Un festival sur la transition socio-écologique. Dit comme ça, ça peut sembler lourd, réservé à des gens déjà très politisés ou très outillés. Pourtant, le Festival Virage, qui se tiendra cette année du 26 au 28 juin, c’est exactement l’inverse de ce que j’aurais pu appréhender. C’est un lieu où on se rassemble pour comprendre, pour mettre des mots sur ce qu’on vit et ce qu’on ressent, pour écouter et se laisser bousculer; sans se faire écraser.

Virage, c’est un espace où tu peux arriver avec tes idées, tes certitudes, autant que tes doutes et tes zones d’ombre. Un endroit où personne n’a la prétention de tout savoir, mais où chacun arrive avec quelque chose à offrir. On y croise des points de vue citoyens, militants, ancrés dans le terrain ou dans le vécu, sans hiérarchie rigide. Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir la bonne réponse, mais d’oser participer à la conversation.
Nouvellement bas-saguenéenne, je ressens une vraie fierté en réalisant que l’événement estival de la transition socio-écologique au Québec, se tient ici. Un événement qui prend au sérieux les grands enjeux de notre époque, tout en restant profondément humain. Ça me donne envie d’inviter des ami·es de l’extérieur, de leur dire: viens voir, viens réfléchir, viens sentir ce qui bouillonne.

Du 26 au 28 juin 2026, Virage proposera des conférences, mais aussi des espaces de discussion ouverts, pensés pour favoriser des échanges d’égal à égal et pour nous aider à sortir de nos bulles. Que tu arrives pour écouter, pour questionner ou pour partager ton expérience, tu fais pleinement partie de l’intelligence collective. Ici, on ne cherche pas le consensus à tout prix, mais une meilleure compréhension mutuelle, dans un contexte où se parler pour de vrai, devient de plus en plus difficile. C’est aussi sous forme d’ateliers créatifs que ces réflexions pourront naître et être partagées.
La programmation familiale sera aussi de retour, grâce à l’implication de l’AGIR et si vous prenez le temps de sillonner les rues, il sera possible d’être spectateurs de différentes formes d’arts de rue.
Certaines thématiques traversent les années: féminisme, justice sociale, environnement, aménagement du territoire, transition énergétique. D’autres s’imposent avec urgence. Cette édition souhaite ouvrir des espaces de dialogue autour de la souveraineté du Québec. Elle propose aussi de réfléchir à la montée de la droite et à ses dérives autoritaires, à ce qu’on pourrait appeler un fascisme tranquille, souvent insidieux, qui s’installe sans trop de bruit. Des sujets délicats, nécessaires, à aborder dans toutes leurs nuances.

Et parce que réfléchir ne se fait pas qu’avec la tête, la musique est aussi au rendez-vous! Gab Bouchard, Mahéja, Bouleau Noir, Fab just Fab et bien d’autres viendront accompagner les réflexions, créer des respirations, de la joie, rassembler autrement.
J’aime imaginer Virage comme une ruée vers des idées, des rencontres, des élans collectifs. Le genre de lieu d’où tu repars fatigué, inspiré, mais un peu plus solide. Moins de solitude aussi, dans ce monde qui donne parfois l’impression de s’effondrer.
Restez à l’affût; l’affiche de cette édition est entre les mains d’Eugénie, et on a très hâte de voir ce que cette artiste locale va nous proposer!













