construction s’est faite en fonction du projet pédagogique, des besoins au quotidien, ce qui n’est pas pratique très courante … même si cela semble tellement plus logique ! »

Tout au long du processus, l’enseignant Jean-François Henault a grandement contribué à l’analyse des besoins, par la consultation de l’ensemble du personnel, en recueillant des idées et animant des discussions. « C’est un grand passionné d’architecture, il était naturel qu’il prenne place à la table de réflexion », précise la nouvelle directrice.

Située dans un environnement extraordinaire, toute l’équipe a toujours eu à cœur de valoriser la classe vers l’extérieur ! Ainsi, la nouvelle cour d’école comprend deux classes extérieures, un amphithéâtre et un cercle de discussion installé avec de grosses pierres, un grand potager, à côté d’une grande pergola qui récupère l’eau de pluie, des zones en bordure des clôtures pour que les enfants puissent planter. Il reste bien sûr une zone asphaltée pour l’exercice de certains sports.

Ce projet représente à merveille la nouvelle philosophie de la Commission scolaire des rives du Saguenay qui permet au milieu de prendre les décisions en fonction de ses besoins. Pour le corps enseignant, avoir la possibilité de participer à la création d’une école, c’est un privilège !

Une bonne nouvelle ne vient jamais seule !

« Cela faisait quelques années que des projets de revitalisation des bâtiments en général étaient planifiés au Bas-Saguenay. Pourquoi c’est l’école Du Vallon qui a été choisie, je ne sais pas mais j’ai pris cela comme un cadeau », s’enthousiasme madame Plante.

Depuis plusieurs années, la pédagogie de Du Vallon s’articule autour des Projets passion : faire découvrir le plus possible de passions aux jeunes élèves dans le but de favoriser une réflexion, un dépassement de soi, développer des intérêts et travailler sur la motivation scolaire.

Un gymnase, une grande bibliothèque, un laboratoire créatif, une grande cuisine, une serre qui viendra compléter le potager … la vision de toute l’équipe de Du Vallon a teinté chaque transformation et cela lui a permis d’aller beaucoup plus loin au niveau de son projet pédagogique ! « Là, on s’est mis à rêver d’une école ! Avec cette expérience, on peut passer du discours à la pratique ! L’objectif premier, c’est toujours de rattacher l’élève à son environnement, en faire la promotion, la valorisation. On a un grand rôle à jouer, celui de guider nos jeunes dans la compréhension de leur monde, mais aussi dans la valorisation de la terre et de l’environnement. Les ramener vers des éléments de base de la vie quotidienne, réapprendre à cultiver et à cuisiner, ça va faire partie de notre vision d’école », conclut Myriam Plante.

Développer autrement

La jeune Camille aide son père Daniel Faucher de l'entreprise Au Cœur des bois. Crédit photo : Manon Landry

Pourquoi ce choix ?

Démarrer son entreprise en milieu rural comporte bien des défis. Pourtant plusieurs se lancent dans l’aventure et définissent même ce choix comme étant le seul possible. Enquête auprès d’une demi-douzaine de petites entreprises installées dans le milieu du Bas-Saguenay.

Shirley et Myriam Boudreault des Champignons du Fjord

Pouvoir vivre dans la région que l’on aime en a motivé plus d’un à devenir son propre patron, même si d’autres motivations viennent accompagner ce choix de vie : l’occasion de réaliser un projet du début à la fin, à son propre rythme, avec une certaine liberté, mais surtout faire ce que l’on aime. « Aimer ce que l’on fait vient avec de terribles avantages, de gros défauts aussi, mais ça se balance bien. Je le referais si c’était à recommencer. En plus, il y a la fierté de l’accomplissement, d’une réussite qui est bien plus satisfaisante étant donné qu’on est parvenu à le faire dans notre milieu ! »

Didier et David Gaudreault des Ateliers Bois de Fer. Crédit photo : Karyne Gagné

Le Bas-Saguenay semble en effet être une place propice, de nombreuses petites entreprises font preuve de créativité dans un milieu où beaucoup reste encore à faire. : « Les gens sont ouverts d’esprit, il y a déjà beaucoup de petits entrepreneurs, ce qui fait qu’il y a un savoir, un partage de connaissances, ce qui n’existe pas partout. D’avoir ça autour de nous, cet apport de la communauté, c’est vraiment une richesse. »

Lisa Lapointe et Jean Gobeil de l’épicerie OMNI à Saint-Félix-d’Otis

Les enjeux

Le petit salaire est nommé par tous comme un enjeu de taille, mais on s’aperçoit tout de même qu’aucun ou presque n’échangerait sa place. « Le fait de faire ce que l’on aime, de réaliser un rêve, de vivre une passion, cela nous aide à continuer sans trop calculer notre temps. » 

Pascale Boudreault, Marielle Huard et Julie-Vannessa Tremblay de la Coop Minuit moins cinq.

Le manque de main d’œuvre, cumulé au manque de logements disponibles à la venue d’une éventuelle main d’œuvre, ne facilite cependant pas la tâche de certains qui vivent même un stress. « La peur de ne pas avoir de personnel au moment voulu, pour la saison. Il se génère là une forme de stress, beaucoup d’entrepreneurs recherchent tous un peu le même style d’employés au même moment, alors réussir à trouver la perle rare, cela peut devenir compliqué … très compliqué en fait ! »

David Landman et Peter Conversano, nouveaux propriétaires de Kao Chocolat

Il y a bien sûr la clientèle qui, bien souvent, ne se trouve pas à la porte d’à côté mais à l’heure de l’internet, cela diminue tout de même bien des problèmes d’accessibilité.

Si j’étais président !

À ces entrepreneurs qui savent prendre leur avenir en main, l’occasion était trop belle pour ne pas en profiter et leur demander ce qu’ils feraient en priorité s’ils étaient à la tête du développement économique régional.

Claudia Labrèche et Nathalie Bilodeau devant leur boutique des Rebelles des Bois.
  • Baisser les impôts ! Dès qu’on sort un peu la tête de l’eau, cela coûte tellement cher !  Les grosses industries reçoivent des millions de dollars en subvention alors qu’il faudrait beaucoup plus encourager les PME. C’est quoi le moteur d’un village ! C’est ses entrepreneurs. Et grâce à eux, l’argent reste dans le milieu !
  • Il faudrait que le développement se tourne vers un projet de région alternative et biologique. On arriverait ainsi dans le XXI siècle en devenant une région modèle ! Cet enjeu-là est tellement plus important que tout le reste ! C’est vital ! Et en plus, on attirerait ainsi de nouvelles familles !
  • Avoir une vision Bas-Saguenay ! Si tout le monde se mettait ensemble, en payant un agent de développement économique pour faire rayonner la région, la force en serait tellement multipliée !
  • Pour être entrepreneur, il faut être créatif, suivre son instinct, savoir saisir les opportunités quand elles se présentent. Parfois, les mesures d’aide au démarrage d’entreprise ne sont pas assez flexibles pour permettre ce mouvement, elles sont peut-être un peu trop contraignantes. De plus, elles ne prennent pas toujours en considération la réalité saisonnière de certains projets. Bref, il faudrait que les instances régionales s’adaptent aux réalités différentes et particulières des régions.
  • Garder en santé le fjord qui est la colonne vertébrale de notre développement.

Merci aux Ateliers Bois de Fer, Champignons du Fjord, Au cœur des Bois, Kao chocolat, Omni Saint-Félix, la Coop Minuit moins cinq et les Rebelles des Bois.

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